Auteur(s) : MALSAGNE Stéphane
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339357
Pages : 580
Format (mm) : 160x240
Poids : 1000g
Personnage longtemps méconnu, Charles-Eudes Bonin (Poissy, le 26 juin 1865 - Barcelone, le 29 septembre 1929) fut poète, chartiste, explorateur en Chine, archéologue, orientaliste et diplomate. Dans le contexte des rivalités anglo-russes (Grand Jeu), l’Asie centrale fut sa terre de prédilection et contribua à sa renommée au Quai d’Orsay, ainsi que dans les milieux scientifiques et coloniaux. Auteur de nombreux travaux utilisés encore par les historiens, il travailla au renforcement des intérêts français, s’intéressa particulièrement à l’islam chinois et asiatique et participa à la réflexion sur la politique musulmane de la France. De l’Extrême-Orient au Moyen-Orient, en passant un temps par l’Amérique du nord et l’Europe, ce livre nous invite à retracer une carrière exceptionnelle qui traverse des moments charnières de l’histoire des XIXème et XXème siècle.
« Un excellent livre qui, avec une grande sûreté documentaire, fait revivre le monde des explorateurs diplomates de la IIIe République ». Henry Laurens, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe.
« This scholarly, deeply researched biography narrates clearly the crucial work undertaken by French explorers and diplomats in describing and mapping “unknown” Eurasia for the European and North American empires. The “Great Game” was not played simply by British and Russian adventurers, and the intrepid Americans who went out to the waste places of the earth had French colleagues. Charles-Eudes Bonin (1865-1929) traveled those rough roads – especially southeast Asia and China’s frontiers – in France’s interest, and Dr. Malsagne has plumbed the archives to give us his story, well contextualized in the history of 19th-20th century imperial rivalries. Bonin belongs in the bold company of Joseph Rock, Ferdinand von Richthofen, Nikolai Przhevalsky, and Aurel Stein, among many others, and we must thank Dr. Malsagne for his inclusion ». Jonathan N. Lipman, Professor Emeritus of History Mount Holyoke College, Author of Familiar Strangers A History of Muslims in Northwest China.
Stéphane Malsagne est agrégé et docteur en histoire (Université de Paris I). Chercheur sur le Moyen-Orient, il a publié plusieurs ouvrages et articles sur la région.
Auteur(s) : BENKALFAT Fayçal
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339227
Pages : 356
Format (mm) : 160x240
Poids : 560g
Illustrations : N&b
« Fille et expression, la plus sensible et la plus menacée d’une civilisation que les vicissitudes de l’histoire n’ont pas épargnée, la musique andalouse a traversé de multiples épreuves depuis l’âge d’or de Ziryab jusqu’à cet âge de fer qu’elle connaît de nos jours. Elle a perdu beaucoup de mélodies, certains rythmes, parfois quelques-unes de ses parties constitutives, dont seulement quelques chansons orphelines ont été recueillies par des Nûbât apparentées ».
Figure tutélaire et grand maître de la musique classique algérienne, Sid-Aḥmed Serri est interprète, professeur et chercheur infatigable. Il a formé des générations de musiciens dans la rigueur et le respect de la tradition et a su maintenir vivant un patrimoine musical menacé. Qu’il soit ici salué !
Le but de cet ouvrage multilingue est de présenter, dans une description ouverte, la musique andalouse, sa structure actuelle, ses modalités d’interprétation ; de fixer sa vulgate avec ses modes et ses différents mouvements. Accompagné d’un multimédia, il est destiné aux musicologues mais aussi à ceux qui apprécient le patrimoine musical arabo-andalou en général, les Nûbât algériennes en particulier.
Auteur(s) : Collectif, DAGHER Carole H., PRINCE Myra
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339272
Pages : 282
Format (mm) : 158x240
Poids : 500g
Illustrations : N&B
Le Centenaire de la Grande Guerre est l’occasion, pour le Liban, de faire un retour sur un chapitre douloureux mais fondateur de son histoire moderne. Ce pays a gardé, gravé dans sa mémoire et dans sa chair, le traumatisme de la Grande Famine qui a décimé près du tiers de la population du Mont-Liban (1915-18). Toute la région était alors sous domination ottomane. Des nationalistes libanais et syriens ont subi la répression militaire, nombre d’entre eux ont été condamnés à mort et exécutés.
L’État du Grand-Liban, proclamé le 1er septembre 1920 à la Résidence des Pins par le général Gouraud, est né des convulsions de la Grande Guerre ; les souffrances endurées sont restées largement ignorées. Cent ans plus tard, les États du Moyen-Orient issus du démembrement de l’Empire ottoman sur la base des accords Sykes-Picot (1916) sont en proie à des déchirements qui menacent leurs structures sociales, géographiques et constitutionnelles. La région est-elle entrée dans l’ère post Sykes-Picot ?
Cet ouvrage collectif répond au besoin d’un travail de mémoire jamais mené à ce jour et à la nécessité d’une prospective politique basée sur une analyse historique étayée.
Collection : Les manuscrits sauvés des sables
Auteur(s) : ANONYME , SANAGUSTIN Floréal
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339333
Traduction : Floréal SANAGUSTIN
Pages : 276
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Quiconque a lu les Mille et Une Nuits, connaît la trame de la Docte Sympathie : une servante d’une grande beauté et d’une grande intelligence est présentée au célèbre calife Hârûn al-Rachîd par son maître qui vante ses mérites et l’universalité de sa science et en demande cent mille dinars. Ce à quoi Hârûn al-Rachîd rétorque que si la science de la mignonne est avérée, il paiera la somme demandée. Le calife la soumet alors, devant un aréopage de savants et de membres de sa cour, à une série d’épreuves visant à tester l’ampleur de sa culture et à tenter de la mettre en échec. Toutefois, elle sortira avec les honneurs de cet affrontement et gagnera l’estime de tous après avoir dominé les divers savants (juriste, grammarien, philosophe, astronome, médecin et théologien) et en avoir même humilié certains.
