Catalogue


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Essai sur la tradition exégétique ibadite

à travers le commentaire coranique de Hūd b. Muḥakkim al-Hawwārī (IIIe/IXe siècle)

Collection : Études ibadites
Auteur(s) : KHELIFA Ahmed
Parution : 2026



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ISBN 13 : 9782705341459
Publication : Coédition Ibadica
Pages : 220
Format (mm) : 160x240

Cette collection réunit des études thématiques sur l'ibadisme, courant de l'islam présent à travers des communautés vivant à Oman, Zanzibar, Djebel Nafoussa (Libye), l'île de Djerba et le Mzab (Algérie). Elle s'attache à mettre en lumière la diversité des approches scientifiques, académiques et patrimoniales traitant de ces communautés à travers des perspectives historiques, théologiques et culturelles. La collection comprendra à la fois des inédits et des rééditions scientifiques de textes.
Cet ouvrage explore la tradition exégétique ibadite à travers l'étude d'un commentaire coranique méconnu, celui de Hūd b. Muḥakkim al-Hawwārī (m. v. 280/893). L'auteur analyse comment ce commentaire illustre une tradition exégétique proprement ibadite, en le comparant avec le tafsīr de Yaḥyā b. Sallām (m. 200/815) et l'exégèse sunnite de Ṭabarī (m. 310/923). L'étude montre que Hūd b. Muḥakkim s'est appuyé sur le tafsīr d'Ibn Sallām pour créer un commentaire abrégé, conforme aux principes de l'ibadisme, tel que l'avait analysé son éditeur Bālḥāǧǧ Šarīfī. En sélectionnant des traditions et en ajoutant des adaptations pertinentes, Ibn Muḥakkim a su répondre aux attentes de sa communauté tout en demeurant fidèle aux fondements de son école. Cette étude intertextuelle apporte une nouvelle perspective sur la méthode exégétique de Hūd b. Muḥakkim al-Hawwārī et enrichit notre compréhension de la tradition ibadite.


Khelifa Ahmed est Docteur en médecine et Doctorant en Théologie rattaché au laboratoire Écritures de l'Université de Lorraine. Il se consacre depuis de nombreuses années à la philologie, l'analyse littéraire, la méthode historico-critique et l'anthropologie historique dans l'étude de l'histoire de l'islam et son développement tardo-antique. En 2018, il a publié un livre intitulé L'islam de Pétra, présentation et revue critique de la thèse de Dan Gibson. Il a également contribué à des articles de vulgarisation en islamologie sur le site Oumma.com et dans la revue Les Cahiers de l'Islam. En outre, il administre le site www.ahmedamine.net, dédié à la diffusion des connaissances sur l'islam, tant dans sa réception traditionnelle qu'à travers les outils universitaires de recherche en sciences humaines.


Discipline : Religions
Mots-clés : Islam, ibadisme, exégèse, tradition




Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte

A-L

Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026



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ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 1
Pages : 1020
Format (mm) : 210x280

De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c'est-à-dire les ports de l'Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d'Alep, du Caire ou de Perse, points d'arrivée des caravanes venant de l'Asie centrale, de l'Inde et de l'Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l'expédition d'Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d'autres la captivité, nombreux d'entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n'ont fait qu'y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l'expédition d'Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants...
L'exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d'identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.


Anne Mézin est l'ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d'Ancien Régime. Elle est l'auteur de travaux sur le personnel consulaire et d'inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l'ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l'ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au xviiie siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l'Empire ottoman.


Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Orient, Levant, Maghreb, Méditerranée, navigation, pèlerins, négoce, consulats, corsaires, barbaresques, esclaves, Drogmans, Egypte, Marseille, Provence, Languedoc




Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte

M-Z

Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026



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ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 2
Pages : 1050
Format (mm) : 210x280

De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c'est-à-dire les ports de l'Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d'Alep, du Caire ou de Perse, points d'arrivée des caravanes venant de l'Asie centrale, de l'Inde et de l'Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l'expédition d'Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d'autres la captivité, nombreux d'entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n'ont fait qu'y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l'expédition d'Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants...
L'exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d'identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.


Anne Mézin est l'ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d'Ancien Régime. Elle est l'auteur de travaux sur le personnel consulaire et d'inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l'ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l'ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au xviiie siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l'Empire ottoman.


Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Orient, Levant, Maghreb, Méditerranée, navigation, pèlerins, négoce, consulats, corsaires, barbaresques, esclaves, Drogmans, Egypte, Marseille, Provence, Languedoc




Grammaire du pehlevi (moyen perse mazdéen)

Grammaire, Anthologie, Traduction, Glossaire

Collection : Manuels
Auteur(s) : LECOQ Pierre
Parution : 2026



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ISBN 13 : 9782705341435
Pages : 222
Format (mm) : 160x240

Le pehlevi est une variété de moyen perse. Comme son nom l’indique, celui-ci est un stade intermédiaire entre le vieux perse, la langue des inscriptions achéménides, et le persan moderne. Le moyen perse est attesté sous différentes variantes : documents épigraphiques des rois sassanides, textes manichéens et psautier chrétien découverts dans le Turkestan chinois, ainsi que divers documents fragmentaires (ostraka, monnaies, papyrus, parchemins, bulles, sceaux) retrouvés notamment en Égypte, à Doura Europos, etc.

