Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341008
ISBN 13 : 9782705341008
Pages : 348
Format (mm) : 160x240
Traduction de l’arabe par Maurice Saliba
Peu de Français connaissent aujourd’hui ce nom qui, à l’époque, a pourtant été régulièrement cité dans la presse européenne. Originaire d’une riche famille musulmane de Minya, Hoda Charaoui est sans doute « la pionnière du mouvement de libération de la femme dans tout le monde musulman » (Nawal El Saadawi). Elle fonda le mouvement féministe égyptien. Cette Égyptienne polyglotte, née en 1879 et décédée en 1947, mariée à treize ans, joua un rôle très actif pour l'émancipation de la femme arabe musulmane. Elle créa, dès 1919, la Société de la femme nouvelle, puis quelques années plus tard, l’Union féministe égyptienne. Témoin oculaire d’évènements politiques cruciaux et engagée politiquement, notamment au sein du parti nationaliste, Al-Wafd « La Délégation » aux côtés de son mari, elle milita contre le colonialisme des grandes puissances, le patriarcat autochtone mais aussi contre la corruption. Elle lutta pour l’égalité homme-femme. Elle ouvrit des salons littéraires et des clubs culturels dédiés aux femmes. En 1925, elle créa le mensuel francophone L’Égyptienne, revue de sociologie et de culture pour la défense du féminisme, du panarabisme et de la Palestine. Son parcours exemplaire s’illustra par une action qui fit date : c’est la première qui, en public, arracha son niqab turc au cours d’une festivité publique. Aux dires de Alaa al-Aswany « la libération de la nation égyptienne était inséparable de la libération de la femme ».
Vingt-sept revues féministes ont vu le jour entre 1892 et 1957. Hoda Charaoui, comme Hind Naufal, May Ziadé, Dorriya Chafiq ou encore Out El Kouloub, esquissèrent, par leurs écrits et leurs actions, les contours d’une prise de conscience d’une identité féminine également illustrée par Mary Kahîl, Céza Nabarawi ou encore Badawiya Moussa.
Auteur(s) : KANTARI Nadia
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341039
ISBN 13 : 9782705341039
Pages : 308
Format (mm) : 160x240
Illustrations : de nombreuses illustrations
En islam, ni le Coran ni la Sunna n’obligent les femmes musulmanes à se couvrir les cheveux. Pourtant, la tendance normative et la pression sociale patriarcale vont dans le sens de l’obligation. La « protection » de la femme par le « voilement » devient alors incontournable. Exégètes et autres tenants des écoles juridiques divergent sur ses modalités. Une confusion apparaît quant à la notion coranique de ‘awra, partie intime du corps. Elle devient, par extension, le corps tout entier ou presque de la femme, et son « voilement » garant de l’honneur des hommes, ‘irḍ.
Cet ouvrage porte sur l’examen linguistique, textuel puis anthropologique des vêtures, niqâb, burqu‘ et autres, dans leurs propres contextes socio-historiques. Différentes manières de paraître des femmes arabo-musulmanes, voilées ou non, ont existé avant, pendant et après l’avènement de l’islam.
Libre à la femme de porter ou non le voile, en connaissance de cause, et non sous les pressions sociale, politique ou patriarcale !
Nadia Kantari, franco-libanaise, est née à Beyrouth, au Liban. Elle est titulaire d’un B. A. en économie et d’un M. A. en philosophie de l’Université Américaine de Beyrouth, puis d’un doctorat en anthropologie de l’Université Paris 8. Pendant dix-sept ans, elle travaille comme traductrice-interprète à l’Ambassade de France auprès des Émirats Arabes Unis. Elle est chercheuse, rattachée au Centre d’histoire des sociétés Médiévales et Modernes (MéMo) - Axe mondes islamiques, des Universités Paris 8 et Paris Nanterre.
Auteur(s) : LÉGERET-MANOCHHAYA Katia
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341053
ISBN 13 : 9782705341053
Pages : 140
Format (mm) : 160x240
Nyota Inyoka created around 50 compositions combining Theatre, Dance and Music relating to India, between 1921 and her final performances in the 1950s. From the very beginning of her international career, she performed in the most prestigious theatres of the time, mainly in France, in Europe and in America. Nyota Inyoka was a pioneer in many respects. She was the first Franco-Indian woman artist in Indian modern dance, but was no doubt overshadowed by the first modern Indian dancer Uday Shankar. Nyota Inyoka was the first feminist Indian dancer to draw inspiration from Hinduism, as her innovation came through the medium of figures of goddesses. Historians have largely ignored this pioneer, certainly due to the fact that she is unclassifiable. Her work was shut into the category of oriental dance, with its presumptions related to the history and imaginary of colonialism, which press coverage of her performances was eager to highlight. Yet Nyota Inyoka was extremely close to the India of her time. But the exceptional nature of Nyota Inyoka’s work goes even further. She was the first in France to interpretate on a western stage the difficult portion of the most ancient Sanskrit dance treatise, encompassing the 108 karaṇa, an alphabet of poses and steps, for which so many Indian dance styles offer an interpretation. She did this particularly at the time of the reinvention of temple dances of southern India starting in the 1930s.
