Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : DIAGAYÉTÉ Mohamed
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340346
ISBN 13 : 9782705340346
Publication : co-édition Académie des sciences d'o
Traduction : oui
Pages : 154
Format (mm) : 160x240
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.
Mohamed Diagayété présente ici l’édition arabe, la traduction et le commentaire d’une longue épître écrite fin 1853 - début 1854 par Ahmad al-Bakkāy al-Kuntī lors du séjour à Tombouctou du voyageur Heinrich Barth. L’auteur, un des grands lettrés musulmans de son temps, y explique à l’émir du Māsina pourquoi l’islam commande de faire bon accueil à ce chrétien. L’intérêt de ce texte est multiple : lu en contrepoint avec le récit de voyage de Barth, il constitue un témoignage inestimable sur le dialogue entre deux érudits venus de deux mondes différents. Il permet de suivre l’argumentation par laquelle l’auteur justifie sa décision de protéger son hôte. Les documents publiés en annexe montrent que le soufi qu’était Ahmad al-Bakkāy cherchait également, par l’intermédiaire de Barth, le contact avec l’Angleterre pour faire contrepoids à l’avancée des Français au Sahara.
Mohamed Diagayété, docteur de l’université ez-Zeitouna de Tunis en 2007, se consacre à l’étude des manuscrits anciens du Mali. Il est depuis 2018 directeur général de l’IHERI-ABT (Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques Aḥmad Bābā de Tombouctou).
Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : BEAUJARD Philippe
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340339
ISBN 13 : 9782705340339
Publication : co-édition Académie des sciences d'o
Pages : 320
Format (mm) : 160x240
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.
À la fin du XVe siècle, des musulmans d’origines diverses venus du nord-est de Madagascar s’installent à l’embouchure du fleuve Matatàña, dans le sud-est de l’île. Ils forment l’aristocratie d’un royaume dit antemoro qui se constitue au XVIe siècle. Cette aristocratie conserve jusqu’à nos jours des manuscrits écrits en caractères arabes adaptés à la langue malgache. Certains, à contenu historique, racontent des guerres ayant pour cadre le royaume antemoro aux XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Cet ouvrage présente un manuscrit de l’Académie des sciences d’outre-mer de Paris (ms. HB2), qui figure en bonne place dans l’importante bibliothèque de recherche de cette Académie. Ce texte inédit est comparé à d’autres manuscrits. L’ensemble de ces écrits apporte un éclairage pénétrant et vivant sur la société antemoro ancienne. Leurs témoignages sont sans équivalent dans les sources concernant l’histoire de Madagascar.
Philippe Beaujard est ingénieur agronome, anthropologue et historien. Il est directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique, membre de l’Institut des mondes africains (IMAf). Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur Madagascar et a publié, en 2012 à Paris, Les Mondes de l’océan Indien, en deux volumes.