Cet ouvrage présente la traduction en français du célèbre conte, mais dans la version de Tombouctou dix fois plus volumineuse que celle du Caire, version de référence. En effet, le copiste y a ajouté un grand nombre de développements juridiques, d’anecdotes sur les Compagnons du Prophète, de hadith-s, de citations coraniques et de questions relevant de la casuistique : droits de l’épouse, piété filiale, droits de l’esclave. Il est évident que de tels développements, liés à la tradition musulmane, s’inscrivent dans une tentative « d’islamisation » d’un récit qui était purement profane à l’origine. Cette tendance, visant à la reprise en main, par les théologiens musulmans tardifs, de la pensée profane, mais aussi de la pensée philosophique, se manifeste clairement dans cette version sahélienne du conte. Il s’agit de donner un vernis islamique à des récits à caractère universel.
Nous avons fait le choix de traduire ce conte non pas à la manière de Galland ou de Mardrus, ce qui paraîtrait aujourd’hui archaïsant, mais en utilisant un lexique moderne, voire familier par endroits, notamment dans les dialogues, souvent savoureux, qui émaillent le texte. Nous n’avons pas rendu systématiquement en français les eulogies musulmanes si fréquentes dans les manuscrits de Tombouctou.
Floréal Sanagustin est titulaire de l’agrégation d’arabe et d’un doctorat d’Etat ès lettres arabes. Il est professeur de langue et civilisation arabes à l’Université Lumière-Lyon 2 et chercheur à l’École Normale Supérieure de Lyon (laboratoire ICAR/CNRS 5191). On lui doit plusieurs ouvrages sur l’épistémologie et l’histoire des sciences arabes. Il a aussi participé au programme Valorisation et Édition Critique des Manuscrits Arabes Sub-sahariens (ENS/ICAR).
Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : HAYEK Ignace Antoine II
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339319
Traduction : Texte en italien
Pages : 445
Format (mm) : 158x240
Poids : 660g
Illustrations : 4 pl. couleurs, qqs photos n&b
In questo volume si pubblica, nella lingua in cui fu redatta, la tesi di dottorato sostenuta nel settembre 1936 a Roma presso il Pontificio Istituto Orientale dal sacerdote Antonio Hayek, futuro patriarca della Chiesa Siro-cattolica. La ricerca è dedicata alle relazioni della Chiesa Siro-giacobita, o Siro-ortodossa, con la Santa Sede, dal sinodo di Gerusalemme nel 1143, quando – dice Michele il Siro nella sua Cronaca – la Chiesa Siro-ortodossa presentò una professione di fede approvata dai Franchi, fino al 1656, anno della consacrazione di Andrea Akhidjan come primo patriarca Siro-cattolico. Si tratta di un periodo cruciale nella storia della Chiesa Siro-ortodossa; la ricerca qui pubblicata contestualizza la nascita della Chiesa Siro-cattolica fondandosi su documenti inediti al tempo della sua redazione e tuttora poco sfruttati dagli storici. Per questo motivo il lavoro, con la sua vasta appendice documentaria, conserva il proprio valore sia pure a grande distanza di tempo.
Ignazio Antonio II Hayek (nato a Aleppo, in Siria, nel 1910, il 14 settembre – morto a Sharfeh, in Libano, il 21 febbraio 2007) è stato patriarca della Chiesa Siro-cattolica dal 10 marzo 1968 al 23 luglio 1998.
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Cet ouvrage est la publication longtemps différée dans sa langue originale de la thèse du P. Antoine Hayek, futur patriarche de l’Église syro-catholique. Il l’avait soutenue en 1936 au Pontificio Istituto Orientale à Rome. Elle est consacrée aux relations entre l’Église syro-orthodoxe, ou jacobite, et le Saint-Siège depuis le synode de Jérusalem de 1143 au cours duquel, selon Michel le Syrien, l’Église syro-orthodoxe présenta une profession de foi approuvée par les Francs, jusqu’en 1656, date de la consécration d’André Akhidjan comme premier patriarche syro-catholique. Il s’agit donc d’une période cruciale dans l’histoire de l’Église syro-orthodoxe, et l’ouvrage situe en contexte la naissance de l’Église syro-catholique et met en oeuvre une documentation inédite. Même ancien, ce texte garde donc tout son intérêt.
Ignace Antoine II Hayek (né à Alep en Syrie le 14 septembre 1910 - mort à Sharfeh au Liban le 21 février 2007) fut patriarche de l'Église syriaque catholique du 10 mars 1968 au 23 juillet 1998.
Auteur(s) : VILLELA PETIT Maria
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339241
Pages : 243
Format (mm) : 158x240
Poids : 350g
Héritiers des anciens Grecs, nous le sommes tous, bien que notre monde soit très différent du leur. Cet héritage n’a cessé de susciter des recherches mais, comme toujours lorsqu’on interprète des oeuvres du passé et plus encore des textes qui renvoient à des oeuvres disparues, certains aspects peuvent échapper même aux meilleurs spécialistes. D’où l’intérêt de prendre le temps de jeter sur la Grèce antique un regard neuf, convoquant différents domaines du savoir.
Ces Incursions en Grèce ancienne de Maria Villela-Petit sont composées de deux parties. La première analyse la question de l’art plastique dans le Sophiste de Platon, celle des peintres dans la Poétique d’Aristote, celle de la gloire ‑transmise grâce à la voix ‑dans le Philoctète de Sophocle. La seconde est consacrée au retentissement du personnage de Philoctète chez les philosophe contemporains, Benjamin Fondane notamment, et confronte les interprétations de Platon par Heidegger et Simone Weil, ainsi que l’idée, si différente, qu’ils se font de la Grèce : fermée chez Heidegger, ouverte et proche des sources « orientales » chez Simone Weil.
Maria Villela-Petit, née à Rio de Janeiro (Brésil), est arrivée en France en 1962. Elle étudie la Phénoménologie sous la direction de Paul Ricoeur, et, en octobre 1968, rentre comme chercheur au CNRS. À partir des années 80, elle suit le séminaire de Philosophie Ancienne, dirigé par Pierre Aubenque. Elle a également enseigné l’Esthétique à l’Institut Catholique de Paris de 1987 à 2004. Retraitée émérite des Archives Husserl de Paris (CNRS), elle est membre de plusieurs associations et membre du comité éditorial des OEuvres Complètes de Simone Weil.
