Auteur(s) : CROZET Pascal
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338187
ISBN 13 : 9782705338183
Pages : 520
Format (mm) : 160x240
Poids : 850g
L’irruption des savoirs scientifiques européens en Égypte, à partir du règne de Muḥammad 'Alī, a largement contribué à transformer le paysage économique, socio-politique et culturel des pays arabes au XIXe siècle. Les divers projets de modernisation qui en ont résulté ont du reste été abondamment commentés par les historiens de cette époque.
Cet ouvrage tente précisément d’analyser les modes d’acclimatation, d’assimilation ou d’appropriation des nouveaux savoirs et savoir-faire, en portant l’analyse sur trois corpus principaux : les institutions, les contenus scientifiques et la reconstruction d’une langue scientifique en arabe. Fruit d’une volonté politique délibérée, la prise en charge de leur destin scientifique par les Égyptiens eux-mêmes constitue l’une des principales caractéristiques de cette période. Dans ce contexte, le patrimoine scientifique de même que les activités scientifiques et techniques traditionnelles, jouent tout au long du XIXe siècle un rôle primordial dans la légitimation de nouveaux savoirs. L’occupation britannique contribuera toutefois à briser ce processus d’appropriation et l’on assistera, à la charnière des deux siècles, à une sorte de ré-occidentalisation des sciences modernes.
Pascal Crozet est chargé de recherches au CNRS (Centre d’Histoire des Sciences et des Philosophies Arabes et Médiévales). Ses travaux touchent à la fois l’histoire des mathématiques arabes entre le ixe et le xiie siècles et l’histoire des sciences en Égypte au XIXe siècle. Ce livre est fondé sur les recherches qu’il a entreprises au cours d’un séjour de cinq années au Caire, d’abord au CEDEJ puis grâce à la bourse Michel Seurat dont il a été le lauréat en 1993.
Collection : KBN
Auteur(s) : LURSON Benoit (dir.)
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338179
ISBN 13 : 9782705338176
Tome : 3
Pages : 218
Format (mm) : 210x270
Poids : 530g
En se plaçant dans la filiation de la revue Kêmi (née en 1928), mais en élargissant son propos à l'ensemble de l'Orient Ancient, la revue de Kêmi à Birīt Nāri propose des contributions qui étudient les grandes civilisations de l'Orient Ancient, replacées dans un contexte spatial et temporel plus large, afin de mettre en évidence les événements précurseurs, les interactions et les différents développement qui ont pu en naître.
Sommaire du volume :
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BRIQUEL CHATONNET F. (dir.), DEBIÉ M. (dir.)
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338144
ISBN 13 : 9782705338145
Pages : 250
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
L’Ancien Testament en syriaque Pourquoi L’Ancien Testament en syriaque et non L’Ancien Testament syriaque ? Tout simplement parce qu’il existe plusieurs versions syriaques de l’Ancien Testament. La version la plus connue est sans conteste la Peshitta ; c’est la version commune aux différentes Églises syriaques, celle qui nourrit la liturgie et la prière quotidienne. Mais elle représente aussi un témoignage d’importance capitale pour l’histoire du texte vétéro-testamentaire car, avec la traduction grecque dite de la Septante, elle est, avant la Vulgate au IVe siècle de notre ère, la seule version ancienne de l’Ancien Testament faite directement sur le texte hébreu. Ses rapports avec les targums sont complexes, mais moins étroits qu’on a pu le penser à une époque. Elle possède aussi de nombreux points de contact avec la Septante ; l’on verra que ceux-ci sont apparus au cours d’une genèse complexe, et continuée durant plusieurs siècles. C’est naturellement une étude attentive des manuscrits qui a permis d’arriver à ces conclusions, et ce volume fait également le point sur la classification et la valeur des différents témoins de la Peshitta et les perspectives qu’offre désormais l’étude des Pères syriaques.
Au début du VIIe siècle, naquit une autre version syriaque de l’Ancien Testament, celle-là traduisant, et cela servilement, la Septante : il s’agit de la Syro-hexaplaire, ainsi nommée parce qu’elle conservait, mieux qu’aucun témoin grec, les signes critiques qu’avait utilisés Origène dans l’établissement de ses Hexaples (la première synopse biblique, pour ainsi dire). Elle connut un grand succès, à la différence d’une autre version, encore aujourd’hui méconnue, celle de Jacques d’Édesse.Le panorama n’aurait pas été complet sans une mention des versions de la Bible susceptibles de dépendre des textes syriaques : il s’agit des versions arménienne, géorgienne et arabes. Ce volume collectif, qui fait le point sur la recherche actuelle, s’adresse non seulement aux syriacisants, mais également à tous ceux que l’histoire et la « fabrication » du texte de l’Ancien Testament intéressent.
