Auteur(s) : CAILLOU Jean Sylvain
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705337962
ISBN 13 : 9782705337964
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Illustrations : 20 pl. couler=urs
Les tombeaux royaux ont toujours excité l’imagination et, depuis un siècle et demi, ils sont au cœur de controverses où la science n’est pas exempte d’arrière-pensées. En Judée, la mort et les monuments funéraires de la quasi-totalité des souverains – David, Salomon, les rois de Juda, les Asmonéens et les Hérodiens – sont bien connus grâce aux textes hébraïques, grecs et latins. Ces textes ont été utilisés pendant des siècles pour localiser les tombeaux royaux disparus ou pour essayer d’établir l’origine princière des grands monuments funéraires anonymes.
Depuis une trentaine d’années, les chercheurs remettent toutefois en cause la valeur historique de certaines sources antiques, notamment bibliques, et quelques-uns vont même jusqu’à discuter l’importance, voire l’existence, des premiers rois. Dans ce contexte, la mise en perspective de l’archéologie et des textes funéraires permet de mesurer avec pertinence l’exactitude historique de la Bible et des auteurs classiques. L’étude systématique de la mort et des tombeaux des rois juifs apporte aussi un éclairage nouveau et déterminant sur la conception de la royauté en Judée et sur ses implications religieuses dans l’Antiquité.
« Ce livre traite d’un grand et beau sujet, plus célèbre que connu. Il nous permet d’accéder aujourd’hui à la première partie d’une enquête approfondie et systématique qui met en action toutes les ressources de l’historien et de l’archéologue » (André Laronde).
Archéologue et historien, docteur de l’université de la Sorbonne (Paris IV) et ancien pensionnaire de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem, Jean-Sylvain Caillou étudie et fouille, depuis 1996, des nécropoles antiques de la Méditerranée orientale.
Collection : Textes arabes chrétiens
Parution : 2008
ISBN 10 : 270533792X
ISBN 13 : 9782705337926
Traduction : DAGHER J., TROUPEAU G.
Pages : 118
Format (mm) : 130x200
Après avoir publié la traduction du « Banquet des prêtres » , œuvre du médecin chrétien syriaque, Ibn Butlân (m.1066) MM. Dagher et Troupeau publient ici la traduction du « Banquet des médecins » du même auteur.
Dans cette maqâma ou « Séance », dédiée au prince régnant à Mayyâfâriqîn, capitale de la Djéziré, l’auteur met en scène un jeune charlatan (le conteur) et un vieux médecin (le héros). Au cours du banquet offert par le vieux médecin, la présentation des mets et leur retrait - sous prétexte de leur nocivité ! alternent avec libations, récitations poétiques et chansons. Mais c’est surtout l’occasion pour les cinq convives, tous médecins, d’interroger le charlatan à tour de rôle, sur les différentes branches de la médecine, au moyen de questions, souvent énigmatiques, auxquelles il est incapable de répondre.
Si cette « Séance » est bien une charge contre les jeunes charlatans, ignorants de l’Art médical et adonnés aux plaisirs mondains, elle est aussi une apologie des vrais médecins, instruits dans la science des Anciens et très attachés à leurs patients. écrite en prose rimée et rythmée et sur un mode humoristique très plaisant, cette « Séance » est un témoignage rare et précieux sur la société médicale arabe au XIe siècle.
Joseph Dagher, docteur en linguistique arabe, est maître de conférences à l’Institut National des Langues Orientales où il enseigne l’arabe oriental. Il est l’auteur de plusieurs articles sur la linguistique arabe et la littérature proverbiale libanaise. Gérard Troupeau, agrégé d’arabe, professeur des Universités, a enseigné l’arabe littéral à l’Institut National des Langues Orientales et la philologie arabe à l’école Pratique des Hautes études. Il est l’auteur de nombreuses publications sur la littérature arabe chrétienne, la linguistique et la médecine arabes.
Collection : Manuels
Auteur(s) : BERTOLINO Roberto
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338063
ISBN 13 : 9782705338060
Pages : 100
Format (mm) : 160x240
Poids : 220g
La ville de Hatra (Irak) nous a livré presque cinq cent textes en araméen local. L’intérêt de ces documents, au-delà des informations sur la vie de ce centre religieux consacré au dieu Shamash, réside également dans l’évolution de la langue araméenne en Mésopotamie, au début de notre ère. À part la délicate question de la chronologie employée à Hatra, l’attention est portée d’une part, sur l’importance des éléments tirés des inscriptions. D’autre part, une réflexion est menée sur la grammaire d’une langue épigraphique connue par un nombre relativement limité de textes. Le lecteur pourra également s’exercer dans le déchiffrement de cette écriture grâce à un choix d’inscriptions proposées en appendice.
