Parenté et régulation sociale à Madagascar et dans les Mascareignes

préface de Georges Condominas

Auteur(s) : VOGEL Claude
Parution : 2007

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ISBN 10 : 270533789X
ISBN 13 : 9782705337896
Pages : 308
Format (mm) : 160x240

Enfin accessible aux étudiants des sciences humaines, une présentation d’ensemble des questions de parenté longtemps réservée aux seuls spécialistes. Parenté et alliance, systèmes unilinéaires ou indifférenciés, famille réduite et famille étendue : Ces dichotomies classiques de l’anthropologie sociale sont replacées par l’auteur dans la perspective de processus régulateurs qui modèlent les groupes locaux en même temps qu’ils redistribuent les effectifs régionaux.

Les principes de descendance ne jouent pas de la même façon à l’intérieur des sociétés unilinéaires ou indifférenciées. Lorsqu’elles sont exclusives, les solidarités de sang prennent le pas sur les associations de fait. Les solidarités bilatérales au contraire, parce qu’elles sont non-exclusives, perdent de leur force, et les groupements empiriques définis par la résidence et les solidarités conjugales prennent une place prépondérante dans le découpage des unités signifiantes de l’organisation sociale.

L’alliance prend également dans les systèmes complexes une dimension particulière. De la même façon que Lévi-Strauss soulignait le caractère inéluctablement “local” de la parenté indifférenciée, l’alliance non prescriptive ne peut pas être totalement comprise si on l’approche en termes de sang et de cycles exclusivement matrimoniaux. L’alliance est, dans ces systèmes, locale et territoriale au même titre que la parenté.

La régulation de l’espace régional et génétique est assurée par la réversibilité des processus d’élimination locale et de concentration foncière, qui permet de réintroduire des formes verticales organiques là où tend à s’instaurer synchroniquement un désordre croissant. Ce modèle qui représente une articulation bien comprise de la parenté et de l’alliance, et des deux polarisations de l’action sociale - la collectivité et la parentèle - représente globalement la clé de la compréhension des systèmes non prescriptifs.

“Voici enfin raccordés les uns aux autres sans solution de continuité les systèmes complexes aux systèmes unilinéaires glissant des uns aux autres par des formes mixtes intermédiaires. Parenté et régulation sociale m’apparaît comme l’un des ouvrages théoriques majeurs de l’anthropologie contemporaine, reposant en outre sur une ethnographie rigoureuse qui fournit leur justification aux hypothèses avancées par Claude Vogel.” Georges Condominas

Claude Vogel est instituteur, puis ethnologue et chercheur de terrain ( Madagascar, Maurice et la Réunion ). Anthopologue et sémioticien de formation, il est titulaire d’un doctorat de 3ème cycle, 1976, et d’un doctorat d’état, 1992.Assistant du département d’anthropologie à l’université Saint-Denis de la Réunion, il co-fonde l’Institut international de Multimédia à l’université Léonard de Vinci à Paris et y enseigne. Consultant international pour les systèmes experts, les sciences cognitives et l’intelligence artificielle, il est membre d’honneur de l’Association française pour l’intelligence artificielle.


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Mots-clés : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit, Madagascar





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Système de libertés

Fondation grecque de l’anthropologie

Auteur(s) : TRISTANI Jean-Louis
Parution : 2016

Système de libertés Zoom sur: Système de libertés

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ISBN 10 : 2705339425
ISBN 13 : 9782705339425
Pages : 464
Format (mm) : 160x240

Redéfinir l’anthropologie, c’est d’abord dissiper le malentendu instauré par le modèle galiléen de scientificité appliqué aux sciences sociales contemporaines afin d’opérer un retour à la fondation historique de cette discipline dans l’epistêmê politikê des anciens Grecs. 

Trois voies d’accès à ce monde antique se dessinent à partir de trois œuvres du XXe siècle : la première a été ouverte par Georges Dumézil dans ses recherches sur la tripartition possible du panthéon grec ; la deuxième est celle de l’élucidation phéno-ménologique qui trouve son aboutissement dans l’œuvre de Martin Heidegger ; et la troisième s’inscrit dans la perspective encore insuffisamment exploitée par la théorie grammaticale de Gustave Guillaume qui va directement aux processus de pensée constructeurs du signifié sans signifiant qu’est le système de la langue. 

L’examen de la co-factualité existentielle grecque se déploie à partir d’un vaste champ qui concerne la philosophie, l’histoire et la médecine. À la lumière de cette enquête minutieuse, se dégage le commencement systématique du penser grec tel qu’il s’esquisse dans les systèmes de libertés que laisse entrevoir la reconquête de la signification grecque du mot aretê, traduit en français par « vertu ».


