Auteur(s) : BIZRI Fida
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338241
ISBN 13 : 9782705338244
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Le Pidgin étudié dans cet ouvrage est une nouvelle langue, à base arabe, inventée et parlée par les domestiques sri lankaises travaillant dans des familles de la bourgeoisie du Proche-Orient, en co-production avec leurs maîtresses. Ce parler a été baptisé “Pidgin Madame” parce que la relation maîtresse‑servante s’est avérée structurelle pour sa grammaire. On assiste ici, dans la forme même de la langue (les formes construites miméti-quement, le remplacement de la première personne du singulier par la deuxième et la troisième personne féminines, les assertions et questions prenant les formes d’impératifs et de prohibitifs), à la manifestation d’une sorte de grammaire de la servitude.
Le corpus présenté dans ce livre a été enregistré au Liban auprès de quatorze Sri Lankaises racontant leur vies de domestiques, ainsi qu’auprès d'une vingtaine de maîtresses de maison libanaises. Ces bribes d'histoires, tout à fait singulières et originales, ainsi que la langue dans laquelle elles ont été recueillies, font de cet ouvrage une référence complète pour l’étude d’un phénomène social et linguistique marquant dont l’avenir est encore incertain.
“Le livre de Fida Bizri, servi, de surcroît, par la clarté, la fermeté et l’élégance de l’exposé, mérite de faire école, tant par les nouveautés tout à fait importantes qu’il apporte aux spécialistes des études créoles que par son intérêt évident pour la linguistique générale” (Claude Hagège).
Fida Bizri est linguiste spécialiste des langues de contact. Après avoir étudié les langues sémitiques anciennes, elle a consacré sa thèse de doctorat aux contacts linguistiques entre l’arabe et le singhalais. Dans le cadre de sa recherche sur le phénomène de migration féminine au Moyen Orient, elle a effectué plusieurs séjours à Sri Lanka et au Liban, et s’est également penchée sur le cas de l’amharique et du tagalog en contact avec l’arabe dans les mêmes conditions de servitude. Son amour des langues l’a amenée à en apprendre plus de vingt, dont plusieurs parlées par des communautés religieuses ou économiques au Liban. Aujourd’hui, elle enseigne le singhalais et la linguistique indienne à l’Inalco.
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338225
ISBN 13 : 9782705338220
Tome : 1 vol. + 1 cd
Pages : 130
Format (mm) : 160x240
Poids : 270g
Collection : Manuels
Auteur(s) : LA MARLE Hubert
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338209
ISBN 13 : 9782705338206
Pages : 156
Format (mm) : 160x240
Linear A was one of the scripts used in Bronze Age Crete and the Cyclades from the Middle Minoan II to Late Minoan II periods, approximately 1800 to 1400 BC. Sir Arthur Evans, famed for his discovery of Knossos and the Minoan civilization, first identified the script more than a century ago. There are approximately 1,450 documents written in Linear A, five times as many as in the Minoan Hieroglyphic script, but far fewer than those in the Linear B script, which records the Mycenaean Greek language after 1400 BC. Previous attempts at decipherment based on presumed ‘homomorphisms’ between Linear B and A do not make morphological sense. The corpus and frequency of the Linear A signs are completely different to those in Linear B and have nothing to do with Hittite, Luvian or Semitic.
This book is a summary and update of Hubert La Marle’s analysis and reading of Linear A. His decipherment is presented in three parts: comparative palaeography, phonology, and morphology, accompanied by twelve tests of its validity. The morphology of the language transcribed by Linear A shows that it belongs to the Indo-Iranian language group, also dealt with here. In addition, there is a comparison between Linear A and the Eteocretan language of Crete’s historical period with a Linear A glossary. The discovery that the Minoans wrote an Indo-Iranian language opens new avenues in linguistic research, and prompts renewed studies of ancient population movements between Asia and Europe.
