Collection : KBN
Auteur(s) : HAMMAD Manar (dir.)
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337687
ISBN 13 : 9782705337681
Tome : 2
Pages : 218
Format (mm) : 210x270
Poids : 500g
En se plaçant dans la filiation de la revue Kêmi (née en 1928), mais en élargissant son propos à l'ensemble de l'Orient Ancient, la revue de Kêmi à Birīt Nāri propose des contributions qui étudient les grandes civilisations de l'Orient Ancient, replacées dans un contexte spatial et temporel plus large, afin de mettre en évidence les événements précurseurs, les interactions et les différents développement qui ont pu en naître.
Sommaire du volume :
Auteur(s) : PAPIN Jean
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337679
ISBN 13 : 9782705337674
Pages : 138
Format (mm) : 160x240
“Lorsque l’on tente d’aborder l’essentiel par la parole ou l’écrit, c’est-à-dire finalement par la pensée, le discours s’émaille le plus souvent de termes clefs, tous chargés d’un lourd atavisme culturel et religieux. Dans nos langues, ceux de la triade Dieu-âme-esprit détiennent sans aucun doute la suprématie de la pesanteur. Ils ont remporté la victoire de la longévité, la victoire de l’usure, celle du sublime et de la confusion, la victoire inévitable de tout concept triomphant qui peut se traduire et se condenser en un seul mot. … Sous prétexte de candeur ou de respect, devrions-nous aussi subir les séductions obscures et succomber au chant enjôleur des sirènes ? Ou tolérer la stratégie envoûtante de l’araignée ? ”
Chercheur solitaire, Jean Papin se consacre depuis de nombreuses années à la pratique, à l’écriture et à la traduction de textes sanskrits concernant le yoga, la philosophie et le tantrisme du Nord de l’Inde. Son vif intérêt pour la physique la plus récente lui a permis de déceler d’insoupçonnées et troublantes analogies avec la tradition spanda, dite de la “vibration”, originaire du Cachemire.
Collection : Société d'histoire de l'Orient
Auteur(s) : TOUZARD Anne-Marie
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337652
ISBN 13 : 9782705337650
Pages : 318
Format (mm) : 160x240
La présente monographie retrace la carrière mouvementée du drogman (interprète) Etienne Padery, initialement missionné, en 1714, par l’ambassadeur de France à Constantinople pour accompagner un envoyé persan à la cour de Louis XIV.
Après moult péripéties, cet ambassadeur, Mohammad Rezâ Beg, fut reçu en grand apparat à Versailles (19 février 1715). Un nouveau traité franco-persan, modifiant celui de 1708, avec des “provisions” plus favorables au commerce français fut signé le 13 août 1715. Louis XIV mourut peu après, le 1er septembre. C’est donc au début de la Régence que Padery fut chargé d’escorter l’encombrant Mohammad Rezâ Beg pour son retour en Perse, via la Russie. Mais après un voyage pénible, il quitta l’ambassadeur à Copenhague et rentra à Paris où il œuvra pour obtenir une mission en Perse. Une mission officielle, chargée d’obtenir la ratification du nouveau traité par la cour de Perse fut confiée à Ange de Gardane, qui s’embarqua à Marseille avec son frère François (mars 1716). De son côté, Padery s’efforçait de discréditer Gardane, qu’il jugeait incompétent, et briguait une mission en Perse afin de reprendre le projet d’alliance franco-persane pour la conquête de Mascate, ce qui aurait dû assurer la prépondérance du commerce français en Perse. Soutenu par le financier John Law - fondateur de la Compagnie perpétuelle des Indes (1719-1769) - et par le cardinal Dubois, Padery obtint du Régent une mission “secrète”.
La France était dès lors représentée en Perse par deux envoyés rivaux : Ange de Gardane, consul de France à Ispahan, et Padery, consul à Chiraz, placé sous ses ordres. C’est finalement Padery qui obtint, en 1722, la ratification du traité au moment où les Afghans envahissaient la Perse et mettaient un terme à la dynastie des Safavides, ce qui rendit immédiatement caduc ce nouveau traité. Les incessantes querelles des deux hommes donnèrent lieu à une abondante correspondance avec leurs supérieurs, ainsi qu’à la rédaction du “Compte au Roy” que Padery adressa à la cour de France dès son retour. Ces documents, conservés dans les archives diplomatiques françaises, donnent une image très vivante du caractère particulièrement complexe et ambigu de la diplomatie française de l’époque.
Basé sur une abondante utilisation des sources diplomatiques françaises, cet ouvrage constitue une version révisée de la thèse de Madame Anne-Marie Touzard, sur “Les relations franco-ottomano-persanes (1704-1725) à la lumière de la mission de Padery”, préparée sous la direction de M. Jean Calmard, et soutenue à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Sciences historiques et philologiques, Paris, Sorbonne, 1993.