Roberto Bertolino, enseignant et chercheur, est spécialiste de la Mésopotamie aux époques hellénistique, parthe et romaine. Épigraphiste et archéologue de la mission turinoise à Hatra et de celle franco-syrienne à Doura Europos, il a consacré plusieurs publications aux inscriptions et à l’histoire de ces deux sites où il a effectué des fouilles depuis 1994.
Auteur(s) : HOUSSI (El-) Majid
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338039
ISBN 13 : 9782705338039
Pages : 100
Format (mm) : 130x200
Poids : 130g
Cet ouvrage est une remontée dans l’espace-temps au fil de mots tels que roumi et ses synonymes les plus connus, à savoir kafir et gaouri, mots par lesquels les citoyens de la rive Nord de la Méditerranée se voient désignés par ceux de la rive Sud.
D’un côté, les polémiques sur le « choc des civilisations » qui mettent l’Islam comme religion et civilisation au cœur de l’altérité. De l'autre, la volonté de dialogue des sociétés, des religions et des civilisations qui visent la guérison des blessures du passé et la reconnaissance réciproque. Il va de soi que, dans ce contexte, les mots ont une importance primordiale. Il ne suffit pas de bannir les termes qui disqualifient l’Autre. Il est indispensable de pousser plus loin encore l’attitude de sa reconnaissance et de son acceptance. Il faut aller jusqu’à accueillir sa bonne foi dans l’emploi des termes par lesquels il qualifie lui-même l’altérité, pourvu que ces derniers soient, au sens littéral, dénués d’acception péjorative ou blessante.
Majid El Houssi est professeur de linguistique française à l’Université Ca’Foscari, Venise, docteur honoris causa de l’Univerité de Sfax, membre du comité scientifique du Bulletin de la Selefa.
Auteur(s) : TERNON Yves
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338020
ISBN 13 : 9782705338022
Pages : 402
Format (mm) : 160x240
Situé à la jonction du plateau du Kurdistan et de la plaine de Mésopotamie, le sandjak de Mardin était, au début du XXe siècle, un foyer de chrétienté orientale de langue arménienne et syriaque.
En 1915, comme dans tout le vilayet de Diarbékir, les Arméniens furent assassinés et le processus criminel s’étendit aux autres communautés chrétiennes. Une documentation exceptionnelle - provenant en particulier du Vatican à l’occasion de la béatification de l’archevêque de Mardin, Monseigneur Maloyan - permet de connaître, avec un niveau de précision jusqu’alors jamais atteint, les circonstances de la destruction d’une communauté arménienne lors du génocide de 1915 et de faire le lien entre une histoire locale et des tragédies individuelles, d’après les récits de témoins et de survivants.
Ce livre franchit un nouveau palier dans la connaissance du génocide des Arméniens de l’Empire ottoman au cours de la Première Guerre mondiale. Il devrait mettre un terme à la controverse universitaire sur le caractère planifié des massacres et sur la validité des preuves fournies pour affirmer la réalité de ce génocide.
Yves Ternon est docteur en histoire (Paris-IV Sorbonne) et habilité à diriger des recherches en histoire (Montpellier III- Paul Valéry). Ses travaux portent sur les génocides du XXe siècle, et plus particulièrement sur le génocide des Arméniens. Sur ce sujet, ses ouvrages les plus récents sont : Les Arméniens. Histoire d’un génocide, 1996 ; Du négationnisme. Mémoire et tabou, 1999 ; Empire ottoman. Le déclin, la chute, l’effacement, 2005.
Auteur(s) : ANTAKI Myriam
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338012
ISBN 13 : 9782705338015
Pages : 200
Format (mm) : 120x180
Poids : 310g
Métaphore de la vie, de la vie intérieure, l'Euphrate est à la fois miroir et voyance, offrande et solitude, halte et évasion.
Ce fleuve nous fait vivre à la fois la beauté originelle mais aussi un monde de violence et d'abandon ; un monde où foisonnent les contraires, fureur de sable et douceur de l'eau.
Deviner l'Euphrate sous les paupières, c'est comprendre les choses du silence dans la clarté du sentiment.
Myriam Antaki est un écrivain syrien de langue française. Née à Damas et vivant à Alep, l'Euphrate est son cinquième roman.