Hubert La Marle, is a linguist and palaeographer who has studied Linear A since 1990. He is currently examining the phonology of Minoan Cretan and the birth of Linear A on Crete.
Auteur(s) : TOKATLIAN Armen
Parution : 2009
ISBN 10 : 2705338268
ISBN 13 : 9782705338268
Pages : 128
Format (mm) : 165x240
Illustrations : nombreuses ill. couleur
Cet ouvrage rapporte en détail l'épopée des Arméniens d'Ispahan, tout en illustrant les mécanismes subtils du fonctionnement de la cour safavide, à une époque où de grands changements sont perceptibles. L'auteur nous propose une nouvelle grille de lecture sur l'histoire commune, au XVIIe siècle, des Persans et des Arméniens, transformant ainsi ce livre en un véritable instrument de découverte.
Auteur(s) : SAMADI NAAMAN Hana
Parution : 2009
ISBN 10 : 270533825X
ISBN 13 : 9782705338251
Pages : 668
Format (mm) : 155x240
Poids : 1180g
(3ème édition revue et augmentée d'une introduction)
À travers sa longue histoire, le pays du Cèdre a connu des guerres successives qui ont dispersé des générations de jeunes à travers le monde. Les Libanais emportent dans leurs bagages leurs habitudes sociales et familiales, leurs convictions politiques et leurs croyances religieuses, leurs traditions culinaires et leurs expressions métaphoriques. Dans leur quête d’une nouvelle vie et d’une insertion réussie, leurs descendants finissent par oublier tout cet héritage au profit du pays d’accueil où ils ont choisi de vivre et y laissent en premier leur langue maternelle pour adopter celle du pays d’accueil.
La traduction des proverbes libanais et l’évocation de leur histoire permettent de pallier cette lacune chez les Libanais de la diaspora. Témoins d’une culture plusieurs fois séculaire et gardiens de la sagesse des ancêtres, les proverbes représentent la mémoire collective du peuple et le repère culturel de chacun de ses membres. Ils ne doivent pas être jetés aux oubliettes. Cet ouvrage se propose de transmettre ce savoir à la nouvelle génération qui, espérons-le, saura prendre conscience de la richesse de son patrimoine ancestral et l’apprécier à sa juste valeur. La culture humaine, qui est acquisition, accumulation et transmission du savoir collectif et mère de la sagesse populaire, permet à chacun de devenir le dépositaire de ce trésor précieux et son fidèle transmetteur.
Née à Beyrouth, Hana Samadi Naaman entreprend des études de droit à l’université Saint-Joseph et s’inscrit au Barreau de Beyrouth. En 1976, elle s’installe à Paris où elle obtient, à la Sorbonne, un DESS en droit international de l’énergie. Journaliste à l’hebdomadaire al-Nahar al-arabi wa al-dawli, elle est traductrice juridique et économique et enseigne l’arabe classique et le parler libanais.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, DEBIÉ M. (dir.)
Parution : 2009
ISBN 10 : 2705338217
ISBN 13 : 9782705338213
Pages : 220
Format (mm) : 160x240
Poids : 350g
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
L’historiographie syriaque Des textes historiques très nombreux ont été produits de manière continue en syriaque du vie au xive siècle. L’écriture de l’histoire naît dans cette langue avec les convulsions christologiques qui entraînent le développement de l’Église syro-orientale dans l’empire sassanide et la séparation progressive de l’Église syro-orthodoxe dans l’empire romain. C’est pour raconter l’histoire de leurs communautés que les Églises de langue syriaque ont produit histoires ecclésiastiques et chroniques. C’est aussi pour expliquer les événements dramatiques que sont famines, épidémies, catastrophes naturelles, victoires des peuples ennemis non chrétiens (sassanides, arabo-musulmans, mongols), mais aussi la cohabitation difficile avec les frères ennemis des autres confessions chrétiennes (y compris les Francs à l’époque des Croisades), que s’élabore une théologie de l’histoire à l’œuvre dans ces textes. L’historiographie est sans doute le seul champ littéraire où co-existent deux traditions d’écriture différentes correspondant à des histoires différentes des communautés, dans l’empire romain d’un côté, dans le royaume sassanide de l’autre, qui subsistèrent après l’unification politique réalisée par les conquêtes arabo-musulmanes : l’une syro-occidentale puisant dans la Chronique d’Eusèbe et les histoires ecclésiastiques de ses successeurs ses modèles ainsi que sa matière, l’autre syro-orientale, fondée sur des biographies, à la manière de la tradition historiographique des écoles philosophiques grecques. Quand l’usage de l’arabe commença à se généraliser dans les cercles cultivés de ces Églises, furent produits des textes bilingues ou des histoires en arabe, qui, comme les textes syriaques eux-mêmes, empruntèrent du matériel historique à des sources musulmanes, aujourd’hui partiellement ou à peu près complètement disparues.