Starting in 2018 at the Bibliothèque nationale de France, a symposium with a research-creation next to Inyoka’s archives, include an interpretation of Nyota Inyoka’ Dances by contemporary women artists and researchers, to reconsider the complex history of modern dance and classical Indian dance together.
Katia Légeret is a researcher and Professor of Philosophy and Performing Arts at University Paris 8, where she leads the research team Scènes du monde [world stages]. Director and choreographer, she is a Bharata Natyam artist under the name Manochhaya, and a specialist in Indian classical and contemporary forms of dance theatre.
Auteur(s) : FAÜ Jean-François (dir.)
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341046
ISBN 13 : 9782705341046
Pages : 222
Format (mm) : 160x240
Chaque famille de lettrés au Sahel possède sa propre bibliothèque ; le livre y a longtemps été marque d’autorité et de rareté. Ce patrimoine universel est aujourd’hui menacé par les actions iconoclastes des groupes radicalisés et par les intempéries liées au changement climatique. Il est temps d’interroger cette patrimonialisation africaine et arabe, la nature de ses acteurs et les enjeux d’un processus articulant dimensions transrégionales et appropriation communautaire. Par ailleurs, outre l’aspect religieux initial, ces textes livrent un contenu littéraire ou savant qui aborde des thématiques parfois d’actualité, comme les questions environnementales, l’herboristerie, l’astronomie, la philologie ou encore l’historiographie. Si cet inventaire demeure non exhaustif, les manuscrits de l’Afrique subsaharienne et maghrébine, rédigés en arabe et ʿağamī, s’inscrivent avec force dans la longue tradition littéraire et scientifique de cet espace.
Les débats des journées scientifiques d’Alexandrie consacrées aux manuscrits islamiques en Afrique partent de ce constat ; celui de la variété des thématiques de recherche et des supports relevant du domaine culturel musulman et de ses composantes juives et chrétiennes.
Pour y répondre, des universitaires et chercheurs originaires de douze pays francophones et arabophones se sont réunis à l’Université Senghor à Alexandrie pour partager leurs réflexions et débattre de la patrimonialisation des manuscrits sahéliens, maghrébins, éthiopiens et égyptiens.
Préface de Thierry Verdel
Auteur(s) : ANDRÉ-DESSORNES Carole
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705341015
ISBN 13 : 9782705341015
Pages : 168
Format (mm) : 157x240
De Troie à Jérusalem en passant par Babylone, Tyr, Carthage ou Constantinople : blocus, embargos et autres sanctions s’égrènent et se succèdent dans la région du Moyen-Orient et du pourtour méditerranéen. Depuis 1948, ils concernent désormais les États : de l’Iran à la Syrie en passant par l’Irak et jusqu’en Libye.
Contre le vacarme des anciens assauts, c’est bien le silence de nos sociétés en quête de sensationnalisme qui domine – d’où le choix du titre « Guerres silencieuses ». Pas d’effusion de sang, d’explosions, de bombardements, mais les conséquences de ces blocus ou embargos n’en sont pas moins terribles.
Cet ouvrage n’est pas exhaustif. Il a le mérite d’offrir une vue d’ensemble doublée d’une analyse critique des politiques quasiment contreproductives quant aux objectifs premiers mais aux effets ô combien dévastateurs pour les populations.
Carole André-Dessornes est géopolitologue, spécialiste des rapports de forces & violences au Moyen-Orient et zones limitrophes.
Chercheure associée à la FRS, chargée de cours à l’Institut Catholique de Paris, elle est conférencière en géopolitique depuis 2001. Elle intervient sur la géopolitique du Moyen-Orient à l’EMSOME (État-major pour l’Outremer et l’Étranger) depuis 2009.
Elle forme également le personnel soignant et médecins des hôpitaux psychiatriques (EPS de Ville-Évrard, GHU de PARIS Psychiatrie & Neurosciences) sur la géopolitique, les violences et conséquences traumatiques sur les civils et militaires et a déjà publié plusieurs autres ouvrages sur la Géopolitique et le Moyen-Orient.
