Collection : Figures Musicales du Liban
Auteur(s) : SALEH KAYALI Zeina
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339692
ISBN 13 : 9782705339692
Pages : 134
Format (mm) : 125x180
Figures musicales du Liban est une collection dont le but est de faire connaître le patrimoine musical libanais des 20e et 21e siècles. Toute personne ayant contribué par son travail ou sa passion à apporter une pierre à l’édifice encore fragile des musiques savantes libanaises peut y trouver sa place. Aux couleurs de l’âme libanaise, tantôt d’Orient ou d’Occident, pont entre les cultures, le patrimoine musical libanais trouve ici un écrin qui lui donne, auprès des Libanais ainsi que des mélomanes en général, la visibilité qu’il mérite.
Zeina Saleh Kayali s’attache depuis de nombreuses années à faire connaître le patrimoine musical libanais. Chargée de mission à la Délégation du Liban auprès de l’UNESCO et vice-présidente du Centre du patrimoine musical libanais (CPML-espace Robert Matta), elle dirige cette collection.
Zad Moultaka est né à Beyrouth le 5 juin 1967. Il débute comme pianiste concertiste puis décide de se consacrer à la composition. Il poursuit une recherche personnelle sur le langage musical, intégrant les données fondamentales de l’écriture occidentale aux caractères spécifiques de la musique arabe.
Collection : Figures Musicales du Liban
Auteur(s) : SALEH KAYALI Zeina
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339685
ISBN 13 : 9782705339685
Pages : 174
Format (mm) : 125x180
Figures musicales du Liban est une collection dont le but est de faire connaître le patrimoine musical libanais des 20e et 21e siècles. Toute personne ayant contribué par son travail ou sa passion à apporter une pierre à l’édifice encore fragile des musiques savantes libanaises peut y trouver sa place. Aux couleurs de l’âme libanaise, tantôt d’Orient ou d’Occident, pont entre les cultures, le patrimoine musical libanais trouve ici un écrin qui lui donne, auprès des Libanais ainsi que des mélomanes en général, la visibilité qu’il mérite.
Zeina Saleh Kayali s’attache depuis de nombreuses années à faire connaître le patrimoine musical libanais. Chargée de mission à la Délégation du Liban auprès de l’UNESCO et vice-présidente du Centre du patrimoine musical libanais (CPML-espace Robert Matta), elle dirige cette collection.
Gabriel Yared est né à Beyrouth le 7 octobre 1949. Célèbre pour ses musiques de films, lauréat de nombreux prix (Oscar, Golden Globe, Bafta, César etc.). il compte également à son catalogue des musiques de ballet, de la musique de chambre et de la musique pour instrument seul.
Collection : Figures Musicales du Liban
Auteur(s) : SALEH KAYALI Zeina
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339678
ISBN 13 : 9782705339678
Pages : 142
Format (mm) : 125x180
Figures musicales du Liban est une collection dont le but est de faire connaître le patrimoine musical libanais des 20e et 21e siècles. Toute personne ayant contribué par son travail ou sa passion à apporter une pierre à l’édifice encore fragile des musiques savantes libanaises peut y trouver sa place. Aux couleurs de l’âme libanaise, tantôt d’Orient ou d’Occident, pont entre les cultures, le patrimoine musical libanais trouve ici un écrin qui lui donne, auprès des Libanais ainsi que des mélomanes en général, la visibilité qu’il mérite.
Zeina Saleh Kayali s’attache depuis de nombreuses années à faire connaître le patrimoine musical libanais. Chargée de mission à la Délégation du Liban auprès de l’UNESCO et vice-présidente du Centre du patrimoine musical libanais (CPML-espace Robert Matta), elle dirige cette collection.
Naji Hakim est né à Beyrouth le 31 octobre 1955. Il est célèbre dans le monde entier pour ses interprétations et ses improvisations à l’orgue. Son catalogue, outre de la musique pour orgue, compte également des pièces symphoniques, des oratorios, de la musique de chambre et de la musique pour instrument seul.