Auteur(s) : BREANT Catherine
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339203
Pages : 606
Format (mm) : 160x240
Poids : 950g
Triptyque inédit, tant dans sa forme que dans son fonds, ce livre explore l’univers de la colère sous divers prismes. D’une vision antique ou civilisationnelle, l’énergie de la colère, liée au Foie et à la foi, influe sur le comportement humain.
Un discours homéopathique soutenu articule le rapport Homme/Univers et révèle l’incohérence liée au jugement du libre choix thérapeutique, à la libre expression de tout individu et aux emprises étatique, divine ou autre.
De la mémoire de l’eau à l’uranium résiduel, une exploration phonologique transversale réfléchit des empreintes mémorielles de syllabes, fragments d’un langage matrice de plus de six mille ans.
Catherine Bréant est kinésiologue-homéopathe. Sa double formation en homéopathie à l’Institut Homéopathique Scientifique et à diverses techniques de kinésiologie à l’École APF Concept, lui a ouvert un champ d’application où prise de conscience des comportements et mise en valeur des ressources personnelles permettent la libération d’archaïsmes et la promotion de l'élan vital.
Céramiste, elle a exploré l’empreinte de végétaux frais et la mue animale comme bases d’expérimentations. Sensible au principe de mémoire libéré dans le minéral et à ce que révèlent les terres et les oxydes, son intérêt pour la vie chimique s’est imposé ; découvrant les interactions des Éléments, des règnes et leurs équilibres.
Auteur(s) : SALEH KAYALI Zeina
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339197
Pages : 212
Format (mm) : 140x210
Poids : 250g
Illustrations : Photos N&B
Ceci n’est pas un livre d’histoire. Ce n’est pas non plus un traité de musicologie ou d’analyse musicale. Cet ouvrage est un état des lieux de la vie musicale au Liban depuis la fin du 19e siècle jusqu’à nos jours.
Comment la musique a-t-elle débuté au Liban ? Quelles en furent les sources ? Qui sont les personnes, les institutions ou les événements qui en ont favorisé le développement ? Y-a-t-il un véritable courant de musique classique au Liban ? Si oui, qui en furent les pères fondateurs ? Comment cette musique a-t-elle évolué, oscillant entre de multiples sources, entre ses influences occidentale et orientale ?
Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre, sachant que les sources écrites sont peu nombreuses, que l’identité musicale libanaise se construit petit à petit avec les spécificités et singularités du Liban.
Fil conducteur, le Conservatoire national supérieur de musique de Beyrouth est le point commun que l’on retrouve à chacune des quatre étapes du récit. Envers et contre toutes les vicissitudes, cette institution, depuis 1929, demeure le phare sur le chemin de la musique au Liban.
Chargée de mission à la Délégation permanente du Liban auprès de l’UNESCO, Zeina Saleh Kayali travaille depuis plusieurs années à faire connaître, promouvoir et valoriser les compositeurs libanais de musique savante. Auteur, conférencière, chroniqueuse musicale, membre fondateur et vice-présidente du Centre du Patrimoine Musical Libanais, organisatrice de concerts ; elle espère avec le présent ouvrage susciter l’envie d’en savoir plus sur les œuvres de musiciens libanais, pour la plupart méconnues.
Auteur(s) : MICHEL LE GRAND , AKHRASS Roger
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339265
Tome : 2
Pages : 826
Format (mm) : 158x240
Poids : 1050g
Vers l’an 1180, Michel le Grand, patriarche d’Antioche des Syriens (1166-1199), écrit aux Coptes d’Égypte, sur leur demande, deux livres sur la confession des péchés afin d’arbitrer le conflit qui opposa Ibn al-Qunbar, prêtre copte promoteur de la confession privée, au patriarche copte Marc III (1166- 1189) et aux évêques de la Basse-Égypte, partisans, eux, de la traditionnelle confession sur l’encensoir. Le premier des deux livres du patriarche d’Antioche est une réfutation des erreurs d’Ibn al-Qunbar, le second, une apologie de la confession privée des péchés, adressée aux évêques et au peuple coptes. Des indices externes et internes examinés par R.-Y. Akhrass l’amènent à considérer le « Livre des [33] chapitres » comme la seconde des deux œuvres de Michel le Grand et ce, contrairement à l’avis répandu qui l’attribuait à un auteur copte anonyme.
L’édition et la traduction du LC33 présentées dans ce second volume lèvent le voile sur les citations bibliques et patristiques qui, constituant près des deux tiers du livre, s’avèrent une mine de renseignements pour l’étude de l’histoire des textes et des traductions arabes des Pères de l’Église ainsi que pour les recherches sur le moyen arabe.
D’origine libanaise Roger-Youssef Akhrass appartient à la communauté du monastère Saint Éphrem, Maarat Saydnaya en Syrie. Prêtre de l’Église syriaque orthodoxe d’Antioche, il y a enseigné la théologie. À l’université du Saint-Esprit de Kaslik, au Liban, il s’intéresse à l’apôtre Pierre et Antioche dans les écrits de Sévère le Grand. Le présent ouvrage est l’aboutissement d’un travail doctoral en Patristique à l’Institut Catholique de Paris.
Auteur(s) : AKHRASS Roger, MICHEL LE GRAND
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339258
Tome : 1
Pages : 444
Format (mm) : 158x240
Poids : 550g
Illustrations : Reproductions N&B d'extraits de manuscrits
Vers l’an 1180, Michel le Grand, patriarche d’Antioche des Syriens (1166-1199), écrit aux Coptes d’Égypte, sur leur demande, deux livres sur la confession des péchés afin d’arbitrer le conflit qui opposa Ibn al-Qunbar, prêtre copte promoteur de la confession privée, au patriarche copte Marc III (1166- 1189) et aux évêques de la Basse-Égypte, partisans, eux, de la traditionnelle confession sur l’encensoir. Le premier des deux livres du patriarche d’Antioche est une réfutation des erreurs d’Ibn al-Qunbar, le second, une apologie de la confession privée des péchés, adressée aux évêques et au peuple coptes. Des indices externes et internes examinés par R.-Y. Akhrass l’amènent à considérer le « Livre des [33] chapitres » comme la seconde des deux œuvres de Michel le Grand et ce contrairement à l’avis répandu qui l’attribuait à un auteur copte anonyme.