Auteur(s) : ASSAAD Fawzia
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338004
ISBN 13 : 9782705338008
Pages : 180
Format (mm) : 160x240
Aton est-il dieu, surroi, concept métaphysique ? Akhenaton, premier monothéiste ou premier déicide de l’Histoire ? Vaincu ou vainqueur d’une longue guerre contre le clergé d’Amon ? La pensée amarnienne se greffe-t-elle sur celle d’Hatshepsout ?
Par touches successives, suivant l’évolution de la pensée amarnienne, l’auteure interroge les faits historiques et les mythes fondateurs du pouvoir pharaonique pour aborder ces questions et d’autres encore. Hatshepsout, Akhenaton et Nefertiti, stratèges et philosophes avant la lettre présentent une épure favorable à cette recherche qui veut se dégager du langage religieux et situer la pensée égyptienne au fondement de la pensée occidentale. Un essai à la fois très personnel et très informé.
Fawzia Assaad est docteur es-lettres en Sorbonne. Essayiste et romancière, elle enseigna la philosophie à l'université Aïn Shams du Caire, puis à Taïpeï et à Dunghai. Indépendamment de ses activités littéraires, elle représente PEN International au Conseil des Droits de l'Homme pour la défense des écrivains en prison.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, SCHMIDT A. (dir.), GONNET D. (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337997
ISBN 13 : 9782705337995
Pages : 220
Format (mm) : 160x240
Poids : 360g
Illustrations : 6 pl. couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Dès les origines de l’acculturation de la civilisation chrétienne syriaque dans le monde romano-byzantin, les Pères de l’Église d’expression grecque ont eu une influence considérable sur la littérature, la théologie et la dogmatique syriaques, mais aussi, par le mouvement des traductions, sur le lexique et la syntaxe de la langue ainsi que sur la rhétorique. Dans le vaste domaine de la patristique, ce livre offre un panorama de l’hellénisme syriaque, c’est-à-dire de l’influence qu’exercèrent les œuvres des Pères écrites en grec qui furent traduites et lues en syriaque (la liste en est donnée).
On trouvera ici des études thématiques sur la riche relation d’échange avec l’héritage grec qui se poursuivit au-delà de l’arrivée de l’islam, jusqu’à l’époque médiévale. Elles envisagent l’apport à la langue syriaque des traductions faites sur le grec, notamment dans l’évolution de la terminologie théologique. Les conséquences s’en font sentir aujourd’hui encore dans les discussions sur l’œcuménisme avec et entre les Églises orientales. L’influence des œuvres des Pères est étudiée sous plusieurs angles : d’après leur présence dans les manuscrits, qu’il s’agisse de citations dans d’autres œuvres, exégétiques, patristiques ou grammaticales, d’extraits dans des florilèges ou de traductions proprement dites, témoins d’originaux parfois disparus en grec, mais aussi dans les peintures murales, en Syrie et au Liban, ou encore d’après leur réception dans les grands centres intellectuels comme Édesse, Nisibe, Mossoul et Bagdad, mais aussi dans le curriculum scolaire des monastères.
Ce livre s’adresse aussi bien aux spécialistes de patristique, pour qui les versions syriaques sont une porte vers les originaux grecs, qu’à tous ceux qu’intéressent la transmission et l’acculturation de l’hellénisme chrétien dans l’art, la littérature et l’histoire du Proche-Orient, de l’Antiquité tardive au Moyen Âge.
Auteur(s) : GUICHARD Pierre, SORAVIA Bruna
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337954
ISBN 13 : 9782705337957
Pages : 324
Format (mm) : 160x240
Illustrations : 8 pl. couleurs
Les “Royaumes de Taifas” du XIe siècle occupent la période qui s’étend de la crise du Califat de Cordoue à l’intégration de l’Andalus à l’empire Almoravide. Cette époque correspond à l’apogée de la culture arabo-andalouse bien d’avantage que le Califat, qui en a posé les bases mais n’en a pas vu le plein épanouissement.
Cependant, ces émirats sont aussi contemporains de l’inversion du rapport des forces dans la pénisule. Au début du XIe siècle encore, les armées califales menaçaient les États chrétiens du nord de leur puissance incontestée, alors que vers le milieu du même siècle commence un recul territorial de l’Andalous que la constitution des empires berbères ne fera que retarder. Cet affaiblissement s’explique à la fois par le dynamisme agressif des royaumes chrétiens et par les faiblesses politiques propres aux états Taifas.
Les auteurs de ce livre tentent pour la première fois une synthèse cohérente de cette période. Ils ont voulu dépasser la traditionnelle histoire par dynasties pour montrer que l’Andalus de cette époque ne peut-être isolé du reste du monde arabo-musulman.