Collection : Figures Musicales du Liban
Auteur(s) : SALEH KAYALI Zeina
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339661
ISBN 13 : 9782705339661
Pages : 144
Format (mm) : 125x180
Figures musicales du Liban est une collection dont le but est de faire connaître le patrimoine musical libanais des 20e et 21e siècles. Toute personne ayant contribué par son travail ou sa passion à apporter une pierre à l’édifice encore fragile des musiques savantes libanaises peut y trouver sa place. Aux couleurs de l’âme libanaise, tantôt d’Orient ou d’Occident, pont entre les cultures, le patrimoine musical libanais trouve ici un écrin qui lui donne, auprès des Libanais ainsi que des mélomanes en général, la visibilité qu’il mérite.
Zeina Saleh Kayali s’attache depuis de nombreuses années à faire connaître le patrimoine musical libanais. Chargée de mission à la Délégation du Liban auprès de l’UNESCO et vice-présidente du Centre du patrimoine musical libanais (CPML-espace Robert Matta), elle dirige cette collection.
Bechara El-Khoury est né à Beyrouth le 18 mars 1957. Sa musique symphonique et concertante est jouée à travers le monde entier par les orchestres les plus prestigieux et les plus grands interprètes. Son catalogue compte également de la musique de chambre et de la musique pour instrument seul.
Auteur(s) : MAATOUK Toufic
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339647
ISBN 13 : 9782705339647
Publication : coédition: Université Antonine
Pages : 288
Format (mm) : 160x240
Le corpus traditionnel d’hymnes syriaques monodiques modales de l’office divin constitue le noyau générateur de la liturgie de l’Église maronite. Ces hymnes s’inscrivent dans la continuité du syncrétisme qu’a réalisé Saint Ephrem de Nisibe au IVe siècle entre la poésie prédicative chrétienne et des mélodies populaires de caractère dansant rural et communiel. Ce métissage esthétique a marqué de son sceau la facture musicale des chants syriaques et notamment leur morphologie rythmique. Celle-ci se marie de diverses façons à des mélodies-types de nombre restreint que l’on retrouve en sous-jacence des strophes de tête (rīš qōlōs) des hymnes maronites. C’est à l’étude de la composition musicale de ces rīš qōlōs dans une perspective grammaticale musicale générative que s’attelle ce livre. Il part du matériau musical de référence que le Père antonin Maroun Mrad, maître de cette tradition, a enregistré vers 1967. Cet essai applique à ce corpus la procédure d’analyse et de modélisation sémiotique modale que Nidaa Abou Mrad a établie pour les monodies traditionnelles du Levant, à partir de la théorie arabe de l’arborescence grammaticale modale, de l’analyse schenkérienne, de la théorie des vecteurs harmoniques (Nicolas Meeùs) et de la grammaire chomskyenne.
Auteur(s) : ABOU MRAD Nidaa
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339586
ISBN 13 : 9782705339586
Publication : coédition: Université Antonine
Pages : 560
Format (mm) : 160x240
Les traditions musicales monodiques (ou à une voix) d’Asie occidentale et centrale, d’Afrique du Nord et d’Europe médiévale ont ceci en commun que de faire reposer la composition et l’improvisation sur des modèles mélodiques dénommés modes. En outre, cette élaboration met en œuvre des modèles rythmiques qui sont inféodés au contexte culturel, s’agissant de la métrique de la parole chantée et de celle du geste (rituel et/ou chorégraphique) musicalisé. La théorie sémiotique modale que présente ce livre propose une description formelle de cette élaboration musicale traditionnelle sous la forme d’une grammaire générative qui réécrit les textes musicaux en leur structure profonde. Celle-ci subit une suite de transformations pour aboutir à la composition ou improvisation proprement dite. De ce jeu sur les structures mélodiques modales sous-jacentes et leurs modalités sémantiques (question, réponse, suspension, prolongation) surgit une signification musicale intrinsèque. Celle-ci se complète d’une signification culturelle qui est inhérente au sceau stylistique rythmique qu’impriment dans la pâte musicale la parole et le geste musicalisés. Cette analyse sémiotique est appliquée à un échantillon de musiques ecclésiastiques et de séquences qui relèvent de la tradition musicale lettrée arabe du Mašriq.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, RUANI Flavia
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339616
ISBN 13 : 9782705339616
Pages : 454
Format (mm) : 160x240
Le christianisme syriaque s’est construit au fil du temps au contact des principales religions de l’Asie occidentale où il évolua. Les controverses avec le judaïsme, le manichéisme, le zoroastrisme et l’islam ont profondément marqué son identité et reflètent le regard que les communautés syriaques ont porté sur les autres, les percevant comme adversaires du présent ou du passé, selon les époques et les régions. Mais la controverse est aussi au cœur de l’histoire interne des chrétientés syriaques : des discours antagonistes s’y sont développés, menant à la scission en courants qui se considéraient mutuellement comme déviants. Le cas le plus célèbre est la controverse qui opposa syro-orthodoxes et syro-orientaux, mais la littérature syriaque révèle de nombreuses autres variantes chrétiennes encore largement méconnues de ces Églises.