L’analyse théologique du livre révèle une approche originale de la confession des péchés, par rapport à la tradition syriaque antérieure. Michel le Grand présente la confession des péchés comme une actualisation du baptême vécue dans la relation d’un disciple à un maître, dans le sillage de la direction spirituelle pratiquée dans la tradition monastique orientale. Par ailleurs, la confession récapitule en elle les instruments du salut définis par la tradition chrétienne : humilité, obéissance, pauvreté en esprit, conversion à l’état d’enfance, demande de conseil etc. Outre ces thématiques, le LC33 comme beaucoup d’écrits arabes chrétiens, consacre son premier chapitre à la Trinité et le deuxième à l’économie rédemptrice du Christ.
D’origine libanaise Roger-Youssef Akhrass appartient à la communauté du monastère Saint Éphrem, Maarat Saydnaya en Syrie. Prêtre de l’Église syriaque orthodoxe d’Antioche, il y a enseigné la théologie. À l’université du Saint-Esprit de Kaslik, au Liban, il s’intéresse à l’apôtre Pierre et Antioche dans les écrits de Sévère le Grand. Le présent ouvrage est l’aboutissement d’un travail doctoral en Patristique à l’Institut Catholique de Paris.
Auteur(s) : Collectif, LANÇON Daniel, DELMAS Catherine
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339234
Pages : 258
Format (mm) : 158x240
Poids : 350g
Illustrations : Qqs ill. N&B
« Contrairement à la ruine, que l’archéologue tente de reconstruire en lui redonnant sa cohésion passée, le vestige est un lieu ouvert, bien souvent un fragment informe dont l’écrivain et l’artiste s’emparent et auquel ils redonnent vie, sens et forme par le pouvoir de l’imagination et de la création littéraire ou esthétique. » (C. Delmas et D. Lançon)
Cet ouvrage, dirigé par Catherine Delmas et Daniel Lançon, professeurs de littérature francophone et anglophone à l’Université Grenoble Alpes, examine la manière dont certains écrivains, voyageurs ou archéologues britanniques, italiens, français et francophones du Maghreb, ont perçu et représenté, revisité ou recyclé les vestiges du Proche-Orient et de la Méditerranée, dans leurs récits de voyage, leurs écrits archéologiques, leurs romans ou leur œuvre poétique, et dans les arts visuels, du XVIIIe au XXe siècle.
Les auteurs de ce volume s’interrogent sur le regard et les discours que laissent apparaître les textes et les images, sur les modes de représentation des vestiges en tant qu’objets de recherche scientifique, de curiosité, de fascination, sur les regards croisés et les échanges culturels qu’ils ont générés ou génèrent encore, sur l’approche orientaliste telle qu’elle a été définie par Edward Saïd, son évolution ainsi que sa remise en question.
Cet ouvrage a fait l’objet d’une recension par l'Académie des Sciences d’Outre-Mer, rédigée par Claude Briant-Ponsard, et consultable ici
Auteur(s) : HAMMAD Manar
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339074
Pages : 412
Format (mm) : 160x240
Poids : 940g
Illustrations : nb. ill. couleur
Les huit articles du présent recueil s’inscrivent à la suite de ceux qui forment le volume Lire l’espace, comprendre l’architecture publié en 2006. À l’instar de son prédécesseur, l’ouvrage actuel est organisé selon une démarche persuasive et didactique : les concepts y sont introduits et développés de manière progressive, tant pour assurer la clarté de l’exposé que pour en faciliter l’utilisation dans l’enseignement.
Une attention particulière a été accordée aux perspectives épistémiques adoptées, à la méthode et aux concepts descriptifs mis en œuvre. Afin d’éviter les errements potentiels de constructions théoriques hypothétiques, chaque étude s’appuie sur un corpus spatial précis. Avec la variété des données considérées, nous avons étendu le champ d’application. À chaque fois, les analyses ont été déployées sur les trois niveaux nécessaires au travail scientifique : la description de l’objet, la méthode régulant la description, et la discussion épistémologique régissant le niveau méthodologique.
En intitulant ce recueil Sémiotiser l’espace, nous avons voulu attirer l’attention sur le processus dynamique de construction du sens par l’analyste : le contenu qu’il identifie dépend de sa compétence analytique, et la complexité de ce qu’il trouve est fonction des outils qu’il met en œuvre. Simultanément, nous attirons l’attention sur le caractère novateur de la démarche qui est ici récapitulée: en quarante ans de travail, nous avons mis en place une approche, des méthodes et des concepts efficaces, susceptibles d’être utilisés par d’autres analystes sur d’autres espaces, pour expliciter le sens qui y est inscrit.
Il y a deux types de démarches et de pratiques, deux manières de faire, deux styles sémiotiques : le classique et le baroque, le sérieux et le rêveur.... À l’intérieur de la petite république des sémioticiens, Manar Hammad l’intransigeant est pour nous l’incarnation même de la Vertu, celle des Romains, entendue comme disposition constante à tenir son cap envers et contre tout. Pour lui, « sémiotiser », c’est mettre de l’ordre, mettre en ordre ce qui a priori échappe à l’entendement, en postulant qu’il n’est rien qui ne réponde à quelque nécessité. Il y a là de toute évidence un très fort engagement d’ordre éthique autant que cognitif. Face à toute chose, infatigablement en quête des régularités qui doivent en commander le sens, et fasciné par la beauté des constructions – théoriques aussi bien que spatiales – qui tiennent debout toutes seules dans leur objectité, notre auteur est bel et bien un fou de raison ! Il faut absolument le lire. (Eric Landowski)
Né à Beyrouth en 1944, Manar HAMMAD suivit des études de mathématiques, d’architecture et de sémiotique, s’engageant rapidement dans la voie de la recherche et de l’enseignement. Après un diplôme d’architecte DPLG et une thèse de doctorat (Méthode d’analyse sémiotique des documents dessinés en architecture), il met en place une nouvelle approche sémiotique de l’espace architectural, épistémologiquement déterminée par un point de vue anthropolgique, méthodologiquement caractérisée par le recours aux structures narratives et par la mise en évidence des rapports modaux conditionnant l’utilisation de l’espace.
