Auteur(s) : QUINTERN Detlev
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705338961
ISBN 13 : 9782705338961
Traduction : de l'allemand par Jürgen Brankel
Pages : 156
Format (mm) : 160x240
Poids : 250g
Ikhwan aṣ-Ṣafa, les Frères de la pureté, exercèrent leurs activités pendant la deuxième moitié du xe siècle, sous le califat des Abbassides qui avait pour siège Bagdad. Le collège des philosophes et des scientifiques dont nous ignorons les noms, a composé une œuvre volumineuse, en 52 traités, ayant pour objet les sciences, depuis A comme anthropologie, jusqu’à Z comme zoologie. Partant de la philosophie des nombres et des mathématiques, les Frères de la pureté se basèrent sur une approche déduite d’une cosmologie scientifique de la plus grande actualité, car pluriculturelle.
Sur la base d’une cosmologie métathéorique reprenant des notions de l’histoire des idées gnostiques, Ikhwan aṣ-Ṣafa déployèrent le concept de raison qui, partant d’une rationalité insérée dans l’éthique, est orienté vers l’harmonie de l’homme, de la société, de la nature et du cosmos. L’humanisme des Ikhwan aṣ-Ṣafa est de plus inspiré par une éthique inter et trans-religieuse. Aussi, l’œuvre des Frères de la pureté gagne à être redécouverte car elle préfigure des issues à la crise de l’homme et des sciences et actualise les perspectives d’un humanisme qui sommeille dans l’histoire de la philosophie et des idées.
Detlev Quintern est né en 1960, est docteur en sciences historiques, enseigne à l’université de Brême (sciences culturelles, philosophie politique). Ses domaines d’investigation sont surtout l’éthique universaliste (Nouvel Humanisme, New Enlightenment), histoire de la culture et des sciences dans l’Orient et dans l’Occident et leur visualisation muséale. Il est directeur pour le développement et l’enseignement de la Fondation Prof. Fuat Sezgin de l’histoire des sciences en Islam à Istanbul.
Collection : Textes arabes chrétiens
Auteur(s) : BA'LABAKKI (Al-) Qustā Ibn Lūqā, TROUPEAU Gérard, DAGHER Joseph
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338578
ISBN 13 : 9782705338572
Traduction : G. TROUPEAU avec coll. J. DAGHER
Pages : 67
Format (mm) : 130x200
Poids : 100g
"Puisque tu m'as interrogé - Que Dieu t'accorde la puissance ! - sur la différence qu'il y a entre l'esprit et l'âme, et sur ce que les Anciens ont dit, j'ai rédigé pour toi, sur ce sujet, un résumé que j'ai tiré du livre de Platon nommé le Phédon et de son livre nommé le Timée ; des deux livres d'Aristote et de Théophraste sur l'âme ; du livre de Galien sur la concordance des opinions d'Hippocrate et de Platon ; de son livre sur la pratique de la dissection et de son livre sur l'utilité des membres."
Gérard Troupeau vient de nous quitter, sur un dernier livre dont le titre retracerait à lui seul l'itinéraire même de toute une vie. cette Epître sur la différence entre l'âme et l'esprit nous dit en effet les mots-clés de cette vie, entre recherche et méditation, en d'autres termes et pour revenir au titre de l'ouvrage, entre l'esprit d'un savant et l'âme d'un homme.
L'itinéraire du chercheur a suivi cinq chemins privilégiés. Il était maître dans l'histoire, la lecture et l'analyse de la grammaire arabe, avec une prédilection particulière pour son fondateur, l'illustre Sibawayh. Déchiffreur, il le fut aussi de manuscrits, arabes bien entendu, et français, au moins pour l'un d'entre eux, le Journal d'Antoine Galland, le découvreur des Mille et une Nuits : les travaux qu'il dirigea furent les prémices de l'édition, en cours, de ces pages essentielles pour la connaissance de l'histoire de l'orientalisme et de l'un de ses plus célèbres représentants. Autre passion : la médecine, jusqu'à ses derniers jours, aux côtés de Joseph Dagher. On n'aura garde, enfin, d'oublier deux sujets qui lui tenaient, non moins autant, à cœur : la littérature arabe chrétienne et la Touraine natale, autour du village de Neuillé-le-Lierre (André Miquel).
Auteur(s) : BERTRAND-CADI Jean-Yves
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340971
ISBN 13 : 9782705340971
Pages : 720
Format (mm) : 160x240
Fondées en Algérie pendant la présence française, ces sociétés savantes sont encore dans l’ombre. Au terme d’une guerre violente et fratricide, l’histoire se porta sur les aberrations de la politique coloniale de la France. Les progrès réalisés au cours du siècle précédant l’indépendance restent en grande partie ignorés. En parallèle du patrimoine matériel français, l’Algérie reçut un legs intellectuel considérable. Devenue département français au lendemain de la conquête, la Régence d’Alger et ses territoires du sud étaient peu connus. Civils et militaires entreprirent alors d’en étudier la géographie, l'histoire, d’en améliorer l’état sanitaire et d’en structurer l’agriculture. Des sociétés savantes furent ainsi fondées dès 1845. Identiques à celles de la métropole, leur action s’étendait cependant sur de plus grands espaces. Dans l’urgence de mettre fin à l’état de misère du pays, elles avaient pour tâches d’administrer, éduquer, soigner, fonder une économie moderne.