Le mot pehlevi doit être réservé aux documents, assez nombreux, relatifs à la religion mazdéenne, hormis quelques textes profanes. Chose assez curieuse, les textes que nous possédons ont été majoritairement rédigés au IXe siècle, à une époque de renaissance de cette religion.

La grammaire du pehlevi n’est pas très compliquée. Elle est très proche de celle du persan, avec toutefois une graphie archaïsante et le maintien de la tournure ergative, disparue de la langue moderne. La difficulté du pehlevi vient de son écriture. Celle-ci est d’origine araméenne, mais elle a subi tant de simplifications qu’elle en est devenue extrêmement ambigüe.

C’est pourquoi la présente grammaire est accompagnée de nombreux textes, avec translittération, transcription et traduction, afin de permettre à l’étudiant de maîtriser les arcanes de cette écriture.


Pierre Lecoq est directeur honoraire de l’École Pratique des Hautes Études (IVe section), où il a occupé la chaire de ‘Philologie et Linguistique iraniennes’. Il a également enseigné à l’Université de Paris III (Sorbonne-Nouvelle), à l’INALCO (Langues Orientales) et l’épigraphie iranienne à l’École du Louvre. Il a également été éditeur de la collection ACTA IRANICA, avec une cinquantaine de volumes parus.


Discipline : Linguistique-Dialectologie
Mots-clés : iran, iran ancien, pehlévi, grammaire, langue ancienne




La Traduction

réflexions sur une pratique

Auteur(s) : BOHAS Georges
Parution : 2026



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ISBN 13 : 9782705341480
Pages : 192
Format (mm) : 160x240

Ce livre ne se préoccupe pas des problèmes théoriques de la traduction, encore moins des théorèmes pour la traduction. Qu'elle soit possible est pour l’auteur une évidence puisqu’il a traduit plus de quatre mille pages de l’arabe ou du syriaque au français. Ce qu’il propose ici est une réflexion sur sa pratique : comment « produire dans la langue d’arrivée l’équivalent naturel le plus proche du message de la langue de départ, quant à la signification, puis quant au style ». En fonction de quel critère, dans quel but, décide-t-on de laisser tomber du sens ou de la forme, ou d’en ajouter, en fonction de la langue d’arrivée et du public visé ? Il expose comment il a répondu à ces questions dans des domaines variés allant de la littérature populaire à la traduction des textes grammaticaux.

Ensuite, il dévoile comment les exégètes, chrétiens ou musulmans, arrivent à « torturer » les textes pour les rendre conformes à leurs a priori théologiques ou doctrinaux, ce qu’il appelle la traduction « conformiste ».

Enfin, il met en évidence que la traduction peut avoir des conséquences sur la datation des phénomènes historiques, et il termine en suggérant comment elle peut être une recréation.


Georges Bohas, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, est professeur émérite à l’ENS de Lyon. Il a traduit de nombreux ouvrages à partir de l’arabe ou du syriaque, dont dix volumes du Roman de Baybars (en collaboration avec Jean-Patrick Guillaume), Alexandre syriaque, et divers manuscrits des bibliothèques de Tombouctou.



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Discipline : Linguistique-Dialectologie
Mots-clés : traduction, arabe, syriaque, éxégèse, pratique, théorie




La Grande tradition musicale de l’Islam africain et méditerranéen du Mashriq au Maghrib

Musiques traditionnelles maghrébo-andalouses, Origines et particularités

Auteur(s) : GUETTAT Mahmoud
Parution : 2026



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ISBN 13 : 978-2-7053-4139-8
Pages : 982
Format (mm) : 160x240

Cette recherche monumentale en musicologie, académique et patrimoniale, inscrit une « reprise d’initiative », une « contre-offensive », épicentre d’un mouvement critique de réappropriation de l’Histoire. Il s’agit, en effet, de repartir de la science musicologique telle que développée dans le monde arabophone pour y retrouver ce qui est resté fidèle à son héritage : son universalisme.

Deux volets structurent cette étude : un premier consacré à l’école du Mashriq, les différents aspects de son corpus musical et de ses mutations. Ce préambule est nécessaire à la compréhension de la formation et du perfectionnement de l’école du Maghrib musulman – second volet – son analyse, son rôle, la présentation critique de son histoire et l’état actuel de son répertoire classique d’expression arabe, celui des nūbat.