Auteur(s) : GUIGNARD Michel
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337644
ISBN 13 : 9782705337643
Tome : 1 vol. + cd
Pages : 232
Format (mm) : 160x240
Poids : 550g
Illustrations : 17pl., 2 cartes
Cet ouvrage est le fruit de recherches menées dans les années soixante dans une société bédouine, encore essentiellement nomade, peu touchée par la modernisation. La musique savante des griots et la poésie étaient au cœur de la culture et jouaient aussi un rôle politique essentiel en exaltant l’honneur des chefs par la louange. Saisir la fonction de la musique c’est comprendre certains ressorts fondamentaux de cette société. Voir vivre ce troubadour qu’est le griot au milieu des siens, c’est donner un éclairage, au travers d’un exemple privilégié, sur les relations sociales entre les différentes strates de la société. La musique elle-même surprend par son caractère savant et son degré d’élaboration théorique. L’auteur qui a suivi l’enseignement de plusieurs griots renommés, a réussi à déchiffrer ses principales structures. Il s’agit d’une musique profondément originale, jalon précieux pour comprendre les interactions culturelles dans cette région, au carrefour des mondes arabe, berbère et soudanais.
La première édition de cet ouvrage est aujourd’hui une référence incontournable sur le sujet et un élément important dans le développement de l’ethnomusicologie, discipline relativement récente. Le texte initial a donc été conservé intégralement. Quarante ans après, une nouvelle société citadine est née, ouverte aux influences extérieures et les musiciens doivent répondre aux attentes d’un public nouveau. Ils s’y sont adaptés en créant une musique nouvelle, qui reste cependant typiquement maure. C’est l’objet du dernier chapitre de ce livre. Les enregistrements musicaux du disque compact joint au livre, ont été réalisés dans les années soixante auprès de musiciens aujourd’hui disparus. Ils sont commentés en français, anglais et arabe et constituent une illustration précieuse des propos de l’auteur.
Michel Guignard, aujourd’hui retraité, a suivi un parcours atypique. Polytechnicien, il est aussi diplômé en psychosociologie, discipline qu’il a pratiquée pendant plusieurs années dans les structures de formation de l’Armée de Terre, ainsi qu’au Burkina Faso dans le projet de Formation des Jeunes Agriculteurs. Mais c’est à la Mauritanie qu’il a consacré l’essentiel de ses recherches. Après un séjour de deux ans et demi comme officier dans le nord du pays (1962-1965), quatre mois de nomadisation individuelle (1965) et deux missions du CNRS avec Germaine TILLION (1966 et 1967), ont abouti à la première édition de cet ouvrage. Un séjour d’un an à Nouakchott (1972-1973) et de nombreuses missions plus courtes, lui ont permis d’approfondir sa connaissance du pays où il se rend tous les ans depuis 1999.
Collection : Revue Syria
Auteur(s) : LERICHE P. (dir.), DANDRAU A. (dir.)
Parution : 2005
ISBN 10 : 270533761X
ISBN 13 : 9782705337612
Tome : 5
Pages : 268
Format (mm) : 215x280
Cette cinquième livraison des Doura-Europos Etudes témoigne à la fois du renforcement de la MFSDE et du renouveau d’intérêt pour le site de Doura-Europos.
Fidèle à l’esprit des quatre précédents volumes, elle met à la disposition de la communauté scientifique les résultats provisoires des travaux de terrain de quatre campagnes de la Mission Franco-Syrienne de Doura-Europos et publie une série d’études sur le matériel issu de ces activités et de l’exploration archéologique ancienne du site.
Les recherches archéologiques menées au cours des campagnes 1994-1997 peuvent être regroupées en trois catégories principales :
- la poursuite des chantiers lancés dès les premières années d’existence de la mission, sur des monuments anciennement dégagés, mais non (ou mal) publiés, et qui nécessitent des mesures de préservation urgentes ;
- les chantiers ouverts plus récemment dans le cadre du programme de recherche sur les modalités de création de la ville, certains dans des secteurs déjà fouillés, d’autres dans des zones nouvelles pratiquement intouchées par les missions précédentes ;
- les opérations d’étude et de relevé, accompagnées parfois de nettoyage ponctuel, des vestiges anciennement dégagés ou de traitement du matériel obtenu au cours des travaux.
D’autres opérations de terrain sont constituées par les travaux de consolidation et de restauration partielle de certains édifices fouillés par les deux précédentes missions, des édifices dont l’état de dégradation était tel qu’il mettait en question leur survie même. Ces travaux, préparés par des opérations de fouille, ont été conçus de manière à permettre de procéder à des essais d’archéologie expérimentale dont on pourra ici constater tout l’intérêt scientifique.
