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La Question maronite en France de 1840 à 1870

Histoire d’un courant catholique

Auteur(s) : EID Pierre-Marie
Parution : 2026


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ISBN 13 : 978-2-7053-4145-9
Pages : 374
Format (mm) : 160x240

Consacré à l’étude des facteurs qui engagent la cause maronite en France au xixe siècle, cet ouvrage propose une approche innovante d’un sujet qui, à la différence de l’historiographie classique, discerne le sujet sous l’angle des relations transnationales.

Dévoilant l’existence d’une « question maronite » et d’un courant maronitophile dans les pans de l’opinion catholique et les milieux intéressés à l’Orient, l’analyse scrute les protagonistes et les motivations d’un mouvement au prisme des évolutions politiques, sociales et religieuses qui ont marqué trois décennies centrales allant de la crise d’Orient en 1840 à la chute du Second Empire en 1870.

Cette recherche qui mobilise un vaste corpus documentaire de sources jamais croisées, explore des archives de première main souvent traduites de façon inédite. Le traitement des sources est d’une objectivité remarquable au regard des enjeux délicats que soulèvent la contextualisation et l’interprétation.


Docteur en histoire des religions et licencié d’arabe, Pierre-Marie Eid a exercé dans le conseil et la traduction pour des représentations diplomatiques et religieuses à Paris. Il a également collaboré avec des cabinets d’analyse spécialisés dans le Moyen-Orient. Ses travaux de recherche en histoire portent sur les missions orientales catholiques en Europe et les enjeux du catholicisme dans le bassin méditerranéen (xixe-xxe siècles).


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Mots-clés : Histoire-Géographie, religion, maronite, historiographie, catholique




Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte

M-Z

Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 2
Pages : 1050
Format (mm) : 210x280

De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c'est-à-dire les ports de l'Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d'Alep, du Caire ou de Perse, points d'arrivée des caravanes venant de l'Asie centrale, de l'Inde et de l'Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l'expédition d'Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d'autres la captivité, nombreux d'entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n'ont fait qu'y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l'expédition d'Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants...
L'exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d'identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.


Anne Mézin est l'ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d'Ancien Régime. Elle est l'auteur de travaux sur le personnel consulaire et d'inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l'ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l'ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au xviiie siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l'Empire ottoman.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, maghreb, méditerranée, Orient, navigation, Languedoc, consulats, esclaves, Pèlerins, barbaresques, corsaires, Drogmans, Levant, Marseille, négoce, Provence




Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte

A-L

Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 1
Pages : 1020
Format (mm) : 210x280

De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c'est-à-dire les ports de l'Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d'Alep, du Caire ou de Perse, points d'arrivée des caravanes venant de l'Asie centrale, de l'Inde et de l'Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l'expédition d'Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d'autres la captivité, nombreux d'entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n'ont fait qu'y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l'expédition d'Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants...
L'exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d'identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.


Anne Mézin est l'ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d'Ancien Régime. Elle est l'auteur de travaux sur le personnel consulaire et d'inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l'ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l'ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au xviiie siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l'Empire ottoman.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, maghreb, méditerranée, Orient, navigation, Languedoc, consulats, esclaves, Pèlerins, barbaresques, corsaires, Drogmans, Levant, Marseille, négoce, Provence




Le livre d'Alexandre

La quête de l'éternité de l'Iran au Maghreb

Auteur(s) : BAZZI Rachid
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341497
Traduction : Traduit et annoté par Rachid Bazzi
Pages : 256
Format (mm) : 160x240

Le premier texte persan en prose sur Alexandre, Le Livre d'Alexandre - Eskandar-nāme, se situe à la jonction de traditions persanes souvent intransigeantes avec le grand conquérant macédonien et d'un héritage religieux, musulman en l'occurrence, qui cultive un grand respect pour le même personnage.
Il est question ici d'une compilation étoffée avec plusieurs récits qui gravitent, certes, autour du personnage d'Alexandre le Grand, mais qui se démarquent avec le récit principal. La mise par écrit et la collecte de ces récits, tels que parvenus, n'ont pu aboutir qu'à l'issue d'un long processus qui s'étendait du vi/xiie au viii/xive siècle.
L'image d'Alexandre dans Eskandar-nāme contraste à plusieurs niveaux avec celle que l'on peut trouver dans les textes pehlevis ayant trait au même personnage. En effet, la conquête de l'Iran par Alexandre en l'an 331 av. J.-C., et la fin tragique du roi achéménide Darius III, ainsi que la mise à sac de Persépolis, la capitale de l'empire, ont marqué la conscience collective des Iraniens. L'image sans relief, et parfois même sombre, du conquérant macédonien a subsisté, même après l'islamisation de l'Iran, au sein des milieux zoroastriens et chez quelques chroniqueurs d'origine persane.
L'avènement de l'islam marque une rupture dans les traditions narratives se rapportant à Alexandre. Il apparaît donc que les Iraniens avaient fait leurs les thèses véhiculées par les textes arabes d'inspiration religieuse, et intériorisé la croyance selon laquelle le Bi-cornu (ḏū-l-Qarnayn) cité dans le Coran et Alexandre de Macédoine ne fissent qu'un.

Rachid Bazzi est docteur de l'École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches au sein de différents groupes, ses ouvrages et articles publiés s'articulent autour du récit persan et arabe classique ainsi que le conte marocain de tradition orale. Il a, par ailleurs, publié plusieurs traductions en arabe d'ouvrages français et persans.


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Mots-clés : Histoire-Géographie, islam, Iran, Alexandre le Grand, Eskandar-nāme, Littérature persane, Traditions narratives




Lire l’espace

déployer les articulations sémantiques (agglomérations, privatisation, propriété, morphologie)

Auteur(s) : HAMMAD Manar
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341510
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Illustrations : nombreuses

Les quatorze essais de ce recueil font suite à Lire l’espace, comprendre l’architecture (2006), Sémiotiser l’espace, décrypter architecture et archéologie (2015) et Lire l’espace, étendre le domaine sémiotique (2021) afin de mettre en place les concepts et méthodes necessaires pour rendre compte du sens dans l’espace mis en forme par l’architecture. Le déploiement syntaxique y explicite les valeurs sémantiques investies dans les transformations dynamiques et les configurations statiques observables.