Il est nécessaire de penser l’histoire musicologique du monde musulman en termes de métissage entre particularismes locaux et syncrétismes supranationaux, et ce contre la tentation essentialiste, y compris dans les versions nationalo-traditionalistes. Ils se révèlent à travers l’expression musicale, la référence aux grands théoriciens, la systématisation de l’échelle musicale, des formes et structures modales et rythmiques ; encore plus prononcée, dans le domaine de l’organologie… mais aussi, contre les falsifications idéologiques et les manipulations politiciennes de l’héritage culturel multidimensionnel du Mashriq au Maghrib.

Grâce à la spiritualité étendue de l’Islam, et au matériau linguistique de base, l’arabe, s’est codifié au cours des siècles un tronc commun supranational, un langage de dialogues et d’échanges, de l’Espagne aux Indes, souvent réduit à la simple confluence arabo-irano-turque, mais dont la constitution est en réalité plus vaste et plus complexe.

Par son apport, La grande tradition musicale de l’Islam africain et méditerranéen, est une brillante exploration des racines et des efflorescences d’une mémoire culturelle, une manière particulièrement pertinente de revisiter les multiples facettes d’un art de vivre, d’un « être-au-monde ».


Professeur émérite à l’Université de Tunis, Mahmoud GUETTAT collabore avec d’autres institutions nationales et internationales. Musicien-chercheur en musicologie et civilisation arabo-musulmane, il fonde l’Institut Supérieur de Musique de Tunis, et initie, depuis 1982, l’enseignement musicologique à l’Université tunisienne. Membre actif du Conseil scientifique de Beït al-Ḥikma, son œuvre pédagogique et scientifique est indissociable de ses activités artistiques. Ses recherches s’orientent vers la musique maghrebo-arabo-andalouse et plus largement méditerranéenne, africaine et orientale. Le Ministère des Affaires culturelles crée en 2017, le Prix international de musicologie, baptisé « Prix Mahmoud Guettat ». Par ses activités et son œuvre, il participe tant à la réhabilitation du patrimoine musical et à la valorisation des musiciens traditionnels qu’à une meilleure appréciation de la richesse des musiques traditionnelles.



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Discipline : Musicologie
Mots-clés : Mashriq, Maghrib, musique, traditions, Andalousie, Méditerranée, Islam, Afrique




La Question maronite en France de 1840 à 1870

Histoire d’un courant catholique

Auteur(s) : EID Pierre-Marie
Parution : 2026



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ISBN 13 : 978-2-7053-4145-9
Pages : 374
Format (mm) : 160x240

Consacré à l’étude des facteurs qui engagent la cause maronite en France au xixe siècle, cet ouvrage propose une approche innovante d’un sujet qui, à la différence de l’historiographie classique, discerne le sujet sous l’angle des relations transnationales.

Dévoilant l’existence d’une « question maronite » et d’un courant maronitophile dans les pans de l’opinion catholique et les milieux intéressés à l’Orient, l’analyse scrute les protagonistes et les motivations d’un mouvement au prisme des évolutions politiques, sociales et religieuses qui ont marqué trois décennies centrales allant de la crise d’Orient en 1840 à la chute du Second Empire en 1870.

Cette recherche qui mobilise un vaste corpus documentaire de sources jamais croisées, explore des archives de première main souvent traduites de façon inédite. Le traitement des sources est d’une objectivité remarquable au regard des enjeux délicats que soulèvent la contextualisation et l’interprétation.


Docteur en histoire des religions et licencié d’arabe, Pierre-Marie Eid a exercé dans le conseil et la traduction pour des représentations diplomatiques et religieuses à Paris. Il a également collaboré avec des cabinets d’analyse spécialisés dans le Moyen-Orient. Ses travaux de recherche en histoire portent sur les missions orientales catholiques en Europe et les enjeux du catholicisme dans le bassin méditerranéen (xixe-xxe siècles).



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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Catholique, maronite, religion, historiographie




Le Rubāb d'Afghanistan

Auteur(s) : ROY Sylvain
Parution : 2026



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ISBN 13 : 978-2-7053-4140-4
Pages : 316
Format (mm) : 160x240

Nous ne connaissons l'Afghanistan que par ces guerres qui déchirent le pays depuis plus de vingt ans et, depuis août 2021, par l'actualité de terreurs qui signe le retour des Talibans. La promulgation d'interdits qui a suivi leur prise du pouvoir a porté atteinte au patrimoine musical du pays et plus particulièrement au rubāb afghan, luth qui, par sa forme et son timbre, incarne l'identité de la nation afghane.

Cet ouvrage d'organologie, de musicologie et d'anthropologie, le premier consacré à cet instrument, aborde les techniques de fabrication de ce luth, sa place dans la société, ses contextes de jeu et ses différents répertoires. L'approche organologique y tient une place importante, non seulement pour définir ce qu'est un rubāb afghan, mais également pour le comparer aux différentes variantes qui jalonnent son aire de diffusion et à d'autres instruments proches, comme ceux de la famille des vièles sarindā. Au-delà, la singularité de cet ouvrage est historique, de l'hypothèse de l'invention du rubāb afghan jusqu'à sa diffusion actuelle en Occident, en passant par l'étude minutieuse de ses diverses circulations dans l'Afghanistan historique et le large domaine centrasiatique.



