De Jérusalem à Rome

Mélanges offerts à Jean RIAUD par ses amis, ses collègues et ses anciens élèves

Auteur(s) : Collectif, BORD Lucien-Jean (dir.), HAMIDOVIĆ David (dir.)
Parution : 2000


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ISBN 10 : 2705336729
ISBN 13 : 9782705336721
Pages : 275
Format (mm) : 160x240
Illustrations : portrait


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Mots-clés : Histoire-Géographie, Bible, philosophie, monde ancien





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El-Bisatie

ou la transfiguration du réel

Auteur(s) : SLEIMAN Rima
Parution : 2020


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ISBN 10 : 2705340452
ISBN 13 : 9782705340452
Pages : 266
Format (mm) : 160x240

Romancier et nouvelliste égyptien appartenant à la génération des écrivains des années soixante, Mohammad El-Bisatie (1937-2012) est l’un des auteurs majeurs de la littérature arabe contemporaine. Profondément marqué par la misère que connaissent les villages de son enfance dans la région de Port-Saïd, il se fait connaître en publiant, dès 1967, des nouvelles et des romans qui relatent des situations d’extrême violence et mettent à l’honneur des personnages marginaux ; prisonniers, pauvres et affamés, ainsi que des gens simples aux destinées brisées. Il obtient plusieurs prix littéraires et ses œuvres sont traduites en français et en anglais.
Qualifié de « poète de la fiction », El-Bisatie réinvente le rapport entre le récit et le poème en inscrivant au cœur de son œuvre le souci d’un réel augmenté et transfiguré. Tour à tour, le roman s’infléchit vers le poème et le poème vers le roman. Héritier du réalisme mahfouzien, Bisatie est le praticien d’un nouveau partage rhétorique qui dépasse la représentation mimétique pour une nouvelle forme d’écriture dense, épurée et concise. Une poésie du réel s’en dégage, non pas au sens d’un récit autoréférentiel et clos d’une rêverie solitaire, mais comme expérience d’une révélation.

Rima Sleiman est maître de conférences habilitée à diriger la recherche, à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) – Université Sorbonne Paris Cité (USPC) et directrice du département des études arabes. Normalienne et agrégée d’arabe, elle est docteure en littérature générale et comparée et auteure de nombreux articles portant sur de grandes figures de la littérature arabe moderne comme Badr Châkir al-Sayyâb, Maḥmûd Darwîch, Nagîb Maḥfûẓ ou Ibrâhîm al-Kûnî.


Mots-clés : Littérature-Histoire des textes, recit, poème, littérature arabe contemporaine, Mohammad El-Bisatie, poète de la fiction, Port-Saïd, réalisme mahfouzien, réel augmenté et transfiguré




Renaissance littéraire et conscience nationale

Les premiers romans en français au Liban et en Égypte, 1908-1933

Auteur(s) : HERVÉ-MONTEL Caroline
Parution : 2012


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ISBN 10 : 2705338454
ISBN 13 : 9782705338459
Pages : 604
Format (mm) : 160x240
Poids : 950g

Prix Diane Potier-Boès 2013

Sous l’impulsion de la Nahda et de l’expansion scolaire du français, une littérature romanesque francophone apparaît au début du XXe siècle au Liban et en Égypte lorsque s’affirment les consciences nationales : les identités collectives prennent forme dans des récits qui construisent les imaginaires nationaux en fixant de grands mythes et en débattant des valeurs sociales nouvelles.

Ces premiers romans héritent d’une part de la littérature arabe classique constituée en patrimoine culturel national, d’autre part de la littérature française qui fournit de grands modèles esthétiques - roman historique, réaliste et naturaliste - mais aussi des représentations du pays - littérature de voyage, littérature coloniale. Au « Levant », le français est une alterlangue – autre langue possible –, mais les romans sont plus nettement marqués par le contact des langues et des cultures en Égypte, par les normes du français scolaire au Liban. Éditées à Paris, les œuvres sont engagées dans des circuits de reconnaissance différents : les romanciers du Liban sont accueillis par les cercles nationalistes barrésiens, les romanciers d’Égypte par les internationalistes pacifistes et la revue Europe. Sur le plan local, la littérature francophone est intégrée à la téléologie nationale libanaise, car le bilinguisme est impliqué par la vocation de carrefour imaginée pour le Liban par ses premières élites nationales. En revanche, malgré une dynamique bilingue remarquable dans l’entre-deux-guerres, l’espace littéraire égyptien se fracture au milieu des années 1930 lorsque les écrivains francophones s’affranchissent des thèmes purement nationaux.