«...à l’échelle de toute une carrière, comme à l’échelle des trois années écoulées, la méthode repose sur un principe et une éthique de la recherche : le chantier est en permanence ouvert, le travail en progrès, et la découverte, toujours provisoire, en attente de la suivante.
... cette méthode n’est pas sans rappeler certaines de ses propres analyses, consacrées à la succession des divers établissements humains sur les mêmes sites : ce sont les chantiers de fouille successifs qui mettent en lumière les phases de la découverte archéologique ; dans ses programmes de recherche, ce sont les chantiers successifs d’exploration sémiotique qui procurent cette accumulation de strates d’analyse. La comparaison n’est pas ici une figure rhétorique : elle révèle le principe et l’éthique archéologiques (dans un sens proche de celui de Michel Foucault) qui sont consubstantiels à sa méthode sémiotique.
...Manar Hammad circonscrit trois parcours dans l’exploration sémiotique des espaces humains : 1. le topos ou « partie discrète d’espace doté d’un rôle syntaxique dans l’interaction homme- espace »; dans ce parcours, apparaissent déjà les conditions de la privatisation des espaces et de la propriété du sol ; 2. « des échelons d’enchâssement plus extensifs que le topos », où les variations d’échelles (maison, village, ville, territoire...) sont porteuses de significations spécifiques et notamment des isotopies du politique, du religieux, du militaire et de l’économique ; 3. « les configurations spatiales complexes (déploiements de luminaires, sanctuaires, espaces didactiques, couvents, prisons, hôpitaux) et les investissements modaux dans des objets délégués par des hommes pour réguler, en leur absence, les interactions entre hommes ».
Jacques Fontanille

SOMMAIRE
Sémiotique de l’espace : faire le point en 2022
  • Interpréter la formation des villages néolithiques
  • De l’espace et des hommes : identité de groupe et traces de privatisation de l’espace et de la propriété à l’époque néolithique
  • Des choses et des hommes : prémices de la propriété
  • Des caches, des hommes et du sens, manières de faire
  • Scellements à Tell Sabi Abyad, une perspective pour architecture et récipients
  • Des configurations architecturales à espace central
  • Dynamique des Madrasas dans les villes capitales Ayyubides & Mammluks
  • Interpréter la morphologie de l’architecture ayyoubide
  • Luminaires festifs arabo-byzantins. Déploiements investis de modalités
  • Dimensions spatiales et sémantiques
  • L’éclat et la splendeur font la valeur
  • Entre architecture, sémiotique et physique, la force
  • De la matière dans l’espace architectural, comparaison syntaxique


Né à Beyrouth en 1944, Manar HAMMAD suivit des études de mathématiques, d’architecture et de sémiotique avant de s’engager dans la recherche et l’enseignement puis dans l’archéologie. Il a travaillé quatorze ans sur Palmyre, où il a dirigé une mission archéologique (2009-2010). Architecte DPLG et Docteur en sémiotique, il aborde l’architecture et la ville pour y chercher un sens qui s’articule sur la forme géométrique et sur les valeurs sous-tendant l’action des hommes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de sémiotique de l’espace, où les questions de méthode sont explicitées en relation avec des cas concrets choisis en raison des caractères structurels qui les articulent.


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Mots-clés : Histoire-Géographie, islam, archéologie, architecture, sémiotique, espace, Néolithique, propriété




Philippe Lippens

Le découvreur oublié des manuscrits de la mer Morte

Auteur(s) : COHEN Lionel, SCHELLEKENS Daniel
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705341275
ISBN 13 : 9782705341275
Format (mm) : 160x240

culture archéologique du judaïsme ancien


Cette collection se conçoit comme un ensemble d’études thématiques circonscrites aux traces archéologiques du judaïsme ancien et leurs inter­prétations. Chaque volume cherche à ordonner le matériel archéologique exhumé sur un sujet donné afin de contribuer à caractériser la culture d’hommes et de femmes qui se perçoivent et/ou qu’on perçoit comme juifs ou juives dans l’Antiquité et au Moyen Âge.
La collection s’inscrit dans la perspective de la culture archéologique, c’est-à-dire l’étude d’un ensemble d’objets jugés significatifs et présentant une récurrence d’un site archéologique à l’autre, à une époque donnée plus ou moins longue et dans un ensemble géographique à définir, qui caractérise une société ou un groupe humain. Chaque volume constituant un pan matériel de la culture du judaïsme ancien.
En janvier 1949, dans le désert de Judée, Philippe Lippens, un lieutenant belge des forces des Nations Unies en Palestine, entre dans l’Histoire. Il participe à l’une des plus importantes découvertes archéologiques du XXe siècle : la grotte où les premiers manuscrits de la mer Morte étaient cachés. Ces textes sont les plus anciens témoins de l’Ancien Testament. Ils éclairent d’un nouveau jour deux des grandes religions actuelles : le judaïsme et le christianisme.


Une enquête minutieuse, digne d’un roman ou d’un film, relate le récit de cette découverte ainsi que ses péripéties passionnantes. Lippens va sillonner Jérusalem et contacter les archéologues, religieux, militaires et antiquaires qui ont eu en main les manuscrits et ce afin de localiser précisément la grotte, chose inédite avant lui.


Cet ouvrage retrace pour la première fois en détail, de 1948 à 1950, l’intervention de cet homme discret autant que déterminé. Il reprend in extenso le récit qu’il fit transmettre à l’Institut de France ainsi que les lettres envoyées à son épouse qui décrivent sa vie quotidienne et ses péripéties.
Nous devons ce témoignage aux descendants de la famille Lippens qui ont ouvert leurs archives. Passionné d’histoire et d’orientalisme, leur père et grand-père entendait donner une place à part entière à la Belgique dans la découverte qu’il pressentait inestimable pour l'humanité.

Daniel Schellekens est le neveu de Philippe Lippens. Très proche de son oncle, il fit en 1960 un voyage scolaire à Qumrân et visita la grotte 4 avec son cousin Maurice Lippens. Les deux en gardèrent un fort souvenir. Ingénieur civil, compositeur et mathématicien, il est à l’origine de ce projet sur le récit de la découverte qui tenait beaucoup aux enfants de la famille Lippens, ses cousins.