Auteur(s) : MOHASSEB SALIBA Sabine
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338128
ISBN 13 : 9782705338121
Publication : Coédition avec les PUSEK
Pages : 530
Format (mm) : 170x240
Poids : 960g
Dans les régions centrales de la montagne libanaise, plus particulièrement dans le Kesrouan, nombre de monastères, généralement édifiés au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, aujourd’hui souvent abandonnés, ont abrité à la fois des moines et des moniales. Ces monastères doubles (ou mixtes) étaient familiaux pour la plupart : fondés par des particuliers, ils ont été par la suite longtemps gérés par des membres issus de la famille du fondateur.
Cet ouvrage porte sur ce trait caractéristique du monachisme maronite, sur l’histoire institutionnelle, socio-économique, culturelle et politique de ces monastères. Accompagnant le grand mouvement migratoire des maronites du nord vers le centre et le sud du Mont Liban, ces derniers se sont développés à l’heure où l’Église maronite connaissait un processus de réforme catholique tridentine, qui, justement, préconisait la suppression de leur caractère double. L’auteur s’intéresse plus particulièrement au parcours de l’un de ces monastères, celui de Mar Challita Mouqbès, dont l’histoire est emblématique de celle de la communauté et de l’Église maronites à cette époque.
Cet ouvrage de référence constitue un tour de force : à partir de plusieurs fonds d'archives, il apporte un éclairage nouveau à l’histoire de la communauté maronite, soulignant le rôle fondamental de ces monastères dans la longue genèse du Liban moderne.
Docteur en Histoire (Université de Provence, Aix-Marseille I), Sabine Mohasseb Saliba est chercheure associée au CNRS (Laboratoire d’Études sur les Monothéismes, UMR 8584) et chargée de conférences à l’École Pratique des Hautes Études. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire des chrétiens d’Orient aux époques moderne et contemporaine.
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338098
ISBN 13 : 9782705338091
Pages : 264
Format (mm) : 160x240
Poids : 520g
…« Bien au dessus de la source, une montagne stérile et décharnée, le Makmel, dressant sa tête toute blanche en hiver, pâle en été, à plus de trois mille mètres dans le ciel. Au milieu s’élève une touffe de verdure. Ce sont, disséminés sur une dizaine de monticules, les groupes des cèdres… Ces “grands vieillards à toge verte, silencieuses vigies du passé et tranquilles spectateurs des montagnes et du cielˮ ».
Le père Raphaël, citant Goudard puis Saint Grégoire de Nysse, écrit : Il y a deux Liban ; le Liban réprouvé qui n’est que malice mais aussi le Liban élu auquel est comparée la beauté de l’Épouse. Planté dans le théâtre historique qui s’étend de l’antique Phénicie aux balbutiements de la Nation indépendante, le Cèdre est le personnage principal de cette synthèse érudite, rencontre de la poésie et de l’histoire. Composée à la façon d’un hymne au cèdre - cet arbre symbole du Liban pérenne, essence des temples et des navires célébrée dans les Écritures - l’œuvre du Père Raphaël nous transporte, sous une plume sensible et éclairée, à travers les civilisations…
Le père Pierre Raphael né en 1883 dans le Kesrouan est mort en 1961. Ordonné prêtre à Beyrouth à l’âge de 24 ans, il consacra sa vie tant aux recherches historiques qu’à la direction spirituelle. Profondément attaché au Liban, il dédia cet ouvrage aux principaux artisans de la renaissance de l’identité libanaise : Mgr Hayek et le Général Gouraud.
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338071
ISBN 13 : 9782705338077
Pages : 216
Format (mm) : 160x240
Poids : 350g
Les communautés juives de la Péninsule arabique s’égrenèrent tout au long de la djezirah, du port d’Aqaba à celui d’Aden où elles cohabitèrent avec des tribus chrétiennes et païennes dans les oasis des zones désertiques du Hejaz et dans les montagnes, entrecoupées de vallées fertiles, des royaumes de Sheba et de Himyar.
Cette population juive varia en fonction des vicissitudes de l’histoire de cette région, continuant d’augmenter grâce à une immigration venant de Babylone, puis de Palestine et à un processus de conversion des rois himyarites et des familles princières locales. Ces conversions furent moins le fait d'une religiosité que d'un opportunisme politique face à l’hégémonie de l’Abyssinie chrétienne voisine. La conquête musulmane représenta une véritable révolution de société pour l’ancienne classe juive dirigeante qui se trouva soumise au statut de dhimmi.
Quoiqu’isolée, la communauté juive yéménite perdura grâce aux contacts qu’elle entretenait avec les centres du Caire et de Bagdad. Ces Juifs de Teyman, du « Sud profond », réussirent à imposer un style de vie particulier. Leurs témoignages nous éclairent sur le profil social et économique de ces communautés teymani-s ; le tableau dressé par les chroniqueurs musulmans permet de mieux appréhender l’interphase politico-économique mise en place par la royauté himyarite puis par le pouvoir zaydite.