Enfin, les études représentent une part importante de ce volume. Trois d’entre elles portent sur du matériel épigraphique et iconographique issu des fouilles anciennes menées sur le site de Doura-Europos. Mais les résultats des fouilles en cours s’accumulant, cinq de ces études ont pris pour objet des matériaux iconographiques, architecturaux et céramiques issus directement des chantiers de fouille de la MFSDE ouverts sur des objectifs qui n’avaient pas été concernés par l’activité des missions antérieures.
Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MAKKI Hassane
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705336974
ISBN 13 : 9782705336974
Pages : 145
Format (mm) : 130x200
Poids : 200g
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean, MUGG J-P
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337504
ISBN 13 : 9782705337506
Publication : co édition Gerfaut
Pages : 250
Format (mm) : 130x200
Ce livre est né de la rencontre de deux passions également partagées par ses auteurs : la cynégétique et la lexicographie, et d'une constatation : la connaissance de ces mots diminue au fil des ans. Il serait cependant regrettable que le vocabulaire particulièrement riche propre aux diverses disciplines qui constituent l'art cynégétique - et qui reste l'un des domaines de la lexicographie française où la vieille langue cohabite aisément avec les vocables les plus récents - disparaisse. Pour tenter d'y remédier, ce volume explroe plus de quatre mille mots et expressions. Au fil de leurs recherches, les auteurs ont pu relever que la spécificité des termes cynégétiques n'atteint jamais à cette technicité parfois outrée qui donne naissance aux néologismes jargonnants. Cela ne viendrait-il pas du fait que ce vocabulaire a mis longtemps à s'établier, plus de dix siècles. N'en irait-il pas du vocabulaire cynégétique, comme de la pratique elle-même ? La trompe de chasse a remplacé le huchet, mais la pibole perpétue celui-ci ; l'arquebuse à giboyer et ses descendants - fusil et carabine - ont remplacé l'arc, mais la chasse à l'arc est toujours pratiquée et connaît même un regain d'intérêt. Les vieux mots ont toujours leur place et les vocables récents trouvent aisément la leur : bel exemple de la manière dont le patrimoine linguistique peut et doit perdurer.
Auteur de plusieur ouvrages de linguistique ancienne et de lexicographie, Lucien-Jean BORD, est issu d'une vieille famille berrichonne où l'art et la tradition de la chasse se transmettent de génération en génération. Il a lui-même longtemps pratiqué la vénerie et la chasse à tir.
Vosgien, c'est-à-dire né dans un terroir hautement cynégétique, le colonel (e.r.) Jean-Pierre MUGG est linguiste mais aussi archer et arquebusier. Il pratique aussi bien la chasse à l'arc que la chasse à tir et poursuit des recherches techniques de l'archerie primitive et ancienne.
Collection : Les livres d'art
Auteur(s) : DELMAS Gilles
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337601
ISBN 13 : 9782705337605
Pages : 104
Format (mm) : 310x250
Poids : 850g
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BRIQUEL CHATONNET F. (dir.), DEBIÉ M. (dir.)
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337598
ISBN 13 : 9782705337599
Pages : 172
Format (mm) : 160x240
Poids : 300g
Illustrations : 8 pl.
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Les inscriptions syriaques Ce volume collectif est consacré aux inscriptions syriaques, c’est-à-dire en araméen chrétien, des plus anciennes au 5e siècle de notre ère aux plus récentes produites encore de nos jours. Il offre ainsi un panorama sur les inscriptions syriaques de Syrie, de Turquie (syro-orthodoxes du Tur Abdin et syro-orientales du Hakkari), du Liban, du couvent Notre-Dame des Syriens en Égypte, d’Irak, d’Iran (région du lac d’Ourmia), d’Asie centrale (cimetières chrétiens de l’époque mongole), de Chine (de la stèle de Xian aux inscriptions de l’époque mongole) et du Kérala, au Sud de l’Inde. Il s’inscrit dans la préparation du Recueil des Inscriptions Syriaques (RIS) qui sera publié par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Chaque contribution, due au chercheur qui a la charge de publier le corpus correspondant, présente les particularités du groupe des inscriptions concernées, son contexte historique, culturel et ecclésial, et esquisse une typologie. Toutes soulignent l’apport de ces inscriptions à l’étude de l’histoire, de la langue, de la culture de chaque région et des différentes Églises et communautés.
Ce volume de synthèse s’adresse donc non seulement aux syriacisants mais aussi aux historiens étudiant les régions où des communautés syriaques ont fleuri et à toute personne qui s’intéresse à l’histoire de ces communautés.