Lionel Cohen, gendre de Daniel Schellekens, est passionné d’histoire, plus particulièrement celle du Proche-Orient. Diplômé d’HEC Paris (Executive MBA), informaticien et formateur, il visite à de nombreuses reprises les sites archéologiques de la mer Morte. François Lippens, le fils aîné de Philippe, lui demande en 2018 de rédiger le présent ouvrage qui retrace l’action de son père à cette époque, en restituant les contextes historiques, scientifiques et religieux.

 


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Mots-clés : religion, archéologie, Judaïsme, Religions-Littérature-Histoire des textes, Jérusalem, lippens




L’abbaye Saint-Pé-de-Générès, l’histoire d’une présence au monde

XIe-XXIe siècle

Auteur(s) : Collectif, HUREL Daniel-Odon (dir.)
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705341367
ISBN 13 : 9782705341367
Format (mm) : 160x240

Monastère bénédictin, petit séminaire, institution d’enseignement puis projet maronite, voici les grandes lignes de l’histoire de l’abbaye Saint-Pé-de-Bigorre ou de Générès évoquées dans ce volume, fruit de la rencontre tenue à Saint-Pé à l’occasion du millénaire de l’abbaye en juillet 2022. À l’échelle de ce millénaire, il faut distinguer, bien entendu, des temporalités différentes : un peu moins de 800 ans pour la présence monastique et bénédictine, un peu moins d’un siècle pour le petit séminaire, une centaine d’années pour les institutions d’enseignement au xxe siècle et enfin moins d’une dizaine d’années de présence maronite porteuse d’avenir. 

 

Chaque étape de cette histoire rend compte d’un contexte spécifique : celui du monachisme médiéval puis moderne d’inspiration bénédictine avec ses transformations, ses crises et ses relectures périodiques de la Règle, la plus importante étant celle de Saint-Maur au xviie siècle ; celui de la reconstruction du catholicisme dans la France du xixe siècle ; celui de ce long xxe siècle dont les bouleversements politiques, sociaux et religieux n’ont pas été sans conséquence sur l’institution d’enseignement de Saint-Pé, tant sur le plan de la sociologie religieuse, des méthodes et de l’histoire de l’enseignement et de l’éducation que des conséquences du concile Vatican ii ; enfin celui de l’église maronite en France.  

 

Point commun à cette temporalité à dimension variable : un cadre de vie et des hommes, individus et communautés, lieux de prière, lieu de transmission d’un savoir religieux, spirituel, liturgique, théologique, un territoire, une mémoire construite et parfois sans doute idéalisée. 

 

Première synthèse d’ensemble sur l’abbaye et le site de Saint-Pé, cet ouvrage constitue une sorte de point d’étape ou de prélude à une histoire en profondeur de chacune de ces histoires particulières. 


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Mots-clés : Histoire-Géographie, religion, histoire, maronite, monastère, abbaye, bénédictin, séminaire




L'Iran des sciences humaines

Auteur(s) : Collectif, LESSAN PEZECHKI Homa (dir.)
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705341381
ISBN 13 : 9782705341381
Pages : 628
Format (mm) : 160x240

Cet ouvrage pluridisciplinaire dresse un panorama des héritages pluriséculaires et des réalités contemporaines de l’Iran. Fruit de la rencontre entre chercheurs d’horizons et de pays différents il aborde des divers aspects des sciences humaines : histoire de l’art, anthropologie, littérature, islamologie, langue et linguistique.

La perspective historique de l’ouvrage est nouvelle et critique, et elle s’emploie à revisiter les mythes fondateurs, questionner les sources primaires, étudier les textes épiques ou les chroniques en mettant en lumière notamment la place et le rôle de la Perse dans ses relations avec ses voisins. 

La littérature et l’art convoquent, dans une approche nuancée, la complexité de la culture iranienne construite sur une identité multiple, un éthos singulier aux contradictions internes, mais aussi sur des représentations et des pratiques faisant de l’Iran un pays à la fois traditionnel et moderne.

L’islam chiite, lieu de tension entre religion mystique et doctrine du pouvoir, est abordé sous des angles originaux. Ses figures tutélaires incarnent les inflexions et mutations du soufisme dans l’Orient musulman.

 

Enfin plusieurs articles évoquent la singularité des langues iraniennes et notamment certaines catégories grammaticales originales comme l’évidentialité, mais aussi les constructions à verbe support, très importantes dans ces langues, qui se situent à la croisée du lexique et de la grammaire.  Enfin l’héritage littéraire extraordinaire des Juifs persanophones, bien trop méconnu, est aussi abordé. 

L’objectif de ce panorama académique est de mieux comprendre l’histoire et la complexité de la société iranienne pour en cerner ses enjeux politiques et sociaux.


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Mots-clés : islam, Iran, Ouvrages généraux et divers, anthropologie, littérature, histoire de l'art, islamologie, langue et linguistique




Édition du Missale Chaldaicum iuxta ritum ecclesiæ nationis Maronitarum 1592-1594

Une affaire de bricolage théologique aux débuts de l’orientalisme

Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : JABBOUR Pierre
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705341374
ISBN 13 : 9782705341374
Format (mm) : 160x240

À la croisée de l’histoire liturgique et de l’orientalisme naissant, ce livre retrace l’édition du premier missel maronite imprimé, en 1592, à Rome. Il dévoile les enjeux théologiques, identitaires et politiques d’une entreprise éditoriale marquée par des tensions entre Rome et l’Orient, entre tradition locale et centralisation tridentine. Au fil d’une enquête rigoureuse et captivante, l’auteur reconstitue les étapes, les acteurs et les controverses qui ont accompagné cette publication unique. À travers les coulisses de l’imprimerie, des manuscrits annotés et des débats doctrinaux, se dessine l’histoire d’une identité en mutation, à l’heure des grandes recompositions religieuses du xvie siècle.

Pierre Jabbour, né en 1983, est un prêtre libanais relevant du diocèse maronite de Saïda depuis 2008. Docteur en théologie et chercheur à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, il est formateur et économe du séminaire patriarcal maronite à Ghazir - Liban.


