Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : BEAUJARD Philippe
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340339
ISBN 13 : 9782705340339
Publication : co-édition Académie des sciences d'o
Pages : 320
Format (mm) : 160x240
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.
À la fin du XVe siècle, des musulmans d’origines diverses venus du nord-est de Madagascar s’installent à l’embouchure du fleuve Matatàña, dans le sud-est de l’île. Ils forment l’aristocratie d’un royaume dit antemoro qui se constitue au XVIe siècle. Cette aristocratie conserve jusqu’à nos jours des manuscrits écrits en caractères arabes adaptés à la langue malgache. Certains, à contenu historique, racontent des guerres ayant pour cadre le royaume antemoro aux XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Cet ouvrage présente un manuscrit de l’Académie des sciences d’outre-mer de Paris (ms. HB2), qui figure en bonne place dans l’importante bibliothèque de recherche de cette Académie. Ce texte inédit est comparé à d’autres manuscrits. L’ensemble de ces écrits apporte un éclairage pénétrant et vivant sur la société antemoro ancienne. Leurs témoignages sont sans équivalent dans les sources concernant l’histoire de Madagascar.
Philippe Beaujard est ingénieur agronome, anthropologue et historien. Il est directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique, membre de l’Institut des mondes africains (IMAf). Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur Madagascar et a publié, en 2012 à Paris, Les Mondes de l’océan Indien, en deux volumes.
Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : DIAGAYÉTÉ Mohamed
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340346
ISBN 13 : 9782705340346
Publication : co-édition Académie des sciences d'o
Traduction : oui
Pages : 154
Format (mm) : 160x240
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.
Mohamed Diagayété présente ici l’édition arabe, la traduction et le commentaire d’une longue épître écrite fin 1853 - début 1854 par Ahmad al-Bakkāy al-Kuntī lors du séjour à Tombouctou du voyageur Heinrich Barth. L’auteur, un des grands lettrés musulmans de son temps, y explique à l’émir du Māsina pourquoi l’islam commande de faire bon accueil à ce chrétien. L’intérêt de ce texte est multiple : lu en contrepoint avec le récit de voyage de Barth, il constitue un témoignage inestimable sur le dialogue entre deux érudits venus de deux mondes différents. Il permet de suivre l’argumentation par laquelle l’auteur justifie sa décision de protéger son hôte. Les documents publiés en annexe montrent que le soufi qu’était Ahmad al-Bakkāy cherchait également, par l’intermédiaire de Barth, le contact avec l’Angleterre pour faire contrepoids à l’avancée des Français au Sahara.
Mohamed Diagayété, docteur de l’université ez-Zeitouna de Tunis en 2007, se consacre à l’étude des manuscrits anciens du Mali. Il est depuis 2018 directeur général de l’IHERI-ABT (Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques Aḥmad Bābā de Tombouctou).
Auteur(s) : SANGARE Youssouf
Parution : 2018
ISBN 10 : 2705339869
ISBN 13 : 9782705339869
Pages : 428
Format (mm) : 160x240
La notion de khatm al-nubuwwa, en tant que fin de la prophétie, s’est imposée comme une doctrine théologique fondamentale en Islam. Dès la mort de Muḥammad en 632, elle fut au cœur de multiples controverses relatives à la prophétie, au Coran, à la sainteté, à l’excommunication et, plus globalement, à l’héritage du Prophète.
S’appuyant sur les sources islamiques, en particulier l’exégèse, le ḥadīth, mais aussi l’historiographie et la philologie, cette étude met en lumière les enjeux de ces controverses et soumet à l’analyse, à travers les textes peu fréquentés de neuf penseurs musulmans, l’évolution et les réinterprétations de cette doctrine depuis les premiers siècles de l’Islam et jusqu’à nos jours. Minutieuse, instructive et accessible, cette étude contribuera à ouvrir de nouvelles perspectives d’approches de l’Islam contemporain.
Youssouf T. Sangaré est islamologue et docteur en études arabes. Chargé de cours en Histoire de l’Islam et en langue arabe des médias de 2013 à 2015 à l’Université de Strasbourg, il fut aussi post-doctorant au programme ‘‘Islamologie’’ du Laboratoire d’Excellence Religions et Sociétés dans le Monde Méditerranéen à l’Université Paris IV, Sorbonne.
Auteur(s) : VOGEL Claude
Parution : 2007
ISBN 10 : 270533789X
ISBN 13 : 9782705337896
Pages : 308
Format (mm) : 160x240
Enfin accessible aux étudiants des sciences humaines, une présentation d’ensemble des questions de parenté longtemps réservée aux seuls spécialistes. Parenté et alliance, systèmes unilinéaires ou indifférenciés, famille réduite et famille étendue : Ces dichotomies classiques de l’anthropologie sociale sont replacées par l’auteur dans la perspective de processus régulateurs qui modèlent les groupes locaux en même temps qu’ils redistribuent les effectifs régionaux.