Professeur certifié en éducation musicale, enseignant en ethnomusicologie à l'Université Côte d'Azur et musicien, Sylvain Roy est docteur en ethnomusicologie, auteur d'une thèse sur le rubāb afghan. Ses travaux portent non seulement sur l'organologie des instruments d'Asie centrale et leurs répertoires, en relation avec les lieux performatifs, mais sur leur histoire et leur diffusion, notamment dans le domaine de l'archéo-lutherie des instruments centrasiatiques, du xie au xviiie siècle.



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Discipline : Musicologie
Mots-clés : musique, Afghanistan, organologie, Iran, instrument




Du sol aux murs

Peintures éphémères de l’Inde Carnet de voyage

Auteur(s) : JUMEL Chantal
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341343
ISBN 13 : 9782705341343
Pages : 160
Format (mm) : 210x280

Les peintures éphémères qui ornent les sols et les murs de l’Inde se déploient telles des tapisseries vivantes, capturant l’essence des rituels religieux, des fêtes saisonnières, des mythes fondateurs et des récits mythologiques. Chaque création offre une perspective unique du patrimoine graphique et culturel de l’Inde, exprimé à travers une grande diversité de formes et de couleurs. Du Kérala au Tamil Nadu, en passant par les villages du Rajasthan, du Bengale, de l’Odisha et du Jharkhand, les régions dévoilent des styles distincts, où les artistes, souvent anonymes, perpétuent des gestes ancestraux en créant des motifs qui célèbrent la vie, les divinités et la nature, tout en honorant le rythme du temps et des saisons.


Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études, Sorbonne, Chantal Jumel est chercheuse indépendante, voyageuse, photographe, artiste et auteure, spécialisée dans les arts visuels et rituels de l’Inde. Lauréate du CNL (Centre National du Livre) 2013, et de la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) 2010. Auteure de deux ouvrages : « Voyage dans l’imaginaire Indien, Kolam, dessins éphémères des femmes tamoules » et de « Kolam et Kalam, peintures rituelles éphémères de l’Inde du Sud » aux Éditions Geuthner. Réalisatrice d’un film « Kalam Eluttu Pattu » ou « Peindre et chanter le kalam » produit avec le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique).

 



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Discipline : Arts
Mots-clés : peintures éphémères, sol, mur, inde, création, motifs




Le comte Maurice Benyowsky ou le rêve d’un royaume malgache

Recueil de documents (1774-1786)

Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : Collectif, KUNEC Patrik, THIEBAUT Rafaël, TRNOVEC Silvester
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705340384
ISBN 13 : 9782705340384
Format (mm) : 160x240

Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.

Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.

Au xviiie siècle, Madagascar, comme tout le continent africain, n’échappe pas au commerce des esclaves, de bétail et de riz. Située sur la route des Indes, la Grande Isle alimente surtout les plantations des îles Bourbon (La Réunion) et de France (Maurice) où se trouvait un gouverneur français. Le comte Maurice Benyowsky, noble hongrois d’origine slovaque, après une vie périlleuse en Europe et en Asie, réussit par le récit de ses aventures et son aplomb à convaincre le roi de France et Versailles de lui confier une importante expédition pour établir une colonie durable à Madagascar. Impressionnées par sa force et sa revendication d’appartenir à une ancienne dynastie, de nombreuses tribus l’élisent « roi des rois ». Il fait le rêve fou de créer un royaume mais cette mission est un échec. De retour en France, mû par son rêve de royauté, il propose une seconde expédition. Éconduit par Versailles, son projet convainc des entrepreneurs américains. Devenu gênant, il est tué dans une escarmouche avec des soldats français. Personnage hors du commun, ses mémoires lui assurent une immense notoriété posthume en Europe et inspirent musiciens et écrivains jusqu’à nos jours. On trouvera édités ici les principaux documents (1774-1786) relatifs à cette aventure chimérique.

 

Patrik Kunec est historien au Département d'Histoire de l’Université Matej Bel à Banská Bystrica (Slovaquie) ; Rafaël Thiébaut est chercheur postdoctoral au Musée du quai Branly à Paris et Silvester Trnovec est chercheur à l’Institut des études orientales de l’Académie slovaque des sciences, à Bratislava. Il co-dirige pour l’Europe le projet international Fontes Historiae Africanae.


Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Afrique, Madagascar, manuscrit, Benyowsky




Frontières des savoirs

Relire l’héritage arabe classique

Auteur(s) : Collectif, AYOUB Georgine (dir.)
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341442
ISBN 13 : 9782705341442
Pages : 434
Format (mm) : 160x240

Tels des vêtements trop étroits, les savoirs de notre modernité enserrent les savoirs arabes classiques dans des délimitations qui ne sont pas les leurs, et sont volontiers aveugles à ce qui ne ressortit point à ces limites. Mais, pour ne prendre que quelques exemples, un traité de grammaire arabe médiéval n’est pas un ouvrage de linguistique, ni un ouvrage d’adab une œuvre de littérature. Les études ici présentées, qui relèvent de plusieurs disciplines, délaissent le discours de la préfiguration et se proposent de relire l’héritage arabe classique en se plaçant délibérément aux frontières de ses propres champs de savoirs, en un point où se croisent le Beau, le Correct, et le Sacré, point de croisement où la culture arabe médiévale a voulu probablement trouver son fondement.

