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Chroniques de massacres annoncés

Les Assyro-Chaldéens d'Iran et du Hakkari face aux ambitions des empires (1896-1920)

Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : HELLOT-BELLIER Florence
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705339012
Pages : 710
Format (mm) : 158x240
Poids : 1000g
Illustrations : Nombreuses figures et cartes en N&B

Prix académique 2015 de l'Œuvre d'Orient

Les années 1915 et 1918 marquent l’histoire des chrétiens assyro-chaldéens et arméniens de l’Est de la Turquie et de l’Iran de dates tragiques. 

Ce livre retrace les événements, mais aussi les conditions qui ont abouti aux massacres. Il explore la lente montée de la violence, du Caucase à l’Anatolie orientale, et les tentatives des chrétiens pour la conjurer. Il s’attarde sur la faiblesse des gouvernants iraniens, sur l’arrivée au pouvoir des Jeunes Turcs et sur les revendications nationalistes qui fragilisèrent la coexistence des populations composant la mosaïque ethnique de la région. Il dénonce les agressions des empires ottoman, britannique et russe et les traités inéquitables générateurs de frustrations. 

En 1914 les Assyro-Chaldéens étaient debout. Mais l’entrée en guerre de l’Empire ottoman aux côtés de la Triple-Alliance plaça le patriarche de l’Église d’Orient et les tribus assyriennes du Hakkari devant un terrible dilemme. La décision patriarcale d’engager les tribus aux côtés des Russes, au moment où les « Organisations spéciales » ottomanes mettaient en action un plan d’élimination des chrétiens dans la région, précipita les tribus dans un exode qui se commua en exil.

La barbarie des massacres (seyfo/saypa) de 1915 de part et d’autre de la frontière irano-turque mit fin aux anciennes solidarités tribales entre Assyriens et Kurdes ottomans ; les massacres perpétrés de nouveau en 1918 et 1919 dans la région d’Ourmia hantent aujourd’hui encore la mémoire des Assyro-Chaldéens ; ils firent vaciller la complicité des populations d’Azerbaïdjan, sans parvenir à la briser totalement.

Alors que la présence assyrienne a disparu au Hakkari, les Iraniens d’Ourmia et de Salmas, musulmans et chrétiens, ont su retrouver au cours des années 1920 les clés d’une vie commune. La beauté des chants et des liturgies de langue syriaque emplit de nouveau les églises de la région.

Florence Hellot-Bellier appartient à l’Unité Mixte de Recherches « Mondes iranien et indien », au sein de laquelle elle consacre ses recherches à l’histoire iranienne au tournant des xixe et xxe siècles, en particulier à celle des Assyro-Chaldéens d’Iran. Elle a notamment publié en 2008 France-Iran Quatre cents ans de dialogue, Paris.

 


Mots-clés : Histoire-Géographie




Le Liban - Émergence de la liberté et de la démocratie au Proche-Orient

Auteur(s) : MALLAT Hyam
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705339135
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Poids : 450g

Cet ouvrage analyse les singularités d’une société rurale multi-communautaire établie au Mont-Liban sur les bords de la Méditerranée orientale qui, à partir du XVIe siècle et grâce à ses constituants géographiques, politiques, économiques et sociaux, a été à la base de l’émergence originale de la liberté et de la démocratie au Proche-Orient. Cette société libanaise, où l’expérience individuelle s’est conjuguée à l’expérience collective, n’a pas été une société quelconque des milieux désertiques ou montagnards. La montagne du Liban n’est pas une terre fermée coupée de tout horizon. Elle est à l’intersection des civilisations et des peuples qui ont traversé ce Proche-Orient depuis la plus haute Antiquité, promenant avec eux les malheurs des conquêtes mais aussi les bienfaits des rencontres.

Cette société pour qui la liberté avait paru un bien si précieux au point de justifier toutes les fatigues et tous les renoncements mérite d’être un objet d’étude et de réflexion. Elle a, en effet, conduit à apprécier la valeur de chaque élément de progrès au point que ces hommes se sont progressivement dotés d’une ouverture d’esprit et d’un discernement qu’on trouverait difficilement dans les sociétés environnantes : de la première imprimerie, aux premières écoles, aux premières universités, aux premiers journaux, aux premières conquêtes de la liberté et de la démocratie, aux premières concessions économiques. Tout est dit et cet ouvrage vise à identifier ce qui aurait pu être faiblesse et qui est devenu force et vigueur, semences d’hier pour les moissons de demain dans les incertitudes d’aujourd’hui.

Avocat et sociologue, Hyam Mallat est professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, ancien Président du Conseil d’Administration de la Sécurité Sociale puis des Archives Nationales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages juridiques et culturels dont Le droit de l’environnement, de l’urbanisme et de l’eau, L’Académie française et le Liban, et La rencontre de Pierre Benoit et de Georges Lecomte avec le Liban. 

 


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Mots-clés : Histoire-Géographie




Edward Robinson (1794-1863) et l'émergence de l'archéologie biblique

Préface de Vincent LEMIRE

Auteur(s) : SOLER Renaud
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705338947
Pages : 306
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g

Les historiens de l’archéologie biblique sont unanimes pour désigner un homme, Edward Robinson, comme leur illustre prédé-cesseur, et le fondateur de la discipline. Ce pasteur américain, orientaliste et grand voyageur, naquit en 1794 et mourut en 1863. Auteur de nombreux ouvrages, porté au pinacle par les sociétés savantes d’Amérique et du Vieux Continent, il connut la gloire de son vivant. Il fut ensuite progressivement oublié, à partir du début du XXe siècle, lorsque l’archéologie franchit un nouveau seuil épistémologique, pour devenir une simple figure pionnière, un glorieux ancêtre d’une période héroïque. Étudier la constitution de l’histoire de l’archéologie biblique, la formation d’une mémoire collective partagée par les archéologues, permet ainsi de voir surgir peu à peu la figure mythique d’Edward Robinson.