Pierre Guichard ancien membre scientifique de la Casa de Velázquez de Madrid est professeur émérite de l’université Lyon-II. Ses recherches portent sur l’histoire de l’Islam occidental et les relations entre Monde Musulman et Monde Chrétien au Moyen-Âge.
Bruna Soravia est diplômée d’études islamiques de l’Istituto Universitario Orientale de Naples. Arabisante italienne, elle est docteur de l’université Paris-III et a enseigné aux États-Unis, en France et en Italie. Ses travaux ont porté principalement sur les secrétaires et la littérature secrétariale en Al-Andalus.
Auteur(s) : Collectif, DELMAIRE Danielle (dir.), GOBILLOT Geneviève (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337946
ISBN 13 : 9782705337940
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Les innombrables éditions de la Bible, des juifs et des chrétiens, et ses non moins innombrables traductions sont autant de preuves de l’intérêt soutenu que les hommes continuent à porter à ces textes. Le Coran n’est pas moins répandu, de nos jours, dans presque toutes les langues du globe, en dépit des réels problèmes que soulèvent ces diverses traductions.
Mais lire les textes fondateurs des religions signifie-t-il seulement comprendre et commenter, ou bien aller jusqu’à discuter, critiquer même… ? Il faut reconnaître que, dans le monde juif, le texte biblique a été constamment médité et aussi débattu. L’exégèse biblique est, en effet, aussi ancienne que les textes eux-mêmes. Mais quelle était sa nature exacte et comment ses limites se sont-elles constituées ? Les nouvelles méthodes de critique textuelle s’accommodent-elles de ce long passé exégétique ? Les protestants, puis les catholiques ont commencé plus timidement à commenter les textes, se frottant peu à peu, eux aussi, et non sans problèmes, aux nouvelles approches des corpus sacrés. Il y plusieurs siècles, des penseurs musulmans avaient commencé à développer une réflexion critique à l’égard de leurs textes fondateurs, mais ces mouvements, stoppés net dans leur premier élan, commencent à peine à être pris en considération dans les cercles universitaires.
Les auteurs : Mohammad Ali Amir-Moezzi, Bernard Barc, Michel Cuypers, Gilbert Dahan, Danielle Delmaire, Jean Dujardin, Michel Fromaget, Geneviève Gobillot, Etan Kohlberg, Yohanan Lambert, Yohanan Lederman, Dominique Urvoy, Marie-Thérèse Urvoy, Jean-Marcel Vincent comptent parmi les plus grands spécialistes contemporains de ces questions pour les trois religions concernées.
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : LUISETTO Frédéric
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337911
ISBN 13 : 9782705337919
Pages : 264
Format (mm) : 160x240
Poids : 420g
Frédéric Luisetto (1977-2000) étudiant à l’Université de Montpellier (celle-là même où étudia l’historien orientaliste René Grousset, de l’Académie française) de 1994 à 1999, s’était passionné, dès son enfance et au-delà, pour l’Empire des Mongols, peuple dont il admirait l’exceptionnelle vitalité et le génie stratégique. Lorsqu’il fut en Maîtrise d’Histoire, son professeur, Gérard Dédéyan dont les recherches concernent les chrétiens orientaux (et, plus particulièrement les Arméniens au Moyen Age), lui proposa de traiter leurs relations avec l’Empire mongol. Le jeune chercheur, pour rassembler l’ensemble de sa documentation, effectua un séjour en Arménie : il y étudia, à l’Université d’Etat d’Erevan, l’arménien et le russe. Sa recherche était ponctuée de rencontres et d’échanges, entre autres, avec Jean Richard, membre de l’Institut de France, éminent spécialiste de l’Orient chrétien et de l’Empire mongol. Il en résulta le travail présenté maintenant au public, sous le titre Arméniens et autres chrétiens orientaux sous la domination mongole - l’Ilkhanat de Ghâzân (1295-1303).
Cet ouvrage étudie, à partir d’un riche corpus de sources, le passage chez Ghâzân, premier souverain mongol de Perse converti à l’islam, de la persécution - contrastant avec la protection accordée jusque là aux chrétiens orientaux, nestoriens et Arméniens du royaume d’Arménie cilicienne - à la tolérance, en s’interrogeant sur les motivations réelles de l’Ilkhân : retour à la solidarité traditionnelle avec les chrétiens, ou opportunisme politique ?
La publication de cet ouvrage, en même temps qu’elle permet d’analyser les conséquences, pour les chrétiens orientaux, de la conversion de leur protecteur à l’islam, est un hommage à un jeune et talentueux chercheur, disparu accidentellement et qui aurait eu trente ans aujourd’hui. Son ouvrage inaugure la collection “Orient Chrétien Médiéval”.