Ce volume s’adresse aussi bien aux byzantinistes qu’aux islamisants et plus largement à tous les spécialistes d’historiographie, la tradition syriaque représentant une branche vive de l’historiographie tardo-antique et médiévale. Il est destiné aussi à tous ceux qui s’intéressent à la manière dont les communautés de langue syriaque ont écrit leur histoire et constitué leur identité, entre hellénisme et islam, en réponse aux troubles des temps.
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : CHEVALIER Marie-Anna
Parution : 2009
ISBN 10 : 2705338195
ISBN 13 : 9782705338190
Pages : 886
Format (mm) : 155x240
Poids : 1300g
Les trois principaux ordres religieux-militaires (hospitaliers, templiers et teutoniques) s’implantèrent en Arménie cilicienne aux XIIe-XIIIe siècles et continuèrent à entretenir des relations avec les souverains de ce royaume jusqu’à la chute de celui-ci, en 1375.
Chaque ordre mena sa propre politique dans l’État arménien, s’impliquant à la fois au niveau local et international. Les frères participèrent activement à la défense du pays tant sur le plan militaire que diplomatique. Leurs commanderies, essentiellement rurales, incluaient des forteresses à des emplacements stratégiques. La structure interne de leurs bailliages d’Arménie fut relativement semblable à celle des autres bailliages orientaux. Les commandeurs se substituèrent aux seigneurs dans certaines zones et furent régulièrement présents à la cour royale, mais leur rôle auprès des dirigeants arméniens ne peut être assimilable à celui de vassaux. Les valeurs spirituelles et guerrières des frères convainquirent plusieurs rois et princes arméniens d’entrer dans la confraternité de leurs ordres et ce, malgré la désapprobation du haut clergé arménien. En dehors de ce pays, les ordres religieux-militaires entretinrent également des relations protéiformes avec les Arméniens dans les États latins du Levant.
« Autant que la connaissance des ordres eux-mêmes, c’est celle du royaume arménien toute entière qui profite de cette enquête dont on ne saurait dire toute la richesse et toute la pertinence, dans un domaine qui associe la documentation arménienne à la documentation latine et qui restait à explorer » - Jean Richard.
Marie-Anna Chevalier, chercheur associé au « Centre de Recherche et d’Étude sur les pays de la Méditerranée au Moyen Âge », (Université Paul Valéry - Montpellier III), est docteur en Histoire médiévale. Spécialiste des ordres religieux-militaires et de l’Orient chrétien, elle est l’auteur de nombreux articles, dont un recueil concernant l’implantation des ordres en Arménie a été publié en langue arménienne par l’Université d’État d’Erevan.
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : Collectif, AUGÉ Isabelle (dir.)