Auteur(s) : VEAUVY Christiane
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705341022
ISBN 13 : 9782705341022
Pages : 580
Format (mm) : 158x240
Chez Saint-Simon, la substitution d’une réorganisation sociale et d’un autre rapport à la nature à l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’administration des choses au gouvernement des hommes, entre autres, ont pris corps théoriquement en partant de l’expérience plutôt que de « raisonnements a priori » (Le Producteur, oct. 1825 - oct. 1826). De la lecture de ses Œuvres éditées pour la première fois en 2012 en Œuvres complètes émergent des liens entre action et pensée, corps et esprit. Le saint-simonisme (1825-1835) apparaît, au lendemain de la Révolution de Juillet, comme un « espace-temps » élargi aux prolétaires et aux femmes attirés par cette « nouvelle et puissante doctrine », prêts à s’impliquer dans la pratique de ces liens et les discussions dramatiques entre les deux « Pères », Bazard et Enfantin (sur la « question de la femme », les rapports internes et externes – silence sur les émeutes des canuts lyonnais). Saint-Simon et le saint-simonisme ont été /sont des « passe-frontières » entre les sexes, les cultures, les états (réciprocité des échanges avec la Toscane pré-unitaire et l’Allemagne des intellectuels post-hégeliens).
À la promesse « d’être sincères en tout », véritable leitmotiv du saint-simonisme, les « prolétaires saint-simoniennes » ont répondu en créant un mouvement autonome où vivre leur désir de ne pas séparer cœur, corps et esprit, « dans la foi religieuse qui nous donne la force de vaincre » (La femme libre, 1832) ; par la création de cette forme sociale-politique et l’audace de leur pensée, elles ont précédé les hommes ; leurs écrits et ceux de leurs proches (Cl. Démar, S. Voilquin) nous bouleversent encore. Des formes de créativité étonnamment populaires sont nées en Provence sur les décombres de la société d’ordre, telles les chansons provençales de V. Gelu à Marseille (1837-1855) et ses « Notes biographiques » écrites en français (rééditées en partie à la fin XXe siècle), tel Le marquis des Saffras, roman du saint-simonien J. de la Madelène (1849) réédité plusieurs fois.
Femmes et hommes se réfèrant au « vrai », chez lesquels la totalité de l’être est engagée dans le sillage de Saint-Simon, n’inventent-ils pas le politique moderne à l’encontre des codes et des chartes fustigés par Cl. Démar (1833) ? Le saint-simonisme n’a-t-il pas été la matrice de la sociologie avec la découverte du rapport à l’autre, dégagée du moralisme étouffant du XIXe siècle (S. Zweig), peut-être articulée à la naissance du féminisme ? N’a-t-il pas généré une nouvelle manière de penser que la IIIe République aurait tenté d’annihiler (imposition du positivisme comme philosophie centrale) et les prémices de la découverte freudienne ?
Christiane Veauvy, chargée de recherche honoraire au CNRS, Docteur d’État es Lettres et Sciences humaines, Docteur en Sociologie, a consacré ses recherches à la Provence, au saint-simonisme et aux saint-simoniennes, aux féminismes (confrontation France, Italie, rives sud et est de la Méditerranée). Le rapport à l’autre est privilégié dans son approche pluridisciplinaire, ainsi que l’échange dans sa diversité, sa réciprocité ou son asymétrie.
Auteur(s) : COSTANTINI Laurent
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340995
ISBN 13 : 9782705340995
Pages : 134
Format (mm) : 210x280
Les souks de Syrie, lieux d’art et de vie, suscitent l’émerveillement des voyageurs depuis des siècles. Labyrinthes hors du temps, celui qui s’y aventure, est assuré d’un voyage dans l’histoire de tout l’Orient, des Mamelouks aux Ottomans, chaque pierre y est empreinte de l’âme des civilisations passées dont les savoirs et le raffinement sont parvenus jusqu’à nous inchangés.
« C’est là où les choses adviennent, où les nouvelles arrivent, où la vérité est établie tous les jours par d’innombrables discussions ».
Puisse la douceur qui régnait sous leurs voûtes y reprendre bientôt son cours paisible.
Laurent Costantini, photographe et voyageur d’Orient a étudié les Lettres modernes et l’Histoire de l’art. Au cours de plusieurs séjours en Syrie, dont il a parcouru les souks, à Damas et Alep, il y a rencontré leurs marchands dans la splendeur et le faste chatoyant des galeries souterraines.
Ses photographies ont été exposées à Paris, à l’Institut du monde arabe et à Beyrouth. Il est l’auteur d’un portrait poétique de la capitale libanaise, Beyrouth Beyrouth.
Auteur(s) : LÉGERET Katia
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340988
ISBN 13 : 9782705340988
Format (mm) : 160x240
The 108 karaṇa make up the oldest Indian alphabet of movements to dance, theatre, sculpture and music codified in the Nāṭyaśāstra. Their oral transmission is extremely rare, and the author of the present publication nourished her theoretical research with the instruction in Bharata-nam that she received firstly in Paris from Amala Devi, in Chennai from Swarnamukhi, State Dancer of Tamil Nadu, and subsequently, over a period of thirty years, from Natyacharya K. Muralidhar Rao, in Mysore (Karnataka). Interpretations of karaṇa poses and steps from the Nāṭyaśāstra are countless and creative, and they inspire contemporary artists.