Mots-clés : théologie, orientalisme, Religions-Littérature-Histoire des textes, maronite, liturgie, missel




Frontières des savoirs

Relire l’héritage arabe classique

Auteur(s) : Collectif, AYOUB Georgine (dir.)
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705341442
ISBN 13 : 9782705341442
Pages : 434
Format (mm) : 160x240

Tels des vêtements trop étroits, les savoirs de notre modernité enserrent les savoirs arabes classiques dans des délimitations qui ne sont pas les leurs, et sont volontiers aveugles à ce qui ne ressortit point à ces limites. Mais, pour ne prendre que quelques exemples, un traité de grammaire arabe médiéval n’est pas un ouvrage de linguistique, ni un ouvrage d’adab une œuvre de littérature. Les études ici présentées, qui relèvent de plusieurs disciplines, délaissent le discours de la préfiguration et se proposent de relire l’héritage arabe classique en se plaçant délibérément aux frontières de ses propres champs de savoirs, en un point où se croisent le Beau, le Correct, et le Sacré, point de croisement où la culture arabe médiévale a voulu probablement trouver son fondement.

Ces études furent présentées au séminaire de « Relectures de l’héritage classique » à Paris, à l’Institut national des langues et civilisations orientales, lors même où ce séminaire avait pris pour thème les frontières des savoirs (2017 – 2022). Hachem Foda et Georgine Ayoub, responsables du séminaire, ont pensé ce livre et comptaient le coordonner ensemble. Le départ de Hachem Foda en décida autrement. Cet ouvrage lui est dédié. 
 


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Mots-clés : Bibliographie-Histoire de l'orientalisme, arabe, littérature, linguistique, grammaire, Culture, études, héritage, savoirs




Le comte Maurice Benyowsky ou le rêve d’un royaume malgache

Recueil de documents (1774-1786)

Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : Collectif, KUNEC Patrik, THIEBAUT Rafaël, TRNOVEC Silvester
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705340384
ISBN 13 : 9782705340384
Format (mm) : 160x240

Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.

Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.

Au xviiie siècle, Madagascar, comme tout le continent africain, n’échappe pas au commerce des esclaves, de bétail et de riz. Située sur la route des Indes, la Grande Isle alimente surtout les plantations des îles Bourbon (La Réunion) et de France (Maurice) où se trouvait un gouverneur français. Le comte Maurice Benyowsky, noble hongrois d’origine slovaque, après une vie périlleuse en Europe et en Asie, réussit par le récit de ses aventures et son aplomb à convaincre le roi de France et Versailles de lui confier une importante expédition pour établir une colonie durable à Madagascar. Impressionnées par sa force et sa revendication d’appartenir à une ancienne dynastie, de nombreuses tribus l’élisent « roi des rois ». Il fait le rêve fou de créer un royaume mais cette mission est un échec. De retour en France, mû par son rêve de royauté, il propose une seconde expédition. Éconduit par Versailles, son projet convainc des entrepreneurs américains. Devenu gênant, il est tué dans une escarmouche avec des soldats français. Personnage hors du commun, ses mémoires lui assurent une immense notoriété posthume en Europe et inspirent musiciens et écrivains jusqu’à nos jours. On trouvera édités ici les principaux documents (1774-1786) relatifs à cette aventure chimérique.

 

Patrik Kunec est historien au Département d'Histoire de l’Université Matej Bel à Banská Bystrica (Slovaquie) ; Rafaël Thiébaut est chercheur postdoctoral au Musée du quai Branly à Paris et Silvester Trnovec est chercheur à l’Institut des études orientales de l’Académie slovaque des sciences, à Bratislava. Il co-dirige pour l’Europe le projet international Fontes Historiae Africanae.


Mots-clés : Histoire-Géographie, afrique, Manuscrit, Madagascar, Benyowsky




Orientalism Writes Back

Quand la littérature francophone du Maghreb met en fiction la pensée postcoloniale

Auteur(s) : BOULAÂBI Ridha
Parution : 2024


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ISBN 10 : 2705341220
ISBN 13 : 9782705341220
Pages : 534
Format (mm) : 160x280

Si cet ouvrage tire son titre principal du célèbre The Empire Writes Back, publié par Bill Ashcroft, Gareth Griffiths et Helen Tiffin en 1989, Ridha Boulaâbi enrichit ici considérablement cette perspective des postcolonial studies par la révélation de la mise en fiction des orientalismes savants ou littéraires anciens par les autrices et les auteurs du xxie siècle.


L’orientalisme de retour au sein de la création littéraire maghrébine, bien après sa déconstruction saïdienne, signifie ici qu’il y a un enjeu pour ces écrivains à en venir à un « orientalisme au pluriel », à des « expériences et des parcours inédits, des figures peu connues », autant de traces d’une mémoire collective à partager et à discuter – d’où le titre principal – en les insérant dans les fictions afin de requalifier des hybridités culturelles, des minorités « invisibilisées » au sein de rapports croisés de domination (race, classe, genre).


Grand connaisseur de l’histoire de l’orientalisme et des principales figures intellectuelles des xixe et xxe siècles l’ayant incarné en Orient comme en Occident, Ridha Boulâabi explique parfaitement pourquoi et comment, dans ses composantes savantes, politiques, littéraires, l’orientalisme revisité est au cœur de la stratégie d’écriture et de discours des écrivains maghrébins les plus contemporains. Les intertextes orientalistes des xixe et xxe siècles, notamment arabisants, servent à dénoncer des hiérarchies encore imposées et à tenter, pour certaines et certains, de puiser dans les traditions écrites et orales pour une réconciliation postcoloniale des langues et des cultures. C’est incontestablement un apport majeur de ce livre.


Daniel Lançon

 

Enseignant-chercheur en littératures française et francophone à l’Université Grenoble Alpes, Ridha Boulaâbi est notamment l’auteur de L’Orient des langues au xxe siècle : Aragon, Ollier, Barthes, Macé (Éditions Geuthner, 2011) et de Nedjma de Kateb Yacine (Champion, coll. « Entre les lignes/littératures Sud », 2015). Il a par ailleurs dirigé aux Éditions Geuthner les collectifs : Les Orientaux face aux orientalismes (2013) et Voix d’Orient – Mélanges offerts à Daniel Lançon (2019).

 


Mots-clés : Littérature-Histoire des textes, maghreb, littérature, orientalisme, écriture, pensée postcoloniale, stratégie d’écriture et de discours




Le carnet de Rachel

Volume 1

Auteur(s) : OBADIA Rachel, SIBONY Jonas, OBADIA Yves
Parution : 2024


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ISBN 10 : 2705341268
ISBN 13 : 9782705341268
Pages : 220
Format (mm) : 140x200

Dormant au fond d’un tiroir pendant des décennies, un carnet de plusieurs centaines de proverbes minutieusement relevés à la main en judéo-fassi par Rachel Obadia (1917-1988) aboutit finalement entre les mains de son neveu, Yves Obadia. Passionné par ce dialecte, celui-ci s’empresse alors de partager sa précieuse découverte avec Jonas Sibony, spécialiste en la matière.
Ce jour-là marque le début d’une belle amitié et d’une intense collaboration visant d’abord à mettre en lumière ce véritable trésor culturel et en y joignant, par la suite, le fascinant récit du parcours de son auteure dans Le Carnet de Rachel, Volume 1.