Agrégée de Lettres modernes et docteur en littérature française de l’université de Paris III-Sorbonne nouvelle, Caroline Hervé-Montel a vécu à Istanbul, Alexandrie et Beyrouth où elle enseigne actuellement dans un établissement de la Mission laïque française. Ses recherches portent sur les enjeux de la migration et la dynamique des espaces littéraires en relation avec les contacts de langues et de cultures, en particulier dans l’aire culturelle du Machrek.


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Mots-clés : Littérature-Histoire des textes, Liban, Egypte, littérature, francophonie, roman




Dictionnaire Cynégétique

Auteur(s) : BORD Lucien-Jean, MUGG J-P
Parution : 2004


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ISBN 10 : 2705337504
ISBN 13 : 9782705337506
Publication : co édition Gerfaut
Pages : 250
Format (mm) : 130x200

Ce livre est né de la rencontre de deux passions également partagées par ses auteurs : la cynégétique et la lexicographie, et d'une constatation : la connaissance de ces mots diminue au fil des ans. Il serait cependant regrettable que le vocabulaire particulièrement riche propre aux diverses disciplines qui constituent l'art cynégétique - et qui reste l'un des domaines de la lexicographie française où la vieille langue cohabite aisément avec les vocables les plus récents - disparaisse. Pour tenter d'y remédier, ce volume explroe plus de quatre mille mots et expressions. Au fil de leurs recherches, les auteurs ont pu relever que la spécificité des termes cynégétiques n'atteint jamais à cette technicité parfois outrée qui donne naissance aux néologismes jargonnants. Cela ne viendrait-il pas du fait que ce vocabulaire a mis longtemps à s'établier, plus de dix siècles. N'en irait-il pas du vocabulaire cynégétique, comme de la pratique elle-même ? La trompe de chasse a remplacé le huchet, mais la pibole perpétue celui-ci ; l'arquebuse à giboyer et ses descendants - fusil et carabine - ont remplacé l'arc, mais la chasse à l'arc est toujours pratiquée et connaît même un regain d'intérêt. Les vieux mots ont toujours leur place et les vocables récents trouvent aisément la leur : bel exemple de la manière dont le patrimoine linguistique peut et doit perdurer.

 

Auteur de plusieur ouvrages de linguistique ancienne et de lexicographie, Lucien-Jean BORD, est issu d'une vieille famille berrichonne où l'art et la tradition de la chasse se transmettent de génération en génération. Il a lui-même longtemps pratiqué la vénerie et la chasse à tir.

Vosgien, c'est-à-dire né dans un terroir hautement cynégétique, le colonel (e.r.) Jean-Pierre MUGG est linguiste mais aussi archer et arquebusier. Il pratique aussi bien la chasse à l'arc que la chasse à tir et poursuit des recherches techniques de l'archerie primitive et ancienne.


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Mots-clés : Histoire des sciences et des techniques




L’hyperbole et la concession

Rhétorique de la poésie arabe médiévale

Auteur(s) : FODA Hachem
Parution : 2023


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ISBN 10 : 2705341138
ISBN 13 : 9782705341138
Pages : 448
Format (mm) : 160x240

Entre rhétorique, philosophie et littérature, cet ouvrage traite de phénomènes essentiels de la poésie arabe médiévale. Alors que cette dernière est souvent abordée à travers des études historiques ou thématiques, on la trouve examinée ici sous son angle le plus inattendu et le plus redoutable : l’apparente obscurité de ses énoncés, où s’accumulent superlatifs, ellipses, verbes de quasi-acte et conditions paradoxales. Partant du problème de l’omniprésence dans cette poésie de ces deux figures que sont l’hyperbole et la concession, l’auteur met en évidence les différentes manifestations d’une véritable « logique concessive » qui la travaille de l’intérieur, anime ses thèmes et ses codes, et la voue à la « force affirmative » : dans la louange ou l’invective, pour accabler ou consoler, le poète est celui-là qui veut dire ce qui ne peut l’être. Au fil des pages, l’auteur (re)traduit et (ré)interprète des vers de poésie et des versets coraniques qui sont de véritables défis aux lecteurs et aux chercheurs. Alors même qu’il souligne leur illisibilité, l’auteur réalise l’exploit de nous rendre familiers ces textes si lointains et difficiles, faisant de son ouvrage une porte d’entrée unique en son genre sur la littérature arabe médiévale.