In 2022 the author made a film on the teaching of Natyacharya K. Muralidhar Rao, which is freely accessible to readers of this book: Bharatanatyam Dance Theatre: DANCING OF THE HEART, with support from Labex Arts-H2H/EUR ArTec (Paris 8 and UPL University).
Katia Légeret is a researcher and Professor of Philosophy and Performing Arts Aesthetics at University Paris 8, where she leads the research team Scènes du monde [world stages]. Director and choreographer, she is a bharata-nāṭyam artist under the name Manochhaya, and a specialist in traditional and contemporary Indian forms of dance theatre. She is the author, in particular, of Danse Contemporaine Indienne et Théâtre Indien: Un Nouvel Art? (PUV, 2010) and Dance Theatre of India, Crossing New Aesthetics and Cultures (Niyogi Books, 2018), and has edited collective works including Rodin and the Dance of Shiva (Niyogi Books, 2016), Créons au Musée (Geuthner, 2019) and French-Indian dancer Nyota-Inyoka (1896-1971) The Genius and the Dance (Geuthner, 2022). The latter relates to an international research project (Labex Arts-H2H and EUR ArTeC) involving partnerships in Paris with RMN-Grand Palais, the Musée National des Arts Asiatiques-Guimet and the Bibliothèque nationale de France.
Auteur(s) : BERTRAND-CADI Jean-Yves
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340971
ISBN 13 : 9782705340971
Pages : 720
Format (mm) : 160x240
Fondées en Algérie pendant la présence française, ces sociétés savantes sont encore dans l’ombre. Au terme d’une guerre violente et fratricide, l’histoire se porta sur les aberrations de la politique coloniale de la France. Les progrès réalisés au cours du siècle précédant l’indépendance restent en grande partie ignorés. En parallèle du patrimoine matériel français, l’Algérie reçut un legs intellectuel considérable. Devenue département français au lendemain de la conquête, la Régence d’Alger et ses territoires du sud étaient peu connus. Civils et militaires entreprirent alors d’en étudier la géographie, l'histoire, d’en améliorer l’état sanitaire et d’en structurer l’agriculture. Des sociétés savantes furent ainsi fondées dès 1845. Identiques à celles de la métropole, leur action s’étendait cependant sur de plus grands espaces. Dans l’urgence de mettre fin à l’état de misère du pays, elles avaient pour tâches d’administrer, éduquer, soigner, fonder une économie moderne.
Cet ouvrage décrit l’histoire de ces sociétés, l’aventure de ces savants de tous bords, civils, militaires ou religieux, épris de leur science et de la beauté de l’Algérie. Leurs travaux conduisirent à des découvertes importantes dans tous les domaines, y compris celui des arts.
Jean-Yves Bertrand Cadi, docteur en droit, magistrat, a vécu une vingtaine d’années en Algérie. Chargé d’enseignement à l’École nationale de la magistrature, il a effectué plusieurs missions de formation dans le monde arabe. Il est l’auteur de deux ouvrages concernant des personnalités musulmanes.
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340933
ISBN 13 : 9782705340933
Pages : 132
Format (mm) : 210x280
Du Xe au XIIIe siècle, la famille de Lusignan en ses diverses branches descendantes d’Hugues Ier le Veneur s’est progressivement élevée au rang de l’une des plus puissantes Maison seigneuriale du Poitou, n’hésitant pas à s’opposer aux Plantagenets, leurs suzerains en tant que ducs d’Aquitaine, puis aux Capétiens. Vaincus par Louis IX, ayant perdu bon nombre de leurs possessions territoriales, ils n’en connurent pas moins une nouvelle ascension sociale grâce à la branche cadette implantée dans le royaume latin de Jérusalem, avec un roi en la personne de Guy de Lusignan (le vaincu de Hattin) et surtout une longue lignée de rois de Chypre qui se prolongea jusqu’au XVe siècle et d’où furent également issus plusieurs rois d’Arménie aux XIIIe et XIVe siècles.
Ce volume ne prétend pas retracer l’histoire événementielle de la Maison de Lusignan mais se penche sur la généalogie et l’héraldique de ces grands feudataires, tant en Occident qu’au Proche-Orient. L’histoire généalogique présente un avantage certain permettant de la considérer comme complétant l’histoire événementielle : elle va s’intéresser à tous les représentants d’un lignage, même les plus obscurs. Quant à l’héraldique, son importance est maintenant pleinement reconnue pour les études des lignages médiévaux : le fait de blasonner et de représenter les armoiries des diverses branches d’une famille et de ses alliances permet, par exemple lors de l’établissement d’une ascendance par quartiers, de visualiser immédiatement les systèmes d’alliances.
Ainsi que l’écrit Martin Aurell dans sa préface : « Fondé sur une abondante bibliographie à jour, le livre de Lucien-Jean Bord sur les Lusignan représente un instrument de travail solide, qui rendra bien des services au chercheur et qui passionnera le généalogiste. »
Vice-président de la Société Mabillon et membre de la New York Academy of Sciences, Lucien-Jean Bord poursuit ses recherches sur la civilisation médiévale dans le cadre de l’ANR / DFG Cœnotur (Universités de Tours et de Hambourg).