Parution : 2009
ISBN 10 : 2705338187
ISBN 13 : 9782705338183
Pages : 286
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
En partie chassés de la Grande Arménie vers les rives de la Méditerranée orientale, à la suite de la conquête turque, les Arméniens, qu’ils se soient politiquement restructurés (principautés, puis royaume d’Arménie cilicienne, seigneuries arméniennes de l’Euphratèse) ou rassemblés en communautés (urbaines ou rurales), se trouvent, à partir de la fin du XIe siècle, en contact direct avec les peuples chrétiens du Proche-Orient : Grecs de Byzance, Syriaques de diverses confessions et, derniers venus, Francs de la Croisade. Dès lors, des contacts continuels ont lieu entre les chefs de l’Église arménienne et les Latins, alors que les discussions, déjà nombreuses dans le passé, continuent avec les Grecs, mais aussi les représentants d’autres Églises orientales (jacobite, géorgienne) ; dans ce contexte, la chrétienté arménienne cherche à maintenir son identité tout en s’adaptant aux conditions du temps, c’est-à-dire d’abord à un passage de l’hégémonie byzantine à celle de l’Occident latin, puis à la montée des puissances musulmanes (Turcs saldjoûkides, Ayyoûbides, enfin Mamelouks).
Quelques points forts ressortent : l’esprit d’ouverture exceptionnel des catholicos-patriarches de la lignée des Pahlawouni, l’importance des contacts culturels (nombreuses traductions de textes, du latin, du grec, voire du syriaque vers l’arménien, et inversement), les influences réciproques, par exemple dans le cas de l’art de la miniature.
Le Congrès international « L’Église arménienne entre Grecs et Latins (fin XIe-milieu XVe siècle) » (Montpellier-12 et 13 juin 2007) a réuni une vingtaine de participants, dont quatre venus de la République d’Arménie. Les textes présentés ici abordent l’ensemble des questions évoquées plus haut, en favorisant l’approche comparatiste. Ils enrichissent ainsi l’histoire des relations interecclésiales dans l’aire proche-orientale et caucasienne.
Auteur(s) : MIQUEL-RAVENEL Janine
Parution : 2009
ISBN 10 : 2705338152
ISBN 13 : 9782705338152
Pages : 128
Format (mm) : 160x240
Poids : 240g
Les textes offerts ici ne sont en rien une biographie, mais une évocation. Il s’agit là d’un travail par touches, qui nous fait connaître certes le traducteur des Mille et une Nuits, mais sous un jour insoupçonné : un homme humble, curieux de tout, avce celà savant et pédagogue passionné. Un homme dont l’encre, maintes fois gelée par les hivers froids, a réveillé l’Orient sous sa plume.
La forme datée, volontairement retenue, reproduit l’esprit de l’édition manuscrite initiale d’un Journal, lourd de plus de mille pages, comme un décalque nostalgique de sa plume. Toutefois les extraits conjugués - autant de « paperoles » vivantes - apparaissent à dessein dans un certain chaos des jours. Figure unique d’humaniste chrétien, Antoine Galland est le découvreur des Mille et une Nuits. Sœur d’âme dans le labeur, la sensibilité et la discrétion, Janine Miquel-Ravenel nous fait à son tour découvrir, à « contre-champ » des chatoiementset mondanités, une personne dont l’effort n’a cessé qu’avec la mort. « Il est plusieurs façons d'être un grand homme, écrit André Miquel. Celui-ci le fut par le travail et la modestie. Rien là, on en conviendra, qui porte la marque de l’exceptionnel, mais la postérité, forte de son recul et peu portée à se satisfaire des apparences, assigne à cet homme-là une trajectoire exemplaire ».
Certifiée de Lettres classiques, Janine Miquel-Ravenel est diplômée de l’école Pratique des Hautes études (IV ème section). Elle est Professeur pendant près de vingt ans, en France ; à Saint-Pourçain sur Sioule, Paris, Saint-Germain en Laye, Montpellier et à l’étranger ; Damas et Addis-Abeba. Elle occupe, par la suite, différents postes au Ministère de l’éducation Nationale.