Auteur(s) : LÉGERET-MANOCHHAYA Katia
Parution : 2004
ISBN 10 : 270533758X
ISBN 13 : 9782705337582
Pages : 144
Format (mm) : 150x210
Avec 1700 langues maternelles dont 18 officielles, l'Inde est une civilisation où le multilinguisme est omniprésent. Elle a généré, dans le théâtre dansé, un langage artistique et symbolique des gestes des mains d'une richesse unique au monde : les mudra et hasta. Répertoriée il y a environ 2000 ans dans le Natyasastra et transmise oralement de génération en génération, cette gestuelle passe outre la barrière des langues.
Ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure en philosophie, docteur en science de l'art, Katia Légeret est habilitée à diriger des recherches en esthétique (Paris 1 Sorbonne) et est responsable du département de danse au CICEP (MSH Paris Nord). Elle poursuit son enseignement universitaire à Paris 8 tout en menant une carrière internationale de Bharata-natyam sous le nom de Manochhaya.
Collection : Textes arabes chrétiens
Auteur(s) : BUTLÃN (Ibn)
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337571
ISBN 13 : 9782705337575
Traduction : DAGHER J., TROUPEAU G.
Pages : 64
Format (mm) : 130x200
« Le Banquet des prêtres » est un petit chef-d’œuvre de la littérature arabe chrétienne ayant pour auteur l’un des plus grands médecins du XIe siècle, le nestorien Ibn Butlan.
Dans ce récit en forme de maqâma ou « séance », genre littéraire inventé au siècle précédent par al-Hamadani, l’auteur, qui connaît bien le milieu clérical jacobite de Mardin, se livre à une satire, toujours humoristisque mais jamais méchante, des petits défauts de certains membres du clergé. Ceux-ci préfèrent mener une vie aisée et raffinée, grâce à la générosité de leurs paroissiens, plutôt que de se livrer à l’étude des disciplines ecclésiastiques comme : le chant liturgique, dont l’auteur analyse scientifiquement les huit modes, et l’éloquence sacrée, dont il fournit deux spécimens en prose rimée.
Joseph Dagher, docteur en linguistique arabe, est maître de conférences à l’Institut National des Langues Orientales où il enseigne l’arabe oriental. Il est l’auteur de plusieurs articles sur la linguistique arabe et la littérature proverbiale libanaise. Gérard Troupeau, agrégé d’arabe, professeur des Universités, a enseigné l’arabe littéral à l’Institut National des Langues Orientales et la philologie arabe à l’école Pratique des Hautes études. Il est l’auteur de nombreuses publications sur la littérature arabe chrétienne, la linguistique et la médecine arabes.
Auteur(s) : SAAÏDIA Oissila
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337563
ISBN 13 : 9782705337568
Pages : 466
Format (mm) : 160x240
Poids : 760g
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la contestation de la domination européenne dans le monde arabo-musulman s’intensifie. Au même moment, les missions catholiques font le constat de leur impuissance à obtenir des conversions parmi les musulmans. Dans ce contexte, les discours des responsables religieux, clercs catholiques et oulémas sunnites, tentent de prendre en compte la nouvelle donne sans pour autant rompre avec le passé.
Ce travail présente des acteurs dont l’autorité n’est pas contestée au sein de leur confession : al-Azhar, le mouvement réformiste autour du Manær, pour l’islam sunnite, congrégations religieuses (dominicains, jésuites et pères blancs) et autorités romaines, pour le catholicisme. L’ouvrage s’intéresse plus particulièrement au regard porté sur l’islam par les milieux missionnaires à travers leurs publications et leurs archives privées, mais entend aussi analyser l’approche sunnite du christianisme à partir de la revue al-Manaar, du périodique de l’Université al-Azhar et d’un cours magistral dispensé par un professeur de cet établissement.
Ces regards croisés éclairent la tentative inédite de dialogue qu’invente en 1941 une association cairote qui regroupe l’élite musulmane et chrétienne, les Frères de la pureté. Ces années, décisives pour la recomposition des relations inter-religieuses, mettent déjà en évidence les problèmes posés par un dialogue fondé essentiellement sur la comparaison des doctrines.
Oissila SAAÏDIA, agrégée et docteur en histoire, est actuellement maître de conférences à Strasbourg et membre du lahra (umr 5190, cnrs). Arabisante et contemporéanéiste, elle s’intéresse notamment aux enjeux religieux dans les pays musulmans de la Méditerranée au XXème siècle.
Auteur(s) : KANAFANI-ZAHAR Aida
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337555
ISBN 13 : 9782705337551
Pages : 205
Format (mm) : 160x240
Poids : 310g
Illustrations : 4 pl. couleurs
Avec ses dix-huit communautés - douze chrétiennes, cinq musulmanes et une juive -, le Liban est souvent considéré comme l’exemple type d’une société segmentée selon des critères d’appartenance religieuse.