Auteur(s) : DIAB-DURANTON Salam, DURANTON Henri
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340940
ISBN 13 : 9782705340940
Format (mm) : 160x240
Il n’est guère besoin de vanter l’apport d’Antoine Galland à la tradition des échanges entre Orient et Occident avant la Révolution. Sa traduction des Mille et une Nuits – roman qu’il était le premier à faire connaître au public européen – n’a cessé d’être rééditée du début du xviiie siècle à nos jours. Sur cette réputation universelle et ses nombreux travaux, il fut tacitement admis qu’il était un modèle d’orientaliste et à ce titre maîtrisait parfaitement arabe, turc et persan.
Nous avons voulu le vérifier à partir d’un curieux manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France, et à ce jour jamais exploité. Enregistré sous le titre Supplément turc 1200, il constitue la première étape d’une anthologie de proverbes arabes, turcs et quelques-uns en persan, qui n’a jamais vu le jour.
La double originalité de ce manuscrit, et qui en fait la valeur unique pour les spécialistes, c’est qu’il propose à chaque fois un proverbe arabe, turc ou persan, et la traduction de Galland au-dessous. De la sorte, il permet de tester les aptitudes linguistiques réelles du traducteur des fameuses Mille et une Nuits, ce que de nombreux travaux antérieurs n’avaient pas réussi à faire et également de suivre, sur le vif, un traducteur au travail.
Chemin faisant, l’enquête s’est élargie. La tentative de Galland a été replacée dans une tradition qui remonte à l’époque humaniste. Par ailleurs, elle permet de mieux comprendre le désir novateur de cet érudit d’instaurer un dialogue entre deux univers culturels se rejetant souvent l’un l’autre parce qu’ils ne se connaissaient pas ou très mal.
Salam Diab-Duranton est professeure des universités en Linguistique arabe à l’université Grenoble Alpes. Ses recherches portent principalement sur la lexicographie et la lexicologie de l’arabe standard et dialectal. Ses domaines d’investigation scientifique s’étendent également à la littérature populaire du Mashreq, notamment l’étude des proverbes. Elle a publié aux Éditions Geuthner Proverbes et locutions figées : description et catégorisation et Substitution et créativité lexicales en arabe : compilation, théorisation, restructuration.
Henri Duranton est maître de conférences retraité de l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne. Sa participation à l’édition d’Antoine Galland est dans la suite logique de sa publication, en trois volumes, des voyages de Paul Lucas qui fut le contemporain de Galland, et qu’il a dû croiser sur les routes de l’Empire ottoman qu’ils ont tous deux sillonnées.
Nicolas Vatin est historien de l’Empire ottoman, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EPHE, PSL.
Auteur(s) : BOHAS Georges
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340957
ISBN 13 : 9782705340957
Pages : 382
Format (mm) : 160x240
Pourquoi une traduction du Mufaṣṣal d’al-Zamaḫšarī ? Parce que ce livre « connut une vogue considérable dans l’Orient musulman jusqu’à la fin du xiiie siècle » et il exerça une influence « très importante en Orient arabe et dans le monde iranophone, notamment à travers les commentaires d’Ibn Yaʿīš et d’Ibn al-Ḥājib ainsi que la Kāfiya de ce dernier. L’ouvrage peut être considéré comme la source principale des grands traités classiques. » En outre, al-Zamaḫšarī ne fut pas seulement un grammairien, mais il est également l’auteur d’un véritable thésaurus de la langue arabe intitulé ’Asās al-Balāġa, « La fondation de la rhétorique », et surtout, en tant que théologien, il a composé l’un des plus célèbres commentaires du Coran : al-Kaššāf ʿan ḥaqā’iq al-Tanzīl, « Le livre qui dévoile les vérités de la Révélation ». Enfin, dans le domaine de la littérature il a également brillé par ses Maqāmāt « Sessions ».
Pourquoi une traduction commentée ? Le livre vise à une présentation d’ensemble de la grammaire sous la forme d’un compendium ; du reste, il désigne lui-même son ouvrage comme une introduction. Même pour le public arabe averti une explicitation détaillée est nécessaire : celle d’Ibn Yaʿīš s’étend sur dix volumes dans l’édition du Caire. À plus forte raison le commentaire est indispensable pour le public francophone auquel on s’adresse ici. Le commentaire est intégré à la traduction − en italique et en plus petits caractères pour éviter toute confusion − un peu à la manière des commentateurs arabes médiévaux.
Georges Bohas, du laboratoire ICAR (UMR 5191 CNRS • ENS de Lyon), professeur émérite à l’ENS de Lyon, est membre de l’académie de langue arabe de Damas. Il a publié de nombreux livres et articles sur l’œuvre des grammairiens arabes. Il s’est aussi tourné plus récemment vers les aspects formels du texte coranique, à propos desquels il a publié, en 2021, Les stratégies métriques dans le Coran.