Collection : Orients sémitiques
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean, MUGG J-P
Parution : 2009
ISBN 10 : 270533811X
ISBN 13 : 9782705338114
Pages : 142
Format (mm) : 160x240
Poids : 250g
Illustrations : nb. illustrations N&B
Auteur(s) : HANDOUSSA Tohfa
Parution : 2009
ISBN 10 : 270533808X
ISBN 13 : 9782705338084
Traduction : trad. Fawzia Al-Ashmawi
Pages : 166
Format (mm) : 155x240
L’étude des Papyrus et des Ostraca a beaucoup contribué dans de nouvelles perspectives de recherches dans les champs de recherches sociopolitiques, historiques mais aussi juridiques. L’histoire du droit égyptien prend en compte les divers aspects du droit écrit et du droit appliqué. Rappelons-nous que les contrats et les procès furent fixés sur papyrus mais aussi sur les murs des tombes.
Cet ouvrage aborde le mariage et le divorce dans l’Égypte ancienne sous le double aspect de ses formes sociales et de ses formules juridiques. Il met aussi en avant les droits de l’épouse et des enfants.
Docteur en Égyptologie de l’Université du Caire, Tohfa Handoussa a été professeur puis directrice du Département d’archéologie à la Faculté d’Archéologie du Caire. Membre de la commission des antiquités au Haut Conseil Culturel, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages en arabe et en anglais.
Auteur(s) : CROZET Pascal
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338187
ISBN 13 : 9782705338183
Pages : 520
Format (mm) : 160x240
Poids : 850g
L’irruption des savoirs scientifiques européens en Égypte, à partir du règne de Muḥammad 'Alī, a largement contribué à transformer le paysage économique, socio-politique et culturel des pays arabes au XIXe siècle. Les divers projets de modernisation qui en ont résulté ont du reste été abondamment commentés par les historiens de cette époque.
Cet ouvrage tente précisément d’analyser les modes d’acclimatation, d’assimilation ou d’appropriation des nouveaux savoirs et savoir-faire, en portant l’analyse sur trois corpus principaux : les institutions, les contenus scientifiques et la reconstruction d’une langue scientifique en arabe. Fruit d’une volonté politique délibérée, la prise en charge de leur destin scientifique par les Égyptiens eux-mêmes constitue l’une des principales caractéristiques de cette période. Dans ce contexte, le patrimoine scientifique de même que les activités scientifiques et techniques traditionnelles, jouent tout au long du XIXe siècle un rôle primordial dans la légitimation de nouveaux savoirs. L’occupation britannique contribuera toutefois à briser ce processus d’appropriation et l’on assistera, à la charnière des deux siècles, à une sorte de ré-occidentalisation des sciences modernes.
Pascal Crozet est chargé de recherches au CNRS (Centre d’Histoire des Sciences et des Philosophies Arabes et Médiévales). Ses travaux touchent à la fois l’histoire des mathématiques arabes entre le ixe et le xiie siècles et l’histoire des sciences en Égypte au XIXe siècle. Ce livre est fondé sur les recherches qu’il a entreprises au cours d’un séjour de cinq années au Caire, d’abord au CEDEJ puis grâce à la bourse Michel Seurat dont il a été le lauréat en 1993.
Collection : KBN
Auteur(s) : LURSON Benoit (dir.)
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338179
ISBN 13 : 9782705338176
Tome : 3
Pages : 218
Format (mm) : 210x270
Poids : 530g
En se plaçant dans la filiation de la revue Kêmi (née en 1928), mais en élargissant son propos à l'ensemble de l'Orient Ancient, la revue de Kêmi à Birīt Nāri propose des contributions qui étudient les grandes civilisations de l'Orient Ancient, replacées dans un contexte spatial et temporel plus large, afin de mettre en évidence les événements précurseurs, les interactions et les différents développement qui ont pu en naître.
Sommaire du volume :
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BRIQUEL CHATONNET F. (dir.), DEBIÉ M. (dir.)
