Auteur(s) : VILLELA PETIT Maria
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339241
Pages : 243
Format (mm) : 158x240
Poids : 350g
Héritiers des anciens Grecs, nous le sommes tous, bien que notre monde soit très différent du leur. Cet héritage n’a cessé de susciter des recherches mais, comme toujours lorsqu’on interprète des oeuvres du passé et plus encore des textes qui renvoient à des oeuvres disparues, certains aspects peuvent échapper même aux meilleurs spécialistes. D’où l’intérêt de prendre le temps de jeter sur la Grèce antique un regard neuf, convoquant différents domaines du savoir.
Ces Incursions en Grèce ancienne de Maria Villela-Petit sont composées de deux parties. La première analyse la question de l’art plastique dans le Sophiste de Platon, celle des peintres dans la Poétique d’Aristote, celle de la gloire ‑transmise grâce à la voix ‑dans le Philoctète de Sophocle. La seconde est consacrée au retentissement du personnage de Philoctète chez les philosophe contemporains, Benjamin Fondane notamment, et confronte les interprétations de Platon par Heidegger et Simone Weil, ainsi que l’idée, si différente, qu’ils se font de la Grèce : fermée chez Heidegger, ouverte et proche des sources « orientales » chez Simone Weil.
Maria Villela-Petit, née à Rio de Janeiro (Brésil), est arrivée en France en 1962. Elle étudie la Phénoménologie sous la direction de Paul Ricoeur, et, en octobre 1968, rentre comme chercheur au CNRS. À partir des années 80, elle suit le séminaire de Philosophie Ancienne, dirigé par Pierre Aubenque. Elle a également enseigné l’Esthétique à l’Institut Catholique de Paris de 1987 à 2004. Retraitée émérite des Archives Husserl de Paris (CNRS), elle est membre de plusieurs associations et membre du comité éditorial des OEuvres Complètes de Simone Weil.
Auteur(s) : TRISTANI Jean-Louis
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339425
ISBN 13 : 9782705339425
Pages : 464
Format (mm) : 160x240
Redéfinir l’anthropologie, c’est d’abord dissiper le malentendu instauré par le modèle galiléen de scientificité appliqué aux sciences sociales contemporaines afin d’opérer un retour à la fondation historique de cette discipline dans l’epistêmê politikê des anciens Grecs.
Trois voies d’accès à ce monde antique se dessinent à partir de trois œuvres du XXe siècle : la première a été ouverte par Georges Dumézil dans ses recherches sur la tripartition possible du panthéon grec ; la deuxième est celle de l’élucidation phéno-ménologique qui trouve son aboutissement dans l’œuvre de Martin Heidegger ; et la troisième s’inscrit dans la perspective encore insuffisamment exploitée par la théorie grammaticale de Gustave Guillaume qui va directement aux processus de pensée constructeurs du signifié sans signifiant qu’est le système de la langue.
L’examen de la co-factualité existentielle grecque se déploie à partir d’un vaste champ qui concerne la philosophie, l’histoire et la médecine. À la lumière de cette enquête minutieuse, se dégage le commencement systématique du penser grec tel qu’il s’esquisse dans les systèmes de libertés que laisse entrevoir la reconquête de la signification grecque du mot aretê, traduit en français par « vertu ».