L’étude des controverses religieuses en monde syriaque ne relève pas seulement de la dimension proprement dogmatique et théologique, mais ouvre aussi une fenêtre unique sur l’histoire sociale et culturelle des communautés syriaques. Les controverses ont un impact institutionnel, avec la constitution d’Églises séparées ; elles ont une dimension politique, émanant de communautés minoritaires, non-impériales, à Byzance comme dans l’empire perse, puis dans le monde islamique et dans les États latins. Elles possèdent enfin une épaisseur littéraire et apologétique : défiant le cloisonnement des genres, la controverse se retrouve à tous les niveaux d’expression de la vie communautaire, incluant traités polémiques, chroniques, textes apocryphes, livres liturgiques, vies de saints et actes de martyrs, et elle a ses propres codes rhétoriques et stylistiques.
Ce volume collectif offre une vue d’ensemble à jour, inexistante par ailleurs, des controverses religieuses en syriaque, depuis les premiers siècles (IIIe-IVe s.) jusqu’au Moyen Âge (XIVe s.). Il privilégie les analyses de controverses particulières, selon une approche à la fois historique, littéraire et philologique. Les auteurs étudient la part de l’écriture dans la controverse et réfléchissent à la relation entre littérature et réalité, discours de vérité et faits historiques, en dégageant autant que possible les controverses réelles des controverses imaginées et en retraçant la réalité historique des rapports interreligieux décrits par les sources. Dans ce panorama, on voit finalement comment chaque controverse, individuelle en apparence, s’articule en fait avec une ou plusieurs autres ; comment les stratégies polémiques passent d’une cible à l’autre – les adversaires se mélangent et on accuse l’un pour viser l’autre – ; comment les accusations naissent, disparaissent, puis refont surface pour servir les propos de nouvelles controverses.
Cet ouvrage de synthèse cherche à saisir les spécificités syriaques de la controverse par rapport à d’autres traditions, tout en en relevant les emprunts et les legs, et s’adresse donc aussi bien aux syriacisants qu’aux historiens des religions de l’Asie occidentale et plus généralement à tous ceux qui s’intéressent aux débats interreligieux.
Auteur(s) : AZHARI Valérie
Parution : 2016
ISBN 13 : 9782705339579
Pages : 360
Format (mm) : 160x240
Le système « multiconfessionnel » au Liban, est lié au caractère communautaire et à la particularité de ce pays. Les événements historiques qui vont fonder le Liban mettent en avant le caractère complexe de son multiculturalisme et de son système consensuel. Cet ouvrage démontre surtout que les fondations de ce pays sont basées sur des décisions politiques « à chaud ».
Le Liban, terre du Proche-Orient au carrefour des civilisations, forme une sorte de couloir « fertile » entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Terre d’invasions, d’échanges ou de refuge il compose nécessairement avec les forces régionales. Tiraillé entre tendances « libanistes » et « unionistes » il n’a jamais pu prétendre à une société apaisée. Comme toujours dans les pays multiconfessionnels ou multiethniques, le clivage était vertical et la saga nationale, à peine centenaire, est grosso modo un récit de frictions entre divers groupes. L’histoire de la cohabitation et du vivre ensemble connaît trois temps.
