Auteur(s) : FENOY Laurent
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341107
ISBN 13 : 9782705341107
Pages : 756
Format (mm) : 160x240
Dès l’époque byzantine Chypre accueille d’importants flux migratoires chrétiens notamment lors de la progression seldjoukide. L’enracinement de la dimension chrétienne du refuge chypriote se renforce considérablement durant les croisades et au-delà alors que l’Orient musulman est en proie à des désordres exogènes et endogènes. Sous la domination des Lusignan (1192-1473) et jusqu’à la fin de la période vénitienne, 1571, le contraste est avéré entre le peu d’attraction de l’île auprès des populations juives et musulmanes et son rayonnement auprès des communautés chrétiennes principalement franque, arménienne, maronite, jacobite, melkite et nestorienne, mais également grecque, géorgienne copte et éthiopienne. Ces migrations ont un fort impact sur la société insulaire. Dans un premier temps s’étendant de 1192 aux années 1310, les Francs « réfugiés conquérants », imposent un nouvel « ordre chiprois », privilégiant une haute noblesse franque installée aussi bien à Chypre qu’en Terre sainte. Cependant, à partir du xive siècle les intérêts des nouveaux venus issus d’Occident s’agrègent à ceux des élites grecques et chrétiennes orientales pour ancrer une nouvelle identité kypriote vainement contestée, tant par les descendants des réfugiés francs que par le « petit peuple » grec. Dans leur capacité à défendre comme à instrumentaliser les identités spécifiques de chaque communauté insulaire tout en les coiffant par une identité nationale, les nouveaux kypriotes n’entendent pas seulement jouer des dynamiques identitaires à des fins sociales : ils s’assignent un dessein historique visant à ériger la petite île de Chypre comme sanctuaire des nations chrétiennes aux portes de l’Islam.
Laurent FENOY a étudié à l’Université Paul-Valéry Montpellier III et obtenu l’agrégation d’histoire, avant de soutenir sa thèse, Chypre île refuge, 1192-1473, dans le cadre du Centre d’Études Médiévales de Montpellier (CEMM), sous la direction des professeurs Gérard Dédéyan et Gilles Grivaud. Professeur de Classe Préparatoire aux Grandes Écoles, chargé de cours aux universités de Montpellier et Nîmes, il est membre du jury écrit et oral des concours du CAPES et de l’agrégation d’histoire et géographie. Familiarisé avec l’île de Chypre grâce à des visites de terrain préparées avec le chercheur chypriote Nicholas Coureas, il se consacre tout particulièrement à l’histoire de Chypre durant la période de domination latine, bénéficiant des conseils éclairés du professeur Brunehilde Imhaus.
Collection : Manuels
Auteur(s) : PARDEE Dennis
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337539
ISBN 13 : 9782705337537
Tome : 1
Pages : 180
Format (mm) : 160x240
À l’occasion du soixante quinzième anniversaire de la Mission archéologique de Ras Shamra-Ougarit, le Manuel d’ougaritique entend faire le point de notre connaissance de la langue d’Ougarit. Celle-ci a été tirée de l’oubli grâce aux tablettes mises au jour pendant les fouilles archéologiques entreprises depuis 1929 sur le tell de Ras Shamra, proche de la ville de Lattaquié sur la côte syrienne. Depuis trente ans, de nombreux textes ont été découverts et le présent ouvrage est le premier qui tienne compte de l’ensemble de la documentation épigraphique connue jusqu’à présent.
Le premier volume comporte une brève introduction historique qui est suivie d’un précis de grammaire et d’un choix de textes reproduits en fac-similés. Le second volume présente ces mêmes textes en transcription, vocalisation et traduction, le tout suivi d’un glossaire. De nouvelles photos et des fac-similés sont disponibles sur un CD qui est joint au Manuel d’ougaritique.
Pierre Bordreuil : Directeur de Recherche émérite au CNRS. Membre de la mission archéologique de Ras Shamra - Ougarit depuis 1971. Responsable des publications épigraphiques de la Mission de Ras Shamra. Chargé de la publication des textes en cunéiformes alphabétiques en collaboration avec Dennis Pardee (les textes de 1973 et de 1986-1992 sont publiés, la publication des textes de 1994-2002 est en cours). Chargé de cours d’ougaritique à l’École des Langues et Civilisations de l’Orient Ancien (ELCOA) à l’Institut Catholique de Paris de 1992 à 2004.
