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La religion populaire des chrétiens de tradition syriaque

Collection : Études syriaques
Parution : 2024


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ISBN 10 : 2705341312
ISBN 13 : 9782705341312
Pages : 450
Format (mm) : 160x240

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le
point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques,
celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le
syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-
chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).

Les sources syriaques qui nous sont parvenues émanent dans leur grande majorité des élites ecclésiastiques et savantes. Il était donc naturel que les études syriaques se focalisent d’abord sur les doctrines et les pratiques normatives promues par ces auteurs. Au sein de ce champ d’étude, une autre veine historiographique s’est concentrée sur la magie et les sciences occultes. L’adjectif « populaire », entendu dans ces deux acceptions de « répandu » et de « relatif au peuple », est appliqué ici à la notion de religion afin de proposer un autre angle de vision : à travers des textes mais aussi des fresques, des graffitis et des objets magiques, les auteurs mettent en lumière la religion d’un monde mal connu, celui des chrétiens ordinaires de tradition syriaque. Des acteurs tels que les femmes et les paysans, souvent illettrés et donc exclus de la culture ecclésiastique savante et, de ce fait, en grande partie négligés par les chercheurs contemporains, parviennent pourtant à prendre corps au fil des chapitres de ce volume. Les différents contributeurs démontrent qu’« illettré » ne signifiait pas « ignorant » et que « populaire » ne rimait pas nécessairement avec « subversif ». Un autre rapport à l’écrit, à la piété et aux pouvoirs surnaturels émerge plutôt de l’examen des sources, souvent inédites ou sous-exploitées. Enfin, des rituels parfois en marge de la liturgie des Églises institutionnelles sont étudiés ici comme certains rites funéraires, des pratiques magiques et différents aspects du culte des saints.  
La multiplicité des approches et des sources convoquées offrira aux syriacisants mais aussi aux historiens et aux folkloristes spécialistes d’autres domaines une première exploration de la religion chrétienne telle qu’elle était vécue au Proche-Orient, de l’Antiquité tardive à la période ottomane. La bibliographie chrono-thématique qui clôt le volume leur permettra de s’orienter dans ces champs encore nouveaux pour les études syriaques.


Mots-clés : religion, Religions, Proche-Orient, magie, études syriaques, christiannisme, sciences occultes




Lire l’espace

étendre le domaine sémiotique (morphologie architecturale, villes, terres, patrimoine, argent, succession)

Auteur(s) : HAMMAD Manar
Parution : 2021


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ISBN 10 : 2705340865
ISBN 13 : 9782705340865
Pages : 376
Format (mm) : 160x240

    Le présent recueil groupe onze articles publiés ces dernières années, complétant les collections antérieures parues dans Lire l’espace, comprendre l’architecture (2006) et dans Sémiotiser l’espace, décrypter architecture et archéologie (2015), pour assembler et mettre à la disposition des lecteurs quelques analyses qui, malgré leur dispersion dans divers supports académiques, poursuivent de manière raisonnée et cohérente un même but, celui de la mise au point des concepts et méthodes susceptibles de rendre compte des manifestations du sens dans le monde naturel, où l’architecture joue un rôle éminent. Le souci de porter la sémiotique en des domaines où elle n’avait pas été mise en œuvre éprouve la validité des prémisses. En étendant le domaine abordé, on élargit les espaces considérés et on multiplie le nombre des sujets du déplacement. On est amené en conséquence à considérer un espace physique plus complexe en relation avec un espace social plus touffu.
    La question de l’élargissement du domaine d’étude peut être approchée avec la notion comparative d’échelle. Dans ce recueil, la notion d’échelle détermine l’ordre qui range les articles où dominent les questions de l’espace physique, alors que les questions de l’espace social dominent l’analyse de la Succession (article X) et la deuxième moitié de l’analyse de l’espace scandinave (article IX). C’est la grande échelle (celle d’une ville, d’une société, d’une ethnie…) qui impose l’introduction de quatre isotopies descriptives (religieux, militaire, économique, politique) nécessaires à l’analyse, alors qu’ils ne sont nullement utiles à l’échelle d’un édifice. Dépend aussi de l’échelle l’utilité de la notion d’acteur collectif, introduite par Greimas et Landowski en 1970 à propos de textes juridiques. Cette notion s’impose pour l’analyse des acteurs à l’échelle d’un territoire urbain (article VIII) ou d’un territoire régional (article IX).
 