Suite aux troubles confessionnels au xixe siècle, le Mont-Liban applique un nouveau système administratif. Druzes et maronites se partagent le pouvoir de la « principauté » sous le régime de la Moutassarifiah. En 1920, le Grand-Liban naît sous mandat français où différentes communautés se côtoient. Entre 1943 et 1946, le Liban devient indépendant. Cette indépendance s’accompagne d’une mise en place d’un modèle de gouvernance original, ou les différentes communautés se partagent le pouvoir et l’administration. C’est le Pacte national qui scelle le système multiconfessionnel déjà existant mais s’effrite jusqu’à éclater au début des années soixante-dix. Le pays devient le théâtre d’une guerre pour les autres ou toutes les communautés vont s’affronter. C’est l’Accord de Taëf en 1990 qui met fin à cet état de guerre et le Liban est a nouveau réuni sous un nouveau pacte du vivre ensemble. Le Liban s’est donc construit et se reconstruit politiquement sur un modèle multiconfessionnel original qui a ses limites. Ce système jusque-là inéluctable est-il une invention libanaise ou le fruit d’une circonstance de faits ?
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339623
ISBN 13 : 9782705339623
Pages : 348
Format (mm) : 160x240
Comment les chrétiens et les juifs firent-ils usage du waqf, cette institution juridique relative aux fondations pieuses du monde musulman,
d’autant que des restrictions législatives entouraient certains bénéficiaires de leurs fondations ? Revenons à cet égard à la définition même de cette institution emblématique du monde musulman et qui fut également adoptée par les chrétiens et les juifs vivant en terre d’islam dès le Moyen Âge.
Si les waqfs ou ḥabūs désignent communément ces fondations charitables et familiales, le terme waqf signifie plus précisément l’acte juridique par lequel un individu constitue une fondation pieuse, à partir d’une propriété bâtie ou agricole, pour soutenir des établissements charitables – religieux ou publics –, et/ou pour garantir la sécurité à des membres de sa famille. Or les chrétiens et les juifs avaient le droit d’établir des waqfs familiaux ainsi que des waqfs charitables au profit des pauvres de leur communauté mais pas d’en établir au profit de leurs lieux de culte et de leur clergé. Cette restriction n’empêchera cependant pas la fondation de nombreux waqfs au profit des lieux de culte et du clergé. C’est ce que nous révèlent notamment les diverses contributions de cet ouvrage qui réunit les actes du premier colloque international portant sur les waqfs des chrétiens et des juifs. Des contributions qui s’interrogent de même sur l’assimilation progressive de l’institution par ces communautés, une question d’autant importante que d’anciennes traditions et institutions juives et chrétiennes, relatives aux fondations pieuses, continuèrent à être adoptées parallèlement au waqf. Couvrant tout le pourtour méditerranéen, ces contributions s’étendent du Moyen Âge à l’époque contemporaine, mettant ainsi à jour la genèse, la consolidation, puis le devenir de cette institution chez les dhimmīs.
Collection : Orients sémitiques
Auteur(s) : BASSIL Raymond
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339210
ISBN 13 : 9782705339210
Pages : 378
Format (mm) : 160x240
Cet ouvrage porte sur un essai de lecture théologique d’un recueil de chants maronite, le Beth-Gazo (Add. 14.703 ; xiie-xiiie siècles), dédié aux martyrs. Ce recueil renferme, au cœur de ses pages et au milieu de ses strophes, un concept théologique intéressant sur les témoins fidèles du Christ. Loin d’être considéré comme un exposé classique ou même scolastique sur la question, le recueil cherche, par le biais de la poésie sacrée et des hymnes, à dire l’idée du martyre et à présenter les témoins de la foi, et surtout à les célébrer en gardant vivante leur mémoire.
La tradition syro-maronite, comme les autres traditions de l’ensemble de l’Église, a produit des écrits pour exposer sa foi ou pour approfondir tel ou tel aspect de sa réflexion théologique. Mais, la majorité du trésor théologique de l’Église maronite est plutôt d’ordre liturgique. Ce sont les livres de prières qui font le poids dans cette tradition antiochienne d’expression syriaque, beaucoup plus que d’autres disciplines théologiques ou profanes.