Historien et diplomate, Jean-François Faü est spécialiste de l'histoire des communautés marginales du judaïsme oriental, des caraïtes et des Samaritains. Il s’est également intéressé à l'histoire de la représentation des Juifs dans l'art chrétien occidental.
Auteur(s) : BOHAS Georges, HELLOT-BELLIER Florence
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338055
ISBN 13 : 9782705338053
Pages : 230
Format (mm) : 160x240
Depuis un quart de siècle, les chrétiens irakiens quittent massivement leurs foyers. à l’instar des chrétiens de l’antique Église d’Orient et des chrétiens chaldéens, ils vivent aujourd’hui un nouvel exode, aux conséquences aussi dramatiques que celles de l’exil qui leur fut imposé lors des combats de la Première Guerre mondiale. Leur mémoire reste marquée par les massacres des années 1910-1930. Des montagnes du Hakkari ottoman aux berges du Khabour en Syrie, en passant par l’Iran et l’Irak, Georges Bohas et Florence Hellot-Bellier les interrogent pour mieux cerner les conditions de l’exode de 1915.
Les auteurs se sont laissé porter par la mélodie de deux longs poèmes, mémoire du chamacha (diacre) Sahda Pétros, de la tribu de Tchelnay. écrits en soureth, ces textes ne sont pas sans rappeler d’anciennes chroniques syriaques. Ils sont ici édités tels quels et traduits. Ils ont aussi recueilli le témoignage du chamacha Yosep Zaya de Tell Goran. Les documents rassemblés stigmatisent la fin de la coexistence de communautés de religions et de langues différentes – araméenne, syriaque, arménienne, kurde, turque, iranienne et arabe. Ils disent la douleur de la mort des enfants, de celle des femmes et des hommes, victimes de violences incontrôlées, ainsi que la détresse de l’exil et la nostalgie de la terre natale…
Chacun des narrateurs a tenté d’expliquer l’indicible, incriminant tour à tour les dissensions internes, une sorte de culpabilité collective, la proclamation du djihad, la tragique politique turque à l’égard des chrétiens et les vaines promesses des grandes puissances de l’époque. Chacun, à sa manière, a décrit l’engagement pour rester debout et pallier les malencontreuses décisions des dirigeants ou le lâche abandon des diplomates. Le souvenir des luttes des populations assyriennes, corroboré ou retouché à la lumière d’autres récits, mène à une meilleure compréhension de l’histoire à laquelle ces populations ont été mêlées. Assumer ce passé, « plutôt qu’avec passion, avec vérité et exactitude » comme le disait Raymond Aron, permettra peut-être de refonder l’avenir.
Georges Bohas, membre de l’Institut Universitaire de France, responsable de la section Arabe et langues sémitiques à l’école normale supérieure lettres et sciences humaines, a commencé en 1987 ses recherches sur la langue et la mémoire des Assyriens du Khabour.
Florence Hellot-Bellier est enseignante en histoire et membre de l’Unité mixte de recherche « Mondes iranien et indien ». Elle consacre ses recherches à l’histoire des relations extérieures de l’Iran et à celle des Iraniens chrétiens de l’Église d’Orient et de l’Église chaldéenne aux XIXe et XXe siècles.
Collection : Manuels
Auteur(s) : POIZAT Bruno
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338047
ISBN 13 : 9782705338046
Pages : 320
Format (mm) : 160x240
Poids : 520g
Illustrations : non
Collection : Manuels
Auteur(s) : GRILLOT-SUSINI Françoise
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705337970
ISBN 13 : 9782705337971
Pages : 120
Format (mm) : 160x240
Poids : 190g
Cet ouvrage qui fait suite à de longues recherches a pour but d’accéder à une meilleure compréhension de la langue élamite et à mieux appréhender son caractère très particulier ; ce n’est pas un ouvrage de compilation. Il met en évidence l’évolution constante de la langue qui conduit à l’affaiblissement de son importante structure nominale et à sa restructuration autour du verbe. Il permet de comprendre la formation du vocabulaire (dérivation et composition), l’articulation des composants de la chaîne nominale, les relations existant entre les éléments nominaux de la phrase, la formation des conjugaisons du verbe et des formes verbales composées, l’évolution de la phrase qui devient de plus en plus complexe et, enfin, il justifie l’utilisation de nouveaux outils grammaticaux pour pallier l’ancienne structure de la langue qui n’est plus comprise et qui se perd.
Chercheur au CNRS en Langues et Civilisations du Proche-Orient ancien, Françoise GRILLOT-SUSINI est spécialiste de la Langue et de la Civilisation élamite. Ses publications et son enseignement de l’épigraphie élamite ont contribué à une plus ample connaissance de l’Élam, vaste pays dont de nombreux vestiges restent encore à découvrir.
