Auteur(s) : BORD Lucien-Jean
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340933
ISBN 13 : 9782705340933
Pages : 132
Format (mm) : 210x280
Du Xe au XIIIe siècle, la famille de Lusignan en ses diverses branches descendantes d’Hugues Ier le Veneur s’est progressivement élevée au rang de l’une des plus puissantes Maison seigneuriale du Poitou, n’hésitant pas à s’opposer aux Plantagenets, leurs suzerains en tant que ducs d’Aquitaine, puis aux Capétiens. Vaincus par Louis IX, ayant perdu bon nombre de leurs possessions territoriales, ils n’en connurent pas moins une nouvelle ascension sociale grâce à la branche cadette implantée dans le royaume latin de Jérusalem, avec un roi en la personne de Guy de Lusignan (le vaincu de Hattin) et surtout une longue lignée de rois de Chypre qui se prolongea jusqu’au XVe siècle et d’où furent également issus plusieurs rois d’Arménie aux XIIIe et XIVe siècles.
Ce volume ne prétend pas retracer l’histoire événementielle de la Maison de Lusignan mais se penche sur la généalogie et l’héraldique de ces grands feudataires, tant en Occident qu’au Proche-Orient. L’histoire généalogique présente un avantage certain permettant de la considérer comme complétant l’histoire événementielle : elle va s’intéresser à tous les représentants d’un lignage, même les plus obscurs. Quant à l’héraldique, son importance est maintenant pleinement reconnue pour les études des lignages médiévaux : le fait de blasonner et de représenter les armoiries des diverses branches d’une famille et de ses alliances permet, par exemple lors de l’établissement d’une ascendance par quartiers, de visualiser immédiatement les systèmes d’alliances.
Ainsi que l’écrit Martin Aurell dans sa préface : « Fondé sur une abondante bibliographie à jour, le livre de Lucien-Jean Bord sur les Lusignan représente un instrument de travail solide, qui rendra bien des services au chercheur et qui passionnera le généalogiste. »
Vice-président de la Société Mabillon et membre de la New York Academy of Sciences, Lucien-Jean Bord poursuit ses recherches sur la civilisation médiévale dans le cadre de l’ANR / DFG Cœnotur (Universités de Tours et de Hambourg).
Auteur(s) : Collectif, CHEVALIER Marie-Anna
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340506
ISBN 13 : 9782705340506
Pages : 430
Format (mm) : 160x240
Table des matières : cliquez içi
La territorialité au Moyen Âge est une vaste question débattue depuis plusieurs décennies par les historiens. Cette thématique n’avait cependant jamais été abordée en tant que telle pour les ordres religieux-militaires dans une étude d’ensemble couvrant une grande partie du monde chrétien médiéval.
Cette œuvre collective, réunissant les travaux d’historiens et d’historiens de l’Art spécialistes des ordres militaires en Orient et en Occident, a pour objectif d’engager une réflexion de fond pour comprendre la relation que les quatre principaux ordres – Temple, Hôpital, Sainte-Marie des Teutoniques, Saint-Lazare – entretiennent avec les territoires qu’ils occupent ou ceux dans lesquels ils s’insèrent. Elle considère la manière dont leur présence s’inscrit dans ces lieux, les rapports qu’ils établissent avec les populations qui y vivent, les réseaux relationnels locaux et régionaux qu’ils établissent, les particularités propres à leurs implantations en fonction de la période, du niveau d’échelle, de la zone géographique et des sociétés envisagées.
Différentes étapes ont marqué la perception de la territorialité au Moyen Âge, avec des périodes de mutation en Occident, entre les xie et xiiie siècles, impulsées par la réforme grégorienne, ou encore à travers les bouleversements provoqués par les croisades en Méditerranée orientale et la création d’États latins dans le Levant, États dont les besoins criants ont suscité l’apparition de ces ordres au caractère spécifique au xiie siècle. Dans ces nouveaux pays sans cesse en conflit et toujours en sursis, l’enjeu principal est la sauvegarde de terres à haute dimension symbolique.
