Résultats affichés : (1-1)/1

Lire l’espace

déployer les articulations sémantiques (agglomérations, privatisation, propriété, morphologie)

Auteur(s) : HAMMAD Manar
Parution : 2026


En savoir plus...

ISBN 13 : 9782705341510
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Illustrations : nombreuses

Les quatorze essais de ce recueil font suite à Lire l’espace, comprendre l’architecture (2006), Sémiotiser l’espace, décrypter architecture et archéologie (2015) et Lire l’espace, étendre le domaine sémiotique (2021) afin de mettre en place les concepts et méthodes necessaires pour rendre compte du sens dans l’espace mis en forme par l’architecture. Le déploiement syntaxique y explicite les valeurs sémantiques investies dans les transformations dynamiques et les configurations statiques observables.

«...à l’échelle de toute une carrière, comme à l’échelle des trois années écoulées, la méthode repose sur un principe et une éthique de la recherche : le chantier est en permanence ouvert, le travail en progrès, et la découverte, toujours provisoire, en attente de la suivante.
... cette méthode n’est pas sans rappeler certaines de ses propres analyses, consacrées à la succession des divers établissements humains sur les mêmes sites : ce sont les chantiers de fouille successifs qui mettent en lumière les phases de la découverte archéologique ; dans ses programmes de recherche, ce sont les chantiers successifs d’exploration sémiotique qui procurent cette accumulation de strates d’analyse. La comparaison n’est pas ici une figure rhétorique : elle révèle le principe et l’éthique archéologiques (dans un sens proche de celui de Michel Foucault) qui sont consubstantiels à sa méthode sémiotique.
...Manar Hammad circonscrit trois parcours dans l’exploration sémiotique des espaces humains : 1. le topos ou « partie discrète d’espace doté d’un rôle syntaxique dans l’interaction homme- espace »; dans ce parcours, apparaissent déjà les conditions de la privatisation des espaces et de la propriété du sol ; 2. « des échelons d’enchâssement plus extensifs que le topos », où les variations d’échelles (maison, village, ville, territoire...) sont porteuses de significations spécifiques et notamment des isotopies du politique, du religieux, du militaire et de l’économique ; 3. « les configurations spatiales complexes (déploiements de luminaires, sanctuaires, espaces didactiques, couvents, prisons, hôpitaux) et les investissements modaux dans des objets délégués par des hommes pour réguler, en leur absence, les interactions entre hommes ».
Jacques Fontanille

SOMMAIRE
Sémiotique de l’espace : faire le point en 2022
  • Interpréter la formation des villages néolithiques
  • De l’espace et des hommes : identité de groupe et traces de privatisation de l’espace et de la propriété à l’époque néolithique
  • Des choses et des hommes : prémices de la propriété
  • Des caches, des hommes et du sens, manières de faire
  • Scellements à Tell Sabi Abyad, une perspective pour architecture et récipients
  • Des configurations architecturales à espace central
  • Dynamique des Madrasas dans les villes capitales Ayyubides & Mammluks
  • Interpréter la morphologie de l’architecture ayyoubide
  • Luminaires festifs arabo-byzantins. Déploiements investis de modalités
  • Dimensions spatiales et sémantiques
  • L’éclat et la splendeur font la valeur
  • Entre architecture, sémiotique et physique, la force
  • De la matière dans l’espace architectural, comparaison syntaxique


Né à Beyrouth en 1944, Manar HAMMAD suivit des études de mathématiques, d’architecture et de sémiotique avant de s’engager dans la recherche et l’enseignement puis dans l’archéologie. Il a travaillé quatorze ans sur Palmyre, où il a dirigé une mission archéologique (2009-2010). Architecte DPLG et Docteur en sémiotique, il aborde l’architecture et la ville pour y chercher un sens qui s’articule sur la forme géométrique et sur les valeurs sous-tendant l’action des hommes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de sémiotique de l’espace, où les questions de méthode sont explicitées en relation avec des cas concrets choisis en raison des caractères structurels qui les articulent.


Voir toutes les monographies Geuthner
Mots-clés : Histoire-Géographie, islam, archéologie, architecture, sémiotique, espace, Néolithique, propriété





Nos lecteurs ont aussi aimé



Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte

M-Z

Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026


En savoir plus...

ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 2
Pages : 1050
Format (mm) : 210x280

De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c'est-à-dire les ports de l'Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d'Alep, du Caire ou de Perse, points d'arrivée des caravanes venant de l'Asie centrale, de l'Inde et de l'Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l'expédition d'Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d'autres la captivité, nombreux d'entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n'ont fait qu'y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l'expédition d'Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants...
L'exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d'identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.


Anne Mézin est l'ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d'Ancien Régime. Elle est l'auteur de travaux sur le personnel consulaire et d'inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l'ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l'ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au xviiie siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l'Empire ottoman.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, maghreb, méditerranée, Orient, navigation, Languedoc, consulats, esclaves, Pèlerins, barbaresques, corsaires, Drogmans, Levant, Marseille, négoce, Provence