Le manuscrit du Beth-Gazo s’inscrit dans cette fidélité à l’école des Pères syriaques. Il se veut dans le prolongement de l’esprit de cet enseignement qui médite et présente la Parole de Dieu, là où le chant sacré, les hymnes métriques et la liturgie disent la foi de la communauté.
Auteur(s) : SAMADI NAAMAN Hana
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339609
ISBN 13 : 9782705339609
Pages : 640
Format (mm) : 160x240
Throughout its long history, Lebanon has experienced successive wars that scattered generations of youth across the world. The Lebanese people take in their luggage their social and family habits, their political convictions and religious beliefs, their culinary traditions and metaphorical expressions. In their quest for a new life and a successful insertion, their descendants end up forgetting all this heritage for the host country in which they chose to live and where they leave first their mother tongue to adopt that of the host country.
Translating the Lebanese proverbs and recalling their history allow to compensate for this gap among the Lebanese people of the diaspora. Proverbs, which are the evidence of a several centuries old culture and the guardians of the ancestors’ wisdom, represent the collective memory of the people and the cultural reference of each one of them. They should not be shelved. This book intends to pass this knowledge on to the new generation who, hopefully, will realize how rich its ancestral heritage is and appreciate its true worth.
The human culture, which is acquisition, accumulation and transmission of collective knowledge and mother of popular wisdom, allows everyone to become the possessor of this precious treasure and its faithful transmitter.
Auteur(s) : Collectif, AUGÉ Isabelle, BARKHOUDARYAN Vladimir, DOKHTOURICHVILI Mzaro / Mzagve, KARAULASHVILI Irma
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339470
ISBN 13 : 9782705339470
Pages : 532
Format (mm) : 160x240
Vieilles nations et jeunes États, indépendants depuis 1991, à la suite de l’effondrement de l’Union soviétique, l’Arménie et la Géorgie sont marquées par leur précoce conversion au christianisme, au début du ive siècle, et l’utilisation, au début du ve siècle, par chacun de ces peuples, d’un alphabet spécifique, permettant la traduction de la Bible et favorisant la naissance d’une littérature nationale – historique et hagiographique. Il s’ensuit, pour les Arméniens et les Géorgiens, une lutte multiséculaire pour la défense d’une identité chrétienne périodiquement menacée, en raison d’une périlleuse situation géopolitique au carrefour des Empires. Arc-boutées sur leurs montagnes du Caucase du Sud, ces deux chrétientés de frontière, aux références doctrinales différenciées, doivent successivement faire face, à l’ouest à l’Empire byzantin, en partie supplanté, à partir du xie siècle, par l’Empire turc seldjoukide, puis ottoman (à la fin duquel est perpétré le génocide des Arméniens), au sud-est au royaume de Perse, mazdéen, puis, chiite, avec la longue parenthèse – du viie au xviie siècle – de divers empires sunnites, les Arméniens étant placés en première ligne. Au nord, la progression des Russes dans le Caucase, à partir du xviiie siècle, est perçue plus positivement par les Arméniens – dont le royaume reconstitué en Cilicie (1073-1375), au voisinage des États croisés, n’a été relayé, après sa chute (1375), que par quelques principautés autonomes – que par les Géorgiens, qui ont pu maintenir leur indépendance jusqu’au début du xixe siècle.