Les principes de descendance ne jouent pas de la même façon à l’intérieur des sociétés unilinéaires ou indifférenciées. Lorsqu’elles sont exclusives, les solidarités de sang prennent le pas sur les associations de fait. Les solidarités bilatérales au contraire, parce qu’elles sont non-exclusives, perdent de leur force, et les groupements empiriques définis par la résidence et les solidarités conjugales prennent une place prépondérante dans le découpage des unités signifiantes de l’organisation sociale.
L’alliance prend également dans les systèmes complexes une dimension particulière. De la même façon que Lévi-Strauss soulignait le caractère inéluctablement “local” de la parenté indifférenciée, l’alliance non prescriptive ne peut pas être totalement comprise si on l’approche en termes de sang et de cycles exclusivement matrimoniaux. L’alliance est, dans ces systèmes, locale et territoriale au même titre que la parenté.
La régulation de l’espace régional et génétique est assurée par la réversibilité des processus d’élimination locale et de concentration foncière, qui permet de réintroduire des formes verticales organiques là où tend à s’instaurer synchroniquement un désordre croissant. Ce modèle qui représente une articulation bien comprise de la parenté et de l’alliance, et des deux polarisations de l’action sociale - la collectivité et la parentèle - représente globalement la clé de la compréhension des systèmes non prescriptifs.
“Voici enfin raccordés les uns aux autres sans solution de continuité les systèmes complexes aux systèmes unilinéaires glissant des uns aux autres par des formes mixtes intermédiaires. Parenté et régulation sociale m’apparaît comme l’un des ouvrages théoriques majeurs de l’anthropologie contemporaine, reposant en outre sur une ethnographie rigoureuse qui fournit leur justification aux hypothèses avancées par Claude Vogel.” Georges Condominas
Claude Vogel est instituteur, puis ethnologue et chercheur de terrain ( Madagascar, Maurice et la Réunion ). Anthopologue et sémioticien de formation, il est titulaire d’un doctorat de 3ème cycle, 1976, et d’un doctorat d’état, 1992.Assistant du département d’anthropologie à l’université Saint-Denis de la Réunion, il co-fonde l’Institut international de Multimédia à l’université Léonard de Vinci à Paris et y enseigne. Consultant international pour les systèmes experts, les sciences cognitives et l’intelligence artificielle, il est membre d’honneur de l’Association française pour l’intelligence artificielle.
Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : PACHA MIRAN François
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340490
ISBN 13 : 9782705340490
Pages : 335
Format (mm) : 160x240
Longtemps perçu à tort comme une marge reculée et peu créative de l’Empire byzantin, le monde syriaque n’en a pas moins incarné un rôle déterminant, au cours des derniers siècles de l’Antiquité, dans l’émergence de l’art du livre chrétien. C’est en effet entre Tigre et Euphrate que virent le jour certains des plus anciens manuscrits bibliques illustrés, parmi lesquels la « Bible de Paris », conservée à la Bibliothèque nationale de France (BnF syr. 341), occupe à plus d’un titre une place remarquable. Un siècle après son acquisition mouvementée, au plus fort des tourments qui meurtrirent les communautés syriaques de l’Empire ottoman, le présent ouvrage se propose d’offrir une synthèse des études consacrées à ce manuscrit encore trop méconnu, tout en présentant les avancées décisives des recherches les plus récentes.
Indispensables à une juste compréhension des enjeux de son décor, l’analyse des différents aspects matériels du livre, l’étude de la tradition textuelle dont il est le fruit et l’examen des diverses fonctions dont il a pu être investi offrent des éclairages nouveaux aux questions soulevées par son lieu de création, sa datation, et les techniques picturales mises en œuvre par ses auteurs.
Vingt-quatre miniatures, retraçant la geste de l’ancienne Alliance et illustrant les hauts faits des prophètes, esquissent les contours d’un programme iconographique élaboré et sans équivalent. À travers ces vestiges, le milieu d’origine du manuscrit se dévoile ainsi comme le creuset d’un art original et novateur, irrigué de références visuelles communes aux chrétientés de Méditerranée orientale et traversé de nombreux échos de la spiritualité syriaque.
Diplômé de l’École du Louvre, titulaire d’un master de l’École pratique des hautes études dont est issu ce volume, François Pacha Miran consacre sa thèse de doctorat à l’illustration des lectionnaires syriaques à l’époque médiévale (xi e-xiii e siècle).
Collection : Revue Syria
Parution : 1994
Format (mm) : 220x280