Collection : Les Abbayes
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337903
ISBN 13 : 9782705337902
Pages : 238
Format (mm) : 160x240
Poids : 380g
Forteresse à ses origines, puis abbaye et siège épiscopal avant de redevenir forteresse, “l’île” de Maillezais se présente non seulement comme un monument archéologique, mais comme un lieu où s’entrecroisent l’histoire, l’art, la littérature et la légende. C’est à Maillezais que Geoffroy à la Grand’dent et Pantagruel se rejoignent ; c’est à Maillezais que Geoffroy d’Estissac fait surgir la Renaissance en Poitou ; c’est à Maillezais enfin que se conjoignent, en la personne d’Agrippa d’Aubigné, le poète et le capitaine. Lorsque l’on parcourt longuement les ruines de Maillezais, c’est à chaque pas que des personnages légendaires ou réels, les uns nés de l’imagination des autres, surgissent à nos côtés, avec les générations de moines qui ont psalmodié sous les voûtes maintenant disparues, les évêques et même les seigneurs plus ou moins brigands, tour à tour protecteurs et destructeurs.
Historien et philologue, diplômé des universités de Strasbourg et de Poitiers (CÉSCM), membre de la Société d’Histoire Religieuse de la France, de la Société Asiatique et de la New York Academy of Science, Lucien-Jean Bord est bibliothécaire et archiviste de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé.
Auteur(s) : VOGEL Claude
Parution : 2007
ISBN 10 : 270533789X
ISBN 13 : 9782705337896
Pages : 308
Format (mm) : 160x240
Enfin accessible aux étudiants des sciences humaines, une présentation d’ensemble des questions de parenté longtemps réservée aux seuls spécialistes. Parenté et alliance, systèmes unilinéaires ou indifférenciés, famille réduite et famille étendue : Ces dichotomies classiques de l’anthropologie sociale sont replacées par l’auteur dans la perspective de processus régulateurs qui modèlent les groupes locaux en même temps qu’ils redistribuent les effectifs régionaux.
Les principes de descendance ne jouent pas de la même façon à l’intérieur des sociétés unilinéaires ou indifférenciées. Lorsqu’elles sont exclusives, les solidarités de sang prennent le pas sur les associations de fait. Les solidarités bilatérales au contraire, parce qu’elles sont non-exclusives, perdent de leur force, et les groupements empiriques définis par la résidence et les solidarités conjugales prennent une place prépondérante dans le découpage des unités signifiantes de l’organisation sociale.
L’alliance prend également dans les systèmes complexes une dimension particulière. De la même façon que Lévi-Strauss soulignait le caractère inéluctablement “local” de la parenté indifférenciée, l’alliance non prescriptive ne peut pas être totalement comprise si on l’approche en termes de sang et de cycles exclusivement matrimoniaux. L’alliance est, dans ces systèmes, locale et territoriale au même titre que la parenté.
La régulation de l’espace régional et génétique est assurée par la réversibilité des processus d’élimination locale et de concentration foncière, qui permet de réintroduire des formes verticales organiques là où tend à s’instaurer synchroniquement un désordre croissant. Ce modèle qui représente une articulation bien comprise de la parenté et de l’alliance, et des deux polarisations de l’action sociale - la collectivité et la parentèle - représente globalement la clé de la compréhension des systèmes non prescriptifs.
“Voici enfin raccordés les uns aux autres sans solution de continuité les systèmes complexes aux systèmes unilinéaires glissant des uns aux autres par des formes mixtes intermédiaires. Parenté et régulation sociale m’apparaît comme l’un des ouvrages théoriques majeurs de l’anthropologie contemporaine, reposant en outre sur une ethnographie rigoureuse qui fournit leur justification aux hypothèses avancées par Claude Vogel.” Georges Condominas
Claude Vogel est instituteur, puis ethnologue et chercheur de terrain ( Madagascar, Maurice et la Réunion ). Anthopologue et sémioticien de formation, il est titulaire d’un doctorat de 3ème cycle, 1976, et d’un doctorat d’état, 1992.Assistant du département d’anthropologie à l’université Saint-Denis de la Réunion, il co-fonde l’Institut international de Multimédia à l’université Léonard de Vinci à Paris et y enseigne. Consultant international pour les systèmes experts, les sciences cognitives et l’intelligence artificielle, il est membre d’honneur de l’Association française pour l’intelligence artificielle.