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338144
ISBN 13 : 9782705338145
Pages : 250
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
L’Ancien Testament en syriaque Pourquoi L’Ancien Testament en syriaque et non L’Ancien Testament syriaque ? Tout simplement parce qu’il existe plusieurs versions syriaques de l’Ancien Testament. La version la plus connue est sans conteste la Peshitta ; c’est la version commune aux différentes Églises syriaques, celle qui nourrit la liturgie et la prière quotidienne. Mais elle représente aussi un témoignage d’importance capitale pour l’histoire du texte vétéro-testamentaire car, avec la traduction grecque dite de la Septante, elle est, avant la Vulgate au IVe siècle de notre ère, la seule version ancienne de l’Ancien Testament faite directement sur le texte hébreu. Ses rapports avec les targums sont complexes, mais moins étroits qu’on a pu le penser à une époque. Elle possède aussi de nombreux points de contact avec la Septante ; l’on verra que ceux-ci sont apparus au cours d’une genèse complexe, et continuée durant plusieurs siècles. C’est naturellement une étude attentive des manuscrits qui a permis d’arriver à ces conclusions, et ce volume fait également le point sur la classification et la valeur des différents témoins de la Peshitta et les perspectives qu’offre désormais l’étude des Pères syriaques.
Au début du VIIe siècle, naquit une autre version syriaque de l’Ancien Testament, celle-là traduisant, et cela servilement, la Septante : il s’agit de la Syro-hexaplaire, ainsi nommée parce qu’elle conservait, mieux qu’aucun témoin grec, les signes critiques qu’avait utilisés Origène dans l’établissement de ses Hexaples (la première synopse biblique, pour ainsi dire). Elle connut un grand succès, à la différence d’une autre version, encore aujourd’hui méconnue, celle de Jacques d’Édesse.Le panorama n’aurait pas été complet sans une mention des versions de la Bible susceptibles de dépendre des textes syriaques : il s’agit des versions arménienne, géorgienne et arabes. Ce volume collectif, qui fait le point sur la recherche actuelle, s’adresse non seulement aux syriacisants, mais également à tous ceux que l’histoire et la « fabrication » du texte de l’Ancien Testament intéressent.
Auteur(s) : MOHASSEB SALIBA Sabine
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338128
ISBN 13 : 9782705338121
Publication : Coédition avec les PUSEK
Pages : 530
Format (mm) : 170x240
Poids : 960g
Dans les régions centrales de la montagne libanaise, plus particulièrement dans le Kesrouan, nombre de monastères, généralement édifiés au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, aujourd’hui souvent abandonnés, ont abrité à la fois des moines et des moniales. Ces monastères doubles (ou mixtes) étaient familiaux pour la plupart : fondés par des particuliers, ils ont été par la suite longtemps gérés par des membres issus de la famille du fondateur.
Cet ouvrage porte sur ce trait caractéristique du monachisme maronite, sur l’histoire institutionnelle, socio-économique, culturelle et politique de ces monastères. Accompagnant le grand mouvement migratoire des maronites du nord vers le centre et le sud du Mont Liban, ces derniers se sont développés à l’heure où l’Église maronite connaissait un processus de réforme catholique tridentine, qui, justement, préconisait la suppression de leur caractère double. L’auteur s’intéresse plus particulièrement au parcours de l’un de ces monastères, celui de Mar Challita Mouqbès, dont l’histoire est emblématique de celle de la communauté et de l’Église maronites à cette époque.
Cet ouvrage de référence constitue un tour de force : à partir de plusieurs fonds d'archives, il apporte un éclairage nouveau à l’histoire de la communauté maronite, soulignant le rôle fondamental de ces monastères dans la longue genèse du Liban moderne.
Docteur en Histoire (Université de Provence, Aix-Marseille I), Sabine Mohasseb Saliba est chercheure associée au CNRS (Laboratoire d’Études sur les Monothéismes, UMR 8584) et chargée de conférences à l’École Pratique des Hautes Études. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire des chrétiens d’Orient aux époques moderne et contemporaine.