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Mots-clés : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit, anthropologie, Grèce




Sherungu Muriro

Mémoires d'un Nyanga

Parution : 2013

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ISBN 13 : 9782705338794
Pages : 320
Format (mm) : 160x240
Poids : 570g
Illustrations : 1 carte, 8 photos N&B

Le présent ouvrage est un condensé d’une autobiographie, augmentée d’informations ethnographiques et de nombreuses citations directes de Sherungu, barde du pays nyanga (région de l’est du Congo). Le résultat est unique en son genre, un alliage entre deux savoir-dire où ethnologue et barde se relaient pour raconter un peuple en pleine mutation 
à l’époque coloniale. « En 1952, lors d’une visite chez les Nyanga, population vivant dans les vastes forêts équatoriales de Walikale, j’ai pu admirer le talent d’un certain Sherungu qui jouait de la cithare à deux cordes et qui chantait en langue hunde. Au cours de sa performance, j’ai découvert en lui un homme aux talents multiples : il était un interlocuteur tout à la fois critique et de confiance qui savait commenter la vie quotidienne, assister aux diverses enquêtes et participer aux danses et aux rites. » Vers la fin de 1955, Sherungu rejoint l’auteur au centre Lwiro de l’Institut pour la recherche scientifique en Afrique centrale, près de Bukavu, afin qu’il raconte sa vie. Il a dicté ses mémoires à ses deux assistants, Messieurs Kubuya et Tubi, deux jeunes nyanga formés à la transcription, linguistiquement correcte, de textes oraux. Le fruit de cette collaboration fut exceptionnel : l’autobiographie de Sherungu, comprenant ses connaissances techniques et littéraires, couvre plus de 2000 pages manuscrites.


Daniel P. Biebuyck est H. Rodney Sharp Emeritus Professor of Anthropology and the Humanities à l’université du Delaware (USA). Il a étudié la philologie classique, le droit et l’anthropologie aux universités de Gand et de Londres. Entre 1949 et 1961, il a effectué des enquêtes de terrain approfondies auprès de différentes populations : les Bembe, les Lega et les Nyanga – dans l’est de l’actuelle République Démocratique du Congo (RDC) – dans le cadre de l’IRSAC (Institut pour la recherche en Afrique centrale). Auteur de nombreuses études, articles et livres sur l’art plastique, la tradition orale, les structures sociales, politiques et identitaires, les traditions et régimes de propriété foncière en Afrique centrale, ses travaux de traduction sur l’autobiographie de Sherungu ont été subventionnés par le National Endowment for the Humanities (Washington, DC) et l’université du Delaware (USA).


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Mots-clés : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit




Le Cèdre du Liban dans l'histoire

préface de Jean Richard

Parution : 2008

Le Cèdre du Liban dans l'histoire Zoom sur: Le Cèdre du Liban dans l'histoire

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ISBN 10 : 2705338098
ISBN 13 : 9782705338091
Pages : 264
Format (mm) : 160x240
Poids : 520g

…« Bien au dessus de la source, une montagne stérile et décharnée, le Makmel, dressant sa tête toute blanche en hiver, pâle en été, à plus de trois mille mètres dans le ciel. Au milieu s’élève une touffe de verdure. Ce sont, disséminés sur une dizaine de monticules, les groupes des cèdres… Ces “grands vieillards à toge verte, silencieuses vigies du passé et tranquilles spectateurs des montagnes et du cielˮ ».

Le père Raphaël, citant Goudard puis Saint Grégoire de Nysse, écrit : Il y a deux Liban ; le Liban réprouvé qui n’est que malice mais aussi le Liban élu auquel est comparée la beauté de l’Épouse. Planté dans le théâtre historique qui s’étend de l’antique Phénicie aux balbutiements de la Nation indépendante, le Cèdre est le personnage principal de cette synthèse érudite, rencontre de la poésie et de l’histoire. Composée à la façon d’un hymne au cèdre - cet arbre symbole du Liban pérenne, essence des temples et des navires célébrée dans les Écritures - l’œuvre du Père Raphaël nous transporte, sous une plume sensible et éclairée, à travers les civilisations…

Le père Pierre Raphael né en 1883 dans le Kesrouan est mort en 1961. Ordonné prêtre à Beyrouth à l’âge de 24 ans, il consacra sa vie tant aux recherches historiques qu’à la direction spirituelle. Profondément attaché au Liban, il dédia cet ouvrage aux principaux artisans de la renaissance de l’identité libanaise : Mgr Hayek et le Général Gouraud.


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Mots-clés : Histoire-Géographie, mythologie




La Plaine de Vientiane

avant-propos de Pierre Le Roux

Auteur(s) : CONDOMINAS Georges, GAUDILLOT Claude
Parution : 2000

La Plaine de Vientiane Zoom sur: La Plaine de Vientiane

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ISBN 10 : 270533677X
ISBN 13 : 9782705336776
Publication : co-édition Seven Oriens
Pages : 310
Format (mm) : 160x240
Poids : 600g
Illustrations : 34 photos NB, cartes, schémas

 

Travail réalisé en 1959, sur demande du Bureau de développement de la production agricole, sur la plaine de Vientiane au Laos.