Ces études furent présentées au séminaire de « Relectures de l’héritage classique » à Paris, à l’Institut national des langues et civilisations orientales, lors même où ce séminaire avait pris pour thème les frontières des savoirs (2017 – 2022). Hachem Foda et Georgine Ayoub, responsables du séminaire, ont pensé ce livre et comptaient le coordonner ensemble. Le départ de Hachem Foda en décida autrement. Cet ouvrage lui est dédié. 
 



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Discipline : Bibliographie-Histoire de l'orientalisme
Mots-clés : études, héritage, savoirs, arabe, grammaire, littérature, linguistique, culture




Édition du Missale Chaldaicum iuxta ritum ecclesiæ nationis Maronitarum 1592-1594

Une affaire de bricolage théologique aux débuts de l’orientalisme

Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : JABBOUR Pierre
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341374
ISBN 13 : 9782705341374
Format (mm) : 160x240

À la croisée de l’histoire liturgique et de l’orientalisme naissant, ce livre retrace l’édition du premier missel maronite imprimé, en 1592, à Rome. Il dévoile les enjeux théologiques, identitaires et politiques d’une entreprise éditoriale marquée par des tensions entre Rome et l’Orient, entre tradition locale et centralisation tridentine. Au fil d’une enquête rigoureuse et captivante, l’auteur reconstitue les étapes, les acteurs et les controverses qui ont accompagné cette publication unique. À travers les coulisses de l’imprimerie, des manuscrits annotés et des débats doctrinaux, se dessine l’histoire d’une identité en mutation, à l’heure des grandes recompositions religieuses du xvie siècle.

Pierre Jabbour, né en 1983, est un prêtre libanais relevant du diocèse maronite de Saïda depuis 2008. Docteur en théologie et chercheur à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, il est formateur et économe du séminaire patriarcal maronite à Ghazir - Liban.


Discipline : Religions-Littérature-Histoire des textes
Mots-clés : orientalisme, maronite, missel, théologie, liturgie




L'Iran des sciences humaines

Auteur(s) : Collectif, LESSAN PEZECHKI Homa (dir.)
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341381
ISBN 13 : 9782705341381
Pages : 628
Format (mm) : 160x240

Cet ouvrage pluridisciplinaire dresse un panorama des héritages pluriséculaires et des réalités contemporaines de l’Iran. Fruit de la rencontre entre chercheurs d’horizons et de pays différents il aborde des divers aspects des sciences humaines : histoire de l’art, anthropologie, littérature, islamologie, langue et linguistique.

La perspective historique de l’ouvrage est nouvelle et critique, et elle s’emploie à revisiter les mythes fondateurs, questionner les sources primaires, étudier les textes épiques ou les chroniques en mettant en lumière notamment la place et le rôle de la Perse dans ses relations avec ses voisins. 

La littérature et l’art convoquent, dans une approche nuancée, la complexité de la culture iranienne construite sur une identité multiple, un éthos singulier aux contradictions internes, mais aussi sur des représentations et des pratiques faisant de l’Iran un pays à la fois traditionnel et moderne.

L’islam chiite, lieu de tension entre religion mystique et doctrine du pouvoir, est abordé sous des angles originaux. Ses figures tutélaires incarnent les inflexions et mutations du soufisme dans l’Orient musulman.

 

Enfin plusieurs articles évoquent la singularité des langues iraniennes et notamment certaines catégories grammaticales originales comme l’évidentialité, mais aussi les constructions à verbe support, très importantes dans ces langues, qui se situent à la croisée du lexique et de la grammaire.  Enfin l’héritage littéraire extraordinaire des Juifs persanophones, bien trop méconnu, est aussi abordé. 

L’objectif de ce panorama académique est de mieux comprendre l’histoire et la complexité de la société iranienne pour en cerner ses enjeux politiques et sociaux.



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Discipline : Ouvrages généraux et divers
Mots-clés : iran, histoire de l'art, anthropologie, littérature, islamologie, langue et linguistique, iran, islam




L’abbaye Saint-Pé-de-Générès, l’histoire d’une présence au monde

XIe-XXIe siècle

Auteur(s) : Collectif, HUREL Daniel-Odon (dir.)
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341367
ISBN 13 : 9782705341367
Format (mm) : 160x240

Monastère bénédictin, petit séminaire, institution d’enseignement puis projet maronite, voici les grandes lignes de l’histoire de l’abbaye Saint-Pé-de-Bigorre ou de Générès évoquées dans ce volume, fruit de la rencontre tenue à Saint-Pé à l’occasion du millénaire de l’abbaye en juillet 2022. À l’échelle de ce millénaire, il faut distinguer, bien entendu, des temporalités différentes : un peu moins de 800 ans pour la présence monastique et bénédictine, un peu moins d’un siècle pour le petit séminaire, une centaine d’années pour les institutions d’enseignement au xxe siècle et enfin moins d’une dizaine d’années de présence maronite porteuse d’avenir. 

