Collection : Études ibadites
Auteur(s) : KHELIFA Ahmed
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341459
Publication : Coédition Ibadica
Pages : 220
Format (mm) : 160x240
Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 1
Pages : 1020
Format (mm) : 210x280
Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 2
Pages : 1050
Format (mm) : 210x280
Collection : Manuels
Auteur(s) : LECOQ Pierre
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341435
Pages : 222
Format (mm) : 160x240
Auteur(s) : BOHAS Georges
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341480
Pages : 192
Format (mm) : 160x240
Auteur(s) : GUETTAT Mahmoud
Parution : 2026
ISBN 13 : 978-2-7053-4139-8
Pages : 982
Format (mm) : 160x240
Auteur(s) : EID Pierre-Marie
Parution : 2026
ISBN 13 : 978-2-7053-4145-9
Pages : 374
Format (mm) : 160x240
Auteur(s) : ROY Sylvain
Parution : 2026
ISBN 13 : 978-2-7053-4140-4
Pages : 316
Format (mm) : 160x240
Auteur(s) : JUMEL Chantal
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341343
ISBN 13 : 9782705341343
Pages : 160
Format (mm) : 210x280
Les peintures éphémères qui ornent les sols et les murs de l’Inde se déploient telles des tapisseries vivantes, capturant l’essence des rituels religieux, des fêtes saisonnières, des mythes fondateurs et des récits mythologiques. Chaque création offre une perspective unique du patrimoine graphique et culturel de l’Inde, exprimé à travers une grande diversité de formes et de couleurs. Du Kérala au Tamil Nadu, en passant par les villages du Rajasthan, du Bengale, de l’Odisha et du Jharkhand, les régions dévoilent des styles distincts, où les artistes, souvent anonymes, perpétuent des gestes ancestraux en créant des motifs qui célèbrent la vie, les divinités et la nature, tout en honorant le rythme du temps et des saisons.
Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études, Sorbonne, Chantal Jumel est chercheuse indépendante, voyageuse, photographe, artiste et auteure, spécialisée dans les arts visuels et rituels de l’Inde. Lauréate du CNL (Centre National du Livre) 2013, et de la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) 2010. Auteure de deux ouvrages : « Voyage dans l’imaginaire Indien, Kolam, dessins éphémères des femmes tamoules » et de « Kolam et Kalam, peintures rituelles éphémères de l’Inde du Sud » aux Éditions Geuthner. Réalisatrice d’un film « Kalam Eluttu Pattu » ou « Peindre et chanter le kalam » produit avec le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique).
Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : Collectif, KUNEC Patrik, THIEBAUT Rafaël, TRNOVEC Silvester
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705340384
ISBN 13 : 9782705340384
Format (mm) : 160x240
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.
Au xviiie siècle, Madagascar, comme tout le continent africain, n’échappe pas au commerce des esclaves, de bétail et de riz. Située sur la route des Indes, la Grande Isle alimente surtout les plantations des îles Bourbon (La Réunion) et de France (Maurice) où se trouvait un gouverneur français. Le comte Maurice Benyowsky, noble hongrois d’origine slovaque, après une vie périlleuse en Europe et en Asie, réussit par le récit de ses aventures et son aplomb à convaincre le roi de France et Versailles de lui confier une importante expédition pour établir une colonie durable à Madagascar. Impressionnées par sa force et sa revendication d’appartenir à une ancienne dynastie, de nombreuses tribus l’élisent « roi des rois ». Il fait le rêve fou de créer un royaume mais cette mission est un échec. De retour en France, mû par son rêve de royauté, il propose une seconde expédition. Éconduit par Versailles, son projet convainc des entrepreneurs américains. Devenu gênant, il est tué dans une escarmouche avec des soldats français. Personnage hors du commun, ses mémoires lui assurent une immense notoriété posthume en Europe et inspirent musiciens et écrivains jusqu’à nos jours. On trouvera édités ici les principaux documents (1774-1786) relatifs à cette aventure chimérique.
Patrik Kunec est historien au Département d'Histoire de l’Université Matej Bel à Banská Bystrica (Slovaquie) ; Rafaël Thiébaut est chercheur postdoctoral au Musée du quai Branly à Paris et Silvester Trnovec est chercheur à l’Institut des études orientales de l’Académie slovaque des sciences, à Bratislava. Il co-dirige pour l’Europe le projet international Fontes Historiae Africanae.
Auteur(s) : Collectif, AYOUB Georgine (dir.)