Auteur(s) : BAYAZIDI Mahmoud, BLAU Joyce, ALEXIE Sandrine
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339159
Publication : Co-édition avec L'Asiathèque
Traduction : Joyce Blau et Sandrine Alexie
Pages : 104
Format (mm) : 135x215
Poids : 155g
Les Kurdes occupent une région stratégique, depuis toujours à la croisée des empires et objet de convoitise. Héritiers d’une riche tradition culturelle, ils n’ont pas hésité à prendre les armes à maintes reprises pour défendre leur territoire, leur mode de vie et leurs valeurs. Aujourd’hui, ils apparaissent plus que jamais comme des acteurs incontournables de la stabilité régionale.
Le présent ouvrage constitue un témoignage historique de pre- mier ordre décrivant dans une langue simple l’organisation sociale et les traditions du peuple kurde : structure de la famille et des villages, rôle des femmes, code de conduite — notamment à la guerre —, déroulement des grandes fêtes et cérémonies, ou encore questions relatives à la religion, aux croyances et à la divination. Il présente les valeurs traditionnelles si chères aux Kurdes et permet de comprendre les fondements historiques de leur pugnacité si souvent admirée — ou crainte — par les peuples voisins.
Traduit du kurde (kurmandji) par Joyce Blau et Sandrine Alexie, ce texte du mollâ kurde Mahmoud Bayazidi (1797-1859) constitue le premier document profane en prose jamais écrit dans cette langue, ainsi que l’un des rares témoignages de l’intérieur sur le mode de vie des Kurdes, détaillant aussi bien les aspects jugés favorablement par l’auteur que ceux qu’il réprouve.
Joyce Blau est professeur émérite de l’Institut national des langues et civilisations orientales à Paris, où elle a dirigé la chaire de kurde pendant trente ans. Membre de l’équipe de recherche de l’Institut kurde de Paris, elle est l’auteur de nombreux ouvrages et travaux sur la langue, la littérature et la civilisation des Kurdes.
Sandrine Alexie est écrivain et traductrice. Auteur de romans sur le Kurdistan mythique, médiéval ou contemporain, elle a également traduit Mem et Zîn dA’ hmedê Khanî, chef-d’œuvre de la littérature classique kurde.
Auteur(s) : LANÇON Daniel, LANCON Cécile
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339036
Pages : 304
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g
Terre d’Orients multiples (hébraïque, chrétien par les ermites et les moines de Sainte-Catherine, arabe musulman, ottoman, colonial européen, égyptien moderne,...), terre des Bédouins mais aussi cœur culturel de l’Occident-Orient des civilisations du Livre, le Sinaï, espace tendu entre Afrique et Asie via l’isthme de Suez et la mer Rouge, tout autant séparation que passage, est un monde sauvage et hostile aux voyageurs jusqu’au début du XXe siècle.
Du Caire ou de Jérusalem au Mont Sinaï, de Jérusalem au Caire (ou l’inverse) par le Sinaï-Nord et l’isthme de Suez et, plus rarement, de Suez à l’Arabie en longeant les côtes de la Mer Rouge, voyageuses et voyageurs effectuent un pèlerinage chrétien (s’interrogeant sur la localisation du Mont Moïse, le parcours de l’Exode, le schisme orthodoxe) ; font partie de missions scientifiques (archéologiques, historiques, géologiques, géographiques) ; découvrent les nombreuses écritures pariétales et des manuscrits anciens ; traversent les déserts, escaladent de rudes montagnes. Ces récits apportent en outre des témoignages très intéressants sur les populations rencontrées (nomades et sédentaires arabes, moines), les réalités de leur vie quotidienne, leurs pratiques sociales et culturelles comme leurs croyances.
Dispersés dans de nombreux ouvrages sur l’Orient, le Levant, la Terre-Sainte, l’Arabie Pétrée, ces récits en langue française du Voyage au Sinaï sont rassemblés ici pour la première fois.
Daniel Lançon est professeur de littératures française et francophones à l’Université Stendhal-Grenoble 3, ses domaines d’étude sont la poésie française moderne et contemporaine, la littérature des voyages, les francophonies proche-orientales.
Auteur(s) : MAAMARY Robert
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705339128
ISBN 13 : 9782705339128
Publication : coédition: Université Antonine
Pages : 300
Format (mm) : 160x240
Le début de la deuxième moitié du vingtième siècle a été un tournant dans l’histoire de l’Ordre Antonin Maronite. Après un temps de crise, vient celui du renouveau.
De nombreux changements ont eu lieu en l’espace d’un demi-siècle, suite à de grands événements : envoi des jeunes moines antonins à poursuivre leur formation et leurs études à Rome ; réunion du Concile Vatican II et ses effets sur la vie de l’Église, en général et sur la vie monastique antonine, en particulier ; drame de la guerre libanaise qui a ébranlé les fondements de la société et qui a, de même, touché la vie religieuse ; enfin, émergence de la modernité et ses répercussions sur la culture libanaise (mondialisation, matérialisme, individualisme, consumérisme…).
Toutes ces mutations ont eu leurs conséquences sur la vie et le témoignage des moines antonins maronites. On peut souligner, d’une part, un impact positif concrétisé par un renouveau missionnaire, éducatif, pastoral, liturgique et constitutionnel, suite aux recommandations du Concile Vatican II. Mais, d’autre part, une crise a émergé, suite à la guerre et à la grande vague de modernité : un nouveau style de vie monastique critiquable est apparu tant au niveau de la qualité de vie des moines, qu’à celui du vécu des vœux monastiques et de la qualité du témoignage.