Le grand mérite de l’ouvrage de Aïda Kanafani-Zahar est de nous faire découvrir, à partir d’une enquête localisée et approfondie, comment des Libanais vivent ensemble avec leurs différences religieuses. Certes, la mémoire des massacres est présente et les processus de réconciliation engagés entre des villageois druzes et chrétiens avancent pas à pas : sans effacer les crimes, il s’agit de vivre avec, de réapprendre à vivre ensemble avec ce passé-là. Le livre qu’on va lire se focalise sur le vécu d’un village bi-religieux du Mont Liban : Hsoun, un village habité par des chrétiens maronites et des musulmans chiites.
Il ne s’agit pas seulement d’une coexistence de deux communautés, mais d’un véritable échange vecteur de lien social : la différence, si elle peut être séparatrice et polémogène, peut aussi être intégratrice et pacificatrice. Loin d’être abolie, elle est reconnue et respectée nourrissant une civilité interconfessionnelle reposant sur une bonne connaissance de la religion de l’autre. Il y a des limites et on sait ne pas les franchir, c’est la base même du vivre-ensemble de ces maronites et ces chiites qui se sentent unis comme appartenant à une même terre, celle de leurs ancêtres et celle qu’ils ont appris à travailler, quelquefois ensemble au nom de l’entraide traditionnelle entre voisins.
La religion est ici une culture structurante et englobante pourvoyeuse d’une identité régulièrement vécue à travers des rites et coutumes qui entretiennent le sentiment d’un entre-soi symbolique. Une manière d’être, une façon de faire lien, de se rapporter au monde, de vivre le don et d’accepter la différence… (Jean-Paul Willaime)
Aïda Kanafani-Zahar est Chargée de recherche au CNRS, Groupe de Sociologie des Religions et de la Laïcité (CNRS-EPHE). Après un Ph.D. en anthropologie à l'Université du Texas à Austin, elle a enseigné à l'Université libanaise de 1979 à 1989 date à laquelle elle arrive à Paris où elle est Maître de conférence invitée au Musée de l'Homme. Après de nombreux travaux sur l'anthropologie de l’alimentation, elle se consacre depuis 1994 à l’étude de l’après-guerre dans la société libanaise (travail de mémoire, réconciliation, tentatives de sécularisation institutionnelle). Elle a récemment publié, La réconciliation des druzes et des chrétiens du Mont Liban ou le retour à un code coutumier, (Critique internationale, 23/2004). Aïda Kanafani-Zahar est également l'auteur/réalisatrice du documentaire, La fête du Sacré-Cœur ou la célébration du retour, Bîri, Liban, avec le concours de la cellule audiovisuelle du CETSAH/CNRS (Avril 2004).
Collection : Manuels
Auteur(s) : PARDEE Dennis
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337547
ISBN 13 : 9782705337544
Tome : 2 + CD-rom
Pages : 208
Format (mm) : 160x240
À l’occasion du soixante quinzième anniversaire de la Mission archéologique de Ras Shamra-Ougarit, le Manuel d’ougaritique entend faire le point de notre connaissance de la langue d’Ougarit. Celle-ci a été tirée de l’oubli grâce aux tablettes mises au jour pendant les fouilles archéologiques entreprises depuis 1929 sur le tell de Ras Shamra, proche de la ville de Lattaquié sur la côte syrienne. Depuis trente ans, de nombreux textes ont été découverts et le présent ouvrage est le premier qui tienne compte de l’ensemble de la documentation épigraphique connue jusqu’à présent.
Le premier volume comporte une brève introduction historique qui est suivie d’un précis de grammaire et d’un choix de textes reproduits en fac-similés. Le second volume présente ces mêmes textes en transcription, vocalisation et traduction, le tout suivi d’un glossaire. De nouvelles photos et des fac-similés sont disponibles sur un CD qui est joint au Manuel d’ougaritique.
Pierre Bordreuil : Directeur de Recherche émérite au CNRS. Membre de la mission archéologique de Ras Shamra - Ougarit depuis 1971. Responsable des publications épigraphiques de la Mission de Ras Shamra. Chargé de la publication des textes en cunéiformes alphabétiques en collaboration avec Dennis Pardee (les textes de 1973 et de 1986-1992 sont publiés, la publication des textes de 1994-2002 est en cours). Chargé de cours d’ougaritique à l’École des Langues et Civilisations de l’Orient Ancien (ELCOA) à l’Institut Catholique de Paris de 1992 à 2004.