Auteur(s) : CAILLOU Jean Sylvain
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705337962
ISBN 13 : 9782705337964
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Illustrations : 20 pl. couler=urs
Les tombeaux royaux ont toujours excité l’imagination et, depuis un siècle et demi, ils sont au cœur de controverses où la science n’est pas exempte d’arrière-pensées. En Judée, la mort et les monuments funéraires de la quasi-totalité des souverains – David, Salomon, les rois de Juda, les Asmonéens et les Hérodiens – sont bien connus grâce aux textes hébraïques, grecs et latins. Ces textes ont été utilisés pendant des siècles pour localiser les tombeaux royaux disparus ou pour essayer d’établir l’origine princière des grands monuments funéraires anonymes.
Depuis une trentaine d’années, les chercheurs remettent toutefois en cause la valeur historique de certaines sources antiques, notamment bibliques, et quelques-uns vont même jusqu’à discuter l’importance, voire l’existence, des premiers rois. Dans ce contexte, la mise en perspective de l’archéologie et des textes funéraires permet de mesurer avec pertinence l’exactitude historique de la Bible et des auteurs classiques. L’étude systématique de la mort et des tombeaux des rois juifs apporte aussi un éclairage nouveau et déterminant sur la conception de la royauté en Judée et sur ses implications religieuses dans l’Antiquité.
« Ce livre traite d’un grand et beau sujet, plus célèbre que connu. Il nous permet d’accéder aujourd’hui à la première partie d’une enquête approfondie et systématique qui met en action toutes les ressources de l’historien et de l’archéologue » (André Laronde).
Archéologue et historien, docteur de l’université de la Sorbonne (Paris IV) et ancien pensionnaire de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem, Jean-Sylvain Caillou étudie et fouille, depuis 1996, des nécropoles antiques de la Méditerranée orientale.
Collection : Textes arabes chrétiens
Parution : 2008
ISBN 10 : 270533792X
ISBN 13 : 9782705337926
Traduction : DAGHER J., TROUPEAU G.
Pages : 118
Format (mm) : 130x200
Après avoir publié la traduction du « Banquet des prêtres » , œuvre du médecin chrétien syriaque, Ibn Butlân (m.1066) MM. Dagher et Troupeau publient ici la traduction du « Banquet des médecins » du même auteur.
Dans cette maqâma ou « Séance », dédiée au prince régnant à Mayyâfâriqîn, capitale de la Djéziré, l’auteur met en scène un jeune charlatan (le conteur) et un vieux médecin (le héros). Au cours du banquet offert par le vieux médecin, la présentation des mets et leur retrait - sous prétexte de leur nocivité ! alternent avec libations, récitations poétiques et chansons. Mais c’est surtout l’occasion pour les cinq convives, tous médecins, d’interroger le charlatan à tour de rôle, sur les différentes branches de la médecine, au moyen de questions, souvent énigmatiques, auxquelles il est incapable de répondre.
Si cette « Séance » est bien une charge contre les jeunes charlatans, ignorants de l’Art médical et adonnés aux plaisirs mondains, elle est aussi une apologie des vrais médecins, instruits dans la science des Anciens et très attachés à leurs patients. écrite en prose rimée et rythmée et sur un mode humoristique très plaisant, cette « Séance » est un témoignage rare et précieux sur la société médicale arabe au XIe siècle.
Joseph Dagher, docteur en linguistique arabe, est maître de conférences à l’Institut National des Langues Orientales où il enseigne l’arabe oriental. Il est l’auteur de plusieurs articles sur la linguistique arabe et la littérature proverbiale libanaise. Gérard Troupeau, agrégé d’arabe, professeur des Universités, a enseigné l’arabe littéral à l’Institut National des Langues Orientales et la philologie arabe à l’école Pratique des Hautes études. Il est l’auteur de nombreuses publications sur la littérature arabe chrétienne, la linguistique et la médecine arabes.
Collection : Manuels
Auteur(s) : BERTOLINO Roberto
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338063
ISBN 13 : 9782705338060
Pages : 100
Format (mm) : 160x240
Poids : 220g
La ville de Hatra (Irak) nous a livré presque cinq cent textes en araméen local. L’intérêt de ces documents, au-delà des informations sur la vie de ce centre religieux consacré au dieu Shamash, réside également dans l’évolution de la langue araméenne en Mésopotamie, au début de notre ère. À part la délicate question de la chronologie employée à Hatra, l’attention est portée d’une part, sur l’importance des éléments tirés des inscriptions. D’autre part, une réflexion est menée sur la grammaire d’une langue épigraphique connue par un nombre relativement limité de textes. Le lecteur pourra également s’exercer dans le déchiffrement de cette écriture grâce à un choix d’inscriptions proposées en appendice.
Roberto Bertolino, enseignant et chercheur, est spécialiste de la Mésopotamie aux époques hellénistique, parthe et romaine. Épigraphiste et archéologue de la mission turinoise à Hatra et de celle franco-syrienne à Doura Europos, il a consacré plusieurs publications aux inscriptions et à l’histoire de ces deux sites où il a effectué des fouilles depuis 1994.