Partant de cette situation, et de la présupposée mission des moines antonins qui consiste à témoigner du Christ dans la société, nous nous demandons : sommes-nous encore, dans le monde, un signe prophétique qui renvoie au Royaume de Dieu ?
Auteur(s) : CRÉPIN Denis
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339104
Pages : 512
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Cet ouvrage sur le catharisme s’attache à une recherche de l’origine du célèbre mouvement hétérodoxe en privilégiant l’analyse de ses croyances et de ses pratiques liturgiques, ainsi qu’à la détermination, au-delà des amalgames dont les Cathares furent victimes, du terreau de sa genèse.
L’ouvrage entend ainsi mettre en lumière l’évolution de ce que l’auteur considère comme une dissidence au sein de l’Église catholique. En effet, à travers l’étude des sources des xie-xiiie siècles — essentiellement écrites de la main de détracteurs —, l’analyse de documents qui furent connus plus tardivement — comme la Noticia publiée par Guillaume Besse au xviie siècle —, l’exploration des possibles origines remontant à l’Antiquité tardive, mais aussi l’exploitation des rares sources écrites par les dissidents eux-mêmes, Denis Crépin conclut à une origine essentiellement endogène du catharisme.
Toutefois, à la différence d’autres mouvements hétérodoxes médiévaux qui prônaient eux aussi une réforme de l’Église, visant un retour au christianisme des origines et plus d’ascèse, l’apparition du dualisme et son développement dans l’Église cathare dénotent, mais seulement dans un deuxième temps, l’influence d’hérésies d’origine orientale.
« L’ouvrage est une initiation remarquable à l’hérésie médiévale. Il se caractérise par la clarté avec laquelle sont exposés des problèmes théologiques et anthropologiques complexes. » (Martin Aurell)
Denis Crépin, docteur vétérinaire et homéopathe, licencié en théologie orthodoxe a longtemps exercé à Albi, où il a également rempli, dix années durant, des fonctions électives municipales. Son intérêt pour l’histoire et sa bonne connaissance du pays tarnais l’ont porté à se pencher sur le Moyen Âge languedocien et, évidemment, sur les causes et les effets de la guerre albigeoise.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, VILLEY Émilie (dir.)
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705339111
ISBN 13 : 9782705339111
Pages : 368
Format (mm) : 160x240
Poids : 600g
Ce volume est consacré aux textes « scientifiques » conservés en langue syriaque. Il entend révéler aux historiens des sciences l’existence d’un matériel tout à fait original et souvent plus ancien que celui conservé en grec ou en arabe. Il entend aussi reconstruire un pan de l’histoire culturelle des chrétiens en Orient en se fondant non pas sur des spéculations, mais sur l’étude des sources primaires. Cette histoire commence au vie siècle de notre ère, en contexte miaphysite, avec les fragments de la traduction d’un traité de Galien attribuée à Sergius de Reš‘ayna (m. 536) et une Somme astronomique syriaque anonyme qui s’est transmise dans le monastère de Qennešre en Syrie du Nord. C’est à Qennešre que les œuvres astronomiques et géographiques des savants alexandrins Claude Ptolémée et Théon d’Alexandrie sont transmises en grec et réutilisées dans des ouvrages originaux écrits en syriaque au viie siècle. L’étude des sources syriaques anciennes révèle également que ces savants de langue syriaque entretenaient aux vie et viie siècles des contacts scientifiques étroits avec des érudits établis à Alexandrie, à Constantinople et sur l’île de Chypre et qu’ils s’intéressaient à la médecine, à l’astronomie, à la géographie, mais aussi à la botanique, à l’alchimie et à l’agronomie. Puis au ixe siècle, à Bagdad, dans un tout autre milieu religieux et linguistique, d’éminents savants de langue syriaque tels Thābit Ibn Qurra et Ḥunayn ibn Isḥaq contribuèrent au mouvement de la « renaissance abbasside », qu’ils nourrirent de la multitude de leurs traductions mais aussi de leurs écrits propres médicaux, mathématiques ou astronomiques. Leurs traductions se firent du grec vers le syriaque et vers l’arabe ainsi que directement du syriaque vers l’arabe. Le dernier auteur dont on conserve l’œuvre scientifique en syriaque est le métropolite Grégoire Barhebraeus (xiiie s.) qui fréquenta le fameux observatoire astronomique de Maragha (Iran actuel) du temps du célèbre astronome Nasīr al-Dīn al-Tūsī.
Chaque article présente, par discipline, le matériel conservé et donne la bibliographie scientifique la plus à jour sur les textes grecs conservés en syriaque comme sur les textes scientifiques originellement écrits en syriaque. Le manque d’édition des textes scientifiques syriaques, mais aussi parfois grecs et arabes, restant un frein à notre approche des textes, ce livre se veut aussi une invitation aux étudiants et aux chercheurs philoponoi à prendre part au travail de mise à disposition des sources.
Auteur(s) : LACHKAR Abdenbi
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339142
Pages : 166
Format (mm) : 160x240
Poids : 300g
Cet ouvrage s’inscrit dans un cadre comparatiste qui vise la description taxinomique du lexique de l’arabe marocain par l’étude des propriétés grammaticales et sémantiques des formes lexicales figées et stéréotypées. Ces locutions et proverbes – qui permettent l’économie du langage et l’enrichissement du lexique – rendent compte de la variation linguistique, de la variété dialectologique et de la mixité culturelle qui marquent le paysage marocain.
Dans le sillage de célèbres travaux dans le domaine, cette étude démontre la complexité linguistique et discursive du figement ainsi que ses différents degrés.
Cet ouvrage constituera une source et une référence pour les arabisants. Les étudiants en sciences du langage y découvriront des locutions figées de plusieurs types (lexicales, idiomatiques, phrastiques, textuelles). Ils pourront appréhender le figement des locutions stéréotypées et des proverbes comme un champ transversal, concernant aussi bien le lexique, la grammaire, la syntaxe, la sémantique, la pragmatique, la stylistique, la rhétorique, la terminologie que la traduction et la didactique. Ils parviendront ainsi à mieux cerner la définition des mots proverbe, expression figée, expression idiomatique, expression allusive… en arabe, en arabe marocain et en français. Grâce à la transcription et à la traduction en français, les apprenants de l’arabe dialectal pourront assimiler les tournures phrastiques marocaines telles qu’elles sont prononcées.