 

 Après l’obtention d’une maîtrise de littérature française à l’Univer­sité du Caire en 1976, Hachem Foda poursuit ses études à Nanterre, où il soutient une thèse en sémiologie sur le « Statut de l’événement dans le texte littéraire » en 1980. Invité à Ann Arbor University (Michigan, USA) puis au Collège international de philosophie (1982-1984), il se dirige finalement vers la littérature arabe classique, qu’il enseigne à Paris VIII puis à l’Institut national des langues et civilisations orientales jusqu’à son départ prématuré en 2022. Après des travaux portant sur des sujets aussi divers que les proverbes arabes, la poésie amoureuse, le genre de la louange, le statut de la fiction, etc. le présent ouvrage représente l’aboutissement d’une carrière qui a profondément marqué les études arabes en France et renouvelé la compréhension de la poésie et de la prose arabes classiques.

 


Mots-clés : Littérature-Histoire des textes, littérature, philosophie, rhétorique, études historiques, poésie arabe médiévale




Etudes Syriaques 15

Les auteurs syriaques et leur langue

Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, FARINA Margherita
Parution : 2018


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ISBN 10 : 2705340094
ISBN 13 : 9782705340094
Pages : 264
Format (mm) : 160x240

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est lesyriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde…). 

La langue et l’écriture syriaques constituent les marques identitaires les plus fortes, par lesquelles ces diverses communautés se définissent et autour desquelles elles se rassemblent. En même temps, la façon dont la langue syriaque est perçue et traitée au fil du temps et chez les différents auteurs est complexe et variable et nécessite une réflexion. Si certains la décrivent comme « la langue du Paradis », en l’identifiant avec la langue du premier homme, d’autres en soulignent le lien avec le grec, qui était dans l’Antiquité classique et tardive la langue de la culture et du savoir scientifique. C’est sur le modèle de la grammaire, de la rhétorique et de la logique grecques que se fondent les premières œuvres linguistiques syriaques, entre vie et viiie siècle, et l’influence de ce premier modèle perdura jusqu’au xiiie siècle.

De fait, l’influence grecque en syriaque dépasse les limites de l’imitation littéraire et concerne à la fois l’orthographe et la structure du lexique et de la syntaxe. Elle se révèle même dans la perception que certains auteurs syriaques avaient de leur langue. Nous avons là un domaine de recherche relativement récent, où l’épigraphie et les études sur le contact linguistique nous offrent des perspectives tout à fait stimulantes.

Avec la conquête islamique, les populations de langue syriaque sont confrontées aussi à la diffusion officielle de la langue arabe. Cette rencontre influe aussi sur la conception par les auteurs syriaques de la grammaire et, à partir du xie siècle, plusieurs d’entre eux s’inspirent de la théorie linguistique arabe pour structurer leurs traités, tandis que d’autres organisent la résistance. Si, dans le domaine de la syntaxe, l’arabe propose une approche et des catégories qui ont finalement été, au moins partiellement, assimilées par le syriaque, sur d’autres questions fondamentales le syriaque garda plus solidement son identité. Il suffit de rappeler qu’aucun des plus grands grammairiens syriaques du Moyen Âge n’utilise la notion de la racine trilitère dans la description de la conjugaison verbale, ni celle de la dérivation nominale ou verbale.

En dépit de l’importance du sujet pour l’appréhension de la culture syriaque, les études consacrées à l’histoire des sciences du langage sont relativement peu nombreuses. Ce volume se présente comme une première invitation à une approche interdisciplinaire de ce thème majeur, rassemblant les contributions de spécialistes de théorie grammaticale, de rhétorique, de logique, mais aussi de littérature, de linguistique comparée etc.


Mots-clés : Religions-Mythologies, littérature, logique, rhétorique, langue syriaque, linguistique comparée, théorie grammaticale