Auteur(s) : HOUSSI (El-) Majid
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338039
ISBN 13 : 9782705338039
Pages : 100
Format (mm) : 130x200
Poids : 130g
Cet ouvrage est une remontée dans l’espace-temps au fil de mots tels que roumi et ses synonymes les plus connus, à savoir kafir et gaouri, mots par lesquels les citoyens de la rive Nord de la Méditerranée se voient désignés par ceux de la rive Sud.
D’un côté, les polémiques sur le « choc des civilisations » qui mettent l’Islam comme religion et civilisation au cœur de l’altérité. De l'autre, la volonté de dialogue des sociétés, des religions et des civilisations qui visent la guérison des blessures du passé et la reconnaissance réciproque. Il va de soi que, dans ce contexte, les mots ont une importance primordiale. Il ne suffit pas de bannir les termes qui disqualifient l’Autre. Il est indispensable de pousser plus loin encore l’attitude de sa reconnaissance et de son acceptance. Il faut aller jusqu’à accueillir sa bonne foi dans l’emploi des termes par lesquels il qualifie lui-même l’altérité, pourvu que ces derniers soient, au sens littéral, dénués d’acception péjorative ou blessante.
Majid El Houssi est professeur de linguistique française à l’Université Ca’Foscari, Venise, docteur honoris causa de l’Univerité de Sfax, membre du comité scientifique du Bulletin de la Selefa.
Auteur(s) : TERNON Yves
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338020
ISBN 13 : 9782705338022
Pages : 402
Format (mm) : 160x240
Situé à la jonction du plateau du Kurdistan et de la plaine de Mésopotamie, le sandjak de Mardin était, au début du XXe siècle, un foyer de chrétienté orientale de langue arménienne et syriaque.
En 1915, comme dans tout le vilayet de Diarbékir, les Arméniens furent assassinés et le processus criminel s’étendit aux autres communautés chrétiennes. Une documentation exceptionnelle - provenant en particulier du Vatican à l’occasion de la béatification de l’archevêque de Mardin, Monseigneur Maloyan - permet de connaître, avec un niveau de précision jusqu’alors jamais atteint, les circonstances de la destruction d’une communauté arménienne lors du génocide de 1915 et de faire le lien entre une histoire locale et des tragédies individuelles, d’après les récits de témoins et de survivants.
Ce livre franchit un nouveau palier dans la connaissance du génocide des Arméniens de l’Empire ottoman au cours de la Première Guerre mondiale. Il devrait mettre un terme à la controverse universitaire sur le caractère planifié des massacres et sur la validité des preuves fournies pour affirmer la réalité de ce génocide.
Yves Ternon est docteur en histoire (Paris-IV Sorbonne) et habilité à diriger des recherches en histoire (Montpellier III- Paul Valéry). Ses travaux portent sur les génocides du XXe siècle, et plus particulièrement sur le génocide des Arméniens. Sur ce sujet, ses ouvrages les plus récents sont : Les Arméniens. Histoire d’un génocide, 1996 ; Du négationnisme. Mémoire et tabou, 1999 ; Empire ottoman. Le déclin, la chute, l’effacement, 2005.
Auteur(s) : ANTAKI Myriam
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338012
ISBN 13 : 9782705338015
Pages : 200
Format (mm) : 120x180
Poids : 310g
Métaphore de la vie, de la vie intérieure, l'Euphrate est à la fois miroir et voyance, offrande et solitude, halte et évasion.
Ce fleuve nous fait vivre à la fois la beauté originelle mais aussi un monde de violence et d'abandon ; un monde où foisonnent les contraires, fureur de sable et douceur de l'eau.
Deviner l'Euphrate sous les paupières, c'est comprendre les choses du silence dans la clarté du sentiment.
Myriam Antaki est un écrivain syrien de langue française. Née à Damas et vivant à Alep, l'Euphrate est son cinquième roman.
Auteur(s) : ASSAAD Fawzia
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338004
ISBN 13 : 9782705338008
Pages : 180
Format (mm) : 160x240
Aton est-il dieu, surroi, concept métaphysique ? Akhenaton, premier monothéiste ou premier déicide de l’Histoire ? Vaincu ou vainqueur d’une longue guerre contre le clergé d’Amon ? La pensée amarnienne se greffe-t-elle sur celle d’Hatshepsout ?
Par touches successives, suivant l’évolution de la pensée amarnienne, l’auteure interroge les faits historiques et les mythes fondateurs du pouvoir pharaonique pour aborder ces questions et d’autres encore. Hatshepsout, Akhenaton et Nefertiti, stratèges et philosophes avant la lettre présentent une épure favorable à cette recherche qui veut se dégager du langage religieux et situer la pensée égyptienne au fondement de la pensée occidentale. Un essai à la fois très personnel et très informé.