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341442
ISBN 13 : 9782705341442
Pages : 434
Format (mm) : 160x240
Tels des vêtements trop étroits, les savoirs de notre modernité enserrent les savoirs arabes classiques dans des délimitations qui ne sont pas les leurs, et sont volontiers aveugles à ce qui ne ressortit point à ces limites. Mais, pour ne prendre que quelques exemples, un traité de grammaire arabe médiéval n’est pas un ouvrage de linguistique, ni un ouvrage d’adab une œuvre de littérature. Les études ici présentées, qui relèvent de plusieurs disciplines, délaissent le discours de la préfiguration et se proposent de relire l’héritage arabe classique en se plaçant délibérément aux frontières de ses propres champs de savoirs, en un point où se croisent le Beau, le Correct, et le Sacré, point de croisement où la culture arabe médiévale a voulu probablement trouver son fondement.
Ces études furent présentées au séminaire de « Relectures de l’héritage classique » à Paris, à l’Institut national des langues et civilisations orientales, lors même où ce séminaire avait pris pour thème les frontières des savoirs (2017 – 2022). Hachem Foda et Georgine Ayoub, responsables du séminaire, ont pensé ce livre et comptaient le coordonner ensemble. Le départ de Hachem Foda en décida autrement. Cet ouvrage lui est dédié.
Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : JABBOUR Pierre
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341374
ISBN 13 : 9782705341374
Format (mm) : 160x240
À la croisée de l’histoire liturgique et de l’orientalisme naissant, ce livre retrace l’édition du premier missel maronite imprimé, en 1592, à Rome. Il dévoile les enjeux théologiques, identitaires et politiques d’une entreprise éditoriale marquée par des tensions entre Rome et l’Orient, entre tradition locale et centralisation tridentine. Au fil d’une enquête rigoureuse et captivante, l’auteur reconstitue les étapes, les acteurs et les controverses qui ont accompagné cette publication unique. À travers les coulisses de l’imprimerie, des manuscrits annotés et des débats doctrinaux, se dessine l’histoire d’une identité en mutation, à l’heure des grandes recompositions religieuses du xvie siècle.
Pierre Jabbour, né en 1983, est un prêtre libanais relevant du diocèse maronite de Saïda depuis 2008. Docteur en théologie et chercheur à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, il est formateur et économe du séminaire patriarcal maronite à Ghazir - Liban.
Auteur(s) : Collectif, LESSAN PEZECHKI Homa (dir.)
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341381
ISBN 13 : 9782705341381
Pages : 628
Format (mm) : 160x240
Cet ouvrage pluridisciplinaire dresse un panorama des héritages pluriséculaires et des réalités contemporaines de l’Iran. Fruit de la rencontre entre chercheurs d’horizons et de pays différents il aborde des divers aspects des sciences humaines : histoire de l’art, anthropologie, littérature, islamologie, langue et linguistique.
La perspective historique de l’ouvrage est nouvelle et critique, et elle s’emploie à revisiter les mythes fondateurs, questionner les sources primaires, étudier les textes épiques ou les chroniques en mettant en lumière notamment la place et le rôle de la Perse dans ses relations avec ses voisins.
La littérature et l’art convoquent, dans une approche nuancée, la complexité de la culture iranienne construite sur une identité multiple, un éthos singulier aux contradictions internes, mais aussi sur des représentations et des pratiques faisant de l’Iran un pays à la fois traditionnel et moderne.
L’islam chiite, lieu de tension entre religion mystique et doctrine du pouvoir, est abordé sous des angles originaux. Ses figures tutélaires incarnent les inflexions et mutations du soufisme dans l’Orient musulman.
Enfin plusieurs articles évoquent la singularité des langues iraniennes et notamment certaines catégories grammaticales originales comme l’évidentialité, mais aussi les constructions à verbe support, très importantes dans ces langues, qui se situent à la croisée du lexique et de la grammaire. Enfin l’héritage littéraire extraordinaire des Juifs persanophones, bien trop méconnu, est aussi abordé.
L’objectif de ce panorama académique est de mieux comprendre l’histoire et la complexité de la société iranienne pour en cerner ses enjeux politiques et sociaux.
Auteur(s) : Collectif, HUREL Daniel-Odon (dir.)