Mustafa Alloush, maître de langue à l’Université Lumière-Lyon 2 et docteur en études arabes, est membre du laboratoire ICAR (UMR 5191 CNRS • ENS de Lyon). Il a publié dans les domaines de la littérature, la civilisation et la linguistique arabe, particulièrement, en 2020, La place des interjections et des onomatopées dans le lexique de l’arabe. Il s’est aussi intéressé à la sociolinguistique dans son livre Al-Taṭawwur al-dilālī fī l-luġa al-ʿarabiyya, (Le changement sémantique dans la langue arabe) (2021) et à l’arabe moyen en éditant et traduisant des manuscrits subsahariens publiés dans Écrire la guerre au Fouta-Djalon (2022).
Auteur(s) : CRÉPIN Denis
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340889
ISBN 13 : 9782705340889
Pages : 254
Format (mm) : 160x240
Si l’alchimie ne saurait être une science permettant, grâce à quelques recettes, de fabriquer de l’or, c’est véritablement un art sacré. L’adepte qui s’y livre vit une relation de type mystique avec la matière. Il y perçoit la trace du Créateur à travers la mise en évidence d’une présence immatérielle, germe de l’unité, caché dans le chaos. Pour l’alchimiste, l’Œuvre est à la fois travail intérieur, chemin spirituel tortueux vers l’unité et travail extérieur, symbolisé par l’activité en laboratoire qui peut prendre toute forme. La base du processus alchimique où lumière et ténèbres sont complémentaires, est l’union des contraires. La matière est considérée comme un substrat passif qui renferme une puissance agissante, l’âme, miroir du divin, qui sollicite la participation de l’alchimiste au dessein du Créateur.
Cet ouvrage se base sur les écrits des anciens alchimistes, de la Perse et de l’Égypte antique au Moyen-Âge musulman et chrétien. Le processus du Grand Œuvre y est décrit, ainsi que les principes mis en avant dans les écrits : les astres, les quatre éléments, les substances matérielles et les symboles. Une grande place est donnée à l’âme considérée comme une force vitale endormie dans la matière et grâce à ce subtil intermédiaire, l’union des opposés que sont l’esprit et la matière est rendue possible. La totalité, symbiose de l’esprit, de l’âme et du corps, donne alors accès à la Pierre philosophale.
Denis Crépin, docteur vétérinaire, homéopathe, licencié en théologie et médiéviste, est passionné par la recherche historique des cheminements spirituels qui permettent d’ouvrir une brèche pour une meilleure connaissance du mystère de l’être humain. Il a publié aux éditions Geuthner deux ouvrages sur le catharisme : le premier sur son origine Aux sources du catharisme, Genèse et développement d’un mouvement hétérodoxe, en 2014, l’autre sur la réaction de l’Église et sur l’Inquisition Les Frères Prêcheurs et le catharisme albigeois, en 2017.
Auteur(s) : LA MARLE Hubert
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340605
ISBN 13 : 9782705340605
Pages : 236
Format (mm) : 160x240
Cet essai vise à réparer le départ prématuré d’un grand archéologue, Jean Deshayes, disparu en 1979. Il joignait de manière rare une compétence relative à la Crète minoenne, qu’il avait acquise sur le terrain à Mallia, et celle qu’il a approfondie ensuite sur les sites de l’Iran, particulièrement à Tureng Tepe.
Le cadre de l’ouvrage ne se limite pas à ce que nous enseigne l’archéologie. C’est aussi dans l’esprit des peuples qu’il faut puiser, dans ce corpus extraordinairement foisonnant des mythes persans et des légendes crétoises, dans certains rites venus du fond des âges, et même dans certaines musiques traditionnelles.
Bien sûr, comparaison n’est pas raison. D’autres influences, d’autres sources d’inspiration ont contribué au miracle minoen : la Grèce continentale, les Cyclades, Chypre, l’Anatolie, le Proche-Orient, l’Égypte ont également porté leur lot de contribution culturelle sous différentes facettes. Mais souvent, quand on étudie ces dernières influences, on est frappé par leur caractère somme toute assez récent et limité, si l’on excepte peut-être le rôle des Cyclades.
Le cadre géographique de l’Iran ancien ne se limite pas ici aux frontières actuelles. Il inclut aussi les régions et pays dont la langue relève ou a relevé du groupe iranien, notamment le Kurdistan. Certains regards sur le monde indien seront aussi utiles vu la parenté étroite entre l’Iran ancien et l’Inde védique.
Enfin, on ne saurait se limiter strictement à l’Âge du Bronze : certaines légendes, certains mythes se transmettent, se transforment durant une longue période et leur origine est bien difficile à situer précisément à défaut d’écrit.