Fawzia Assaad est docteur es-lettres en Sorbonne. Essayiste et romancière, elle enseigna la philosophie à l'université Aïn Shams du Caire, puis à Taïpeï et à Dunghai. Indépendamment de ses activités littéraires, elle représente PEN International au Conseil des Droits de l'Homme pour la défense des écrivains en prison.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, SCHMIDT A. (dir.), GONNET D. (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337997
ISBN 13 : 9782705337995
Pages : 220
Format (mm) : 160x240
Poids : 360g
Illustrations : 6 pl. couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Dès les origines de l’acculturation de la civilisation chrétienne syriaque dans le monde romano-byzantin, les Pères de l’Église d’expression grecque ont eu une influence considérable sur la littérature, la théologie et la dogmatique syriaques, mais aussi, par le mouvement des traductions, sur le lexique et la syntaxe de la langue ainsi que sur la rhétorique. Dans le vaste domaine de la patristique, ce livre offre un panorama de l’hellénisme syriaque, c’est-à-dire de l’influence qu’exercèrent les œuvres des Pères écrites en grec qui furent traduites et lues en syriaque (la liste en est donnée).
On trouvera ici des études thématiques sur la riche relation d’échange avec l’héritage grec qui se poursuivit au-delà de l’arrivée de l’islam, jusqu’à l’époque médiévale. Elles envisagent l’apport à la langue syriaque des traductions faites sur le grec, notamment dans l’évolution de la terminologie théologique. Les conséquences s’en font sentir aujourd’hui encore dans les discussions sur l’œcuménisme avec et entre les Églises orientales. L’influence des œuvres des Pères est étudiée sous plusieurs angles : d’après leur présence dans les manuscrits, qu’il s’agisse de citations dans d’autres œuvres, exégétiques, patristiques ou grammaticales, d’extraits dans des florilèges ou de traductions proprement dites, témoins d’originaux parfois disparus en grec, mais aussi dans les peintures murales, en Syrie et au Liban, ou encore d’après leur réception dans les grands centres intellectuels comme Édesse, Nisibe, Mossoul et Bagdad, mais aussi dans le curriculum scolaire des monastères.
Ce livre s’adresse aussi bien aux spécialistes de patristique, pour qui les versions syriaques sont une porte vers les originaux grecs, qu’à tous ceux qu’intéressent la transmission et l’acculturation de l’hellénisme chrétien dans l’art, la littérature et l’histoire du Proche-Orient, de l’Antiquité tardive au Moyen Âge.
Auteur(s) : GUICHARD Pierre, SORAVIA Bruna
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337954
ISBN 13 : 9782705337957
Pages : 324
Format (mm) : 160x240
Illustrations : 8 pl. couleurs
Les “Royaumes de Taifas” du XIe siècle occupent la période qui s’étend de la crise du Califat de Cordoue à l’intégration de l’Andalus à l’empire Almoravide. Cette époque correspond à l’apogée de la culture arabo-andalouse bien d’avantage que le Califat, qui en a posé les bases mais n’en a pas vu le plein épanouissement.
Cependant, ces émirats sont aussi contemporains de l’inversion du rapport des forces dans la pénisule. Au début du XIe siècle encore, les armées califales menaçaient les États chrétiens du nord de leur puissance incontestée, alors que vers le milieu du même siècle commence un recul territorial de l’Andalous que la constitution des empires berbères ne fera que retarder. Cet affaiblissement s’explique à la fois par le dynamisme agressif des royaumes chrétiens et par les faiblesses politiques propres aux états Taifas.
Les auteurs de ce livre tentent pour la première fois une synthèse cohérente de cette période. Ils ont voulu dépasser la traditionnelle histoire par dynasties pour montrer que l’Andalus de cette époque ne peut-être isolé du reste du monde arabo-musulman.
Pierre Guichard ancien membre scientifique de la Casa de Velázquez de Madrid est professeur émérite de l’université Lyon-II. Ses recherches portent sur l’histoire de l’Islam occidental et les relations entre Monde Musulman et Monde Chrétien au Moyen-Âge.
Bruna Soravia est diplômée d’études islamiques de l’Istituto Universitario Orientale de Naples. Arabisante italienne, elle est docteur de l’université Paris-III et a enseigné aux États-Unis, en France et en Italie. Ses travaux ont porté principalement sur les secrétaires et la littérature secrétariale en Al-Andalus.
Auteur(s) : Collectif, DELMAIRE Danielle (dir.), GOBILLOT Geneviève (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337946
ISBN 13 : 9782705337940
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Les innombrables éditions de la Bible, des juifs et des chrétiens, et ses non moins innombrables traductions sont autant de preuves de l’intérêt soutenu que les hommes continuent à porter à ces textes. Le Coran n’est pas moins répandu, de nos jours, dans presque toutes les langues du globe, en dépit des réels problèmes que soulèvent ces diverses traductions.