Abdenbi Lachkar est Maître de conférences à l’Université Paris 8 où il enseigne la linguistique et les médias. Ses travaux s’inscrivent dans le domaine de la linguistique descriptive et discursive, de l’analyse des discours (linguistique, médiatique, politique), de la sociolinguistique et de la dialectologie arabe, notamment marocaine.
Auteur(s) : LEBRET Louis-Joseph, MALSAGNE Stéphane
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705339081
ISBN 13 : 9782705339081
Publication : Éd. établie par Stéphane Malsagne
Pages : 392
Format (mm) : 158x240
Poids : 600g
Illustrations : Quelques illustrations + 1 CD-rom de cartes
De 1959 à 1964, le Journal du père Lebret (directeur de la mission IRFED) au Liban et au Moyen-Orient est un témoignage exceptionnel enfin publié sur la tentative d’édification d’un État libanais moderne sous la présidence du général Fouad Chéhab.
« Les journaux annoncent la démission prochaine du ministère. En fait, c’est fait. J’ai donné ma conférence "Le Liban au tournant" dans l’auditorium — la salle de cinéma — du Phœnicia, 500 à 600 personnes avec une centaine debout. Je n’avais pas beaucoup de voix, malgré l’absorption des comprimés de chlorure de potasse. Vive les hauts-parleurs, car j’ai quand même pu me faire entendre, par un auditoire tendu qui ne toussait pas. Au fond, c’était mes adieux au Liban et j’avais eu le trac toute la journée, craignant d’échouer. Il fallait faire comprendre avec beaucoup de nuances, tout ce que comportait la révolution Chéhab, révolution en profondeur et en douceur, sans toucher à la politique tout en ne faisant que cela. Mon plan était de caractériser la politique chéhabiste : consolider une nation, créer un État, réaliser le grand Liban mondial sans visées impérialistes, mais il fallait aussi en montrer les exigences économiques, sociologiques et éthiques. Bref, un peu sur la corde raide en disant tout l’essentiel sans "mettre en boule". C’est fait et la portée sera peut-être plus grande que celle des conférences de 1960 et 1962, magie du verbe, si importante en Orient, avec les politesses de la civilisation méditerranéenne et les rigueurs d’une critique nécessaire. Assez dit pour faire comprendre et pas assez choquer en profondeur. Tout ça dans un état grippal qui continue, mais Dieu aide ». (Journal du 20 janvier 1964)
Né en 1970, Stéphane Malsagne est agrégé d’Histoire-Géographie et docteur en Histoire (Université de Paris I). Il a consacré ses recherches depuis plusieurs années à l’Histoire du Liban, de l’indépendance à la guerre civile. Il est l’auteur d'une biographie de l’ancien président libanais Fouad Chéhab (1902-1973). Après avoir enseigné quelques années l’Histoire du Moyen-Orient contemporain à l’Inalco et aux Universités de Paris I et Paris IV, il poursuit actuellement ses travaux sur l’Histoire de l’armée et des élites libanaises.
Auteur(s) : KHAIRALLAH Samir
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339067
Pages : 342
Format (mm) : 158x240
Poids : 550g
Voici enfin une biographie de K. T. Khairallah, figure injustement méconnue de l’histoire du Liban et des pays arabes !
K. T. Khairallah a été, sans discontinuité, l’homme qui a porté sur la place publique, dans la presse et au sein des milieux gouvernementaux et diplomatiques la question du Liban et des pays arabes au risque de sa vie. Toutes ses actions et toute son œuvre ont été commandées par la conviction de la possibilité d’un Moyen-Orient (Grande Syrie), d’abord au sein d’un Empire ottoman réformé puis dans une conjonction de communautés et collectivités qui coexistent et s’acceptent, à condition de réussir à appliquer l’unité dans la diversité.
« Les éléments essentiels de cet ouvrage consistent en un regroupement, un classement et une analyse replacée dans son contexte contemporain politique, économique, social et culturel, des archives privées du journaliste et homme politique libanais K. T. Khairallah, rédacteur au quotidien parisien Le Temps entre 1911 et 1930. Cette étude historique et culturelle constitue, au- delà des questions qu’elle suscite, une manière d’espérer. Ses réflexions visionnaires sont restées inappliquées. Sans son action, sa persévérance, les germes d’une liberté nationale qu’il a semés, le Liban du XXIe siècle existerait-il en lui-même et aux yeux des confrontations de puissances ? » (Albert Broder)
Docteur en Histoire, chargé de collections à la Bibliothèque nationale de France, Samir Khairallah est spécialiste de l’arabe, du syriaque et des civilisations orientales. Passionné de livres, de culture et de recherche, il a été professeur d’Histoire, de Géographie, de Sciences sociales, de Langue et littérature arabes dans différents lycées et écoles techniques supérieures au Liban de 1975 à 1990.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, RUANI Flavia
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339616
ISBN 13 : 9782705339616
Pages : 454
Format (mm) : 160x240
Le christianisme syriaque s’est construit au fil du temps au contact des principales religions de l’Asie occidentale où il évolua. Les controverses avec le judaïsme, le manichéisme, le zoroastrisme et l’islam ont profondément marqué son identité et reflètent le regard que les communautés syriaques ont porté sur les autres, les percevant comme adversaires du présent ou du passé, selon les époques et les régions. Mais la controverse est aussi au cœur de l’histoire interne des chrétientés syriaques : des discours antagonistes s’y sont développés, menant à la scission en courants qui se considéraient mutuellement comme déviants. Le cas le plus célèbre est la controverse qui opposa syro-orthodoxes et syro-orientaux, mais la littérature syriaque révèle de nombreuses autres variantes chrétiennes encore largement méconnues de ces Églises.