 

Il est néanmoins nécessaire de reconsidérer la vie du savant américain, en passant outre les simplifications du travail de la mémoire : reprendre ses ouvrages, relire les travaux de ses contemporains et prédécesseurs permet de saisir pour lui-même le moment constitutif de l’archéologie biblique, dans les années 1830, sans le juger à l’aune de critères de scientificité beaucoup plus tardivement élaborés, et sans commettre ce péché irrémissible de l’anachronisme. On voit alors se dessiner une archéologie biblique qui se développa en étroite connexion avec les sciences de son temps, sciences naturelles d’une part, sciences humaines et religieuses d’autre part.

 

L’archéologie biblique fut d’emblée pensée, reconnue et pratiquée comme discipline scientifique, qui n’était pas encore ce que nous appellerions, aujourd’hui, de ce nom. Mal dégagée des questionnements religieux et apologétiques, prisonnière encore d’un certain regard sur l’Orient, elle tient pour un moment insigne de l’histoire des sciences et des savoirs. La Palestine telle que nous nous la représentons fut, en grande partie, produite par Edward Robinson et les archéologues qui lui succédèrent dans la redécouverte de la Terre sainte.

 

Renaud Soler poursuit des études d’histoire à l’université de Paris-Sorbonne. Spécialisé dans l’étude du monde arabe à l’époque contemporaine, il s’intéresse à l’orientalisme du XIXe siècle, et au développement de la connaissance scientifique de l’Orient.


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Mots-clés : Histoire-Géographie, archéologie, Bible, orientalisme, Palestine, historiographie, Terre sainte, épistémologie




Art des Khatchkars

Les pierres à croix arméniennes d'Ispahan et de Jérusalem

Auteur(s) : KHATCHADOURIAN Haroutioun, BASMADJIAN Michel
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705338879
Pages : 444
Format (mm) : 230x280
Poids : 2000g
Illustrations : Très nombreuses illustrations couleurs

Héritiers d'une tradition séculaire, empreintes manifestes de l'identité arménienne, les խաչքար (khatchkars, pierres à croix) sont le reflet de la foi d'un peuple et du culte de la croix dans la spiritualité arménienne. Cet ouvrage présente la première étude approfondie d’un ensemble de khatchkars situés hors de la terre d’Arménie. Pas moins de 669 pierres à croix d’Ispahan et de Terre sainte s’y trouvent répertoriées, photographiées, décrites et analysées avec une grande précision terminologique.

Outre l’étude d’un corpus particulier et au-delà de la dimension patrimoniale, cet ouvrage propose la définition d’une typologie et d’un vocabulaire qui permettront de classifier et de caractériser d’autres ensembles de khatchkars à l’aide d’une terminologie unifiée et précise. Des planches schématiques illustrent la diversité des structures formelles et plusieurs répertoires présentent la richesse des ornements qui sont rigoureusement reproduits. La totalité des inscriptions est retranscrite et commentée, permettant ainsi de lever peu à peu le voile sur les secrets de ces témoins silencieux de l’histoire arménienne.

« Le principal intérêt des chercheurs était de préparer non seulement un dossier complet sur ces khatchkars de petites dimensions, mais aussi de fournir un outil fiable pour d’autres études, y compris celles concernant l’évolution du style et des compositions formelles. » (Dickran Kouymjian)

Cette contribution majeure consacrée aux pierres à croix arméniennes est le fruit d’une complicité entre deux chercheurs qui ont mis leur passion au service de ce patrimoine millénaire.

Haroutioun Khatchadourian est ingénieur Supelec de formation, spécialiste des systèmes d’information. Dès 1984, parallèlement à son activité professionnelle, il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO. Il effectue plusieurs missions en Arménie, en Turquie et en Iran dans le but de mener un travail archéologique spécifique sur les khatchkars.

Michel Basmadjian est directeur d’un établissement médico-social de protection de l’enfance. Intéressé très tôt par l’architecture médiévale arménienne, il s’engage dans l’étude des monuments et s’implique dans la diffusion de ce patrimoine particulièrement menacé en Turquie. Il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO et lors de ses nombreux voyages d’étude en Arménie, en Turquie et au Moyen Orient, il réunit une documentation riche et inédite sur les khatchkars.


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Mots-clés : arts, Iran, Perse, christianisme, arménie, Palestine, stèle, Terre sainte, typologie, Croix, Jolfa, Jowla




La Méditerranée des Arméniens

XIIe - XVe siècle

Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : Collectif, MUTAFIAN Claude (dir.)
Parution : 2014

La Méditerranée des Arméniens Zoom sur: La Méditerranée des Arméniens

Ce livre est vendu en tant que ebook uniquement (format EPUB).
Prix (TTC) : 46 €

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ISBN 13 : 9782705338985
Pages : 398
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Illustrations : 16 pl. couleurs + ill. en N&B

La juxtaposition des noms « Méditerranée » et « Arméniens » peut paraître artificielle quand on évalue sur une carte la distance entre l’Arménie, enclavée à l’est de l’Asie Mineure, sans façade maritime, et la Méditerranée. Pourtant, les relations entre ces deux entités ont été intenses durant plusieurs siècles. En effet, pour des raisons liées aux invasions turques en Asie Mineure et à l’arrivée des croisés au Levant, il s’est créé au xiie siècle en Cilicie, dans l’angle nord-est de la Méditerranée, face à l’île de Chypre, une principauté arménienne, officiellement érigée en 1198 en un royaume d’Arménie hors du territoire de l’Arménie historique. 