Dennis Pardee : Professeur de langues et littératures nord-ouest sémitiques au Department of Near Eastern Languages and Civilizations et à l’Oriental Institute de l’University of Chicago. Membre de la Mission de Ras Shamra - Ougarit depuis 1980. Auteur de nouvelles éditions de textes en cunéiformes alphabétiques : les textes hippiatriques, les textes para-mythologiques et les textes rituels. En collaboration avec Pierre Bordreuil, chargé de la publication des textes ougaritiques découverts à Ras Shamra et à Ras Ibn Hani depuis 1973.
Collection : Manuels
Auteur(s) : PARDEE Dennis
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337539
ISBN 13 : 9782705337537
Tome : 1
Pages : 180
Format (mm) : 160x240
À l’occasion du soixante quinzième anniversaire de la Mission archéologique de Ras Shamra-Ougarit, le Manuel d’ougaritique entend faire le point de notre connaissance de la langue d’Ougarit. Celle-ci a été tirée de l’oubli grâce aux tablettes mises au jour pendant les fouilles archéologiques entreprises depuis 1929 sur le tell de Ras Shamra, proche de la ville de Lattaquié sur la côte syrienne. Depuis trente ans, de nombreux textes ont été découverts et le présent ouvrage est le premier qui tienne compte de l’ensemble de la documentation épigraphique connue jusqu’à présent.
Le premier volume comporte une brève introduction historique qui est suivie d’un précis de grammaire et d’un choix de textes reproduits en fac-similés. Le second volume présente ces mêmes textes en transcription, vocalisation et traduction, le tout suivi d’un glossaire. De nouvelles photos et des fac-similés sont disponibles sur un CD qui est joint au Manuel d’ougaritique.
Pierre Bordreuil : Directeur de Recherche émérite au CNRS. Membre de la mission archéologique de Ras Shamra - Ougarit depuis 1971. Responsable des publications épigraphiques de la Mission de Ras Shamra. Chargé de la publication des textes en cunéiformes alphabétiques en collaboration avec Dennis Pardee (les textes de 1973 et de 1986-1992 sont publiés, la publication des textes de 1994-2002 est en cours). Chargé de cours d’ougaritique à l’École des Langues et Civilisations de l’Orient Ancien (ELCOA) à l’Institut Catholique de Paris de 1992 à 2004.
Dennis Pardee : Professeur de langues et littératures nord-ouest sémitiques au Department of Near Eastern Languages and Civilizations et à l’Oriental Institute de l’University of Chicago. Membre de la Mission de Ras Shamra - Ougarit depuis 1980. Auteur de nouvelles éditions de textes en cunéiformes alphabétiques : les textes hippiatriques, les textes para-mythologiques et les textes rituels. En collaboration avec Pierre Bordreuil, chargé de la publication des textes ougaritiques découverts à Ras Shamra et à Ras Ibn Hani depuis 1973.
Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : TAINE-CHEIKH Catherine
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337520
ISBN 13 : 9782705337520
Pages : 158
Format (mm) : 165x240
Auteur(s) : Collectif, KHOURY Gérard D. (dir.)
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337512
ISBN 13 : 9782705337513
Pages : 350
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Il est grand temps de découvrir Gabriel Bounoure pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire ce grand critique littéraire et poétique qui contribua d’une manière décisive à faire connaître Char, Jacob, Jouhandeau, Jouve, Michaux, Reverdy, Rimbaud, Ségalen ou Supervielle. C’est lui aussi qui sut déceler dans le jeune Schehadé un grand poète et dramaturge d’expression française et qui contribua à faire reconnaître Jabès. Ce qui aujourd’hui distingue l’approche critique de Gabriel Bounoure c’est, au delà même de la révelation des voies neuves et inouïes de la poésie contemporaine, une “méthode” qui lui est propre et qui rend sa voie inimitable.
Haut fonctionnaire de la France à l’époque des mandats, il a su fidèlement la servir mais aussi lui résister, lorsqu'il a estimé que celle-ci s'engageait dans une voie contraire à ses propres intérêts et en contradiction avec les valeurs qui en font le renom. Rallié de la première heure à l’appel du général de Gaulle, il critique la politique arabe de la France en Afrique du Nord, dans une correspondance privée en février 1952. Publiée dans une revue égyptienne par son destinataire, sans l'autorisation de Gabriel Bounoure, il est mis dans l'obligation de se renier ou de renier son pays et, refusant de se dédire, il est démis de ses fonctions. A soixante-six ans, cet homme entame une nouvelle carrière d’enseignant aux universités du Caire et de Rabat.