Les contacts politiques et culturels avec l’Europe occidentale, pour les Arméniens, mais pour les Géorgiens également, ont contribué à façonner l’identité des uns et des autres, comme l’attestent les missions emblématiques de deux princes devenus moines : l’Arménien Het‘um/ Hayton auprès du pape Clément vii à Poitiers, au début du xive siècle ; le Géorgien Sulxan-Saba Orbeliani auprès du pape Clément XI et de Louis XIV, au début du xviiie siècle. La Russie orthodoxe, qui apparaît, au tournant du xviiie siècle, comme le seul Empire en mesure de soutenir les chrétiens du Caucase, accueille à son tour plusieurs ambassades arméniennes et géorgiennes. L’Arménie et la Géorgie – ces deux pays « cousins » –, réapparus dans le paysage politique il y a un quart de siècle, doivent pouvoir assumer pleinement leur mission historique de pont entre l’Europe et l’Asie, à l’heure où ces continents se heurtent si violemment parfois. Ayant déjà publié plusieurs livres voués spécifiquement à l’Arménie, les Éditions Geuthner sont heureuses d’accueillir un ouvrage dû à la collaboration de spécialistes reconnus, et consacré conjointement à l’Arménie et à la Géorgie, pays dans lesquels se sont formées, depuis près de trois millénaires, des identités à la fois proches et différenciées.
Auteur(s) : TRISTANI Jean-Louis
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339425
ISBN 13 : 9782705339425
Pages : 464
Format (mm) : 160x240
Redéfinir l’anthropologie, c’est d’abord dissiper le malentendu instauré par le modèle galiléen de scientificité appliqué aux sciences sociales contemporaines afin d’opérer un retour à la fondation historique de cette discipline dans l’epistêmê politikê des anciens Grecs.
Trois voies d’accès à ce monde antique se dessinent à partir de trois œuvres du XXe siècle : la première a été ouverte par Georges Dumézil dans ses recherches sur la tripartition possible du panthéon grec ; la deuxième est celle de l’élucidation phéno-ménologique qui trouve son aboutissement dans l’œuvre de Martin Heidegger ; et la troisième s’inscrit dans la perspective encore insuffisamment exploitée par la théorie grammaticale de Gustave Guillaume qui va directement aux processus de pensée constructeurs du signifié sans signifiant qu’est le système de la langue.
L’examen de la co-factualité existentielle grecque se déploie à partir d’un vaste champ qui concerne la philosophie, l’histoire et la médecine. À la lumière de cette enquête minutieuse, se dégage le commencement systématique du penser grec tel qu’il s’esquisse dans les systèmes de libertés que laisse entrevoir la reconquête de la signification grecque du mot aretê, traduit en français par « vertu ».
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339487
ISBN 13 : 9782705339487
Pages : 150
Format (mm) : 160x240
La représentation du judaïsme et des Juifs dans l’art chrétien du Moyen Âge évolua à l’aune de la suprématie de l’Église catholique et de la construction monarchique en Europe occidentale.
Jusqu’aux massacres qui ont accompagné la Ière Croisade (1096-1099) les artistes de l’époque carolingienne, puis romane, n’ont pas stigmatisé le judaïsme ou caricaturé les représentations des Juifs.
Par contre, à partir de l’époque gothique, l’iconographie chrétienne apparait comme le miroir fidèle de la dérive antisémite qui gagne l’Église, le pouvoir royal et la société toute entière. Elle est renforcée encore par les mesures discriminatoires du IVe concile de Latran.
Cette nouvelle forme d’expression artistique aboutit à la maturation de la pensée antijudaïque, générant par là même l’antisémitisme. Dès lors, allégories, caricatures et représentations contribuèrent ensemble à l’expression d’un rejet que le sens commun a eu tendance à oublier n’en gardant que la valeur artistique.
Auteur(s) : ABOU-GHAZALA Abbas
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339494
ISBN 13 : 9782705339494
Pages : 352
Format (mm) : 160x240
Ce livre met en lumière un événement peu connu de l’expédition d’Égypte et de l’ascension napoléonienne ; il pointe les rapports entre un général, Bonaparte, et une ville, Alexandrie.
L’armée d’Orient débarque à Alexandrie en 1798. En s’emparant de cette ville, l’ambitieux Bonaparte, à l’égal des grands capitaines de l’Antiquité, inscrit sa geste dans l’histoire de la Méditerranée. Il marche ainsi dans les pas du grand Alexandre, fondateur de la cité, et dans ceux du conquérant César rêvant d’un vaste empire. Jusqu’à la fuite de Bonaparte en août 1799, sa conquête est marquée par la tentative de faire d’Alexandrie le banc d’essai de sa politique moderniste en Égypte. Mais les deux batailles d’Aboukir, et surtout la seconde, en juillet 1799, témoignent d’une désinvolture certaine de Bonaparte, de son ambition personnelle et de sa rivalité avec Kléber. Basée sur la concertation et le respect de la population locale, la politique de Kléber contraste avec la violence de Bonaparte.