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338098
ISBN 13 : 9782705338091
Pages : 264
Format (mm) : 160x240
Poids : 520g
…« Bien au dessus de la source, une montagne stérile et décharnée, le Makmel, dressant sa tête toute blanche en hiver, pâle en été, à plus de trois mille mètres dans le ciel. Au milieu s’élève une touffe de verdure. Ce sont, disséminés sur une dizaine de monticules, les groupes des cèdres… Ces “grands vieillards à toge verte, silencieuses vigies du passé et tranquilles spectateurs des montagnes et du cielˮ ».
Le père Raphaël, citant Goudard puis Saint Grégoire de Nysse, écrit : Il y a deux Liban ; le Liban réprouvé qui n’est que malice mais aussi le Liban élu auquel est comparée la beauté de l’Épouse. Planté dans le théâtre historique qui s’étend de l’antique Phénicie aux balbutiements de la Nation indépendante, le Cèdre est le personnage principal de cette synthèse érudite, rencontre de la poésie et de l’histoire. Composée à la façon d’un hymne au cèdre - cet arbre symbole du Liban pérenne, essence des temples et des navires célébrée dans les Écritures - l’œuvre du Père Raphaël nous transporte, sous une plume sensible et éclairée, à travers les civilisations…
Le père Pierre Raphael né en 1883 dans le Kesrouan est mort en 1961. Ordonné prêtre à Beyrouth à l’âge de 24 ans, il consacra sa vie tant aux recherches historiques qu’à la direction spirituelle. Profondément attaché au Liban, il dédia cet ouvrage aux principaux artisans de la renaissance de l’identité libanaise : Mgr Hayek et le Général Gouraud.
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338071
ISBN 13 : 9782705338077
Pages : 216
Format (mm) : 160x240
Poids : 350g
Les communautés juives de la Péninsule arabique s’égrenèrent tout au long de la djezirah, du port d’Aqaba à celui d’Aden où elles cohabitèrent avec des tribus chrétiennes et païennes dans les oasis des zones désertiques du Hejaz et dans les montagnes, entrecoupées de vallées fertiles, des royaumes de Sheba et de Himyar.
Cette population juive varia en fonction des vicissitudes de l’histoire de cette région, continuant d’augmenter grâce à une immigration venant de Babylone, puis de Palestine et à un processus de conversion des rois himyarites et des familles princières locales. Ces conversions furent moins le fait d'une religiosité que d'un opportunisme politique face à l’hégémonie de l’Abyssinie chrétienne voisine. La conquête musulmane représenta une véritable révolution de société pour l’ancienne classe juive dirigeante qui se trouva soumise au statut de dhimmi.
Quoiqu’isolée, la communauté juive yéménite perdura grâce aux contacts qu’elle entretenait avec les centres du Caire et de Bagdad. Ces Juifs de Teyman, du « Sud profond », réussirent à imposer un style de vie particulier. Leurs témoignages nous éclairent sur le profil social et économique de ces communautés teymani-s ; le tableau dressé par les chroniqueurs musulmans permet de mieux appréhender l’interphase politico-économique mise en place par la royauté himyarite puis par le pouvoir zaydite.
Historien et diplomate, Jean-François Faü est spécialiste de l'histoire des communautés marginales du judaïsme oriental, des caraïtes et des Samaritains. Il s’est également intéressé à l'histoire de la représentation des Juifs dans l'art chrétien occidental.
Auteur(s) : BOHAS Georges, HELLOT-BELLIER Florence
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338055
ISBN 13 : 9782705338053
Pages : 230
Format (mm) : 160x240
Depuis un quart de siècle, les chrétiens irakiens quittent massivement leurs foyers. à l’instar des chrétiens de l’antique Église d’Orient et des chrétiens chaldéens, ils vivent aujourd’hui un nouvel exode, aux conséquences aussi dramatiques que celles de l’exil qui leur fut imposé lors des combats de la Première Guerre mondiale. Leur mémoire reste marquée par les massacres des années 1910-1930. Des montagnes du Hakkari ottoman aux berges du Khabour en Syrie, en passant par l’Iran et l’Irak, Georges Bohas et Florence Hellot-Bellier les interrogent pour mieux cerner les conditions de l’exode de 1915.