Auteur(s) : LANÇON Daniel
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337881
ISBN 13 : 9782705337889
Pages : 706
Format (mm) : 160x240
Poids : 1250g
« Y a-t-il eu jamais, soit pour la pensée soit pour le rêve (mais le rêve aussi est une pensée) un plus vaste champ que celui qu’ouvre ce mot fascinant, l’Égypte ?
Dans ce nom gisent des civilisations aussi irrémédiablement disparues qu’elles furent grandes, à l’époque pharaonique ou à celle de l’Alexandrie hellénistique et romaine puis au temps de l’essor de la culture islamique ; mais se présente aussi en ce qu’elle a de plus vif la forme moderne de celle-ci, sauf que c’est alors la complexité de la société arabe, de sa géographie, de ses arrière-plans dans tout l’Orient méditerranéen [...] Les relations qu’ont eues dans les deux ou trois derniers siècles l’Europe des Lumières et l’Égypte une et multiple, ces relations que tout ce passé de documents si variés préserve, eh bien, cela aussi c’est comme une grappe, et une promesse de suc. Une grappe qu’il faut presser pour mieux percevoir et comprendre l’autre grande vigne, là-bas dans le temps ou l’espace, et mieux préparer avec nos amis égyptiens ce qui devrait être un avenir partagé [...]
Puisse ce livre montrer que dans le regard de l’Occident sur l’Égypte il n’y a pas eu que convoitise ou désir de domination mais l’affection et le besoin de comprendre, de partager ! Si ce vœu est exaucé, à l’échelle où les livres ont leur efficace, certes réduite, je suis sûr que Daniel Lançon en sera heureux. Lui qui sait que l’histoire littéraire n’est rien si elle n’aide pas à déjouer les conflits qui grèvent les sociétés et en assombrissent l’avenir. » (Yves Bonnefoy)
Daniel Lançon est maître de conférences en littérature française, auteur d’études sur l’histoire des littératures francophones, la relation de voyage au Proche-Orient et la poésie française contemporaine.
Auteur(s) : Collectif, CHARTOUNI Charles (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337873
ISBN 13 : 9782705337872
Pages : 380
Format (mm) : 160x240
« Le Père Hayek a été un homme aux entreprises multiples sans pour autant faire un avec aucune des tâches qu’il s’est fixées tout au long d’un ministère jalonné de défis aussi nombreux que contrastés. Il n’a eu cesse de rompre les amarres qu’il s’est données dans sa vie de pasteur, de prédicateur, d’universitaire, de poète et d’homme aux engagements publics... Il s’est adonné à ces tâches avec toute la ferveur qu’on lui connaît, ainsi qu’avec ce sens de l’urgence et de l’impatience qui ont marqué cette silhouette projetée toujours en avant, comme pour dire la gêne de celui qui se sent toujours en décalage par rapport aux tâches qu’il s’est définies.
Poseur de jalons, défricheur de sentiers neufs et oubliés, inspirateur aux intuitions variées, ami et accompagnateur aux fidélités multiples, Michel Hayek n’a jamais cessé d’être ce solitaire au croisement de tous les chemins qu’il finira par quitter, sans aucun regret ».
Ont contribué à ce volume : Charles Chartouni, Jean Clam, Basile Aggoula, Tanios Abou Mansour, Salim Daccahe, Paul Féghali, Clémence Hélou, Elie Khalifé, Georges Labaki, Bénédicte Landron, Youssef Mouawad, Paul Rouhana, George Sabra, Youhanna Sader, Gérard Troupeau, Père Maurice Borrmans, Diane Apostolos-Cappadona, Jean Clam, Jad Hatem, Manfred Kropp, As’ad E. Khairallah, André Miquel, Youssef Azzi.
Auteur(s) : Collectif, MEOUCHY N. (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337857
ISBN 13 : 9782705337858
Tome : 2
Pages : 486
Format (mm) : 160x240
What is about this region which turns virtue into vice ? C’est en quelque sorte la question posée par Patrick Seale à laquelle tente de répondre cette publication en prenant acte du fait que le couple État moderne/société est, en Orient arabe plus qu’ailleurs, au centre de toutes les problématiques contemporaines.