L’auteur montre comment le conquérant corse, en réveillant l’Égypte assoupie, a tracé la voie à l’entreprise de modernisation du macédonien Méhémet Ali. Il s’appuie sur des documents historiques et iconographiques, en particulier sur les mémoires des ingénieurs et les correspondances des officiers de la campagne d’Égypte en ajoutant ainsi sa pierre à l’histoire prodigieuse d’Alexandrie.
Collection : Les manuscrits sauvés des sables
Auteur(s) : BOHAS Georges, SAGUER Abderrahim, SINNO Ahyaf
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339524
ISBN 13 : 9782705339524
Pages : 330
Format (mm) : 160x240
L’exploration des ressources littéraires des manuscrits de Tombouctou nous amène à découvrir ce que l’on n’attendait pas : des textes qui relèvent à la fois du roman historique et de la littérature populaire, à la gloire de l’imam Ali et de son fils al-Husayn. Il s’agit de cinq récits. Le premier vante la science de l’imam. La science est l’un des traits marquants de l’imam que lui reconnaissent aussi les sunnites, se fondant sur parole du prophète : « Je suis la cité de la science, Ali en est la porte ». Les deux suivants se situent dans le contexte des expéditions du Prophète contre l’oasis de Khaybar. Le quatrième croise le récit du sauvetage des épouses du Prophète avec l’histoire d’un orphelin (al-Miqdad) et de ses amours pour la belle Mayyasa que son père lui refuse obstinément. Le cinquième est consacré au martyre de Husayn, fils de Ali. Il s’agit de l’interprétation chiite de l’événement. Elle en rejette la responsabilité sur le calife Yazid et ses agents, tout en blâmant les chiites de Koufa pour avoir abandonné Husayn après l’avoir invité à se mettre à leur tête. Pour cette tradition, la mort de Husayn, comme toute sa vie du reste, est marquée par des prodiges : prémonitions, interventions angéliques, châtiment des meurtriers et, pour terminer, l’itinéraire de la tête d’al-Husayn, dont le transmetteur a dit : « Nous avons cherché la tête d’al-Husayn, mais nous ne l’avons pas trouvée, et nous n’avons pu savoir si elle avait été enlevée au ciel ou enfouie dans la terre. »
Auteur(s) : MONTSERRAT Claude
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339562
ISBN 13 : 9782705339562
Pages : 160
Format (mm) : 160x240
“Sois !” – De l’existence à la présence problématise
la question de l’être à partir d’une pensée de l’absence telle que la conçoit Jacques Derrida, penseur français
du XXe siècle, et d’une métaphysique de la présence telle que la définit Mollâ Sadrâ Shîrâzî, penseur persan de la fin
du XVIe siècle. Cette confrontation inhabituelle n’est possible que parce que chacun des deux philosophes cherche à défaire l’illusion idéaliste et à en dénoncer les simplifications. L’un et l’autre font valoir un nuancier ontologique complexe, modulé soit par l’aspiration vibrante de l’étant à intensifier son acte d’être pour Sadrâ ; soit par l’impossibilité à être jamais vraiment ou « différance » pour Derrida. Un tel face à face ne peut que remettre en cause le lecteur dans sa propre assise existentielle.
Auteur(s) : LURSON Benoit
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339517
ISBN 13 : 9782705339517
Pages : 234
Format (mm) : 210x297
In the present study of Ancient Egyptian royal ideology based on temple iconography, the author shows that this source can substantially contribute to our understanding of Egyptian kingship, provided that a method of analysis based on its specifics is used. Taking as an object of analysis two groups of ritual scenes decorating Karnak Temple’s Great Hypostyle Hall from the reign of Seti I (c.1290-1279 BC), such a method is applied. The analysis of these scenes enables a new approach to Egyptian kingship to be put forward, resulting in a reappraisal of the king’s inherent qualities, placed within an historical perspective. Issues such as his status as a priest is addressed, whilst a new interpretation of his relationship to the gods is proposed, one that can be defined as a contractual relationship. Benoît Lurson is lecturer at the Université Libre de Bruxelles and at the Institut Catholique de Paris. He was previously lecturer at the Freie Universität Berlin.