    Dans les articles réunis ici, nous avons opté pour une présentation qui privilégie l’objet d’analyse, en laissant au second plan les questions de méthode et le métalangage sémiotique, qui ont fait l’objet de critiques hors du milieu des sémioticiens. Cela répond au souci d’être lu hors du milieu « professionnel » : si nous voulons être compris par des architectes et des archéologues, il convient d’adopter un langage relativement ordinaire. Ce qui n’impose pas l’abandon des concepts qui régulent l’analyse : au contraire, nous avons tenu à en maintenir toute la cohérence et la rigueur, sans afficher le métalangage pour autant. Nous espérons avoir réalisé un tel équilibre. Il fallut formuler quelques propositions et en tester l’efficacité. Leur utilité se mesure à l’aune de l’intérêt des questions résolues et des résultats obtenus.

 

Sommaire
i    Morphologie et interprétation en archéologie
ii    Perspective archéosémiotique sur Palmyre
iii    Sémiotique de l’irrigation à Tadmor-Palmyre
iv    Sémiotique de la destruction à Tadmor-Palmyre
v    Semantics of patrimonial destruction
vi    Reconstruire les villes, notes de synthèse
vii    Sémiotique et Urbanisme
viii    Régimes anciens de la terre au Proche-Orient
ix    Dirhams en Scandinavie, argent & rente foncière
x    La Succession
xi    L’espace du virus

 

    Né à Beyrouth en 1944, Manar HAMMAD suivit des études de mathématiques, d’architecture et de sémiotique avant de s’engager dans la recherche et l’enseignement puis dans l’archéologie. Il a travaillé quatorze ans sur Palmyre, où il a dirigé une mission archéologique (2009-2010). Architecte DPLG et Docteur en sémiotique, il aborde l’architecture et la ville pour y chercher un sens qui s’articule sur la forme géométrique et sur les valeurs sous-tendant l’action des hommes.  Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de sémiotique de l’espace, où les questions de méthode sont explicitées en relation avec des cas concrets choisis en raison des caractères structurels qui les articulent.


Mots-clés : Archéologie-Architecture, archéologie, urbanisme, patrimoine, Proche-Orient, Palmyre, sémiotique




Sciences et Savoir d’Orient

Héritage et Transmission de -3300 à +1500

Auteur(s) : KHATER Antoine, DJEBBAR Ahmed
Parution : 2020


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ISBN 10 : 2705340636
ISBN 13 : 9782705340636
Pages : 220
Format (mm) : 140x200

Les résultats de nombreuses recherches menées au cours des deux derniers siècles, concernant les sciences développées au Proche-Orient entre le -xxxiiie siècle (av. J.-C.) et le +xve siècle (ap. J.-C.), sont exposés dans cet ouvrage.


La première partie concerne la contribution fondamentale des cultures du Proche-Orient ancien à la naissance et au développement des sciences, entre le -xxxiiie siècle et le +viie siècle. La question de la transmission de ces sciences à d’autres civilisations de la Méditerranée, avant le +viiie  siècle, se pose. Sur ce thème précis, les éléments fournis par les sources, sont complétés par l’étude d’hypothèses crédibles sur quelques aspects de cette transmission et semblent apporter un éclairage inédit.


La deuxième partie de l’ouvrage dresse, dans un premier temps, un bilan des connaissances portant sur les héritages anciens, à l’origine de la naissance d’une nouvelle phase scientifique et technologique au Proche-Orient, et ce à partir du +viiie siècle. Un autre, provisoire, éclaire le contenu de la tradition entre le +ixe et le +xve siècles ; période de grand développement scientifique au sein de l’empire arabo-musulman et sa civilisation, avec des prolongements significatifs hors de ses frontières, à l’Est et à l’Ouest.


Ahmed Djebbar est professeur émérite de Mathématiques et Histoire des Mathématiques à l’université de Lille. Ses recherches portent sur l’histoire des activités mathématiques de l’Occident arabo-musulman, en relation étroite avec celle de l’Orient.


Antoine Khater est professeur de Physique théorique, il a travaillé au CEA Saclay et aux universités de Paris VI Jussieu et du Mans. Ses recherches portent sur la Matière condensée et la nanophysique. Il s’intéresse également à l’Histoire des sciences en Mésopotamie.


Mots-clés : Histoire des sciences et des techniques, sciences, Orient, Proche-Orient, transmission, connaissances, héritages




Musique au Proche-Orient ancien

Collection : Orients sémitiques
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean
Parution : 2018


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ISBN 10 : 2705340018
ISBN 13 : 9782705340018
Pages : 228
Format (mm) : 160x240

Langage universel, la musique constitue l’un des attributs privilégiés de l’espèce humaine. L’histoire étudiée dans ce livre s’étend sur une longue durée puisque deux millénaires séparent Enḫeduanna, la princesse musicienne fille de Sargon d’Agadé et l’auteur du Livre de Daniel. C’est une très large séquence historique, mais dans un cadre géographique constant que l’on peut définir comme s’étendant du rivage méditerranéen à l’ouest aux monts du Zagros à l’est et de l’Anatolie au nord jusqu’au Golfe persique au sud. Les évolutions sociétales, religieuses et techniques advinrent sur le fond commun de la « civilisation des Sémites ».