Dennis Pardee : Professeur de langues et littératures nord-ouest sémitiques au Department of Near Eastern Languages and Civilizations et à l’Oriental Institute de l’University of Chicago. Membre de la Mission de Ras Shamra - Ougarit depuis 1980. Auteur de nouvelles éditions de textes en cunéiformes alphabétiques : les textes hippiatriques, les textes para-mythologiques et les textes rituels. En collaboration avec Pierre Bordreuil, chargé de la publication des textes ougaritiques découverts à Ras Shamra et à Ras Ibn Hani depuis 1973.
Collection : Manuels
Auteur(s) : PARDEE Dennis
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337547
ISBN 13 : 9782705337544
Tome : 2 + CD-rom
Pages : 208
Format (mm) : 160x240
À l’occasion du soixante quinzième anniversaire de la Mission archéologique de Ras Shamra-Ougarit, le Manuel d’ougaritique entend faire le point de notre connaissance de la langue d’Ougarit. Celle-ci a été tirée de l’oubli grâce aux tablettes mises au jour pendant les fouilles archéologiques entreprises depuis 1929 sur le tell de Ras Shamra, proche de la ville de Lattaquié sur la côte syrienne. Depuis trente ans, de nombreux textes ont été découverts et le présent ouvrage est le premier qui tienne compte de l’ensemble de la documentation épigraphique connue jusqu’à présent.
Le premier volume comporte une brève introduction historique qui est suivie d’un précis de grammaire et d’un choix de textes reproduits en fac-similés. Le second volume présente ces mêmes textes en transcription, vocalisation et traduction, le tout suivi d’un glossaire. De nouvelles photos et des fac-similés sont disponibles sur un CD qui est joint au Manuel d’ougaritique.
Pierre Bordreuil : Directeur de Recherche émérite au CNRS. Membre de la mission archéologique de Ras Shamra - Ougarit depuis 1971. Responsable des publications épigraphiques de la Mission de Ras Shamra. Chargé de la publication des textes en cunéiformes alphabétiques en collaboration avec Dennis Pardee (les textes de 1973 et de 1986-1992 sont publiés, la publication des textes de 1994-2002 est en cours). Chargé de cours d’ougaritique à l’École des Langues et Civilisations de l’Orient Ancien (ELCOA) à l’Institut Catholique de Paris de 1992 à 2004.
Dennis Pardee : Professeur de langues et littératures nord-ouest sémitiques au Department of Near Eastern Languages and Civilizations et à l’Oriental Institute de l’University of Chicago. Membre de la Mission de Ras Shamra - Ougarit depuis 1980. Auteur de nouvelles éditions de textes en cunéiformes alphabétiques : les textes hippiatriques, les textes para-mythologiques et les textes rituels. En collaboration avec Pierre Bordreuil, chargé de la publication des textes ougaritiques découverts à Ras Shamra et à Ras Ibn Hani depuis 1973.
Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : DIAGAYÉTÉ Mohamed
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340346
ISBN 13 : 9782705340346
Publication : co-édition Académie des sciences d'o
Traduction : oui
Pages : 154
Format (mm) : 160x240
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.
Mohamed Diagayété présente ici l’édition arabe, la traduction et le commentaire d’une longue épître écrite fin 1853 - début 1854 par Ahmad al-Bakkāy al-Kuntī lors du séjour à Tombouctou du voyageur Heinrich Barth. L’auteur, un des grands lettrés musulmans de son temps, y explique à l’émir du Māsina pourquoi l’islam commande de faire bon accueil à ce chrétien. L’intérêt de ce texte est multiple : lu en contrepoint avec le récit de voyage de Barth, il constitue un témoignage inestimable sur le dialogue entre deux érudits venus de deux mondes différents. Il permet de suivre l’argumentation par laquelle l’auteur justifie sa décision de protéger son hôte. Les documents publiés en annexe montrent que le soufi qu’était Ahmad al-Bakkāy cherchait également, par l’intermédiaire de Barth, le contact avec l’Angleterre pour faire contrepoids à l’avancée des Français au Sahara.
Mohamed Diagayété, docteur de l’université ez-Zeitouna de Tunis en 2007, se consacre à l’étude des manuscrits anciens du Mali. Il est depuis 2018 directeur général de l’IHERI-ABT (Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques Aḥmad Bābā de Tombouctou).