Collection : Les Abbayes
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean, GROSS Antoine-Frédéric
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339456
ISBN 13 : 9782705339456
Pages : 132
Format (mm) : 160x240
Le chartier et les archives de l’abbaye poitevine de Maillezais (évêché au début du XIVe siècle) ont malheureusement été détruites par un incendie peu après leur transport à La Rochelle, à la suite de la sécularisation du chapitre de Maillezais et du transfert du titre épiscopal de la presqu’île vendéenne au port charentais que venait de reconquérir les armées de Louis XIII. Il ne reste donc que peu de témoins de ce que fut la vie conventuelle à Maillezais et, des quatre livres des constitutions mentionnés dans un inventaire du XIIe siècle, ne nous est parvenu que le livre troisième, d’abord dans une copie manuscrite de la fin du XVe siècle, puis dans une recension de cette dernière réalisée dans le second XVIIe siècle. L’intérêt de ce texte – qui concerne principalement les officiers du monastère et la liturgie propre – réside non seulement dans le fait qu’il est un bon témoin de la diffusion du coutumier clunisien rédigé par Udalric (Ulrich de Cluny, c. 1018/29 †1093) mais aussi, et c’est sans doute là le plus important, par ses divergences d’avec ce dernier. En effet, près de la moitié du texte qui nous a été conservé est propre à Maillezais et prend en compte les usages particuliers de l’abbaye qui, au moment de la rédaction primitive de son coutumier, n’était pas encore évêché (il s’en faudra de deux siècles) et se trouvait dans la mouvance de la grande abbaye bourguignonne sans pour autant appartenir formellement à l’Ordre de Cluny. Jusqu’à présent, ce texte n’avait connu qu’une publication partielle, sans traduction ni apparat critique. Le présent volume se veut un apport à la connaissance du monachisme bénédictin médiéval dans le Centre-Ouest de la France.
Auteur(s) : ZEROUALI Basma
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339562
ISBN 13 : 9782705339562
Pages : 326
Format (mm) : 160x240
Dans le Beyrouth des années 1910-1920, deux hommes et deux femmes, ayant en commun des origines grecques et le métier d’écrivain-journaliste, voient leurs destins se croiser autour du mouvement arabiste. Considéré aujourd’hui comme martyr de la Nation libanaise, Petro Paoli (1882-1916) est condamné en raison de ses écrits par le tribunal ottoman d’exception de Aley et exécuté le 6 mai 1916. Constantin Yanni (1885-1947) échappe au même sort et se rend au Hijaz où il prend part à la Grande révolte menée par le Chérif Hussein. Marie Ajami (1888-1965), fiancée tragique de Petro et Marie Yanni (1890-1975), sœur de Constantin, mènent un double-combat en faveur de la cause féministe et de l’indépendance nationale. Ce livre suit le cheminement de la quête d’un Quatuor qui entraîne l’auteur dans le dédale des identités multiples, entre mémoire et oubli. Le temps de la recherche rythme le récit. Les carnets de bord tenus par Basma Zerouali tissent une trame dans laquelle viennent s’insérer compte-rendu historique, documents d’archives, photographies et entretiens réalisés lors d’enquêtes de terrain. L’actualité d’alors s’y dessine par petites touches, de la France au Liban en passant par la Grèce des années de « crise » ou le Damas du dernier été avant la guerre. Membre scientifique de l’École française d’Athènes, Basma Zerouali y dirige depuis 2012 le programme de recherche La Grèce et le monde arabe. Elle a collaboré durant plusieurs années aux recherches du Centre d’études d’Asie Mineure à Athènes et a enseigné à l’Université de Chypre. Elle est l’auteur de nombreux travaux portant sur le cosmopolitisme et le métissage culturel en Méditerranée orientale.