Avec les contributions de
Carlos de Ayala Martínez, Elena Bellomo, Jochen Burgtorf, Damien Carraz, Marie-Anna Chevalier, Loïc Chollet, Nicholas Coureas, Simon Dorso, Joan Fuguet Sans, Sylvain Gougenheim, Rafaël Hyacinthe, Philippe Josserand, Carme Plaza Arqué
Auteur(s) : FENOY Laurent
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341107
ISBN 13 : 9782705341107
Pages : 756
Format (mm) : 160x240
Dès l’époque byzantine Chypre accueille d’importants flux migratoires chrétiens notamment lors de la progression seldjoukide. L’enracinement de la dimension chrétienne du refuge chypriote se renforce considérablement durant les croisades et au-delà alors que l’Orient musulman est en proie à des désordres exogènes et endogènes. Sous la domination des Lusignan (1192-1473) et jusqu’à la fin de la période vénitienne, 1571, le contraste est avéré entre le peu d’attraction de l’île auprès des populations juives et musulmanes et son rayonnement auprès des communautés chrétiennes principalement franque, arménienne, maronite, jacobite, melkite et nestorienne, mais également grecque, géorgienne copte et éthiopienne. Ces migrations ont un fort impact sur la société insulaire. Dans un premier temps s’étendant de 1192 aux années 1310, les Francs « réfugiés conquérants », imposent un nouvel « ordre chiprois », privilégiant une haute noblesse franque installée aussi bien à Chypre qu’en Terre sainte. Cependant, à partir du xive siècle les intérêts des nouveaux venus issus d’Occident s’agrègent à ceux des élites grecques et chrétiennes orientales pour ancrer une nouvelle identité kypriote vainement contestée, tant par les descendants des réfugiés francs que par le « petit peuple » grec. Dans leur capacité à défendre comme à instrumentaliser les identités spécifiques de chaque communauté insulaire tout en les coiffant par une identité nationale, les nouveaux kypriotes n’entendent pas seulement jouer des dynamiques identitaires à des fins sociales : ils s’assignent un dessein historique visant à ériger la petite île de Chypre comme sanctuaire des nations chrétiennes aux portes de l’Islam.
Laurent FENOY a étudié à l’Université Paul-Valéry Montpellier III et obtenu l’agrégation d’histoire, avant de soutenir sa thèse, Chypre île refuge, 1192-1473, dans le cadre du Centre d’Études Médiévales de Montpellier (CEMM), sous la direction des professeurs Gérard Dédéyan et Gilles Grivaud. Professeur de Classe Préparatoire aux Grandes Écoles, chargé de cours aux universités de Montpellier et Nîmes, il est membre du jury écrit et oral des concours du CAPES et de l’agrégation d’histoire et géographie. Familiarisé avec l’île de Chypre grâce à des visites de terrain préparées avec le chercheur chypriote Nicholas Coureas, il se consacre tout particulièrement à l’histoire de Chypre durant la période de domination latine, bénéficiant des conseils éclairés du professeur Brunehilde Imhaus.
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : Collectif, MUTAFIAN Claude (dir.)
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338985
Pages : 398
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Illustrations : 16 pl. couleurs + ill. en N&B
La juxtaposition des noms « Méditerranée » et « Arméniens » peut paraître artificielle quand on évalue sur une carte la distance entre l’Arménie, enclavée à l’est de l’Asie Mineure, sans façade maritime, et la Méditerranée. Pourtant, les relations entre ces deux entités ont été intenses durant plusieurs siècles. En effet, pour des raisons liées aux invasions turques en Asie Mineure et à l’arrivée des croisés au Levant, il s’est créé au xiie siècle en Cilicie, dans l’angle nord-est de la Méditerranée, face à l’île de Chypre, une principauté arménienne, officiellement érigée en 1198 en un royaume d’Arménie hors du territoire de l’Arménie historique.
Ainsi muni d’une ample façade maritime, ce royaume eut d’étroits contacts tant avec les puissances commerçantes méditerranéennes, en particulier Venise et Gênes, qu’avec l’Orient latin frontalier. Il fournit au royaume latin de Jérusalem trois reines, dont les deux premières : il était dès lors logique d’organiser dans la Ville sainte un colloque international consacré aux divers aspects de cette « Méditerranée des Arméniens ». On y traita en juillet 2009 des rapports arméno-latins au Levant, des relations du royaume avec l’ensemble de l’Orient chrétien, avec le monde musulman et avec les Mongols arrivés dans la région au xiiie siècle, sans oublier les intenses échanges artistiques et commerciaux.
Après la chute de ce royaume, en 1375, une partie de la population arménienne se maintint en Cilicie, mais il y eut également un important flux migratoire dans diverses directions, en particulier vers les rivages aux mains des Génois, familiers des Arméniens, dont la Crimée que l’on peut considérer comme un prolongement de
la Cilicie arménienne.
Les Arméniens et l’Orient latin
Les Arméniens et l’Orient non latin
Les aspects économiques
Les aspects artistiques
Collection : Documents Relatifs à l'Histoire des Croisades
Auteur(s) : VALENCIENNES de Henri
Parution : 1948
ISBN 10 : 2705314245
ISBN 13 : 9782705314248
Pages : 135
Format (mm) : 165x250
Poids : 300g
Illustrations : carte depl.