Ainsi muni d’une ample façade maritime, ce royaume eut d’étroits contacts tant avec les puissances commerçantes méditerranéennes, en particulier Venise et Gênes, qu’avec l’Orient latin frontalier. Il fournit au royaume latin de Jérusalem trois reines, dont les deux premières : il était dès lors logique d’organiser dans la Ville sainte un colloque international consacré aux divers aspects de cette « Méditerranée des Arméniens ». On y traita en juillet 2009 des rapports arméno-latins au Levant, des relations du royaume avec l’ensemble de l’Orient chrétien, avec le monde musulman et avec les Mongols arrivés dans la région au xiiie siècle, sans oublier les intenses échanges artistiques et commerciaux.  

Après la chute de ce royaume, en 1375, une partie de la population arménienne se maintint en Cilicie, mais il y eut également un important flux migratoire dans diverses directions, en particulier vers les rivages aux mains des Génois, familiers des Arméniens, dont la Crimée que l’on peut considérer comme un prolongement de
la Cilicie arménienne.

 

Les Arméniens et l’Orient latin

  • DÉDÉYAN Gérard : L’attraction des Arméniens de l’Euphratèse vers Jérusalem à la première époque du royaume latin (1099/1100 – 1187)
  • MUTAFIAN Claude : Les reines arméniennes de Jérusalem et la fondation de la cathédrale des Saints-Jacques
  • CHEVALIER Marie-Anna : L’ordre de l’hôpital et la défense de l’Arménie : Enjeux d’une présence et moyens mis en oeuvre
  • COUREAS Nicholas: Friend or Foe? The Armenians in Cyprus as others saw them during the Lusignan Period (1191-1473)
  • LA PORTA Sergio: King Lewon I: The Last Roman Emperor
  • HALFTER Peter : La couronne d’Arménie : Un document récemment découvert, illustrant les relations entre l’empereur Frédéric II et le roi Hét‘oum Ier
  • BOZOYAN Azat : La réception du droit franc en Arménie
  • OUZOUNIAN Agnès : Les Assises d’Antioche ou la langue en usage : remarques à propos du texte arménien des Assises d’Antioche

 

Les Arméniens et l’Orient non latin

  • TCHOBANIAN Pavel : La lutte des Arméniens pour la préservation des monastères de Jérusalem (XIIe-XVe siècle)
  • SCHMIDT Andrea : Manuscrits arméniens de la chronique de Michel le Syrien dans le fonds patriarcal de Jérusalem
  • AMITAI Reuven: Dangerous Liaisons: Armenian-Mongol-Mamluk Relations (1260-1292)
  • STEWART Angus: Alliance with the Tartars: the Armenian kingdom, the Mongols and the Latins

 

Les aspects économiques

  • BAIS Marco : Documents de la chancellerie du royaume d’Arménie en Cilicie : traductions et traducteurs
  • BALARD Michel : Les Arméniens dans les comptoirs génois d’Orient
  • JACOBY David: The Economy of the Armenian Kingdom of Cilicia: Some Neglected and Overlooked Aspects
  • MAURER Herbert: The Metaphysics of Coffee

 

Les aspects artistiques

  • BASMADJIAN Varvara : Quelques remarques sur la représentation du Jugement dernier dans la miniature arménienne (XIe-XVIe siècle)
  • IMHAUS Brunehilde : L’église arménienne de Famagouste. Description et historique de sa réhabilitation (XIVe-XXe siècle)
  • PRINGLE Denys: Crusader Castles and Fortifications: The Armenian Connection
  • KOUYMJIAN Dickran: Vézelay, the Arabs and the Armenians
  • HUMMEL Thomas: Levonian, a Pioneer in the History and Exploration of the Secular and Holy Sites of Van

 


Mots-clés : Histoire-Géographie




Les consulats français d'Alexandrie et de Massaoua

Destins croisés

Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705339043
Pages : 90
Format (mm) : 130x200
Poids : 120g

L’histoire de la présence diplomatique française à Alexandrie et à Massaoua retrace l’aventure des consuls installés dans ces ports mythiques de la Méditerranée et de la Corne de l’Afrique. Cette histoire commença en 1182, lorsqu’un marchand de Montpellier, installé à Alexandrie, fut nommé fondé de pouvoir du comptoir commercial de sa ville, et prit le nom de consolat de mar. Puis, l’évolution de la fonction consulaire dans l’Empire ottoman et son emprise géographique dans les marges du royaume d'Abyssinie constituèrent autant d'accroches de l'étude de l'influence française dans cette partie du monde.

Jean-François Faü, historien et diplomate, est actuellement directeur du département « Culture et patrimoine » de l’Université internationale Senghor à Alexandrie et chercheur associé au Centre Français des Études Éthiopiennes d’Addis Abeba. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages concernant les minorités en Orient, aux débuts du monde musulman. 


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Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, France, Diplomatie, Alexandrie, capitulation, consul




Le Dieu garou

Auteur(s) : MASSON Michel
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705338800
Pages : 296
Format (mm) : 160x240
Poids : 480g

Un singe. Un singe qui est un chat. Qui est un hibou. Mais aussi un insecte, un androgyne nymphomane et adonné à la boisson, un monstre nocturne enfantin et balourd, un redoutable magicien porteur de chance et de malchance, supplié, supplicié. Tel est le Maimone, cette puissante entité dionysiaque que l’auteur nomme le Dieu garou et qu’il nous fait progressivement découvrir.

Partant de faits apparemment  confinés à la Sardaigne, il montre qu’ils relèvent en fait d’une réalité bien plus générale, celle d’un ensemble de croyances attestées dès l’Antiquité et qui ont perduré au moins jusqu’au Moyen âge dans un espace coïncidant en gros avec celui de l’Empire romain.

Cette contribution à l’anthropologie est étayée par une analyse linguistique minutieuse qui met principalement en jeu les langues romanes et quelques autres. 

Linguiste, auteur de plusieurs ouvrages, Michel Masson est professeur émérite à l’Université de Paris-3.