Plus que des réponses, ce sont des pistes, des jalons qu’il nous faut redécouvrir entre le monde iranien et l’Europe.
Hubert La Marle, chercheur en épigraphie et linguistique, s’est attaché à l’inventaire et à la lecture des signes syllabiques du linéaire A de Crète minoenne. Ayant publié ses travaux en quatre volumes, complétés par un abrégé et par une édition en anglais, il pose la question d’un lien direct entre la langue minoenne et les langues indo-iraniennes anciennes. Il renouvelle cette approche par une étude des parentés techniques et culturelles entre l’île de Minos et l’Iran ancien.
Collection : Revue des Traditions Musicales - RTM
Parution : 2021
ISBN 10 : 705340926
ISBN 13 : 978705340926
Pages : 152
Format (mm) : 160x240
La Revue des Traditions Musicales (alias Revue des Traditions Musicales des Mondes Arabe et Méditerranéen, RTM) est un périodique scientifique annuel consacré aux traditions monodiques modales vivantes et/ou anciennes d’Asie occidentale et centrale, d’Afrique du Nord et d’Europe, et ce, dans une perspective musicologique générale et transdisciplinaire qui met l’accent sur l’analyse musicale. La RTM est le fruit de la collaboration musicologique entre l’Université Antonine (Liban) et Sorbonne Université et plus particulièrement entre le Centre de Recherche sur les Traditions Musicales (CRTM, www.ua.edu.lb/french/faculte-de-musique-et-musicologie/centre-de-recherche-sur-les-traditions-musicales-crtm), rattaché à la Faculté de Musique et Musicologie de l’Université Antonine, et l’Institut de Recherche en Musicologie (IReMus UMR 8223, France www.iremus.cnrs.fr/). Elle est coéditée par les Éditions de l’Université Antonine (EUA) et les Éditions Geuthner. Elle figure dans les bases de données scientifiques EBSCO, RILM et Manhal.
Le numéro 14 est réalisé
• dans le cadre du Réseau international des musicologies francophones Épistémuse
• avec le soutien de la Direction régionale Moyen-Orient de l’Agence Universitaire de la Francophonie
• avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) – IReMus (Institut de Recherche en Musicologie UMR 8223)
Auteur(s) : DONIKIAN Denis
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340902
ISBN 13 : 9782705340902
Pages : 662
Format (mm) : 210x280
L’impossibilité d’épuiser un sujet d’histoire aussi imposant que le génocide des Arméniens devait-elle pour autant interdire d’aborder les thématiques essentielles sur lesquelles se sont penchés historiens, penseurs, artistes, juristes et autres qui s’intéressent forcément au fait qu’un peuple puisse se donner pour objectif d’en supprimer un autre ? Le titre seul de Petite encyclopédie du génocide arménien suffit à exprimer l’humilité mais aussi l’ambition qui auront présidé à la synthèse d’une abomination qui dépasse l’entendement. La conception d’une telle entreprise est née du constat que l’acharnement à effacer, par la dénégation, la disparition des Arméniens par un génocide risquait de provoquer une accélération de l’oubli sur un contentieux majeur de l’histoire du xxe siècle : une impunité doublée d’amnésie et de mensonge aura par la suite encouragé d’autres crimes de masse.
L’onde de choc déclenchée par le génocide des Arméniens aura ouvert en cent ans un large spectre d’études et de réflexions dans tous les domaines du savoir. Le temps était venu d’en faire le bilan pour dégager l’ampleur d’une catastrophe qui aura affecté autant les esprits que les institutions et les relations internationales. Mais pour transmettre les données et les leçons d’un phénomène aussi monstrueux encore fallait-il en rendre la complexité abordable. Cette petite encyclopédie se décline sous forme de fiches thématiques, dont la fiabilité s’appuie sur un recours constant à des spécialistes de la question génocidaire et principalement de la question arménienne. Il reste que l’objectif d’un projet aussi sensible ne saurait avoir plus secrète ambition que de contribuer à combattre les obscurantismes qui conduisent immanquablement l’humanité aux dérèglements extrêmes.
Né à Vienne, en France, de parents rescapés des exactions antiarméniennes de 1915-1916 en Turquie ottomane, Denis Donikian a étudié la littérature française et la philosophie à Lyon avant d’effectuer une année universitaire en Arménie et d’enseigner en Ukraine et au Viêt Nam. Engagé dès les années 60 au sein du Centre d'études arméniennes en vue d’une remémoration du génocide subi par les Arméniens, il devait, par la suite, militer en faveur d’un dialogue arméno-turc. Parmi ses ouvrages les plus connus, on peut noter Un Nôtre Pays, Vidures, Marcher en Arménie. D’autres livres (poésie, théâtre, essai, aphorisme) ont été publiés en édition bilingue en Arménie. Derniers ouvrages parus : Les Chevaux Paradjanov, Des cons et de la connerie, L’esprit du corps féminin.