« La sagesse, l’humour, la tendresse et la profondeur de ces proverbes que Rachel aimait tant sont les qualités mêmes qui lui étaient propres ».
Yves Obadia


Avant de me plonger dans ce carnet, je n’avais pas anticipé le fait que « … j’allais avoir l’impression de rencontrer Rachel, de lui parler, de partager quelque chose avec elle. Je l’imaginais parfois se remémorant une phrase drôle, une malédiction, une bénédiction, un cri de détresse ou encore une scène dans laquelle elle aurait entendu tel ou tel proverbe… »
Jonas Sibony

 

Jonas Sibony est enseignant-chercheur, Maître de Conférences en langue hébraïque à La Sorbonne. Ses travaux concernent la linguistique sémitique et la dialectologie arabe. Il est spécialiste des parlers arabes des Juifs du Maroc.
Jusqu’à la fin de son adolescence à Casablanca, Yves Obadia se délecte d’écouter ses parents et leur entourage converser en judéo-fassi. Diplômé du Berklee College of Music, il est guitariste, arrangeur et enseigne la musique dans le New Jersey.


Mots-clés : Histoire-Littérature, proverbes, carnet, judéo-fassi, Rachel Obadia




Catalogue des manuscrits du Sherif Harar Municipal Museum

Les corans

Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : REGOURD Anne, MIRZA SANA
Parution : 2024


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ISBN 10 : 2705340377
ISBN 13 : 9782705340377
Pages : 340
Format (mm) : 160x240

Catalogue of the Manuscripts in the Sherif Harar Municipal Museum
The Qurʾans

Préface de
Bruno Delmas

Foreword
ʿAbdullahi ʿAli Sherif


sources africaines
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.


Premier catalogue du Sherif Harar Municipal Museum, cette publication richement illustrée est d’une grande importance pour les études islamiques en général, d’histoire, d’histoire de l’art et de codicologie africaines en particulier. Ce musée est le plus grand conservatoire de manuscrits et d’objets à valeur culturelle provenant de l’un des plus anciens centres religieux islamiques d’Éthiopie.


Interdisciplinaire, la publication documente les manuscrits coraniques de la collection et propose des traductions de leurs marginalia, mises en waqf et autres textes à portée historique, à partir du xviie siècle. Les quelque 250 corans ici décrits témoignent de styles, de matériaux et de pratiques historiques non figées. Par un examen minutieux de ce matériel documentaire exceptionnel, l’analyse met en évidence des dimensions sociales au sein de la société hararie, des femmes commanditaires aux pratiques de mises en waqf et d’apprentissage. Anne Regourd & Sana Mirza examinent en outre les caractéristiques des corans en termes d’histoire de l’art et de codicologie, les plaçant dans le contexte plus vaste des traditions manuscrites islamiques. De ce fait, la publication délivre l’importance négligée de ce centre peu connu de production de manuscrits islamiques.
The first catalogue of the Sherif Harar Municipal Museum, this richly decorated publication has great importance for the fields of Islamic studies, African and Islamic history and art history, and codicology. The museum is the largest repository of manuscripts and cultural artifacts from one of the oldest Islamic religious centers in Ethiopia.


The interdisciplinary publication documents the Qur ʿanic manuscripts and provides translations of their inscriptions, endowments and other historical texts dating from the seventeenth century onwards. The roughly 250 Qurʿans present changing styles, materials, and historical practices. In examining the rare documentary material, the analysis highlights social dimensions within Harari society, from female patronage to endowment and learning practices. Additionally, Anne Regourd & Sana Mirza elucidate the art historical and codicological features of the Qurʿans and place them within the larger contexts of Islamic manuscripts traditions. Subsequently, the publication shares the overlooked importance of this little-known center of Islamic manuscript production.


Mots-clés : Ouvrages généraux et divers, afrique, Ethiopie, histoire de l'art, catalogue, codicologie, corans, Corne de l'Afrique, études islamiques, Sherif Harar Municipal Museum




La Méditerranée au temps de Saint Louis

Auteur(s) : Collectif, LE GOFF Jacques (dir.)
Parution : 2024


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ISBN 10 : 2705341299
ISBN 13 : 9782705341299
Pages : 220
Format (mm) : 160x280

Aigues-Mortes est une cité magique, envoûtante, prenante à tel point qu’on est toujours à se demander quelles raisons mystérieuses ont pu déterminer les conseillers et les ingénieurs du roi Louis ix à choisir ce lieu aride et désert, entouré de marais malsains et dépourvu d’eau potable, pour y bâtir une ville qui, dans l’esprit de ses créateurs, devait devenir le centre commercial et maritime du royaume de la Méditerranée.

René JEANNOT

Durant son année de captivité en Égypte, en 1250, Saint Louis a eu plusieurs entretiens avec les émirs qui le retenaient prisonnier. Dans ces conversations, il a eu des surprises. Lui qui était venu dans l’idée dominante en Chrétienté que les musulmans n’avaient pas de religion, mais étaient des païens ensorcelés par le sorcier Mahomet, il s’aperçut que les émirs étaient, quoique dans l’erreur, des hommes profondément religieux, parfois plus que les meilleurs chrétiens.

Jacques LE GOFF

Ce moment historique de la fin du xiiie siècle, qui coïncide avec l’accession au trône de Jacques II en 1291, se traduit par une rénovation de la manière de percevoir le monde méditerranéen depuis Barcelone. L’argent arrive sans aucun obstacle à la ville, qui se montre à chaque fois plus réceptive aux valeurs mercantiles. D’autre part les partisans de la conquête militaire n’avaient bénéficié qu’épisodiquement d’un meilleur support auparavant. Le point commun à ces faits est la consolidation de l’État monarchique. Sous Jacques II, Barcelone s’oriente vers le modèle économique qui s’était formé en Sicile, sous le règne de Frédéric II, et qui était en fait bien antérieur.