 


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Mots-clés : Linguistique-Dialectologie, arabe, anthropologie, linguistique, Italie, animal, étymologie, ivresse, Sardaigne, sexualité, tradition populaire




Le Livre des clés pour la médecine

ou la Méthode à l'usage des étudiants

Auteur(s) : IBN HINDU Abu al-Faraj 'Ali ibn al-Husayn
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705338886
Traduction : Floréal Sanagustin
Pages : 174
Format (mm) : 125x200
Poids : 200g

Le livre des clés pour la médecine ou la méthode à l'usage des étudiants est l'œuvre d'un contemporain du grand Avicenne, le logicien et médecin Ibn Hindû (ca. 954-1019 ou 1029). Natif de Rayy, il compta parmi ses maîtres Abû al-Khayr ibn al-Khammâr (m. 1017) pour la médecine, et Abû al-Hasan 'Alî al-Amirî (m. 992) pour la philosophie. Son intérêt marqué pour la transmission du savoir et ses talents de pédagogue contribuèrent grandement à établir sa réputation au point que ses cours étaient très suivis. Dans le présent traité, sorte d'introduction à l'art médical destinée aux étudiants, l'auteur va à l'essentiel, en martelant des vérités qui lui semblent indiscutables : la médecine est une science rationnelle, son argumentation repose sur la logique, ses liens à la philosophie sont évidents, mais son champs d'intervention demeure plus étroit car si la philosophie inclut la médecine, l'inverse ne se vérifie pas, elle est un des arts les plus nobles puisqu'elles s'intéresse au plus noble des êtres : l'homme.

Floréal Sanagustin est titulaire de l'agrégation d'arabe et d'un doctorat d'Etat ès lettres arabes. Il est professeur de langue et civilisation arabes à l'Université Lumière-Lyon 2 et chercheur à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon. On lui doit plusieurs ouvrages sur l'histoire des sciences arabes et les rapports entre philosophie et médecine.


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Mots-clés : Histoire des sciences et des techniques, médecine, philosophie, logique, pharmacie




Babatha

Une vie ou L'humble vérité

Auteur(s) : HAMIDOVIĆ David
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705338930
Pages : 32
Format (mm) : 125x200
Poids : 50g
Illustrations : 1 carte + 1 fac-similé de contrat

Une femme juive au IIe siècle de notre ère au prisme de l'histoire culturelle.


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Mots-clés : Religions-Mythologies, Bible, Judaïsme, droit, mariage, foncier, juif, leçon inaugurale




De Gaulle et le Liban - Les Libanais et de Gaulle

Regards croisés sur une relation - Textes rassemblés par Clotilde de Fouchécour

Auteur(s) : Collectif
Parution : 2014

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ISBN 10 : 2705338978
ISBN 13 : 9782705338978
Pages : 66
Format (mm) : 210x280
Poids : 200g
Illustrations : photos N&B

Plaquette réalisée à l'occasion de la journée De Gaulle et le Liban qui s'est tenue au Sénat le 24 janvier 2014.


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Mots-clés : Ouvrages généraux et divers




Ikhwan as-Safa

Horizons d'un nouvel humanisme

Auteur(s) : QUINTERN Detlev
Parution : 2014


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ISBN 10 : 2705338961
ISBN 13 : 9782705338961
Traduction : de l'allemand par Jürgen Brankel
Pages : 156
Format (mm) : 160x240
Poids : 250g

Ikhwan aṣ-Ṣafa, les Frères de la pureté, exercèrent leurs activités pendant la deuxième moitié du xe siècle, sous le califat des Abbassides qui avait pour siège Bagdad. Le collège des philosophes et des scientifiques dont nous ignorons les noms, a composé une œuvre volumineuse, en 52 traités, ayant pour objet les sciences, depuis A comme anthropologie, jusqu’à Z comme zoologie. Partant de la philosophie des nombres et des mathématiques, les Frères de la pureté se basèrent sur une approche déduite d’une cosmologie scientifique de la plus grande actualité, car pluriculturelle.

Sur la base d’une cosmologie métathéorique reprenant des notions de l’histoire des idées gnostiques, Ikhwan aṣ-Ṣafa déployèrent le concept de raison qui, partant d’une rationalité insérée dans l’éthique, est orienté vers l’harmonie de l’homme, de la société, de la nature et du cosmos. L’humanisme des Ikhwan aṣ-Ṣafa est de plus inspiré par une éthique inter et trans-religieuse. Aussi, l’œuvre des Frères de la pureté gagne à être redécouverte car elle préfigure des issues à la crise de l’homme et des sciences et actualise les perspectives d’un humanisme qui sommeille dans l’histoire de la philosophie et des idées.

Detlev Quintern est né en 1960, est docteur en sciences historiques, enseigne à l’université de Brême (sciences culturelles, philosophie politique). Ses domaines d’investigation sont surtout l’éthique universaliste (Nouvel Humanisme, New Enlightenment), histoire de la culture et des sciences dans l’Orient et dans l’Occident et leur visualisation muséale. Il est directeur pour le développement et l’enseignement de la Fondation Prof. Fuat Sezgin de l’histoire des sciences en Islam à Istanbul.


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Mots-clés : Philosophie-Philologie, Bagdad, gnose, insaniyat, platonisme




Revue des Traditions Musicales des Mondes Arabe et Méditerranéen RTM n°7

Sémiotique et psychocognition des monodies modales (2)

Collection : Revue des Traditions Musicales - RTM
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2013


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Tome : 2
Format (mm) : 160x240


Mots-clés : musicologie, musique, RTM




Les Médiateurs de la Méditerranée

Auteur(s) : Collectif, REYNIER Christine (dir.), THERENTY Marie-ève (dir.)
Parution : 2013


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ISBN 10 : 2705338893
ISBN 13 : 9782705338893
Publication : Co-édition MSH-M
Pages : 328
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Illustrations : Qqs illustrations N&B

Depuis longtemps source de fascination et d’inspiration des artistes, la Méditerranée est aussi et avant tout un espace inventé, une idée en mutation constante qui a été façonnée au cours de l’histoire par différents acteurs et passeurs, historiens, géographes, hommes politiques, voyageurs ou écrivains. Attirante ou répugnante, lumineuse ou mystérieuse, paysage de carte postale ou terre de mémoire, elle demeure insaisissable et protéiforme.