Les auteurs se sont laissé porter par la mélodie de deux longs poèmes, mémoire du chamacha (diacre) Sahda Pétros, de la tribu de Tchelnay. écrits en soureth, ces textes ne sont pas sans rappeler d’anciennes chroniques syriaques. Ils sont ici édités tels quels et traduits. Ils ont aussi recueilli le témoignage du chamacha Yosep Zaya de Tell Goran. Les documents rassemblés stigmatisent la fin de la coexistence de communautés de religions et de langues différentes – araméenne, syriaque, arménienne, kurde, turque, iranienne et arabe. Ils disent la douleur de la mort des enfants, de celle des femmes et des hommes, victimes de violences incontrôlées, ainsi que la détresse de l’exil et la nostalgie de la terre natale…
Chacun des narrateurs a tenté d’expliquer l’indicible, incriminant tour à tour les dissensions internes, une sorte de culpabilité collective, la proclamation du djihad, la tragique politique turque à l’égard des chrétiens et les vaines promesses des grandes puissances de l’époque. Chacun, à sa manière, a décrit l’engagement pour rester debout et pallier les malencontreuses décisions des dirigeants ou le lâche abandon des diplomates. Le souvenir des luttes des populations assyriennes, corroboré ou retouché à la lumière d’autres récits, mène à une meilleure compréhension de l’histoire à laquelle ces populations ont été mêlées. Assumer ce passé, « plutôt qu’avec passion, avec vérité et exactitude » comme le disait Raymond Aron, permettra peut-être de refonder l’avenir.
Georges Bohas, membre de l’Institut Universitaire de France, responsable de la section Arabe et langues sémitiques à l’école normale supérieure lettres et sciences humaines, a commencé en 1987 ses recherches sur la langue et la mémoire des Assyriens du Khabour.
Florence Hellot-Bellier est enseignante en histoire et membre de l’Unité mixte de recherche « Mondes iranien et indien ». Elle consacre ses recherches à l’histoire des relations extérieures de l’Iran et à celle des Iraniens chrétiens de l’Église d’Orient et de l’Église chaldéenne aux XIXe et XXe siècles.
Collection : Manuels
Auteur(s) : POIZAT Bruno
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338047
ISBN 13 : 9782705338046
Pages : 320
Format (mm) : 160x240
Poids : 520g
Illustrations : non
Collection : Manuels
Auteur(s) : GRILLOT-SUSINI Françoise
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705337970
ISBN 13 : 9782705337971
Pages : 120
Format (mm) : 160x240
Poids : 190g
Cet ouvrage qui fait suite à de longues recherches a pour but d’accéder à une meilleure compréhension de la langue élamite et à mieux appréhender son caractère très particulier ; ce n’est pas un ouvrage de compilation. Il met en évidence l’évolution constante de la langue qui conduit à l’affaiblissement de son importante structure nominale et à sa restructuration autour du verbe. Il permet de comprendre la formation du vocabulaire (dérivation et composition), l’articulation des composants de la chaîne nominale, les relations existant entre les éléments nominaux de la phrase, la formation des conjugaisons du verbe et des formes verbales composées, l’évolution de la phrase qui devient de plus en plus complexe et, enfin, il justifie l’utilisation de nouveaux outils grammaticaux pour pallier l’ancienne structure de la langue qui n’est plus comprise et qui se perd.
Chercheur au CNRS en Langues et Civilisations du Proche-Orient ancien, Françoise GRILLOT-SUSINI est spécialiste de la Langue et de la Civilisation élamite. Ses publications et son enseignement de l’épigraphie élamite ont contribué à une plus ample connaissance de l’Élam, vaste pays dont de nombreux vestiges restent encore à découvrir.