Jose Enrique RUIZ-DOMÈNEC

Jihad et croisade ont pour particularité d’être deux violences sacrées, inspirées et justifiées par la foi, et ont façonné profondément les mentalités respectives de l’Islam et de l’Occident. Chrétienté et Islamité s’étaient affrontées dès le départ dans un duel sans merci. À la fin du XVIe siècle, la balance commença à pencher sérieusement en faveur de la Chrétienté.

Mohamed TALBI

Nous avons la chance d’avoir à ce propos le témoignage du roi lui-même, dans sa lettre d’août 1250, que corroborent les souvenirs du sire de Joinville sur les propos tenus au cours du conseil qui suivit l’arrivée des nouvelles d’Égypte (§437). « Nous étions venus au secours de la Terre sainte », écrivait le roi pour justifier sa décision de différer son retour en France jusqu’à ce qu’il eût remédié à l’état de la Syrie franque. Et Joinville lui fait dire : « Si je m’en vais, cette terre est perdue. J’ai donc considéré qu’à aucun prix je ne laisserai le royaume de Jérusalem se perdre, lui que je suis venu protéger et conquérir.

Jean RICHARD

Le moment est venu de conclure, en disant que la Méditerranée à l’époque de Saint Louis, ce n’est peut-être plus le nombril du monde. Ce qu’il me paraît intéressant de voir, c’est que, jusque-là, les différentes nations – enfin nations est un terme impropre, disons les différents ensembles civilisés – vivaient autour de la Méditerranée comme des grenouilles autour d’une mare, mais, à partir de l’époque de Saint Louis, le monde se dilate, il va depuis le Maroc jusqu’à Pékin, depuis Londres jusqu’à la mer Rouge et la Perse : il y a donc une sorte de déplacement de ce centre du monde qu’il me paraît important de souligner.

Michel BALARD

 


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Mots-clés : Histoire-Géographie, islam, Egypte, méditerranée, Aigues-Mortes, Chrétienté, Saint Louis




Pacte national et décision souveraine

Liban de 1920 à nos jours

Auteur(s) : EL-LAHHAM Wissam
Parution : 2024


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ISBN 10 : 2705341329
ISBN 13 : 9782705341329
Pages : 319
Format (mm) : 160x240

Au Liban, la pactologie est l’arme par laquelle le pouvoir politique décide de suspendre la constitution au nom de la concorde confessionnelle. Sous prétexte d’équilibre national, l’émergence d’une « pactocratie » fait le jeu des seigneurs de la guerre qui se sont partagés, notamment après 2005, les dépouilles d’un État et pris en otage une société civile toujours menacée par la crainte d’une éventuelle «guerre civile ».

Cet ouvrage pluriellement référencé et par une approche interdisciplinaire associe la théorie du droit, l’histoire politique et le droit constitutionnel dont il questionne les pratiques. Il confronte le Pacte national à tous les concepts politico-juridiques capables d’élucider sa nature mais devenus inopérants dans le contexte libanais : démocratie consociative, coutume, conventions de la constitution, fédéralisme, contrat social, légitimité. Seule, du point de vue de l’auteur, la théorie décisionniste de Carl Schmitt semble apte à fournir une interprétation de l’équilibre entre politique et constitution du Liban actuel.

Wissam el-Lahham est Maître de conférences à l’Institut des Sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il enseigne la théorie politique, les régimes politiques du Liban et du Monde Arabe ainsi que le droit constitutionnel libanais. Chercheur affilié au Legal Agenda, il y dirige le département des études constitutionnelles.

 


Mots-clés : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit, Liban, droit, histoire politique, pactocratie, pactologie




Les juifs d’Égypte

De l’Exode à l’exil

Auteur(s) : TEDGHI Joseph (dir.)
Parution : 2024


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ISBN 10 : 2705341305
ISBN 13 : 9782705341305
Pages : 354
Format (mm) : 160x240

De l’exode de Judée (-587) à l’exil forcé de 1956, l’Égypte, terre de mille civilisations, fut pour les juifs un refuge salutaire en dépit de quelques périodes sombres, voire un pays de cocagne à la fin du xixe  siècle et dans la première moitié du xxe siècle. Au lendemain de la création de l’État d’Israël en 1948 et de la nationalisation du canal de Suez en 1956, les juifs d’Égypte, massivement expulsés ou contraints de quitter leur terre natale, prennent la route de l’exil, se dispersant aux quatre coins du monde.


Pour commémorer le cinquantième anniversaire de cet exode, un colloque a été organisé à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris, rassemblant des intervenants de divers horizons. Le présent ouvrage réunit leurs interventions articulées autour de cinq thèmes essentiels : l’histoire de la présence juive sur les rives du Nil, les mutations socio-culturelles aux xixe et xxe siècles, la communauté caraïte, l’expression artistique et littéraire ainsi que l’intégration au lendemain de l’exil dans les différents pays d’accueil.


Cet ouvrage nous invite à découvrir un héritage souvent méconnu, un parcours humain et historique qui éclaire les ombres d’un monde en mutation.


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Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, colloque, Exode, judée, juifs, Nil, refuge




Les manuscrits islamiques en Afrique

Auteur(s) : FAÜ Jean-François (dir.)
Parution : 2023


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ISBN 10 : 2705341046
ISBN 13 : 9782705341046
Pages : 222
Format (mm) : 160x240

Chaque famille de lettrés au Sahel possède sa propre bibliothèque ; le livre y a longtemps été marque d’auto­rité et de rareté. Ce patrimoine universel est aujourd’hui menacé par les actions iconoclastes des groupes radicalisés et par les intempéries liées au changement climatique. Il est temps d’interroger cette patrimonialisation africaine et arabe, la nature de ses acteurs et les enjeux d’un processus articulant dimensions transrégionales et appropriation communautaire. Par ailleurs, outre l’aspect religieux initial, ces textes livrent un contenu littéraire ou savant qui aborde des thématiques parfois d’actualité, comme les questions environnementales, l’herboristerie, l’astronomie, la philologie ou encore l’historiographie. Si cet inventaire demeure non exhaustif, les manuscrits de l’Afrique subsaharienne et maghrébine, rédigés en arabe et ʿağamī, s’inscrivent avec force dans la longue tradition littéraire et scientifique de cet espace.