Depuis le XIXe siècle, le système politique régional fonctionne avec l’appel à l’ingérence de puissances étrangères à travers des acteurs locaux. Comment ces acteurs extérieurs s’articulent-ils sur les configurations internes à chaque pays de l’Orient arabe ? D’autres questions concernent le patrimoine qui a prospéré, par exemple, sur une récupération politique de l’archéologie et du savoir colonial. Aujourd’hui les stratégies patrimoniales des élites et des États éclairent à la fois les usages politiques de ce patrimoine et les enjeux financiers sur le marché foncier de sa mise en valeur touristique et culturelle. La libéralisation des économies, à partir des années 1970, suivie des « ajustements structurels » des années 1980-1990, aboutissent dans tous les cas à l’aggravation d’inégalités sociales déjà criantes tandis que les classes moyennes se paupérisent. Les problèmes prévisibles de demain, comme la gestion des ressources en eau, sont marginalisés. Tensions politiques, crises socio-économiques, conséquences ouvertes des guerres et conflits successifs depuis 1948, créent le terreau de mobilisations qui puisent dans l’organisation sociale traditionnelle comme dans les mémoires et représentations collectives, la vitalité d’une revendication moderne et contestataire. Cela a pour conséquence une extraordinaire capacité d’adaptation aux contextes autoritaires.
Cet ouvrage s’attelle à toutes ces questions ; les sociétés de l’Orient arabe ne sont ni « bloquées » ni radicales, elles gèrent dans la pénurie la fracture et le ressentiment qui les séparent des régimes qui accaparent leurs États. Si les « leçons de l’histoire » ont un sens, il semble bien que les solutions aux crises, aux inégalités et aux radicalisations contestataires, dépendent tout autant des acteurs locaux de chaque pays que des actions des grandes puissances étrangères.
Collection : Orients sémitiques
Auteur(s) : HAMIDOVIĆ David
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337792
ISBN 13 : 9782705337797
Pages : 458
Format (mm) : 160x240
Poids : 700g
Le jubilé comme unité chronologique et comme loi est bien connu dans les études bibliques. Les milieux juifs rabbiniques ne discuteront que l’application effective ou non de la loi jubilaire de Lévitique 25. Dans les manuscrits découverts près de la ruine de Qumrân, nombre de documents attestent un usage inédit du jubilé. La popularité de l’unité chronologique et de la loi jubilaire doit se comprendre comme le souhait d’un retour à l’état premier de la terre. Les « exilés » à Qumrân voulaient renouveler l’Alliance, retourner à l’instant idéalisé de la Création et aussi rentrer dans une terre promise exempte des souillures et des impiétés de leur temps, au tournant de notre ère. Un autre écrit en éthiopien, le Livre des Jubilés, est connu à Qumrân par des copies plus anciennes conservées en hébreu, langue originelle de l’œuvre. D’autres manuscrits qualifiés de « Pseudo-Jubilés » utilisent le Livre des Jubilés comme source principale mais sans en être des copies. Pour la première fois, nous regroupons cinq manuscrits selon cette définition et avançons l’hypothèse d’un commentaire, peut-être un pesher thématique du Livre des Jubilés préservé en cinq copies différentes (4Q217, 4Q225-4Q228) d’un même ouvrage en hébreu.
L’examen paléographique de ces cinq manuscrits, plus un document provenant de la forteresse de Massada, a été l’occasion de mettre au point une nouvelle méthode de dessin des fragments. Les passages les mieux préservés décrivent la scène du sacrifice d’Isaac, scène d’importance dans la construction doctrinale des trois religions monothéistes et des éléments biographiques du personnage d’Hénoch. La mise en perspective de l’évolution de cette tradition sur l’aqédah, le sacrifice d’Isaac, depuis les écrits vétéro-testamentaires jusqu’aux littératures targumiques et rabbiniques, permet de mieux comprendre la version qumrânienne et aussi la postérité littéraire de cette version dans les milieux juifs en pleine mutation et dans le milieux chrétiens primitifs. « Malgré leurs limites, les documents actuellement connus, méthodiquement étudiés, permettent déjà de saisir l’importance du jubilé à Qumrân ».
André Lemaire Docteur de l’Université de Paris IV-Sorbonne, David Hamidovic enseigne les manuscrits de la mer Morte, le judaïsme ancien et l’histoire antique d’Israël à l’Université Catholique de l’Ouest (UCO, Angers) et à l’école Normale Supérieure, Lettres & Sciences Humaines, Institut des Langues Anciennes (ENS, Lyon). Il est également membre de l’Équipe de Recherches “La Bible et ses Lectures” à l’Institut de Recherche Fondamentale et Appliquée (UCO, Angers) et au Centre Lenain de Tillemont (UMR CNRS 8167).