 

Chaque étape de cette histoire rend compte d’un contexte spécifique : celui du monachisme médiéval puis moderne d’inspiration bénédictine avec ses transformations, ses crises et ses relectures périodiques de la Règle, la plus importante étant celle de Saint-Maur au xviie siècle ; celui de la reconstruction du catholicisme dans la France du xixe siècle ; celui de ce long xxe siècle dont les bouleversements politiques, sociaux et religieux n’ont pas été sans conséquence sur l’institution d’enseignement de Saint-Pé, tant sur le plan de la sociologie religieuse, des méthodes et de l’histoire de l’enseignement et de l’éducation que des conséquences du concile Vatican ii ; enfin celui de l’église maronite en France.  

 

Point commun à cette temporalité à dimension variable : un cadre de vie et des hommes, individus et communautés, lieux de prière, lieu de transmission d’un savoir religieux, spirituel, liturgique, théologique, un territoire, une mémoire construite et parfois sans doute idéalisée. 

 

Première synthèse d’ensemble sur l’abbaye et le site de Saint-Pé, cet ouvrage constitue une sorte de point d’étape ou de prélude à une histoire en profondeur de chacune de ces histoires particulières. 



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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Abbaye, Monastère, bénédictin, maronite, histoire, séminaire, religion




Performing Arts at the Museum

Auteur(s) : LÉGERET Katia
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341350
ISBN 13 : 9782705341350
Pages : 136
Format (mm) : 160x240

How do younger generations imagine visiting exhibition sites and museums? What sorts of artistic interactions might this involve in relation to the works? How are they moved by the sculpture of an ancient Indian deity, uprooted from her place of origin and exhibited in Paris? Since 2012, an international network has developed involving hundreds of students, artists and researchers spanning France, India, Europe and Latin America, who have created all sorts of in situ artistic performances (dance, theatre, music, poetry), in order to convey their ideal museum experience. They are shaking up certain codes between visitors to create forms of togetherness, involving sensitive, transcultural and ecological approaches for the transmission of intangible heritage. The videos of these performances are available on the project website www.creons-au-musee.com.

 

Katia Légeret is a researcher and Professor of Philosophy and Performing Arts at University Paris 8. Director and choreographer, she is a Bharata-natyam artist under the name Manochhaya, and a specialist in Indian classical and contemporary forms of dance theatre. She is the author, in particular, of Dance Theatre of India, Crossing New Aesthetics and Cultures (Niyogi Books, 2018), and has edited collective works including Rodin and the Dance of Shiva (Niyogi Books, 2016) and Créons au Musée, (Geuthner, 2019), relating to international research projects involving partnerships in Paris with RMN-Grand Palais, the National Museum of Asian Arts-Guimet and the National Library of France (BnF).

 



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Discipline : Arts
Mots-clés : museum, performance, art, choreography, Dance, museum experience




Philippe Lippens

Le découvreur oublié des manuscrits de la mer Morte

Auteur(s) : COHEN Lionel, SCHELLEKENS Daniel
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341275
ISBN 13 : 9782705341275
Format (mm) : 160x240

culture archéologique du judaïsme ancien


Cette collection se conçoit comme un ensemble d’études thématiques circonscrites aux traces archéologiques du judaïsme ancien et leurs inter­prétations. Chaque volume cherche à ordonner le matériel archéologique exhumé sur un sujet donné afin de contribuer à caractériser la culture d’hommes et de femmes qui se perçoivent et/ou qu’on perçoit comme juifs ou juives dans l’Antiquité et au Moyen Âge.
La collection s’inscrit dans la perspective de la culture archéologique, c’est-à-dire l’étude d’un ensemble d’objets jugés significatifs et présentant une récurrence d’un site archéologique à l’autre, à une époque donnée plus ou moins longue et dans un ensemble géographique à définir, qui caractérise une société ou un groupe humain. Chaque volume constituant un pan matériel de la culture du judaïsme ancien.
En janvier 1949, dans le désert de Judée, Philippe Lippens, un lieutenant belge des forces des Nations Unies en Palestine, entre dans l’Histoire. Il participe à l’une des plus importantes découvertes archéologiques du XXe siècle : la grotte où les premiers manuscrits de la mer Morte étaient cachés. Ces textes sont les plus anciens témoins de l’Ancien Testament. Ils éclairent d’un nouveau jour deux des grandes religions actuelles : le judaïsme et le christianisme.