Auteur(s) : ARBACH Mounir
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341145
ISBN 13 : 9782705341145
Pages : 170
Format (mm) : 210x280
Berceau d’une civilisation florissante, le Yémen s’est doté dès le début du ier millénaire av. J.-C. d’un système politique, religieux et social spécifique. Durant cette période de formation et de constitution des cités-États et royaumes sudarabiques, l’Arabie du Sud était marquée par la présence de multiples entités politiques composées de villes/tribus, dont les plus documentées sont de la région de Jawf – Nashshān, Kamna, Haram, Inbbaʾ, Qarnā. Elles partageaient, outre une langue commune, le minaic, une iconographie religieuse d’inspiration mésopotamienne unique en Arabie. Chacune d’elle avait son institution monarchique, son propre panthéon et son organisation sociale.
Les conquêtes militaires menées par le royaume de Sabaʾ au début du viie siècle av. J.-C. ont provoqué la disparition progressive des cités-États en Arabie du Sud par leur intégration dans des royaumes plus importants. Celles de la région Jawf ont été annexées par les royaumes de Sabaʾ et Maʿīn ; celles méridionales des hauts plateaux sont désormais dans l’orbite de Qatabān et du Ḥaḍramawt, au vie siècle av. J.-C.
De cette période de formation des cités-États et royaumes d’Arabie du Sud est née l’idée de cet ouvrage, véritable état des lieux des recherches sur l’histoire du Yémen antique entre le viiie et le vie siècles av. J.-C. Il propose une reconstitution historique basée sur une chronologie relative des événements et des règnes, à la lumière des dernières découvertes et sur de solides données principalement épigraphiques et archéologiques.
Mounir Arbach, directeur de recherche au CNRS, est épigraphiste et historien de l’Arabie du Sud avant l’Islam. Actuellement en poste au Centre français de recherche de la péninsule Arabique au Koweït, en mission à Mascate, Sultanat d’Oman, où il dirige depuis 2021 la Mission franco-omanaise de prospection épigraphique. Depuis une trentaine d’années, il a effectué de longs séjours et de très nombreuses missions de terrain au Yémen, en Arabie saoudite et actuellement en Oman. Auteur/coauteur et coéditeur d’une quinzaine d’ouvrages scientifiques, il a également publié plus d’une centaine d’articles parus dans des revues scientifiques internationales et de vulgarisation.
Auteur(s) : BOHAS Georges
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341251
ISBN 13 : 9782705341251
Pages : 316
Format (mm) : 160x240
Le premier objectif de l’auteur est de montrer que depuis Nöldeke et Duval les linguistes et grammairiens se sont fourvoyés dans le traitement de la spirantisation des bgdkpt en syriaque. Les uns ont tenté de résoudre le problème en injectant dans les représentations sous-jacentes des voyelles empruntées aux langues voisines (/ketâbâ/>ktâbâ), d’autres ont implanté en syriaque le shewa de l’hébreu (ex. bəgherô). Dans les deux cas, il est facile de mettre en échec ces traitements et de montrer qu’ils doivent être remplacés par une grille de spirantisation de construction très simple qui opère « en surface », sans recourir à ces artifices.
Le deuxième serait d’attirer l’attention sur l’intérêt de la tradition grammaticale syriaque pour l’histoire des théories linguistiques.
Le troisième consiste à mettre en cause le traitement de la phonologie syriaque dans la perspective abstraite inspirée par les œuvres des grammairiens arabes afin de le remplacer par une organisation fondée sur les radicaux, seules formes réelles de la langue, dans la perspective des grammairiens syriaques.
Il s’agit bien là de propositions pour une refondation !
Georges Bohas, arabisant, a commencé l’étude du syriaque en suivant les cours du Pr Guillaumont à Paris, puis il a approfondi ses connaissances auprès de divers ecclésiastiques qui maitrisaient toujours cette langue, comme Mgr Gigawi à Damas et Mgr Bahnan Hindo pour la version occidentale à Hassaké, Mgr Petros Youssif pour la version orientale chaldéenne et Giwargis Athniel pour la version orientale assyrienne. Il s’est également perfectionné auprès du père Graffin à Paris et de Mgr Feghali au Liban. Il enseigne chaque année le syriaque à l’Université d’été en langues de l’Orient organisée par l’université de Lausanne à Venise (San Servolo).