Si la Méditerranée a suscité de nombreuses études, il est rare que le lien entre cette notion complexe, sa représentation et le support utilisé pour la médiatiser soit exploré. Cet ouvrage s’intéresse aux vecteurs de cette médiation et se penche sur l’empreinte que la Méditerranée a laissée à la fois sur les genres littéraires (les récits de voyage, les romans, la poésie, les journaux intimes et les essais) et les médias qui l’ont représentée (livres, revues, journaux, brochures, radio…). Réfléchir dans cette perspective à la façon dont des écrivains, des journalistes, des penseurs et même des humoristes venant de pays variés mais notamment de France et d’Angleterre ont contribué à façonner l’idée de Méditerranée entre le XIXe et le XXIe siècle, révèle comment cette idée a contribué en retour à réinventer les  genres littéraires et les médias qui la portent. 


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Mots-clés : Littérature-Histoire des textes, littérature, syrie, Voyage, nahda, colonialisme, durrell, homère, journalisme, presse, tahtawi




Melchisédek

Formation, histoire et symbolique d'une figure biblique

Auteur(s) : BORD Lucien-Jean
Parution : 2013

Melchisédek Zoom sur: Melchisédek

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ISBN 10 : 2705338909
ISBN 13 : 9782705338909
Pages : 205
Format (mm) : 160x240
Poids : 330g

Apparaissant dans un épisode presque marginal de la geste abrahamique et dans un Psaume, le personnage de Melchisédek allait connaître un destin littéraire exceptionnel à l’époque intertestamentaire et dans les premiers siècles chrétiens. Argument de démonstration de ce texte christologique majeur constitué par le chapitre septième de l’Épître aux Hébreux, élément de la controverse judéo-chrétienne des deux premiers siècles, inspirateur des courants gnostiques et hérétiques qui proliférèrent autour de la jeune Église en ses premiers siècles d’existence, Melchisédek retint, génération après génération, l’attention des Pères de l’Église avant de capter celle des iconographes et autres illustrateurs médiévaux. Mais la figure du roi-prêtre n’a cessé d’évoluer et si, au départ, il nous est présenté comme un souverain sacerdotal cananéen, à l’arrivée, le type abouti nous apparaît dans la célèbre sculpture de Reims, dite communion du chevalier, sous les traits d’un prêtre catholique latin donnant la communion à un banneret en haubert.

Le long chemin qui mène de l’un à l’autre constitue une véritable histoire de l’exégèse biblique de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge et nous invite à une enquête en amont des représentations mélchisédéciennes qui ont fleuri au XIIe siècle pour tenter de comprendre comment on est passé du roi sacerdotal de l’Écriture au Melchisédek eucharistique de la sculpture de Reims.

Bénédictin, membre de la Société Asiatique et de la Société d’Histoire Religieuse de la France, diplômé de l’Université de Strasbourg (Faculté de théologie catholique) et de l’Université de Poitiers (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale), Lucien-Jean Bord est bibliothécaire et archiviste de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé.


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Mots-clés : Religions-Mythologies, Bible, exégèse, Moyen Âge, Antiquité, dogme chrétien, eucharistie, iconographie médiévale




Benta'el

Fille de l'alphabet

Auteur(s) : SNEIFER Régina
Parution : 2013


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ISBN 13 : 9782705338923
Pages : 159
Format (mm) : 140x200
Poids : 170g

Dans la cité phénicienne de Byblos, l’alphabet s’éveille, s’étire puis se met en marche. Il devient un chemin qui se trace depuis plus de 3000 ans dans la géographie de l’esprit aux nuances du vivant.  Ses vingt-deux traits renvoient à autant de noms dont le sens a glissé avec l’histoire. Les premiers bâtissent la « maison ». Dans un même « souffle » s’affrontent la mort et la vie. Comme des armes, les autres brisent des murs. Un alphabet « source » et « œil », témoin lucide d’une mémoire fuyante où la condition humaine retourne à soi.

Entre les déchirures des terres d’Orient et les rationalités occidentales, l’auteur recompose ces morceaux de notre origine. Fulgurances de mémoire, de vie et d’amour, cette quête ensoleillée dessine aussi une belle réponse aux identités meurtrières.

Diplômée des Hautes Etudes Commerciales (HEC), Régina Sneifer est cadre d'un groupe international et spécialiste d'études géopolitiques et stratégiques. Auteure de plusieurs ouvrages sur la guerre du Liban, elle propose ici un conte humaniste plongeant ses racines phéniciennes dans une connaissance poétique et intime de la lettre et de l'âme humaine.


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Mots-clés : Littérature-Histoire des textes, Liban, langue, grec, alphabet, phénicien




Études Syriaques 10

Les églises en monde syriaque

Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BRIQUEL CHATONNET F. (dir.)
Parution : 2013


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ISBN 13 : 9782705338862
Pages : 578
Format (mm) : 160x240
Poids : 1050g
Illustrations : nombreuses illustrations N et B et couleurs

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...). 

 

Ce volume est consacré aux églises, à la fois monuments et lieux de prière et d’identité des communautés de langue syriaque. On peut certes s’interroger sur la pertinence du concept puisqu’il repose sur une définition linguistique. La question qui se pose est celle-ci : la notion d’« église syriaque » est-elle pertinente ? Y a-t-il un modèle commun aux communautés de langue syriaque, répandu dans son schéma de base dans toutes les zones concernées, et distinct de celui des églises des communautés grecques, arméniennes ou coptes par exemple ? Une deuxième question en découle : à l’intérieur de cet ensemble, la nécessaire diversité est-elle surtout géographique ou liée au rattachement à telle ou telle Église ? Dans une même région, les églises appartenant à des communautés différentes suivent-elles le même modèle ?