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341367
ISBN 13 : 9782705341367
Format (mm) : 160x240
Monastère bénédictin, petit séminaire, institution d’enseignement puis projet maronite, voici les grandes lignes de l’histoire de l’abbaye Saint-Pé-de-Bigorre ou de Générès évoquées dans ce volume, fruit de la rencontre tenue à Saint-Pé à l’occasion du millénaire de l’abbaye en juillet 2022. À l’échelle de ce millénaire, il faut distinguer, bien entendu, des temporalités différentes : un peu moins de 800 ans pour la présence monastique et bénédictine, un peu moins d’un siècle pour le petit séminaire, une centaine d’années pour les institutions d’enseignement au xxe siècle et enfin moins d’une dizaine d’années de présence maronite porteuse d’avenir.
Chaque étape de cette histoire rend compte d’un contexte spécifique : celui du monachisme médiéval puis moderne d’inspiration bénédictine avec ses transformations, ses crises et ses relectures périodiques de la Règle, la plus importante étant celle de Saint-Maur au xviie siècle ; celui de la reconstruction du catholicisme dans la France du xixe siècle ; celui de ce long xxe siècle dont les bouleversements politiques, sociaux et religieux n’ont pas été sans conséquence sur l’institution d’enseignement de Saint-Pé, tant sur le plan de la sociologie religieuse, des méthodes et de l’histoire de l’enseignement et de l’éducation que des conséquences du concile Vatican ii ; enfin celui de l’église maronite en France.
Point commun à cette temporalité à dimension variable : un cadre de vie et des hommes, individus et communautés, lieux de prière, lieu de transmission d’un savoir religieux, spirituel, liturgique, théologique, un territoire, une mémoire construite et parfois sans doute idéalisée.
Première synthèse d’ensemble sur l’abbaye et le site de Saint-Pé, cet ouvrage constitue une sorte de point d’étape ou de prélude à une histoire en profondeur de chacune de ces histoires particulières.
Auteur(s) : LÉGERET Katia
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341350
ISBN 13 : 9782705341350
Pages : 136
Format (mm) : 160x240
How do younger generations imagine visiting exhibition sites and museums? What sorts of artistic interactions might this involve in relation to the works? How are they moved by the sculpture of an ancient Indian deity, uprooted from her place of origin and exhibited in Paris? Since 2012, an international network has developed involving hundreds of students, artists and researchers spanning France, India, Europe and Latin America, who have created all sorts of in situ artistic performances (dance, theatre, music, poetry), in order to convey their ideal museum experience. They are shaking up certain codes between visitors to create forms of togetherness, involving sensitive, transcultural and ecological approaches for the transmission of intangible heritage. The videos of these performances are available on the project website www.creons-au-musee.com.
Katia Légeret is a researcher and Professor of Philosophy and Performing Arts at University Paris 8. Director and choreographer, she is a Bharata-natyam artist under the name Manochhaya, and a specialist in Indian classical and contemporary forms of dance theatre. She is the author, in particular, of Dance Theatre of India, Crossing New Aesthetics and Cultures (Niyogi Books, 2018), and has edited collective works including Rodin and the Dance of Shiva (Niyogi Books, 2016) and Créons au Musée, (Geuthner, 2019), relating to international research projects involving partnerships in Paris with RMN-Grand Palais, the National Museum of Asian Arts-Guimet and the National Library of France (BnF).
Auteur(s) : COHEN Lionel, SCHELLEKENS Daniel
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341275
ISBN 13 : 9782705341275
Format (mm) : 160x240
culture archéologique du judaïsme ancien
Cette collection se conçoit comme un ensemble d’études thématiques circonscrites aux traces archéologiques du judaïsme ancien et leurs interprétations. Chaque volume cherche à ordonner le matériel archéologique exhumé sur un sujet donné afin de contribuer à caractériser la culture d’hommes et de femmes qui se perçoivent et/ou qu’on perçoit comme juifs ou juives dans l’Antiquité et au Moyen Âge.
La collection s’inscrit dans la perspective de la culture archéologique, c’est-à-dire l’étude d’un ensemble d’objets jugés significatifs et présentant une récurrence d’un site archéologique à l’autre, à une époque donnée plus ou moins longue et dans un ensemble géographique à définir, qui caractérise une société ou un groupe humain. Chaque volume constituant un pan matériel de la culture du judaïsme ancien.
En janvier 1949, dans le désert de Judée, Philippe Lippens, un lieutenant belge des forces des Nations Unies en Palestine, entre dans l’Histoire. Il participe à l’une des plus importantes découvertes archéologiques du XXe siècle : la grotte où les premiers manuscrits de la mer Morte étaient cachés. Ces textes sont les plus anciens témoins de l’Ancien Testament. Ils éclairent d’un nouveau jour deux des grandes religions actuelles : le judaïsme et le christianisme.