Mais lire les textes fondateurs des religions signifie-t-il seulement comprendre et commenter, ou bien aller jusqu’à discuter, critiquer même… ? Il faut reconnaître que, dans le monde juif, le texte biblique a été constamment médité et aussi débattu. L’exégèse biblique est, en effet, aussi ancienne que les textes eux-mêmes. Mais quelle était sa nature exacte et comment ses limites se sont-elles constituées ? Les nouvelles méthodes de critique textuelle s’accommodent-elles de ce long passé exégétique ? Les protestants, puis les catholiques ont commencé plus timidement à commenter les textes, se frottant peu à peu, eux aussi, et non sans problèmes, aux nouvelles approches des corpus sacrés. Il y plusieurs siècles, des penseurs musulmans avaient commencé à développer une réflexion critique à l’égard de leurs textes fondateurs, mais ces mouvements, stoppés net dans leur premier élan, commencent à peine à être pris en considération dans les cercles universitaires.
Les auteurs : Mohammad Ali Amir-Moezzi, Bernard Barc, Michel Cuypers, Gilbert Dahan, Danielle Delmaire, Jean Dujardin, Michel Fromaget, Geneviève Gobillot, Etan Kohlberg, Yohanan Lambert, Yohanan Lederman, Dominique Urvoy, Marie-Thérèse Urvoy, Jean-Marcel Vincent comptent parmi les plus grands spécialistes contemporains de ces questions pour les trois religions concernées.
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : LUISETTO Frédéric
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337911
ISBN 13 : 9782705337919
Pages : 264
Format (mm) : 160x240
Poids : 420g
Frédéric Luisetto (1977-2000) étudiant à l’Université de Montpellier (celle-là même où étudia l’historien orientaliste René Grousset, de l’Académie française) de 1994 à 1999, s’était passionné, dès son enfance et au-delà, pour l’Empire des Mongols, peuple dont il admirait l’exceptionnelle vitalité et le génie stratégique. Lorsqu’il fut en Maîtrise d’Histoire, son professeur, Gérard Dédéyan dont les recherches concernent les chrétiens orientaux (et, plus particulièrement les Arméniens au Moyen Age), lui proposa de traiter leurs relations avec l’Empire mongol. Le jeune chercheur, pour rassembler l’ensemble de sa documentation, effectua un séjour en Arménie : il y étudia, à l’Université d’Etat d’Erevan, l’arménien et le russe. Sa recherche était ponctuée de rencontres et d’échanges, entre autres, avec Jean Richard, membre de l’Institut de France, éminent spécialiste de l’Orient chrétien et de l’Empire mongol. Il en résulta le travail présenté maintenant au public, sous le titre Arméniens et autres chrétiens orientaux sous la domination mongole - l’Ilkhanat de Ghâzân (1295-1303).
Cet ouvrage étudie, à partir d’un riche corpus de sources, le passage chez Ghâzân, premier souverain mongol de Perse converti à l’islam, de la persécution - contrastant avec la protection accordée jusque là aux chrétiens orientaux, nestoriens et Arméniens du royaume d’Arménie cilicienne - à la tolérance, en s’interrogeant sur les motivations réelles de l’Ilkhân : retour à la solidarité traditionnelle avec les chrétiens, ou opportunisme politique ?
La publication de cet ouvrage, en même temps qu’elle permet d’analyser les conséquences, pour les chrétiens orientaux, de la conversion de leur protecteur à l’islam, est un hommage à un jeune et talentueux chercheur, disparu accidentellement et qui aurait eu trente ans aujourd’hui. Son ouvrage inaugure la collection “Orient Chrétien Médiéval”.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, HAELEWYCK Jean-Claude
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339838
ISBN 13 : 9782705339838
Pages : 356
Format (mm) : 160x240
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est lesyriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde…).
Le Nouveau Testament a été traduit du grec en syriaque dès le IIe siècle puis à de multiples reprises. La tradition syriaque, qui a notamment transmis l’un des plus anciens témoins du texte, offre un intérêt majeur pour l’étude de l’histoire du texte grec du Nouveau Testament et de ses principales recensions (texte occidental, texte alexandrin et texte byzantin). La tradition syriaque a transmis le Nouveau Testament sous des formes variées. Tatien, au deuxième siècle, a réuni les quatre Évangiles en une seule narration continue : le Diatessaron, utilisé comme texte standard jusqu’au Ve siècle. En parallèle, au moins deux formes dites « vieilles syriaques » ont circulé : la Sinaïtique et la Curetonienne (des vestiges d’une possible troisième forme viennent d’être découverts). Quels sont les rapports chronologiques et littéraires entre ces versions et le Diatessaron ? La Peshitta est le texte reçu par toutes les Églises syriaques. De quand date-t-elle ? Quels sont les principes qui ont conduit à sa réalisation ? Pourquoi a-t-elle été l’objet de révisions ultérieures, en particulier par Philoxène de Mabboug et Thomas de Ḥarqel ? La question du canon, à savoir un ensemble de livres considérés comme normatifs, est donc centrale. Sur ce point la tradition syriaque occupe une position assez originale : les petites Épîtres catholiques et l’Apocalypse ne sont pas unanimement reconnues comme faisant autorité. Pourquoi ce rejet et pourquoi ces livres ont-ils fini par être reçus par certaines Églises syriaques ? Le texte biblique n’est jamais transmis de manière brute. Dans les manuscrits, il peut être divisé en péricopes, être accompagné de notes (« massore ») ou d’illustrations. Tout cela forme le paratexte. Quelles sont les caractéristiques propres des différentes écoles syriaques ?