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : AUGÉ Isabelle
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337776
ISBN 13 : 9782705337773
Pages : 420
Format (mm) : 160x240
Poids : 670g
Alexis Ier Comnène accède au pouvoir en 1081, à la suite d’un coup d’état, alors que l’Empire byzantin est en crise : attaqué sur tous les fronts, notamment par les Turcs saldjoûkides en Anatolie, il voit sa superficie diminuer de façon notable. Le nouvel empereur, son fils Jean et son petit-fils Manuel mettent alors tout en œuvre pour rétablir une certaine stabilité, sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur. Pour mener à bien la reconquête des provinces orientales perdues, les Comnènes doivent composer avec les chrétiens installés là de longue date, comme les Arméniens, ou les Latins, arrivés à la faveur de la première croisade.
Dès lors, des jeux d’alliances complexes se mettent en place ; les chrétiens des différentes confessions se montrant, suivant les périodes et les rapports de force, plus ou moins enclins à s’allier, sous la houlette byzantine, pour lutter contre les musulmans.
Isabelle Augé est actuellement maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Paul Valéry-Montpellier III. Elle a soutenu, en 2000, un doctorat ès lettres, dont le présent ouvrage est une version remaniée. Ses recherches actuelles portent sur les relations arméno-byzantines, en particulier sur le plan religieux.
Auteur(s) : VIOLA Antonio
Parution : 2006
ISBN 10 : 2705337865
Pages : 304
Format (mm) : 130x200
Poids : 400g
Vitruve est l'incommode symbole de toutes les contradictions qui hantent le métier de l'architecte : artiste ou technicien, praticien ou théoricien, humaniste ou scientifique, génial ou discipliné, spécialiste ou bien généraliste.
Pour fonder aujourd'hui les prémisses d'une nouvelle réflexion autour de la théorie architecturale, est-il indispensable de remonter jusqu'à l'ancien texte de Vitruve ? Ce travail est articulé sur le lien possible entre deux univers cognitifs : l'organisation des savoirs de l'architecture et certains modèles d'organisation des connaissances.
Vitruve construit son traité à partir de la définition de l'architecture en tant que encyclios disciplina.
Le modèle cognitif vitruvien par sa portée novatrice et originale a fait entrer, depuis la Renaissance, le mot encyclios dans la culture moderne en véhiculant le concept actuel d'encyclopédie : dispositif d'invention et de recherche.
Antonio Viola est Docteur en Architecture de l'Université de Naples et Docteur en Arts et Sciences de l'Art de Paris I-La Sorbonne. Il y enseigne l'histoire critique de l'architecture et la théorie du projet depuis 1996. Il a été expert auprès du Conseil de l'Europe et chargé d'études au Ministère de la Culture en France.
Auteur(s) : Collectif, MEOUCHY N. (dir.)
Parution : 2006
ISBN 10 : 2705337849
ISBN 13 : 9782705337841
Tome : 1
Pages : 304
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
Fruit d’un questionnement collectif sur l’avenir de l’Orient arabe, cet ouvrage est aussi l’expression d’une volonté de rencontre entre des historiens et des universitaires d’Orient et d’Occident. Cette publication, au-delà de ses thématiques spécifiques - État et société, droit et individu, sources et historiographie - place d’emblée l’ouvrage dans son cadre commun. Les interférences historiques d’acteurs étrangers s’y déclinent dans des registres tels que : modernité/authenticité, religion/politique, minorités/majorité, individu/groupes sociaux.
Dès que l’on pose le cadre général « États et Sociétés » des indépendances à aujourd’hui, la question du droit devient incontournable puisqu’elle fait apparaître la concurrence entre État de droit divin et État représentatif fondé sur le contrat social. Le droit public témoigne des synthèses existant entre les différentes traditions juridiques comme de la diversité en partie héritée de la période coloniale. Les diverses contributions signalent l’ampleur des difficultés auxquelles sont confrontés les États et les sociétés de l’Orient arabe et posent les questions de fond : comment faire fonctionner un contrat social dans une société sans citoyens et un projet libéral dans une société sans individus ?
Au rempart politique et religieux contre les processus d’individuation répond une écriture arabe de l’histoire contemporaine qui se faufile dans l’histoire positiviste et la construction d’icônes ou de biographies. Presque toujours sous pression idéologique, elle se constitue pourtant en un champ autonome. Définir l’identité nationale, ajuster le discours historique et l’actualité politique, telles sont ses missions qu’elle partage d’ailleurs avec certains mass médias, la télévision en particulier.
Les auteurs dressent ici un état des lieux sans concession dans une posture à la fois engagée et distanciée. Tous témoignent in fine de la présence dans l’Orient arabe d’îlots de vitalité intellectuelle que les cadres les plus répressifs sont impuissants à réduire.