Une enquête minutieuse, digne d’un roman ou d’un film, relate le récit de cette découverte ainsi que ses péripéties passionnantes. Lippens va sillonner Jérusalem et contacter les archéologues, religieux, militaires et antiquaires qui ont eu en main les manuscrits et ce afin de localiser précisément la grotte, chose inédite avant lui.
Cet ouvrage retrace pour la première fois en détail, de 1948 à 1950, l’intervention de cet homme discret autant que déterminé. Il reprend in extenso le récit qu’il fit transmettre à l’Institut de France ainsi que les lettres envoyées à son épouse qui décrivent sa vie quotidienne et ses péripéties.
Nous devons ce témoignage aux descendants de la famille Lippens qui ont ouvert leurs archives. Passionné d’histoire et d’orientalisme, leur père et grand-père entendait donner une place à part entière à la Belgique dans la découverte qu’il pressentait inestimable pour l'humanité.
Daniel Schellekens est le neveu de Philippe Lippens. Très proche de son oncle, il fit en 1960 un voyage scolaire à Qumrân et visita la grotte 4 avec son cousin Maurice Lippens. Les deux en gardèrent un fort souvenir. Ingénieur civil, compositeur et mathématicien, il est à l’origine de ce projet sur le récit de la découverte qui tenait beaucoup aux enfants de la famille Lippens, ses cousins.
Lionel Cohen, gendre de Daniel Schellekens, est passionné d’histoire, plus particulièrement celle du Proche-Orient. Diplômé d’HEC Paris (Executive MBA), informaticien et formateur, il visite à de nombreuses reprises les sites archéologiques de la mer Morte. François Lippens, le fils aîné de Philippe, lui demande en 2018 de rédiger le présent ouvrage qui retrace l’action de son père à cette époque, en restituant les contextes historiques, scientifiques et religieux.
Collection : Figures Musicales du Liban
Auteur(s) : MOUKHEIBER Sylviane
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341336
ISBN 13 : 9782705341336
Pages : 290
Format (mm) : 160x240
Figures musicales du Liban est une collection fondée par Zeina Saleh Kayali en 2016 et dont le but est de faire connaître le patrimoine musical libanais des 20e et 21e siècles. Toute personne ayant contribué par son travail ou sa passion à apporter une pierre à l’édifice encore fragile des musiques savantes libanaises peut y trouver sa place. Aux couleurs de l’âme libanaise, tantôt d’Orient ou d’Occident, pont entre les cultures, le patrimoine musical libanais trouve ici un écrin qui lui donne, auprès des Libanais ainsi que des mélomanes en général, la visibilité qu’il mérite.
L’opéra, un art occidental exigeant, où la voix touche au sublime. Formée à Paris et Milan par de grands maîtres, Samia Sandri est l’une des premières grandes cantatrices libanaises à conquérir les arcanes du chant lyrique. Libre, indépendante, artiste charismatique, elle était déterminée à faire connaître le Bel Canto au public libanais. Professeure au Conservatoire, cette pionnière fera de l’éducation musicale son inlassable bataille, dans une société où souffle un vent de liberté et de créativité. Beyrouth s’éveillait à la modernité ! Ses recherches dans le cadre d’un Doctorat d’État initie une Science de la Voix, et une Thérapie vocale qui la mèneront encore plus loin dans sa quête : déchiffrer les grands mystères de la voix.
Sylviane Moukheiber est journaliste et auteure. Elle a collaboré à de nombreux titres de presse écrite en France et au Liban, en culture et politique étrangère. Elle a travaillé une trentaine d’années à TF1 et LCI dans différents services, a été responsable de la Documentation écrite de l’Information. Mélomane, passionnée d’opéra, c’est avec une oreille aiguisée qu’elle retrace le parcours remarquable de sa mère, la cantatrice libanaise Samia Sandri.
Auteur(s) : TEDGHI Joseph (dir.)
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341305
ISBN 13 : 9782705341305
Pages : 354
Format (mm) : 160x240
De l’exode de Judée (-587) à l’exil forcé de 1956, l’Égypte, terre de mille civilisations, fut pour les juifs un refuge salutaire en dépit de quelques périodes sombres, voire un pays de cocagne à la fin du xixe siècle et dans la première moitié du xxe siècle. Au lendemain de la création de l’État d’Israël en 1948 et de la nationalisation du canal de Suez en 1956, les juifs d’Égypte, massivement expulsés ou contraints de quitter leur terre natale, prennent la route de l’exil, se dispersant aux quatre coins du monde.