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340896
ISBN 13 : 9782705340896
Pages : 844
Format (mm) : 160x240
Études linguistiques et littéraires offertes à Jérôme Lentin par ses collègues, élèves et amis
Éditées par
Nadia Comolli, Julien Dufour, Marie-Aimée Germanos
Jérôme Lentin étudie la langue arabe telle qu’elle est pratiquée par les sociétés arabophones d’hier et d’aujourd’hui, au-delà des idées reçues sur la place des différentes variétés de cette langue. Il décrit dans ses travaux la complexité des situations sociolinguistiques en rétablissant une juste perspective, où arabe littéral et arabe dialectal sont deux pôles d’un continuum.
Auteur d’études pionnières et fondatrices qui font aujourd’hui référence, il a initié et formé des générations d’étudiants à la dialectologie et à la linguistique de l’arabe, mais aussi à l’étude du moyen arabe et des variétés mélangées, qu’il a largement contribué à constituer en discipline.
Le présent volume rassemble les travaux que des collègues, élèves et amis ont préparés en son honneur. Il regroupe trente-cinq contributions qui reflètent l’intérêt sans frontières du dédicataire pour l’arabe et sa littérature, ainsi que pour les langues du domaine chamito-sémitique et pour l’italien. Elles nous conduisent de la première moitié du IIe millénaire avant notre ère à l’époque contemporaine, et nous font voyager de la Mauritanie au Yémen, en passant par le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Palestine, le Liban, la Syrie, le golfe Arabo-Persique et même Chypre, l’Italie et l’Espagne.
Collection : Cahiers d'études syriaques
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340919
ISBN 13 : 9782705340919
Pages : 564
Format (mm) : 160x240
Ces mélanges sont offerts à Françoise Briquel Chatonnet,
directrice de recherche au CNRS, par ses collègues et amis.
Ils rassemblent des contributions portant sur le monde syriaque.
Dirigé par
Simon Brelaud, Jimmy Daccache, Muriel Debié, Margherita Farina, Flavia Ruani et Émilie Villey
Auteur(s) : TUCHSCHERER Michel, BOUTROS Nabil
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340766
ISBN 13 : 9782705340766
Pages : 310
Format (mm) : 260x210
Malgré la guerre et les fléaux qui ne cessent de s’abattre sur le Yémen ces dernières
années, les hammams de Sanaa, anciens et nouveaux, ne désemplissent
pas. Les pratiques balnéaires gardent une vitalité qu’on ne retrouve plus guère
ailleurs. Elles continuent d’être portées par une conception humorale du corps
héritée de la médecine arabe.
On va au hammam pour apaiser l’âme autant que pour revivifier le corps. Une
visite au bain reste indispensable dans tous les rituels sociaux de passage qui
jalonnent les étapes de la vie. Aussi, les pratiques balnéaires y sont-elles revendiquées
comme un véritable « art de vivre » qui contribue à l’identité citadine.
Le hammam, c’est en outre des savoir-faire et des métiers, transmis de génération
en génération, parmi les ammami. Dans la société yéménite, ils restent
relégués au bas de l’échelle sociale car la pratique de leur métier les expose à la
souillure, jugée avilissante.
Cet ouvrage propose une approche à la fois visuelle à travers de multiples photos,
analytique par le fruit de longues enquêtes de terrain, et divertissante par les
dictons, contes et textes littéraires retranscrits dans des encadrés.
Auteur(s) : DAGHER Carole H., PRINCE Myra
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340759
ISBN 13 : 9782705340759
Pages : 418
Format (mm) : 160x240
À l’heure du centenaire de l’État libanais, voici un ouvrage collectif qui revisite les liens entre le Liban et la France sur le « temps long » de la politique et de la diplomatie, qui questionne les échanges et les transferts culturels et puise au plus profond des sources de l’Histoire contemporaine. Par touches successives et en différents domaines, des morceaux d’histoires se croisent, des amitiés se tissent, des complexités s’élaborent.
Proclamé dans ses frontières actuelles par le général Henri Gouraud le 1er septembre 1920, l’État libanais aurait dû célébrer un autre centenaire : celui de ses acquis, de ses réussites. Cette date aurait dû constituer une célébration nationale. Le constat est celui d’un d’échec, qui relègue le Liban au rang d’État failli, d’État « déquillé ». La liste de ses manquements est longue !
Mais une relation d’amitié, jamais discontinuée, persiste entre le Liban et la France. Il faut lui « reconnaître un caractère exceptionnel et énigmatique. Pourquoi deux peuples s’obstinent- ils à se penser liés par la raison et par le cœur ? Comment l’effort des générations successives a-t-il constamment servi ce lien qui dépasse l’ordinaire diplomatique ou économique, et semble relever de la nécessité ? ».
Des liens et des lieux raconte une aventure collective d’auteurs mobilisés de part et d’autre de la Méditerranée, ouvrage lui-même ferment et témoignage de cette construction fraternelle.