La tradition indirecte doit aussi être prise en compte. Le texte biblique a été utilisé dans la liturgie. Où en est l’étude des lectionnaires ? Les pères de l’Église syriaque ont cité le texte du Nouveau Testament : ces citations concordent-elles avec les formes textuelles transmises en tradition directe ?
Qu’en est-il enfin des éditions modernes ? Peut-on identifier les manuscrits qui ont servi à la réalisation de la première édition imprimée en 1555 ? Quels en furent les commanditaires et les objectifs ? Comment caractériser les éditions qui ont suivi, en particulier aux XVIe et XVIIe siècles ?
Quelles sont les richesses et les déficiences des éditions actuelles ? C’est à toutes ces questions que le volume veut répondre.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, JULLIEN Christelle (dir.), DEBIÉ M. (dir.), DESREUMAUX Alain (dir.), JULLIEN Florence
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337717
ISBN 13 : 9782705337711
Pages : 234
Format (mm) : 160x240
Poids : 370g
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques présentant différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Ce nouvel ouvrage de la série est consacré aux apocryphes syriaques et en souligne les richesses thématiques : Jésus et sa parenté, épopées d’apôtres partis évangéliser le monde connu, histoires de disciples fondateurs de communautés en Orient - dont les chrétiens font encore mémoire aujourd’hui - interprétations et exégèses bibliques, récits circulant sous un nom célèbre, apocalypses, littérature juridique… Souvent traduits du grec, mais aussi produits directement en syriaque, ces textes ont été transmis dans d’autres aires culturelles, en particulier en arménien, en géorgien et en arabe, où ils ont formé le socle des traditions relatives aux origines chrétiennes.
Ce recueil offre un panorama sur les divers domaines que couvrent les apocryphes syriaques et indique quelques perspectives ouvertes par un corpus très varié. Les chapitres constituent autant d’introductions, par des spécialistes de ces questions, aux différents genres présentés. Ils permettront peut-être aux lecteurs de découvrir l’intérêt de ces textes souvent négligés.
Ce livre collectif est destiné à tous ceux qui s’intéressent aux littératures orientales anciennes et bibliques, aux gestes d’apôtres, aux sciences religieuses de l’Antiquité chrétienne et, d’une manière générale, aux traditions des chrétiens d’Orient.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, CASSINGENA-TRÉVEDY F. (dir.), JURASZ I. (dir.)
Parution : 2006
ISBN 10 : 2705337830
ISBN 13 : 9782705337834
Pages : 300
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
Illustrations : 8 pl. couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
C’est en servant de véhicule à des genres proprement liturgiques, telles que l’hymne (madroso) et l’homélie métrique (mimro), que le dialecte de l’Osrhoène s’est rapidement distingué pour connaître la fortune littéraire que l’on sait. La « syriacité », comme culture, est née pour ainsi dire à l’ombre de la liturgie et a toujours trouvé en elle, jusque dans les situations précaires qui sont aujourd’hui les siennes, un signe identitaire de premier ordre autant qu’un facteur de cohésion. Qu’il s’agisse du vaste ensemble monumental du massif Calcaire, de la foisonnante production d’anaphores syro-occidentales, de l’hymnographie d’Éphrem ou des bréviaires, nous retrouvons partout la marque d’une même vitalité créatrice. Reste qu’à raison de la conservation d’archaïsmes remarquables, mais aussi de la multiplication des structures rituelles qu’ont entraînée les grandes ruptures théologiques consécutives à Chalcédoine, l’attraction byzantine et les divers rattachements à Rome, ce monde singulièrement pluriel se présente à notre regard occidental, souvent sommaire et mal averti, sous un aspect quelque peu touffu et insaisissable.
Aussi un ouvrage tel que celui-ci trouvait-il toute son opportunité. Tenant compte, non seulement de la complexité propre au domaine syriaque, mais de la richesse inhérente au fait liturgique en lui-même, il propose une approche plurivoque des faits, en procédant depuis les grandes dimensions que tout système liturgique met en forme – à savoir l’espace et le temps – vers les ensembles rituels majeurs, les documents qui les consignent et tel ou tel élément typique.
Utile à quiconque désire tout simplement se faire des idées plus claires et plus distinctes en la matière, ce volume se recommandera certainement aussi, par sa méthode, auprès des liturgistes proprement dits, étant bien entendu que si parfois les pierres se taisent, il n’est de liturgie que des vivants.