De par son importance historique et la qualité de ses descriptions socio-économiques, ce 'rapport de mission' se devait d'être porté aux devants d'un plus large lectorat. Écrit dans un style précis et rigoureux mais sans emploi d'un vocabulaire trop technique, cet ouvrage intéressera aussi bien le lecteur soucieux d'avoir une bonne introduction au Laos, que l'étudiant ou le chercheur, ethnologue, anthropologue ou même historien, pour qui la vision pragmatique imposée par le projet, et la fiabilité des informations issues d'une investigation sur le terrain s'imposera comme une lecture de référence et sera la source de précieux renseignements.

Enfin, cette étude, véritable document historique, s'illustre aujourd'hui comme les dernières touches du portrait d'un monde disparu, alors au bord du vacillement, annonçant les événements dramatiques de la décennie suivante.



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Mots-clés : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit, ethnologie, géographie, agriculture, Asie du sud est, extrême orient, Laos




Expérience et Pensée Saint-Simon, saint-simoniennes, saint-simonisme

Naître à des liens menacés de silence

Auteur(s) : VEAUVY Christiane
Parution : 2022

Expérience et Pensée Saint-Simon, saint-simoniennes, saint-simonisme Zoom sur: Expérience et Pensée Saint-Simon, saint-simoniennes, saint-simonisme

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ISBN 10 : 2705341022
ISBN 13 : 9782705341022
Pages : 580
Format (mm) : 158x240


Chez Saint-Simon, la substitution d’une réorganisation sociale et d’un autre rapport à la nature à l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’administration des choses au gouvernement des hommes, entre autres, ont pris corps théoriquement en partant de l’expérience plutôt que de « raisonnements a priori » (Le Producteur, oct. 1825 - oct. 1826). De la lecture de ses Œuvres éditées pour la première fois en 2012 en Œuvres complètes émergent des liens entre action et pensée, corps et esprit. Le saint-simonisme (1825-1835) apparaît, au lendemain de la Révolution de Juillet, comme un « espace-temps » élargi aux prolétaires et aux femmes attirés par cette « nouvelle et puissante doctrine », prêts à s’impliquer dans la pratique de ces liens et les discussions dramatiques entre les deux « Pères », Bazard et Enfantin (sur la « question de la femme », les rapports internes et externes – silence sur les émeutes des canuts lyonnais). Saint-Simon et le saint-simonisme ont été /sont des « passe-frontières » entre les sexes, les cultures, les états (réciprocité des échanges avec la Toscane pré-unitaire et l’Allemagne des intellectuels post-hégeliens).


À la promesse « d’être sincères en tout », véritable leitmotiv du saint-simonisme, les « prolétaires saint-simoniennes » ont répondu en créant un mouvement autonome où vivre leur désir de ne pas séparer cœur, corps et esprit,  « dans la foi religieuse qui nous donne la force de vaincre » (La femme libre, 1832) ; par la création de cette forme sociale-politique et l’audace de leur pensée, elles ont précédé les hommes ; leurs écrits et ceux de leurs proches (Cl. Démar, S. Voilquin) nous bouleversent encore. Des formes de créativité étonnamment populaires sont nées en Provence sur les décombres de la société d’ordre, telles les chansons provençales de V. Gelu à Marseille (1837-1855) et ses « Notes biographiques » écrites en français (rééditées en partie à la fin XXe siècle), tel Le marquis des Saffras, roman du saint-simonien J. de la Madelène (1849) réédité plusieurs fois.
Femmes et hommes se réfèrant au « vrai », chez lesquels la totalité de l’être est engagée dans le sillage de Saint-Simon, n’inventent-ils pas le politique moderne à l’encontre des codes et des chartes fustigés par Cl. Démar (1833) ? Le saint-simonisme n’a-t-il pas été la matrice de la sociologie avec la découverte du rapport à l’autre, dégagée du moralisme étouffant du XIXe siècle (S. Zweig), peut-être articulée à la naissance du féminisme ? N’a-t-il pas généré une nouvelle manière de penser que la IIIe République aurait tenté d’annihiler (imposition du positivisme comme philosophie centrale) et les prémices de la découverte freudienne ?

Christiane Veauvy, chargée de recherche honoraire au CNRS, Docteur d’État es Lettres et Sciences humaines, Docteur en Sociologie, a consacré ses recherches à la Provence, au saint-simonisme et aux saint-simoniennes, aux féminismes (confrontation France, Italie, rives sud et est de la Méditerranée). Le rapport à l’autre est privilégié dans son approche pluridisciplinaire, ainsi que l’échange dans sa diversité, sa réciprocité ou son asymétrie.


Mots-clés : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit, Saint-Simonisme, Saint-Simon, sociologie