Les débats des journées scientifiques d’Alexandrie consacrées aux manuscrits islamiques en Afrique partent de ce constat ; celui de la variété des thématiques de recherche et des supports relevant du domaine culturel musulman et de ses composantes juives et chrétiennes.
Pour y répondre, des universitaires et chercheurs ori­ginaires de douze pays francophones et arabophones se sont réunis à l’Université Senghor à Alexandrie pour partager leurs réflexions et débattre de la patrimonialisation des manuscrits sahéliens, maghrébins, éthiopiens et égyptiens.

Préface de Thierry Verdel


Mots-clés : Littérature-Histoire des textes, arabe, afrique, Manuscrit, débat, islamique, Sahel, Université Senghor




Écrire la guerre au Fouta-Djalon

Récits en vers arabes d’expéditions militaires au xixe siècle

Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2023


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ISBN 10 : 2705340353
ISBN 13 : 9782705340353
Pages : 434
Format (mm) : 160x240

Mustafa Alloush, Thierno Woûri Diallo Lâriya, Alfa Mamadou Lélouma, Bernard Salvaing

Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.


On y trouvera huit poèmes arabes écrits par des auteurs du Fouta-Djalon (Guinée actuelle) qui relatent des combats menés au nom de l’islam auxquels ils ont pour la plupart participé.


Les textes les plus anciens (d’un auteur anonyme et d’Aḥmad b. Muḥammad b. ʿUṯmān Kali) ont trait à l’invasion de Condé Bourama, à la fin du xviiie siècle. Les autres récits datent de la deuxième moitié du xixe siècle : ils relatent des expéditions menées dans l’actuelle Guinée Bissau, contre Bérékolon (textes de Tierno Samba Mombéyâ et Tierno Sadou Dalen) et contre Korobâli (texte d’Alfā Bakar b. Muḥammad Numā).
Viennent enfin trois poèmes rédigés par Tierno ʿAbdullah b. Šayḫ Ḥāmid Dalâlé : sur l’expédition contre Badon dans l’actuel Sénégal et sur des combats contre la dissidence intérieure des Houbbous.


Ces documents permettent de reconstituer une histoire rédigée jusqu’alors essentiellement à partir de documents écrits en peul ou de sources orales. Leur caractère officiel, le fait qu’ils n’émanent que d’une élite restreinte, n’empêchent pas une liberté de ton parfois inattendue et permettent au chercheur d’effectuer une foule de découvertes, sur l’histoire politique, religieuse et sociale du Fouta-Djalon. En particulier, on y perçoit l’évolution rapide de la société entre le début et le milieu du xixe siècle. On y constate l’importance de la guerre dans la vie de la Confédération, mais aussi la place importante du soufisme chez les combattants.

 


Mots-clés : Histoire-Géographie, histoire, poésie, afrique, manuscrits, Fontes Historiae Africanae, poemes




Voici l’histoire de nos ancêtres Anakara

Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2023


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ISBN 10 : 2705340360
ISBN 13 : 9782705340360
Pages : 340
Format (mm) : 160x240

Texte arabe transcrit, traduit et commenté par
Silvia Neposteri

Préface
Philippe Beaujard

 

Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.


Le royaume antemoro naît vers la fin du xve siècle, à la suite de l’installation de musulmans d’origines variées dans la région Sud-Est de l’île, à l’embouchure du fleuve Matatàña. Ils se constituent en aristocratie et leurs descendants perpétuent leurs savoirs et leur pouvoir à l’aide de la tradition sorabe (litt. « grande écriture »). Écrite en caractères arabes et de langue malgache, cette tradition autochtone constitue une source unique, de valeur incommensurable, pour l’histoire et l’anthropologie de Madagascar. Encore vivante et impactante dans la société actuelle, elle garde et transmet l’histoire, les généalogies et les savoirs exotériques des élites antemoro. Cet ouvrage présente le manuscrit inédit HB6, appartenant au Fonds Berthier et conservé à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer de Paris. Le texte, ici transcrit, translittéré et traduit, est analysé et comparé avec d’autres manuscrits arabico-malgaches. Le ms. HB6 relate en particulier l’histoire du clan antemoro anakara, qui détient des prérogatives religieuses spéciales.

 

Silvia Neposteri, anthropologue et historienne, est Docteur de recherche en Histoire de l’Afrique et de l’Asie à l’Università di Pavia et Docteur de recherche en Histoire, société et civilisations à l’INALCO de Paris. Depuis 2016, elle travaille dans l’OBNL Italia Solidale – Mondo Solidale Vo.S.Vi.M. où elle est directrice de la section Missions en Afrique, Asie et Amérique du Sud.

 


Mots-clés : Histoire-Géographie, histoire, afrique, malgache, Anakara, antemoro, manuscrit arabico-malgache HB6, sorabe







Nos lecteurs ont aussi aimé



Grammaire du pehlevi (moyen perse mazdéen)

Grammaire, Anthologie, Traduction, Glossaire

Collection : Manuels
Auteur(s) : LECOQ Pierre
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341435
Pages : 222
Format (mm) : 160x240

Le pehlevi est une variété de moyen perse. Comme son nom l’indique, celui-ci est un stade intermédiaire entre le vieux perse, la langue des inscriptions achéménides, et le persan moderne. Le moyen perse est attesté sous différentes variantes : documents épigraphiques des rois sassanides, textes manichéens et psautier chrétien découverts dans le Turkestan chinois, ainsi que divers documents fragmentaires (ostraka, monnaies, papyrus, parchemins, bulles, sceaux) retrouvés notamment en Égypte, à Doura Europos, etc.

Le mot pehlevi doit être réservé aux documents, assez nombreux, relatifs à la religion mazdéenne, hormis quelques textes profanes. Chose assez curieuse, les textes que nous possédons ont été majoritairement rédigés au IXe siècle, à une époque de renaissance de cette religion.

La grammaire du pehlevi n’est pas très compliquée. Elle est très proche de celle du persan, avec toutefois une graphie archaïsante et le maintien de la tournure ergative, disparue de la langue moderne. La difficulté du pehlevi vient de son écriture. Celle-ci est d’origine araméenne, mais elle a subi tant de simplifications qu’elle en est devenue extrêmement ambigüe.

C’est pourquoi la présente grammaire est accompagnée de nombreux textes, avec translittération, transcription et traduction, afin de permettre à l’étudiant de maîtriser les arcanes de cette écriture.