Cet ouvrage décrit l’histoire de ces sociétés, l’aventure de ces savants de tous bords, civils, militaires ou religieux, épris de leur science et de la beauté de l’Algérie. Leurs travaux conduisirent à des découvertes importantes dans tous les domaines, y compris celui des arts.
Jean-Yves Bertrand Cadi, docteur en droit, magistrat, a vécu une vingtaine d’années en Algérie. Chargé d’enseignement à l’École nationale de la magistrature, il a effectué plusieurs missions de formation dans le monde arabe. Il est l’auteur de deux ouvrages concernant des personnalités musulmanes.
Auteur(s) : CONDOMINAS Georges, GAUDILLOT Claude
Parution : 2000
ISBN 10 : 270533677X
ISBN 13 : 9782705336776
Publication : co-édition Seven Oriens
Pages : 310
Format (mm) : 160x240
Poids : 600g
Illustrations : 34 photos NB, cartes, schémas
Travail réalisé en 1959, sur demande du Bureau de développement de la production agricole, sur la plaine de Vientiane au Laos.
De par son importance historique et la qualité de ses descriptions socio-économiques, ce 'rapport de mission' se devait d'être porté aux devants d'un plus large lectorat. Écrit dans un style précis et rigoureux mais sans emploi d'un vocabulaire trop technique, cet ouvrage intéressera aussi bien le lecteur soucieux d'avoir une bonne introduction au Laos, que l'étudiant ou le chercheur, ethnologue, anthropologue ou même historien, pour qui la vision pragmatique imposée par le projet, et la fiabilité des informations issues d'une investigation sur le terrain s'imposera comme une lecture de référence et sera la source de précieux renseignements.
Enfin, cette étude, véritable document historique, s'illustre aujourd'hui comme les dernières touches du portrait d'un monde disparu, alors au bord du vacillement, annonçant les événements dramatiques de la décennie suivante.
Auteur(s) : MONTSERRAT Claude
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339562
ISBN 13 : 9782705339562
Pages : 160
Format (mm) : 160x240
“Sois !” – De l’existence à la présence problématise
la question de l’être à partir d’une pensée de l’absence telle que la conçoit Jacques Derrida, penseur français
du XXe siècle, et d’une métaphysique de la présence telle que la définit Mollâ Sadrâ Shîrâzî, penseur persan de la fin
du XVIe siècle. Cette confrontation inhabituelle n’est possible que parce que chacun des deux philosophes cherche à défaire l’illusion idéaliste et à en dénoncer les simplifications. L’un et l’autre font valoir un nuancier ontologique complexe, modulé soit par l’aspiration vibrante de l’étant à intensifier son acte d’être pour Sadrâ ; soit par l’impossibilité à être jamais vraiment ou « différance » pour Derrida. Un tel face à face ne peut que remettre en cause le lecteur dans sa propre assise existentielle.
Auteur(s) : LAFFITTE Roland
Parution : 2012
ISBN 10 : 2705338659
ISBN 13 : 9782705338657
Tome : 1
Pages : 292
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
Là n’est pas le moindre des paradoxes : les deux tiers des noms usuels des étoiles aujourd’hui consignés dans les listes stellaires du monde entier ont une origine arabe mais l’imaginaire que recèlent ces noms est largement méconnu.
Voilà une invite à donner une présentation de l’uranographie arabe. Or celle-ci présente une dualité profonde qui résulte d’un processus historique singulier. C’est seulement au VIIIe siècle de notre ère que les Arabes héritent de l’astronomie grecque avec sa division caractéristique de la voûte céleste en 48 constellations. Mais ils possèdent déjà une uranographie originale, une manière de découper le ciel fondée sur un système qui leur est propre, celui des manāzil al-qamar ou « stations lunaires ». Cette uranographie est elle-même le résultat d’un long processus de formation de figures mythologiques astrales antiques, enrichi d’apports mésopotamiens et araméens, ces derniers contenant à leur tour un fort syncrétisme gréco-mésopotamien. Ce ciel original des anciens Arabes, qui continuera à se développer même après l’adoption du système grec par l’astronomie savante, est à la base d’un ciel arabe traditionnel parfaitement identifiable. Mais vient s’y s’ajouter le ciel hérité des Grecs, dans le cadre duquel se déploie une nouvelle nomenclature stellaire. Cela confère à l’uranographie arabe un caractère mixte, profondément duel. Et ses deux composantes, l’arabe traditionnelle et la gréco-arabe, expliquent chacune pour moitié les appellations stellaires que nous devons aux Arabes.
Roland Laffitte s’intéresse tout particulièrement à l’intériorité réciproque des civilisations et des cultures des deux rives de la Méditerranée ainsi qu’au dialogue des sociétés qui s’en réclament. Il mène actuellement, dans le cadre de la SELEFA (Société d’Études Lexicographiques et Étymologiques Françaises et Arabes), des travaux concernant d’une part les mots empruntés aux langues arabe et orientales, et se rapportant d’autre part à l’histoire de la formation de notre voûte céleste, sa nomenclature et son imaginaire, et cela de Babylone à nos jours.