Pour commémorer le cinquantième anniversaire de cet exode, un colloque a été organisé à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris, rassemblant des intervenants de divers horizons. Le présent ouvrage réunit leurs interventions articulées autour de cinq thèmes essentiels : l’histoire de la présence juive sur les rives du Nil, les mutations socio-culturelles aux xixe et xxe siècles, la communauté caraïte, l’expression artistique et littéraire ainsi que l’intégration au lendemain de l’exil dans les différents pays d’accueil.
Cet ouvrage nous invite à découvrir un héritage souvent méconnu, un parcours humain et historique qui éclaire les ombres d’un monde en mutation.
Auteur(s) : EL-LAHHAM Wissam
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341329
ISBN 13 : 9782705341329
Pages : 319
Format (mm) : 160x240
Au Liban, la pactologie est l’arme par laquelle le pouvoir politique décide de suspendre la constitution au nom de la concorde confessionnelle. Sous prétexte d’équilibre national, l’émergence d’une « pactocratie » fait le jeu des seigneurs de la guerre qui se sont partagés, notamment après 2005, les dépouilles d’un État et pris en otage une société civile toujours menacée par la crainte d’une éventuelle «guerre civile ».
Cet ouvrage pluriellement référencé et par une approche interdisciplinaire associe la théorie du droit, l’histoire politique et le droit constitutionnel dont il questionne les pratiques. Il confronte le Pacte national à tous les concepts politico-juridiques capables d’élucider sa nature mais devenus inopérants dans le contexte libanais : démocratie consociative, coutume, conventions de la constitution, fédéralisme, contrat social, légitimité. Seule, du point de vue de l’auteur, la théorie décisionniste de Carl Schmitt semble apte à fournir une interprétation de l’équilibre entre politique et constitution du Liban actuel.
Wissam el-Lahham est Maître de conférences à l’Institut des Sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il enseigne la théorie politique, les régimes politiques du Liban et du Monde Arabe ainsi que le droit constitutionnel libanais. Chercheur affilié au Legal Agenda, il y dirige le département des études constitutionnelles.
Auteur(s) : MOUSSALI Bernard
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341244
ISBN 13 : 9782705341244
Pages : 441
Format (mm) : 160x240
Le Congrès de musique arabe, en 1932, qui avait rassemblé au Caire de nombreux musicologues d’Orient et d’Occident, ainsi que des musiciens du monde arabe, vit se confronter plusieurs visions de la future musique arabe moderne : d’une part, des conservateurs qui pensaient en termes de fidélité à la tradition de l’improvisation et du ṭarab (l’émotion musicale indissociable de la performance vivante), et d’autre part, des réformistes qui souhaitaient utiliser les outils de la musique occidentale, notamment pour s’adapter à la radio, au cinéma et à l’écoute de masse. À cette occasion, de nombreux enregistrements furent effectués sur disques 78 tours : musiques d’Égypte, classique, populaire et religieuse ; musiques arabes, principalement : Irak, Algérie, Tunisie et Maroc. Après leur publication par la Bibliothèque nationale de France en 2015, basée sur la documentation de l’historien franco-libanais Bernard Moussali, 1953-1996, ces enregistrements importants n’ont pourtant pas livré tous leurs secrets.
Bernard Moussali, qui préparait dans sa thèse de doctorat une analyse des débats du Congrès, avait mis cet événement crucial en perspective avec la période ottomane tardive, la Renaissance arabe, Nahda, et les débats entre musiciens et musicologues du Proche-Orient, ainsi qu’avec le mécénat des khédives d’Égypte depuis le XIXe siècle. Il remettait aussi ces débats dans le contexte de l’émergence des premiers enregistrements commerciaux des musiques arabes de l’Orient et du Maghreb, ainsi que des évolutions en cours depuis le début du XXe siècle. Les débats entre tradition et modernité, qui soulèvent la grande question de l’identité culturelle arabe, sont toujours pleinement d’actualité. Après la disparition de B. Moussali, Jean Lambert a édité ce texte inachevé, en lui fournissant les nécessaires compléments apportés par la recherche depuis les vingt-cinq dernières années. Il en résulte une proposition d’interprétation des significations historiques et anthropologiques de ce Congrès : comment concilier le sentiment de parenté et d’unité de civilisation, spontanément perçu par les Arabes, avec la grande diversité de leurs traditions musicales ? Comment concevoir une future musique arabe de manière universelle, à la fois inventive et inclusive de ses riches sources et ressources culturelles ? Des questions que beaucoup se posent encore...