Pour Gabriel Bounoure, la place centrale qu’occupe le Liban – mais aussi la Syrie – tient, d’une part à la durée de son séjour dans ces pays – de 1923 à 1952 – et, d’autre part, à ses liens anciens et affectifs avec l’Orient, celui qu’il avait découvert à travers les auteurs romantiques, Gérard de Nerval tout particulièrement. Ami et confident de Louis Massignon, sensible comme lui à cet Orient mystique et essentiel, il en gardera la nostalgie en Bretagne, à Lesconil où il se retira.
Cet ouvrage, sous la direction de Gérard D. Khoury, comprend la correspondance inédite avec Georges Schehadé, qui fait revivre leur précieuse amitié, six poèmes inédits de Gabriel Bounoure, ses textes publiés dans des revues aujourd’hui introuvables, les différentes contributions du colloque Gabriel Bounoure, entre culture et politique, tenu à Aix-en-Provence en juin 2001, des témoignages et enfin un hommage rendu à Beyrouth, cinquante ans après le départ de Gabriel Bounoure du Liban.
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean, MUGG J-P
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337504
ISBN 13 : 9782705337506
Publication : co-édition Gerfaut
Pages : 250
Format (mm) : 130x240
Poids : 280g
Ce livre est né de la rencontre de deux passions également partagées par ses auteurs ; la cynégétique et la lexicographie, et d'une constatation : la connaissance de ces mots diminue au fil des ans.
Au fil de leurs recherches, les auteurs ont pu relever que la spécificité des termes cynégétiques n'atteint jamais à cette technicité parfois outrée qui donne naissance aux néologismes jargonnants.
Les termes répertoriés sont classés selon 8 disciplines : archerie, chasse, fauconnerie, gibier et animaux, louveterie, piégeage, chasse sous terre et vénerie.
Auteur(s) : LURSON Benoit, ROUECHE Arnaud
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337490
ISBN 13 : 9782705337490
Pages : 38
Format (mm) : 155x240
Poids : 100g
Illustrations : 18 dessins
Le Livre de la Vache du Ciel est le titre donné à un texte qui, avec d'autres comme le Livre de l'Amdouat ou le Livre des Portes, fait partie du décor des tombes royales. La version la plus ancienne qui nous soit connue se trouve sur l'une des chapelles dorées entourant le sarcophage de Toutânkhamon, tandis que la version la plus complète se trouve dans une petite pièce de la tombe de Séthi Ier. Les tombes de Ramsès II, Ramsès III et Ramsès VI disposent aussi de ce texte.
Le Livre de la Vache du Ciel est un texte cosmogonique. Il relate le deuxième temps de la création du monde, celui de la séparation du ciel et de la terre, des dieux et des hommes.
"Avant moi ne préexistait que le Noun. C'est là, au coeur de cette étendue liquide aux limites inatteignables et aux profondeurs insondables, que je suis venu à l'existence..."
Collection : Société d'histoire de l'Orient
Auteur(s) : ARDALAN Sheerin
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337474
ISBN 13 : 9782705337476
Pages : 226
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g
Depuis plus d’un siècle, les études sur les Kurdes et le Kurdistan sont l’objet de recherches et de controverses portant surtout sur leur apparition dans l'Histoire, leurs origines ethno-linguistiques, les diversités de leur culture intellectuelle et matérielle (langues, littératures, économie, religion etc). Mais c’est surtout la montée du nationalisme kurde et le “problème” des Kurdes et du Kurdistan qui, depuis des décennies, occupe le devant de la scène. L’étude de l'histoire des Kurdes et de leurs principautés, jusqu’au XIXe siècle, objet de travaux de pionniers tels que Vladimir Minorsky et Basile Nikitine, a donc été trop souvent reléguée au second plan par les chercheurs qui y trouveraient, pourtant, l’origine et l’explication de nombre de questions actuelles. C’est avec beaucoup de courage que Madame Sheerin Ardalan a entrepris et poursuivi ses recherches sur l'histoire des Kurdes, et plus particulièrement sur la famille dynastique des Ardalân, dans un contexte personnel très difficile.
Le travail ici présenté constitue l'aboutissement de ces recherches mises en forme pour une thèse qui, malheureusement, n’a pu être soutenue. A travers les vicissitudes des conflits entre la Perse et l’Empire ottoman, la principauté des Ardalân, bien qu’amputée de sa partie en territoire ottoman, parvint à se maintenir jusqu’en 1867. La profonde connaissance de la culture kurde de Madame Ardalan transparaît dans cet ouvrage particulièrement novateur, surtout à propos de la carrière de Khosrow II le Grand, un oublié de l’Histoire, éclipsé par son célèbre cousin Karim Khân Zand et par la montée en puissance des Qâjâr qui mettront un terme à la dynastie des princes Ardalân. L’analyse historique est parcourue de références aux aspirations sprituelles de ces princes, parfois considérés comme de saints personnages. Cette force spirituelle les soutint dans leur résistance aux appétits de puissance des Ottomans et des souverains de la Perse et leur permit de sauvegarder l’essentiel de leurs valeurs culturelles jusqu’à la fin du XIXème siècle.