L’archéologie des églises orientales n’en est qu’au début de son histoire. Des études monographiques, des fouilles, des synthèses partielles sont nécessaires pour espérer offrir une vue complète. Le but de cet ouvrage est d’abord de montrer l’intérêt de cette question, de faire connaître un patrimoine aujourd’hui menacé, d’attirer l’attention sur la nécessité de le protéger, de le décrire, de l’enregistrer, à un moment où la négligence, la malveillance, les guerres mais aussi des restaurations aussi enthousiastes qu’intempestives le mettent en danger. 

Vue panoramique des régions où se développèrent des communautés de langue syriaque et approche régionale mettant en exergue les spécificités liées à la géographie et à l’appartenance confessionnelle ont été associées pour dresser un premier inventaire de ce patrimoine architectural.

Parler d’églises c’est bien sûr parler d’architecture, mais aussi de liturgie et d’appropriation de l’espace par la pratique. Comment a-t-on parlé des églises dans les textes anciens ? Comment la liturgie a-t-elle conditionné le plan architectural ? Comment s’est-elle déployée dans la pierre ? Comment l’église se fait-elle Église ? Les églises ne sont pas seulement des bâtiments, elles sont le lieu de vie d’une communauté religieuse, le lieu où elle affirme son identité, où elle se met en scène. Les églises marquent le paysage, mais sont aussi le lieu de réalisation de la vie ensemble et la mise en forme visuelle d’une foi.


Mots-clés : Archéologie-Architecture




La condition privée de la femme dans le droit musulman

Auteur(s) : EL-YAFI Abdallah
Parution : 2013


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ISBN 13 : 9782705338855
Pages : 175
Format (mm) : 160x240

L’islam est une évolution des mœurs et des mentalités et Mahomet est un réformateur des coutumes de la période préislamique. L’amélioration du sort de la femme, les réformes pour son émancipation et l’acquisition des droits dictées par le souci de respect et de dignité à son égard sont un axe majeur de la nouvelle religion. Écrit au début du siècle dernier, en 1925, cet ouvrage par une analyse audacieuse et bien argumentée, avance que l’islam a mis la femme et l’homme sur un même pied d’égalité dans les deux domaines civil et religieux. S’il fait preuve d’objectivité en reconnaissant que la femme souffre de certaines règles juridiques qui lui sont défavorables, l’auteur met en cause, avec courage, les doctrines rétrogrades de certains jurisconsultes musulmans. Des siècles durant, certains d’entre eux ont dénaturé, modifié, transformé, atrophié le hadīth selon leur propre interprétation. Ceci en particulier dans les domaines du voile, de la claustration, 
de la polygamie et de la répudiation. Pour Abdallah el-Yafi, la législation mahométane a consacré l’égalité des deux sexes dans le domaine de l’intelligence et de la raison. Devant l’inégalité des droits entre homme et femme, en termes de succession et de témoignage, il sait nous convaincre, par la subtilité de son raisonnement, de la justesse des préceptes de l’islam.


Premier musulman libanais, docteur en droit de la Sorbonne, Abdallah El Yafi (1901-1986) a été sensible aux libertés et à la démocratie françaises. C’était un nationaliste arabe œuvrant pour l’indépendance de son pays. Pressenti par le président de la République Émile Eddé pour son instruction et sa culture, ce dernier le charge 
de former le gouvernement en 1938. Il occupera ce poste par onze fois. Dès 1943, il combat le confessionnalisme politique appliqué au Liban dans la distribution des portefeuilles. Dans sa lutte pour les droits de la femme, il a fait partie d’un groupe d’intellectuels et de juristes qui ont octroyé à la femme, en 1953, le droit de voter et d’être éligible au Parlement.


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Mots-clés : Religions-Mythologies, islam, anthropologie, droit, femme




Tuer pour Dieu

Rapport à la violence et sa légitimité dans le judaïsme ancien

Collection : Orients sémitiques
Auteur(s) : ENCEL Stéphane
Parution : 2013


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ISBN 13 : 9782705338725
Pages : 320
Format (mm) : 160x240

Le monothéisme conduirait-il ontologiquement à la violence ? Serait-ce le zèle pour Dieu qui porterait potentialité de tuer en son nom ? Le judaïsme se confronta très tôt à cette question d’une formidable complexité : peut-on, et à quelles occasions, contrevenir au sixième commandement et porter atteinte à son prochain ? Moïse et Pinhas, Jérémie et les Maccabées, les zélotes, Yohannan ben Zakkaï e Jésus ont respectivement à estimer la situation de leur temps et à délimiter des espaces de violence contenue, interdite ou au contraire impérative. L’enjeu est considérable, puisque la légitimité d’une telle violence est originée à la source de la justice divine, et du nécessaire combat pour sa défense ; à travers toute l'histoire du judaïsme ancien, c’est l’une des controverses majeure et existentielle, clivant différentes interprétations internes des textes sacrés, qui, toutes, se positionnent vis-à-vis d’un contexte externe : religieux, politique ou géopolitique. Une logique générale se dégage-t-elle de cette fresque millénaire ? La violence comme son refus sont tous deux des choix, et les hommes souhaitent chaque fois créer les conditions de l’avènement du royaume de Dieu et de la paix universelle. Ultimement, c’est le libre arbitre du croyant qui est ainsi sollicité.


Stéphane Encel est docteur en histoire des religions (Paris IV), spécialiste du judaïsme ancien. Il poursuit ses recherches sur la période du second Temple. Il est professeur de culture générale et d’interculturalités religieuses à l’ESG Management School.