Une enquête minutieuse, digne d’un roman ou d’un film, relate le récit de cette découverte ainsi que ses péripéties passionnantes. Lippens va sillonner Jérusalem et contacter les archéologues, religieux, militaires et antiquaires qui ont eu en main les manuscrits et ce afin de localiser précisément la grotte, chose inédite avant lui.


Cet ouvrage retrace pour la première fois en détail, de 1948 à 1950, l’intervention de cet homme discret autant que déterminé. Il reprend in extenso le récit qu’il fit transmettre à l’Institut de France ainsi que les lettres envoyées à son épouse qui décrivent sa vie quotidienne et ses péripéties.
Nous devons ce témoignage aux descendants de la famille Lippens qui ont ouvert leurs archives. Passionné d’histoire et d’orientalisme, leur père et grand-père entendait donner une place à part entière à la Belgique dans la découverte qu’il pressentait inestimable pour l'humanité.

Daniel Schellekens est le neveu de Philippe Lippens. Très proche de son oncle, il fit en 1960 un voyage scolaire à Qumrân et visita la grotte 4 avec son cousin Maurice Lippens. Les deux en gardèrent un fort souvenir. Ingénieur civil, compositeur et mathématicien, il est à l’origine de ce projet sur le récit de la découverte qui tenait beaucoup aux enfants de la famille Lippens, ses cousins.


Lionel Cohen, gendre de Daniel Schellekens, est passionné d’histoire, plus particulièrement celle du Proche-Orient. Diplômé d’HEC Paris (Executive MBA), informaticien et formateur, il visite à de nombreuses reprises les sites archéologiques de la mer Morte. François Lippens, le fils aîné de Philippe, lui demande en 2018 de rédiger le présent ouvrage qui retrace l’action de son père à cette époque, en restituant les contextes historiques, scientifiques et religieux.

 



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Discipline : Religions-Littérature-Histoire des textes
Mots-clés : judaisme, lippens, religion, Jérusalem, archéologie




Samia Sandri La Voix

Collection : Figures Musicales du Liban
Auteur(s) : MOUKHEIBER Sylviane
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341336
ISBN 13 : 9782705341336
Pages : 290
Format (mm) : 160x240

Figures musicales du Liban est une collection fondée par Zeina Saleh Kayali en 2016 et dont le but est de faire connaître le patrimoine musical libanais des 20e et 21e siècles. Toute personne ayant contribué par son travail ou sa passion à apporter une pierre à l’édifice encore fragile des musiques savantes libanaises peut y trouver sa place. Aux couleurs de l’âme libanaise, tantôt d’Orient ou d’Occident, pont entre les cultures, le patrimoine musical libanais trouve ici un écrin qui lui donne, auprès des Libanais ainsi que des mélomanes en général, la visibilité qu’il mérite.


L’opéra, un art occidental exigeant, où la voix touche au sublime. Formée à Paris et Milan par de grands maîtres, Samia Sandri est l’une des premières grandes cantatrices libanaises à conquérir les arcanes du chant lyrique. Libre, indépendante, artiste charismatique, elle était déterminée à faire connaître le Bel Canto au public libanais. Professeure au Conservatoire, cette pionnière fera de l’éducation musicale son inlassable bataille, dans une société où souffle un vent de liberté et de créativité. Beyrouth s’éveillait à la modernité ! Ses recherches dans le cadre d’un Doctorat d’État initie une Science de la Voix, et une Thérapie vocale qui la mèneront encore plus loin dans sa quête : déchiffrer les grands mystères de la voix.

Sylviane Moukheiber est journaliste et auteure. Elle a collaboré à de nombreux titres de presse écrite en France et au Liban, en culture et politique étrangère. Elle a travaillé une trentaine d’années à TF1 et LCI dans différents services, a été responsable de la Documentation écrite de l’Information. Mélomane, passionnée d’opéra, c’est avec une oreille aiguisée qu’elle retrace le parcours remarquable de sa mère, la cantatrice libanaise Samia Sandri. 


Discipline : Musicologie
Mots-clés : musique, liban, Samia Sandri, opéra




Les juifs d’Égypte

De l’Exode à l’exil

Auteur(s) : TEDGHI Joseph (dir.)
Parution : 2024



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ISBN 10 : 2705341305
ISBN 13 : 9782705341305
Pages : 354
Format (mm) : 160x240

De l’exode de Judée (-587) à l’exil forcé de 1956, l’Égypte, terre de mille civilisations, fut pour les juifs un refuge salutaire en dépit de quelques périodes sombres, voire un pays de cocagne à la fin du xixe  siècle et dans la première moitié du xxe siècle. Au lendemain de la création de l’État d’Israël en 1948 et de la nationalisation du canal de Suez en 1956, les juifs d’Égypte, massivement expulsés ou contraints de quitter leur terre natale, prennent la route de l’exil, se dispersant aux quatre coins du monde.


