Auteur(s) : Collectif, BOULAÂBI Ridha
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338671
Pages : 241
Format (mm) : 160x240
Poids : 390g
Publié en 1978, L’Orientalisme d’Edward Said relit et interroge toute une tradition orientaliste très ancienne, mise au service de l’hégémonie et de l’impérialisme européen. Le succès de cet ouvrage dans le monde anglo-saxon et ailleurs ouvre la voie à de nouvelles recherches culturelles et contribue largement à l’émergence des études postcoloniales. La mise en question de l’orientalisme révèle au grand jour l’ampleur de la crise qui secoue cette discipline – crise déjà pointée du doigt par Jacques Berque, en 1961, Anouar Abdel-Malek, en 1963, ou encore Maxime Rodinson en 1974. Ainsi, la prise de conscience de la nécessité de collaborer à égalité avec les Orientaux gagne de plus en plus de terrain.
Comment faire place dans ce domaine de recherche
« à l’Autre étranger » comme le souhaitait déjà Edward Said ? Faut-il habiter l’Orient pour être « oriental » ? Quel regard porte-t-on sur l’orientalisme européen quand on se situe à l’intérieur de l’Orient ? Inversement, comment appréhender les phénomènes de déplacement, de migration, d’exil ou de « déterritorialisation » des Orientaux en Occident ? Ces derniers dépendent-ils des institutions occidentales dans lesquelles ils évoluent et par lesquelles ils diffusent leurs critiques ? Telles sont, entre autres,
les interrogations auxquelles cet ouvrage collectif tente d’apporter quelques réponses. Ces contributions révèlent l’ampleur des collaborations entre intellectuels d’Orient et chercheurs d’Occident, au-delà de la complexité de l’histoire coloniale.
“ Cet ouvrage collectif vient remettre les pendules à l'heure et nous rappeler quelque vérités essentielles sur différentes formes d'orientalisme et leurs fonctions. ” Georges Corm
Cet ouvrage dirigé par Ridha Boulaâbi, maître de conférences en littératures francophones à l’université Stendhal-Grenoble 3, recueille les contributions d’Abdelkader Amri, Stéphane Baquez, Ridha Boulaâbi, Christiane Chaulet-Achour, Daniel Lançon, Sarga Moussa, Pascale Roux et Andrew Stafford.
Auteur(s) : MARGUERON Jean-Claude
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338701
Pages : 642
Format (mm) : 210x280
Poids : 2000g
Illustrations : 800 fig. coul. et NB
L’émergence des premières villes de l’histoire, en Mésopotamie, à la fin du IVe millénaire, témoigne de la prise de conscience par les fondateurs que le nouveau cadre de vie exigeait une préparation et une organisation destinées à assurer à la fois la longévité et l’harmonie de la construction urbaine.
à l’aube de l’histoire, un véritable urbanisme, totalement différent de celui, postérieur, des cités grecques, fut alors systématiquement mis en place, tenant compte de deux dangers majeurs : la vulnérabilité de l’architecture de briques crues face aux menaces de l’eau et l’instabilité de sols très hétérogènes, impropres à supporter les charges de bâtiments de plus d’un niveau.
Une remarquable inventivité et une étonnante compréhension du milieu ressortent des solutions mises en œuvre par les Mésopotamiens. Ils dotent leurs villes de plans géométriques parfaitement adaptés au terrain, capables d'éliminer les eaux de pluie (utilisation de voies radiales, de canaux intérieurs ou périphériques, de “chaussées absorbantes”). Ils aménagent une “infrastructure compartimentée” qui assure toute l’organisation de la ville et de sa voirie, permet d’éloigner le niveau d’occupation de la nappe phréatique et de stabiliser de façon homogène l’ensemble du bâti.
De tels travaux entraînent la fondation de villes neuves. Certaines d’entre elles, fondées au IIIe millénaire, étaient toujours actives mille, voir deux mille ans plus tard, après plusieurs reconstructions complètes. C'est notamment le cas de Mari, Babylone ou Larsa.
Cet urbanisme n'a jamais été transmis par les textes : seule l’archéologie a pu le mettre en évidence par la confrontation systématique d’un certain nombre de sites.
Jean-Claude Margueron, docteur es-lettres, a été pensionnaire de l’Institut Français d’Archéologie de Beyrouth avant d’enseigner l’archéologie orientale à l’Université de Strasbourg pendant 20 ans ; il a ensuite, comme directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, poursuivi et enseigné ses recherches sur les débuts de l’architecture orientale. Il a débuté sa carrière d’archéologue de terrain en 1954 à Mari en Syrie. Puis à partir de 1969, comme directeur de mission, il a conduit des fouilles en Irak, à Larsa, en Syrie à Meskéné-Émar, à Ugarit et, à partir de 1979, à Mari dont il abandonna la direction en 2004.