Pierre Lecoq est directeur honoraire de l’École Pratique des Hautes Études (IVe section), où il a occupé la chaire de ‘Philologie et Linguistique iraniennes’. Il a également enseigné à l’Université de Paris III (Sorbonne-Nouvelle), à l’INALCO (Langues Orientales) et l’épigraphie iranienne à l’École du Louvre. Il a également été éditeur de la collection ACTA IRANICA, avec une cinquantaine de volumes parus.


Mots-clés : Linguistique-Dialectologie, Iran, grammaire, pehlevi, iran ancien, langue ancienne




Islam et bonne gouvernance

au xixe siècle dans les sources arabes du fouta-djalon

Collection : Les manuscrits sauvés des sables
Auteur(s) : Collectif, BOHAS Georges, LELOUMA Alfa Mamadou, SAGUER Abderrahim, SALVAING Bernard, SINNO Ahyaf
Parution : 2018


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ISBN 10 : 2705339845
ISBN 13 : 9782705339845
Publication : ISSN 241-4382
Pages : 220
Format (mm) : 160x240

Textes de Tierno Sadou Dalen, Modi Tahirou Lelouma, Almami Ibrahima Sori Dara et Alfa Gassimou Labe.

Ce volume présente pour la première fois des textes arabes rédigés au Fouta-Djalon, en Guinée, au milieu du xixe siècle. Les manuscrits sont édités en arabe, traduits, et remis dans leur contexte grâce à un  important commentaire historique. Sont présentés successivement :

- Deux écrits du grand lettré en arabe Tierno Sadou Dalen (Abū Sa‘īd Sa‘du b. Ibrāhīm b. ‘Abd-Allāh, 1788-1854) portant sur les liens entre pouvoir et religion et rédigés en 1851 ; son poème Conseil aux pasteurs (Nuṣḥ al-ru‘āt) est un « Miroir des princes » rédigé dans la tradition d’ouvrages comme al-Tibr al-masbūk fī naṣīḥat al-mulūk (L'or purifié dans le conseil des rois) d’al-Ġazālī.

- Son texte Pour réconcilier les deux partis se disputant le pouvoir à la tête de l’État (Taḏkira li-iṣlāḥ ḏāt al-bayn min al-fi’atayn al-‘aẓīmatayn) a été rédigé pour mettre fin aux luttes fratricides pour le pouvoir que se livraient deux grandes familles descendant des fondateurs de la Confédération.

- Un poème intitulé « la bataille de Kinši », rédigé en 1860 par le grand lettré et chef, Modi Tahirou (Abū Marwān Ṭāhir) de Lélouma à la suite de la défaite d’une sédition politico-religieuse, la révolte d’Ilyasa.

- Deux lettres rédigées en 1873, adressées par le dirigeant de la Confédération du Fouta-Djalon, l’imām Ibrāhīm Sori Dara, et par le chef de la province de Labé, Alfā al-Gāsimu, aux notabilités du pays. Il s’agissait de les convaincre de lutter contre un mouvement de sédition politico-religieuse, la révolte des Hubbu, déclenchée en 1851 dans une province de la confédération.

Ces textes éclairent d’un jour nouveau les liens entre les lettrés en islam et les détenteurs du pouvoir politique, dans un État islamique fondé en 1727. Ils ont l’immense avantage d’offrir une vision des débats religieux, politiques et sociaux du moment, émanant directement des protagonistes, et sont de nature à renouveler une historiographie fondée jusqu’à présent sur des documents beaucoup plus récents.


Mots-clés : Littérature-Histoire des textes, historiographie, Guinée, textes arabes




Essai sur la tradition exégétique ibadite

à travers le commentaire coranique de Hūd b. Muḥakkim al-Hawwārī (IIIe/IXe siècle)

Collection : Études ibadites
Auteur(s) : KHELIFA Ahmed
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341459
Publication : Coédition Ibadica
Pages : 220
Format (mm) : 160x240

Cette collection réunit des études thématiques sur l'ibadisme, courant de l'islam présent à travers des communautés vivant à Oman, Zanzibar, Djebel Nafoussa (Libye), l'île de Djerba et le Mzab (Algérie). Elle s'attache à mettre en lumière la diversité des approches scientifiques, académiques et patrimoniales traitant de ces communautés à travers des perspectives historiques, théologiques et culturelles. La collection comprendra à la fois des inédits et des rééditions scientifiques de textes.
Cet ouvrage explore la tradition exégétique ibadite à travers l'étude d'un commentaire coranique méconnu, celui de Hūd b. Muḥakkim al-Hawwārī (m. v. 280/893). L'auteur analyse comment ce commentaire illustre une tradition exégétique proprement ibadite, en le comparant avec le tafsīr de Yaḥyā b. Sallām (m. 200/815) et l'exégèse sunnite de Ṭabarī (m. 310/923). L'étude montre que Hūd b. Muḥakkim s'est appuyé sur le tafsīr d'Ibn Sallām pour créer un commentaire abrégé, conforme aux principes de l'ibadisme, tel que l'avait analysé son éditeur Bālḥāǧǧ Šarīfī. En sélectionnant des traditions et en ajoutant des adaptations pertinentes, Ibn Muḥakkim a su répondre aux attentes de sa communauté tout en demeurant fidèle aux fondements de son école. Cette étude intertextuelle apporte une nouvelle perspective sur la méthode exégétique de Hūd b. Muḥakkim al-Hawwārī et enrichit notre compréhension de la tradition ibadite.


Khelifa Ahmed est Docteur en médecine et Doctorant en Théologie rattaché au laboratoire Écritures de l'Université de Lorraine. Il se consacre depuis de nombreuses années à la philologie, l'analyse littéraire, la méthode historico-critique et l'anthropologie historique dans l'étude de l'histoire de l'islam et son développement tardo-antique. En 2018, il a publié un livre intitulé L'islam de Pétra, présentation et revue critique de la thèse de Dan Gibson. Il a également contribué à des articles de vulgarisation en islamologie sur le site Oumma.com et dans la revue Les Cahiers de l'Islam. En outre, il administre le site www.ahmedamine.net, dédié à la diffusion des connaissances sur l'islam, tant dans sa réception traditionnelle qu'à travers les outils universitaires de recherche en sciences humaines.


Mots-clés : islam, Religions, exégèse, ibadisme, tradition