Pour commémorer le cinquantième anniversaire de cet exode, un colloque a été organisé à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris, rassemblant des intervenants de divers horizons. Le présent ouvrage réunit leurs interventions articulées autour de cinq thèmes essentiels : l’histoire de la présence juive sur les rives du Nil, les mutations socio-culturelles aux xixe et xxe siècles, la communauté caraïte, l’expression artistique et littéraire ainsi que l’intégration au lendemain de l’exil dans les différents pays d’accueil.


Cet ouvrage nous invite à découvrir un héritage souvent méconnu, un parcours humain et historique qui éclaire les ombres d’un monde en mutation.



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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : exode, juifs, Egypte, Judée, refuge, colloque, Nil,




Pacte national et décision souveraine

Liban de 1920 à nos jours

Auteur(s) : EL-LAHHAM Wissam
Parution : 2024



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ISBN 10 : 2705341329
ISBN 13 : 9782705341329
Pages : 319
Format (mm) : 160x240

Au Liban, la pactologie est l’arme par laquelle le pouvoir politique décide de suspendre la constitution au nom de la concorde confessionnelle. Sous prétexte d’équilibre national, l’émergence d’une « pactocratie » fait le jeu des seigneurs de la guerre qui se sont partagés, notamment après 2005, les dépouilles d’un État et pris en otage une société civile toujours menacée par la crainte d’une éventuelle «guerre civile ».

Cet ouvrage pluriellement référencé et par une approche interdisciplinaire associe la théorie du droit, l’histoire politique et le droit constitutionnel dont il questionne les pratiques. Il confronte le Pacte national à tous les concepts politico-juridiques capables d’élucider sa nature mais devenus inopérants dans le contexte libanais : démocratie consociative, coutume, conventions de la constitution, fédéralisme, contrat social, légitimité. Seule, du point de vue de l’auteur, la théorie décisionniste de Carl Schmitt semble apte à fournir une interprétation de l’équilibre entre politique et constitution du Liban actuel.

Wissam el-Lahham est Maître de conférences à l’Institut des Sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il enseigne la théorie politique, les régimes politiques du Liban et du Monde Arabe ainsi que le droit constitutionnel libanais. Chercheur affilié au Legal Agenda, il y dirige le département des études constitutionnelles.

 


Discipline : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit
Mots-clés : pactologie, droit, pactocratie, histoire politique, liban




Le congrès du Caire de 1932

La musique arabe à la recherche de son identité

Auteur(s) : MOUSSALI Bernard
Parution : 2024



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ISBN 10 : 2705341244
ISBN 13 : 9782705341244
Pages : 441
Format (mm) : 160x240

Le Congrès de musique arabe, en 1932, qui avait rassemblé au Caire de nombreux musicologues d’Orient et d’Occident, ainsi que des musiciens du monde arabe, vit se confronter plusieurs visions de la future musique arabe moderne : d’une part, des conservateurs qui pensaient en termes de fidélité à la tradition de l’improvisation et du ṭarab (l’émotion musicale indissociable de la performance vivante), et d’autre part, des réformistes qui souhaitaient utiliser les outils de la musique occidentale, notamment pour s’adapter à la radio, au cinéma et à l’écoute de masse. À cette occasion, de nombreux enregistrements furent effectués sur disques 78 tours : musiques d’Égypte, classique, populaire et religieuse ; musiques arabes, principalement : Irak, Algérie, Tunisie et Maroc. Après leur publication par la Bibliothèque nationale de France en 2015, basée sur la documentation de l’historien franco-libanais Bernard Moussali, 1953-1996, ces enregistrements importants n’ont pourtant pas livré tous leurs secrets.


Bernard Moussali, qui préparait dans sa thèse de doctorat une analyse des débats du Congrès, avait mis cet événement crucial en perspective avec la période ottomane tardive, la Renaissance arabe, Nahda, et les débats entre musiciens et musicologues du Proche-Orient, ainsi qu’avec le mécénat des khédives d’Égypte depuis le XIXe siècle. Il remettait aussi ces débats dans le contexte de l’émergence des premiers enregistrements commerciaux des musiques arabes de l’Orient et du Maghreb, ainsi que des évolutions en cours depuis le début du XXe siècle. Les débats entre tradition et modernité, qui soulèvent la grande question de l’identité culturelle arabe, sont toujours pleinement d’actualité. Après la disparition de B. Moussali, Jean Lambert a édité ce texte inachevé, en lui fournissant les nécessaires compléments apportés par la recherche depuis les vingt-cinq dernières années. Il en résulte une proposition d’interprétation des significations historiques et anthropologiques de ce Congrès : comment concilier le sentiment de parenté et d’unité de civilisation, spontanément perçu par les Arabes, avec la grande diversité de leurs traditions musicales ? Comment concevoir une future musique arabe de manière universelle, à la fois inventive et inclusive de ses riches sources et ressources culturelles ? Des questions que beaucoup se posent encore... 


Discipline : Musicologie
Mots-clés : Musique, Congrès de musique arabe, Caire, musicologie, musique arabe moderne, Egypte, musique arabe







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