Mots-clés : Religions-Mythologies




Les divinités d'Europos-Doura

Personnalité et identité (301 AV. N.È. - 256 DE N.È. )

Auteur(s) : DUCHÂTEAU Marie-Emmanuelle
Parution : 2013

Les divinités d'Europos-Doura Zoom sur: Les divinités d'Europos-Doura

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ISBN 10 : 2705338640
ISBN 13 : 9782705338640
Pages : 710
Format (mm) : 160x240

Cet ouvrage porte sur l’étude de l’évolution de la personnalité et de l’identité des divinités d’Europos-Doura, depuis sa création vers 300 av. n. è., à sa chute, en 256 de n. è., à la lumière du renouvellement des données archéologiques actuelles. Pour cela, nous disposons pour cela d’une petite centaine d’inscriptions grecques et sémitiques, de sculptures et de peintures d’époque romaine majoritairement. Notre démarche est comparatiste et philologique, ce qui permet de réévaluer les différentes origines des divinités et leur personnalité propre à Europos-Doura. Elle était la seule cité de cette époque – mis à part Hatra – à avoir accueilli trois civilisations différentes : grecque, partho-mésopotamienne et romaine. L’enjeu de ce travail est de connaître les raisons pour lesquelles une divinité indigène a été rapprochée d’une divinité grecque, l’identité d’un dieu n’étant jamais fixée. Europos-Doura apporte des renseignements uniques sur des divinités telles que Atargatis, Azzanathkona ou Aphlad, encore peu connues à l’heure actuelle. L’interaction culturelle entre des habitants d’origine différente au sein même de la cité influe également sur les choix d’une interprétation entre une divinité et une autre. Un dieu grec est-il honoré pour ses aspects grecs ou pour ceux du dieu avec qui il est assimilé ? Quel est l’impact réel d’une interpretatio graeca ou romana sur les cultes indigènes ? Notre objectif vise à analyser tous les facteurs susceptibles d’être à l’origine d’un changement dans l’identité de telle ou telle divinité et à savoir si un facteur type provoque un changement type. Cela nous permet de discerner, aux différentes époques de la cité, les tendances cultuelles propres à Europos-Doura, – originalité, conformisme ou les deux ? – et leur relation avec les tendances religieuses directrices de ces époques.

Marie-Emmanuelle Duchâteau est spécialiste d’histoire ancienne. Elle a participé aux fouilles archéologiques à Europos-Doura (Syrie) et à Amathonte (Chypre). Elle est actuellement professeur d’histoire-géographie et d'éducation civique.


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Mots-clés : Archéologie-Architecture, religion, mythologie, divinité, Doura, Europos




Qanbus, Tarab

Le luth monoxyle et la musique du yémen

Auteur(s) : Collectif, LAMBERT Jean (dir.), MOKRANI Samir (dir.)
Parution : 2013


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ISBN 13 : 9782705338749
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Poids : 290g

Le luth monoxyle qanbûs ou tarab a joué un rôle central dans la musique du Yémen jusqu’au milieu du XXe siècle. Actuellement en voie de disparition, il présente plusieurs énigmes sur le plan historique, organologique et anthropologique. Selon des hypothèses historiques plausibles basées sur l’iconographie et la philologie, sa genèse remonterait à une forme de luth monoxyle (fabriqué dans une seule pièce de bois). apparue pour la première fois en Asie centrale avant le début de l’ère chrétienne. Cette forme se serait ensuite diffusée dans le monde arabe à travers la Perse sassanide, puis jusqu’au Yémen entre le XIIIe et le XVIe siècle, et de là, dans l’océan Indien, dans le monde malais et le monde swahili, avec l’émigration yéménite. C’est à Sanaa que l’instrument est le mieux documenté, grâce aux témoignages d’histoire orale. Le livre porte une attention particulière à sa description morphologique, ainsi qu’à son analyse organologique et de lutherie comparée. En effet, cet instrument n’est pas seulement monoxyle, mais il est aussi mono-cave (le manche et la caisse ne formant qu’une seule cavité). Enfin, imprégné de la culture des lettrés et des artisans de Sanaa, ce luth fait l’objet de représentations anthropomorphiques qui suscitent de nombreuses questions anthropologiques et d’histoire des mentalités. Mais c’est certainement grâce à sa petite taille et à sa caisse monoxyle que cet instrument a résisté au puritanisme et a traversé les océans.

Contributeurs : Pierre d’Hérouville, Nizār Ghānim, Werner Graebner, Larry F. Hilarian, Muḥammad al-Jumā‘ī, Jean Lambert, Samir Mokrani, Christian Rault.


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Mots-clés : musicologie, musique, Yemen, luth







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Études syriaques 3

Les liturgies syriaques

Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, CASSINGENA-TRÉVEDY F. (dir.), JURASZ I. (dir.)
Parution : 2006

Études syriaques 3 Zoom sur: Études syriaques 3

Ce livre est vendu en tant que ebook uniquement (format EPUB).
Prix (TTC) : 45 €

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ISBN 10 : 2705337830
ISBN 13 : 9782705337834
Pages : 300
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
Illustrations : 8 pl. couleurs

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).

C’est en servant de véhicule à des genres proprement liturgiques, telles que l’hymne (madroso) et l’homélie métrique (mimro), que le dialecte de l’Osrhoène s’est rapidement distingué pour connaître la fortune littéraire que l’on sait. La « syriacité », comme culture, est née pour ainsi dire à l’ombre de la liturgie et a toujours trouvé en elle, jusque dans les situations précaires qui sont aujourd’hui les siennes, un signe identitaire de premier ordre autant qu’un facteur de cohésion. Qu’il s’agisse du vaste ensemble monumental du massif Calcaire, de la foisonnante production d’anaphores syro-occidentales, de l’hymnographie d’Éphrem ou des bréviaires, nous retrouvons partout la marque d’une même vitalité créatrice. Reste qu’à raison de la conservation d’archaïsmes remarquables, mais aussi de la multiplication des structures rituelles qu’ont entraînée les grandes ruptures théologiques consécutives à Chalcédoine, l’attraction byzantine et les divers rattachements à Rome, ce monde singulièrement pluriel se présente à notre regard occidental, souvent sommaire et mal averti, sous un aspect quelque peu touffu et insaisissable.