La musique, aspect capital de cette civilisation, est un bon exemple de la manière dont évolue un art tout en restant dans une pérennité de transmission. On constate une persistance certaine des instruments dont les cordes – lyres et harpes – traversent l’espace et le temps, depuis Sumer au troisième millénaire jusqu’à Jérusalem au premier. Malgré une certaine uniformité de l’art musical dans les lieux et temps qui intéressent notre étude, on perçoit des particularités locales, des spécialisations, des lieux qui étendent leur influence par la formation que l’on y reçoit. Les musiciens répandaient leur savoir et leurs techniques, leur vocabulaire aussi.

Le chant, les instruments, mais aussi la danse comme expres-sion de joie en même temps qu’acte cultuel, nous permettent de mieux comprendre ces civilisations qui ont si profondément marqué la suite de l’Histoire.

Historien, diplômé de l’Institut d’Études Théologiques de Bruxelles, ainsi que des Universités de Strasbourg et de Poitiers, Lucien-Jean Bord est vice-président de la Société Mabillon et directeur de la collection Orients Sémitiques.


Mots-clés : musicologie, Proche-Orient




Le Système multiconfessionnel, une invention libanaise

Auteur(s) : AZHARI Valérie
Parution : 2016


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ISBN 13 : 9782705339579
Pages : 360
Format (mm) : 160x240

Le système « multiconfessionnel » au Liban, est lié au caractère communautaire et à la particularité de ce pays. Les événements historiques qui vont fonder le Liban mettent en avant le caractère complexe de son multiculturalisme et de son système consensuel. Cet ouvrage démontre surtout que les fondations de ce pays sont basées sur des décisions politiques « à chaud ». 

Le Liban, terre du Proche-Orient au carrefour des civilisations, forme une sorte de couloir « fertile » entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Terre d’invasions, d’échanges ou de refuge il compose nécessairement avec les forces régionales. Tiraillé entre tendances « libanistes » et « unionistes » il n’a jamais pu prétendre à une société apaisée. Comme toujours dans les pays multiconfessionnels ou multiethniques, le clivage était vertical et la saga nationale, à peine centenaire, est grosso modo un récit de frictions entre divers groupes. L’histoire de la cohabitation et du vivre ensemble connaît trois temps.

Suite aux troubles confessionnels au xixe siècle, le Mont-Liban applique un nouveau système administratif. Druzes et maronites se partagent le pouvoir de la « principauté » sous le régime de la Moutassarifiah. En 1920, le Grand-Liban naît sous mandat français où différentes communautés se côtoient. Entre 1943 et 1946, le Liban devient indépendant. Cette indépendance s’accompagne d’une mise en place d’un modèle de gouvernance original, ou les différentes communautés se partagent le pouvoir et l’administration. C’est le Pacte national qui scelle le système multiconfessionnel  déjà existant mais s’effrite jusqu’à éclater au début des années soixante-dix. Le pays devient le théâtre d’une guerre pour les autres ou toutes les communautés vont s’affronter. C’est l’Accord de Taëf en 1990 qui met fin à cet état de guerre et le Liban est a nouveau réuni sous un nouveau pacte du vivre ensemble. Le Liban s’est donc construit  et se reconstruit politiquement sur un modèle multiconfessionnel original qui a ses limites. Ce système jusque-là inéluctable est-il une invention libanaise ou le fruit d’une circonstance de faits ?


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Mots-clés : Histoire-Géographie, Liban, Proche-Orient, Mont-Liban, Grand-Liban, multiconfessionnel, vivre ensemble





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Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte

M-Z

Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 2
Pages : 1050
Format (mm) : 210x280

De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c'est-à-dire les ports de l'Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d'Alep, du Caire ou de Perse, points d'arrivée des caravanes venant de l'Asie centrale, de l'Inde et de l'Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l'expédition d'Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d'autres la captivité, nombreux d'entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n'ont fait qu'y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l'expédition d'Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants...
L'exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d'identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.


Anne Mézin est l'ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d'Ancien Régime. Elle est l'auteur de travaux sur le personnel consulaire et d'inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l'ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l'ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au xviiie siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l'Empire ottoman.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, maghreb, méditerranée, Orient, navigation, Languedoc, consulats, esclaves, Pèlerins, barbaresques, corsaires, Drogmans, Levant, Marseille, négoce, Provence