L’étude des controverses religieuses en monde syriaque ne relève pas seulement de la dimension proprement dogmatique et théologique, mais ouvre aussi une fenêtre unique sur l’histoire sociale et culturelle des communautés syriaques. Les controverses ont un impact institutionnel, avec la constitution d’Églises séparées ; elles ont une dimension politique, émanant de communautés minoritaires, non-impériales, à Byzance comme dans l’empire perse, puis dans le monde islamique et dans les États latins. Elles possèdent enfin une épaisseur littéraire et apologétique : défiant le cloisonnement des genres, la controverse se retrouve à tous les niveaux d’expression de la vie communautaire, incluant traités polémiques, chroniques, textes apocryphes, livres liturgiques, vies de saints et actes de martyrs, et elle a ses propres codes rhétoriques et stylistiques.
Ce volume collectif offre une vue d’ensemble à jour, inexistante par ailleurs, des controverses religieuses en syriaque, depuis les premiers siècles (IIIe-IVe s.) jusqu’au Moyen Âge (XIVe s.). Il privilégie les analyses de controverses particulières, selon une approche à la fois historique, littéraire et philologique. Les auteurs étudient la part de l’écriture dans la controverse et réfléchissent à la relation entre littérature et réalité, discours de vérité et faits historiques, en dégageant autant que possible les controverses réelles des controverses imaginées et en retraçant la réalité historique des rapports interreligieux décrits par les sources. Dans ce panorama, on voit finalement comment chaque controverse, individuelle en apparence, s’articule en fait avec une ou plusieurs autres ; comment les stratégies polémiques passent d’une cible à l’autre – les adversaires se mélangent et on accuse l’un pour viser l’autre – ; comment les accusations naissent, disparaissent, puis refont surface pour servir les propos de nouvelles controverses.
Cet ouvrage de synthèse cherche à saisir les spécificités syriaques de la controverse par rapport à d’autres traditions, tout en en relevant les emprunts et les legs, et s’adresse donc aussi bien aux syriacisants qu’aux historiens des religions de l’Asie occidentale et plus généralement à tous ceux qui s’intéressent aux débats interreligieux.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BRIQUEL CHATONNET F. (dir.), DEBIÉ M. (dir.)
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337598
ISBN 13 : 9782705337599
Pages : 172
Format (mm) : 160x240
Poids : 300g
Illustrations : 8 pl.
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Les inscriptions syriaques Ce volume collectif est consacré aux inscriptions syriaques, c’est-à-dire en araméen chrétien, des plus anciennes au 5e siècle de notre ère aux plus récentes produites encore de nos jours. Il offre ainsi un panorama sur les inscriptions syriaques de Syrie, de Turquie (syro-orthodoxes du Tur Abdin et syro-orientales du Hakkari), du Liban, du couvent Notre-Dame des Syriens en Égypte, d’Irak, d’Iran (région du lac d’Ourmia), d’Asie centrale (cimetières chrétiens de l’époque mongole), de Chine (de la stèle de Xian aux inscriptions de l’époque mongole) et du Kérala, au Sud de l’Inde. Il s’inscrit dans la préparation du Recueil des Inscriptions Syriaques (RIS) qui sera publié par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Chaque contribution, due au chercheur qui a la charge de publier le corpus correspondant, présente les particularités du groupe des inscriptions concernées, son contexte historique, culturel et ecclésial, et esquisse une typologie. Toutes soulignent l’apport de ces inscriptions à l’étude de l’histoire, de la langue, de la culture de chaque région et des différentes Églises et communautés.
Ce volume de synthèse s’adresse donc non seulement aux syriacisants mais aussi aux historiens étudiant les régions où des communautés syriaques ont fleuri et à toute personne qui s’intéresse à l’histoire de ces communautés.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BRIQUEL CHATONNET F. (dir.)
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338862
Pages : 578
Format (mm) : 160x240
Poids : 1050g
Illustrations : nombreuses illustrations N et B et couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Ce volume est consacré aux églises, à la fois monuments et lieux de prière et d’identité des communautés de langue syriaque. On peut certes s’interroger sur la pertinence du concept puisqu’il repose sur une définition linguistique. La question qui se pose est celle-ci : la notion d’« église syriaque » est-elle pertinente ? Y a-t-il un modèle commun aux communautés de langue syriaque, répandu dans son schéma de base dans toutes les zones concernées, et distinct de celui des églises des communautés grecques, arméniennes ou coptes par exemple ? Une deuxième question en découle : à l’intérieur de cet ensemble, la nécessaire diversité est-elle surtout géographique ou liée au rattachement à telle ou telle Église ? Dans une même région, les églises appartenant à des communautés différentes suivent-elles le même modèle ?
L’archéologie des églises orientales n’en est qu’au début de son histoire. Des études monographiques, des fouilles, des synthèses partielles sont nécessaires pour espérer offrir une vue complète. Le but de cet ouvrage est d’abord de montrer l’intérêt de cette question, de faire connaître un patrimoine aujourd’hui menacé, d’attirer l’attention sur la nécessité de le protéger, de le décrire, de l’enregistrer, à un moment où la négligence, la malveillance, les guerres mais aussi des restaurations aussi enthousiastes qu’intempestives le mettent en danger.
Vue panoramique des régions où se développèrent des communautés de langue syriaque et approche régionale mettant en exergue les spécificités liées à la géographie et à l’appartenance confessionnelle ont été associées pour dresser un premier inventaire de ce patrimoine architectural.
Parler d’églises c’est bien sûr parler d’architecture, mais aussi de liturgie et d’appropriation de l’espace par la pratique. Comment a-t-on parlé des églises dans les textes anciens ? Comment la liturgie a-t-elle conditionné le plan architectural ? Comment s’est-elle déployée dans la pierre ? Comment l’église se fait-elle Église ? Les églises ne sont pas seulement des bâtiments, elles sont le lieu de vie d’une communauté religieuse, le lieu où elle affirme son identité, où elle se met en scène. Les églises marquent le paysage, mais sont aussi le lieu de réalisation de la vie ensemble et la mise en forme visuelle d’une foi.