Aussi un ouvrage tel que celui-ci trouvait-il toute son opportunité. Tenant compte, non seulement de la complexité propre au domaine syriaque, mais de la richesse inhérente au fait liturgique en lui-même, il propose une approche plurivoque des faits, en procédant depuis les grandes dimensions que tout système liturgique met en forme – à savoir l’espace et le temps – vers les ensembles rituels majeurs, les documents qui les consignent et tel ou tel élément typique.

Utile à quiconque désire tout simplement se faire des idées plus claires et plus distinctes en la matière, ce volume se recommandera certainement aussi, par sa méthode, auprès des liturgistes proprement dits, étant bien entendu que si parfois les pierres se taisent, il n’est de liturgie que des vivants.


Mots-clés : Religions-Mythologies, christianisme, Bible, osroène




Études syriaques 9

L'hagiographie syriaque

Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BINGGELI André (dir.)
Parution : 2012


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ISBN 13 : 9782705338718
Pages : 306
Format (mm) : 160x240
Poids : 540g
Illustrations : 16pl. couleurs

 

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche Orient et de l’Inde…).

Lorsqu’on pense aux saints syriaques, ce sont d’abord les noms célèbres de Syméon Stylite, Éphrem le Syrien, Jacques l’Intercis ou Fébronie de Nisibe et les récits exemplaires de leurs hauts-faits qui viennent à l’esprit. Mais derrière ces saints syriaques qui ont acquis une notoriété internationale, les noms se comptent par centaines, et le champ couvert est si vaste qu’il n’a rien à envier au domaine grec ou latin. Comme dans les autres sociétés chrétiennes du pourtour méditerranéen, le culte des saints est dès l’origine constitutif de la culture syriaque. Trop longtemps négligée et victime des préjugés concernant un genre considéré comme mineur et partial, la littérature hagiographique, loin de se limiter au domaine strictement religieux, se révèle au contraire une source de premier plan pour qui souhaite appréhender l’histoire sociale et culturelle des chrétientés d’Orient dans la durée, mais aussi leurs rapports aux pouvoirs en place qui se sont succédé en Orient depuis Rome jusqu’aux Ottomans. Qu’elle concerne les martyrs chrétiens de l’Empire perse ou ceux de l’islam, cette littérature apparaît en effet comme un des lieux privilégiés de la construction et de l’affirmation identitaire des communautés syriaques.

Cet ouvrage collectif donne à voir la variété et la richesse de cette production hagiographique encore connue des seuls spécialistes. Les approches transversales, à la fois typologiques, régionales, et thématiques ont été privilégiées. Mais ce panorama de la littérature hagiographique syriaque, s’il se concentre sur la période médiévale, propose aussi une ouverture sur des disciplines sœurs avec laquelle l’hagiographie interagit, en particulier la liturgie, l’historiographie et l’histoire de l’art.

L’hagiographie syriaque n’est pas un domaine clos sur lui-même et les histoires des saints du monde syriaque se sont transmis à d’autres communautés chrétiennes depuis le Proche-Orient (Égypte, Arménie, Géorgie), jusqu’à Byzance et l’Occident latin, tout comme inversement le propre syriaque s’est enrichi de multiples emprunts. Ce volume de synthèse s’adresse donc aussi bien aux syriacisants qu’à ceux qui s’intéressent plus largement à l’hagiographie, mais aussi aux transferts religieux et culturels autour du bassin méditerranéen.



Mots-clés : Religions-Mythologies, Perse, christianisme, art, méditerranée, femme, byzance, martyrs, sicile, saints




Études syriaques 8

Les mystiques syriaques

Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, DESREUMAUX Alain (dir.)
Parution : 2011


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ISBN 10 : 2705338543
ISBN 13 : 9782705338541
Pages : 256
Format (mm) : 160x240
Poids : 410g

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).

Les mystiques syriaques Profondément liées aux pratiques ascétiques et recherches spirituelles monastiques, les œuvres mystiques syriaques ne se confondent cependant pas avec elles. Elles construisent des visions théologiques qui participent nécessairement aux débats dans les institutions ecclésiales que ce soit chez les syriaques occidentaux ou les syriaques orientaux. Redevables de l'héritage philosophique grec, des auteurs syro-occidentaux ont élaboré des pensées mystiques et l'œuvre du Pseudo-Denys a été déterminante dans la mystique sacramentaire de la théologie miaphysite. C'est côté oriental que la tradition mystique a été la plus riche et a fleuri, en Mésopotamie mais aussi sur les bords du golfe Arabo-Persique dans le Bet Qatraye, où l’on se souvient d’écrivains fameux comme Isaac de Ninive, Dadisho du Qatar, Martyrios Sahdona, Jean de Dalyatha ; mais qui connaît Shubhalmaran, Hananisho de Bet Qoqa ou Beh Isho de Kamul ?

En privilégiant des analyses thématiques et l’étude de motifs mystiques essentiels, l’ouvrage vise à attirer l’attention sur des œuvres et des auteurs qui, dans la formation et l’évolution des cultures syriaques, ont joué un rôle tout au long de l’histoire du Proche-Orient chrétien et musulman et qui se révèlent précieux pour l’historien.


Mots-clés : Religions-Mythologies, christianisme, érémétisme, martyrs, monastère, Tur Abdin, ascèse, Pseudo Denys





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