Descendante en ligne directe des derniers vâli régnants, Sheerin Ardalan (1955-2002) a très tôt entrepris de recenser et rassembler documents, récits et témoignages ayant trait à l’histoire de sa famille. Le présent ouvrage résulte d’un travail de synthèse commencé en 1995 et qui a trouvé son aboutissement dans le cadre de l’Ecole Pratique des Hautes études (Paris), sous l’autorité du professeur Jean Calmard. Sheerin Ardalan était ingénieur en physique nucléaire, diplômée de l’Ecole Polytechnique de Lausanne, et détenteur d’une Maîtrise (M.S.) en Recherche Opérationnelle de l’Université de Columbia (New York).
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, JULLIEN Christelle (dir.), DEBIÉ M. (dir.), DESREUMAUX Alain (dir.), JULLIEN Florence
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337717
ISBN 13 : 9782705337711
Pages : 234
Format (mm) : 160x240
Poids : 370g
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques présentant différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Ce nouvel ouvrage de la série est consacré aux apocryphes syriaques et en souligne les richesses thématiques : Jésus et sa parenté, épopées d’apôtres partis évangéliser le monde connu, histoires de disciples fondateurs de communautés en Orient - dont les chrétiens font encore mémoire aujourd’hui - interprétations et exégèses bibliques, récits circulant sous un nom célèbre, apocalypses, littérature juridique… Souvent traduits du grec, mais aussi produits directement en syriaque, ces textes ont été transmis dans d’autres aires culturelles, en particulier en arménien, en géorgien et en arabe, où ils ont formé le socle des traditions relatives aux origines chrétiennes.
Ce recueil offre un panorama sur les divers domaines que couvrent les apocryphes syriaques et indique quelques perspectives ouvertes par un corpus très varié. Les chapitres constituent autant d’introductions, par des spécialistes de ces questions, aux différents genres présentés. Ils permettront peut-être aux lecteurs de découvrir l’intérêt de ces textes souvent négligés.
Ce livre collectif est destiné à tous ceux qui s’intéressent aux littératures orientales anciennes et bibliques, aux gestes d’apôtres, aux sciences religieuses de l’Antiquité chrétienne et, d’une manière générale, aux traditions des chrétiens d’Orient.
Collection : Manuels
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean
Parution : 2003
ISBN 10 : 270533730X
ISBN 13 : 9782705337308
Pages : 198
Format (mm) : 160x240
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, CASSINGENA-TRÉVEDY F. (dir.), JURASZ I. (dir.)
Parution : 2006
ISBN 10 : 2705337830
ISBN 13 : 9782705337834
Pages : 300
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
Illustrations : 8 pl. couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
C’est en servant de véhicule à des genres proprement liturgiques, telles que l’hymne (madroso) et l’homélie métrique (mimro), que le dialecte de l’Osrhoène s’est rapidement distingué pour connaître la fortune littéraire que l’on sait. La « syriacité », comme culture, est née pour ainsi dire à l’ombre de la liturgie et a toujours trouvé en elle, jusque dans les situations précaires qui sont aujourd’hui les siennes, un signe identitaire de premier ordre autant qu’un facteur de cohésion. Qu’il s’agisse du vaste ensemble monumental du massif Calcaire, de la foisonnante production d’anaphores syro-occidentales, de l’hymnographie d’Éphrem ou des bréviaires, nous retrouvons partout la marque d’une même vitalité créatrice. Reste qu’à raison de la conservation d’archaïsmes remarquables, mais aussi de la multiplication des structures rituelles qu’ont entraînée les grandes ruptures théologiques consécutives à Chalcédoine, l’attraction byzantine et les divers rattachements à Rome, ce monde singulièrement pluriel se présente à notre regard occidental, souvent sommaire et mal averti, sous un aspect quelque peu touffu et insaisissable.
Aussi un ouvrage tel que celui-ci trouvait-il toute son opportunité. Tenant compte, non seulement de la complexité propre au domaine syriaque, mais de la richesse inhérente au fait liturgique en lui-même, il propose une approche plurivoque des faits, en procédant depuis les grandes dimensions que tout système liturgique met en forme – à savoir l’espace et le temps – vers les ensembles rituels majeurs, les documents qui les consignent et tel ou tel élément typique.
Utile à quiconque désire tout simplement se faire des idées plus claires et plus distinctes en la matière, ce volume se recommandera certainement aussi, par sa méthode, auprès des liturgistes proprement dits, étant bien entendu que si parfois les pierres se taisent, il n’est de liturgie que des vivants.