Auteur(s) : FAKKAR Rouchdi
Parution : 1990
ISBN 10 : 2705316809
ISBN 13 : 9782705316808
Tome : 3 vol.
Pages : 412
Format (mm) : 160x240
Poids : 1000g
Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : NOYE Dominique
Parution : 1989
ISBN 10 : 2705304843
ISBN 13 : 9782705304843
Pages : 425
Format (mm) : 160x240
Poids : 710g
Illustrations : nbr. Illustrations
Collection : Patrimoine Oriental commun
Auteur(s) : HAYOUN Maurice-Ruben
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339920
ISBN 13 : 9782705339920
Pages : 142
Format (mm) : 140x200
Dans le judaïsme rabbinique, tout vient de la Bible et tout y remonte. C’est le canon des XXIV livres qui constituent le credo juif, mais interprété par la tradition orale. Ce qui veut dire que le judaïsme n’est pas une religion biblique mais biblico-talmudique : ce sont les interprétations traditionnelles qui accompagnent la Tora, la tradition écrite. Selon la tradition, deux Torot furent remises à Moïse au Sinaï : une Tora écrite et une Tora orale qui se charge d’évoluer avec le temps tout en restant fidèle au noyau dur de la doctrine.
Maurice-Ruben Hayoun est professeur des universités, spécialiste de la philosophie médiévale juive et arabe (Maïmonide, ses précurseurs et ses épigones, Averroès, al-Farabi, ibn Baja et ibn Tufayl) et du renouveau de la philosophie juive en Allemagne de Moïse Mendelssohn (1729-1786) à Emmanuel Levinas (ob. 1995) en passant par Martin Buber, Gershom Scholem, Franz Rosenzweig et Léo Baeck.
ses principales publications sont : Les Lumières de Cordoue à Berlin, 2 volumes 1996, Agora. Léo Baeck, conscience du judaïsme moderne, Armand Colin, 2013. Martin Buber, Agora, 2014. Franz Rosenzweig, Agora, 2015. Emmanuel Levinas, philosophe-herméneute, Agora, 2017.
Collection : G.L.Etudes Chamito-Sémitiques
Auteur(s) : NAÏM-SANBAR Samia
Parution : 1985
ISBN 10 : 2705302433
ISBN 13 : 9782705302436
Pages : 156
Format (mm) : 160x240
Poids : 430g
Illustrations : 2 cartes
Collection : Les Geuthner
Auteur(s) : NORMAND Henry
Parution : 1998
ISBN 10 : 270533632X
ISBN 13 : 9782705336325
Tome : 4
Pages : 275
Format (mm) : 140x200
Poids : 310g
Illustrations : nbr. Ill
Auteur(s) : VEAUVY Christiane
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705341022
ISBN 13 : 9782705341022
Pages : 580
Format (mm) : 158x240
Chez Saint-Simon, la substitution d’une réorganisation sociale et d’un autre rapport à la nature à l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’administration des choses au gouvernement des hommes, entre autres, ont pris corps théoriquement en partant de l’expérience plutôt que de « raisonnements a priori » (Le Producteur, oct. 1825 - oct. 1826). De la lecture de ses Œuvres éditées pour la première fois en 2012 en Œuvres complètes émergent des liens entre action et pensée, corps et esprit. Le saint-simonisme (1825-1835) apparaît, au lendemain de la Révolution de Juillet, comme un « espace-temps » élargi aux prolétaires et aux femmes attirés par cette « nouvelle et puissante doctrine », prêts à s’impliquer dans la pratique de ces liens et les discussions dramatiques entre les deux « Pères », Bazard et Enfantin (sur la « question de la femme », les rapports internes et externes – silence sur les émeutes des canuts lyonnais). Saint-Simon et le saint-simonisme ont été /sont des « passe-frontières » entre les sexes, les cultures, les états (réciprocité des échanges avec la Toscane pré-unitaire et l’Allemagne des intellectuels post-hégeliens).
À la promesse « d’être sincères en tout », véritable leitmotiv du saint-simonisme, les « prolétaires saint-simoniennes » ont répondu en créant un mouvement autonome où vivre leur désir de ne pas séparer cœur, corps et esprit, « dans la foi religieuse qui nous donne la force de vaincre » (La femme libre, 1832) ; par la création de cette forme sociale-politique et l’audace de leur pensée, elles ont précédé les hommes ; leurs écrits et ceux de leurs proches (Cl. Démar, S. Voilquin) nous bouleversent encore. Des formes de créativité étonnamment populaires sont nées en Provence sur les décombres de la société d’ordre, telles les chansons provençales de V. Gelu à Marseille (1837-1855) et ses « Notes biographiques » écrites en français (rééditées en partie à la fin XXe siècle), tel Le marquis des Saffras, roman du saint-simonien J. de la Madelène (1849) réédité plusieurs fois.
Femmes et hommes se réfèrant au « vrai », chez lesquels la totalité de l’être est engagée dans le sillage de Saint-Simon, n’inventent-ils pas le politique moderne à l’encontre des codes et des chartes fustigés par Cl. Démar (1833) ? Le saint-simonisme n’a-t-il pas été la matrice de la sociologie avec la découverte du rapport à l’autre, dégagée du moralisme étouffant du XIXe siècle (S. Zweig), peut-être articulée à la naissance du féminisme ? N’a-t-il pas généré une nouvelle manière de penser que la IIIe République aurait tenté d’annihiler (imposition du positivisme comme philosophie centrale) et les prémices de la découverte freudienne ?
Christiane Veauvy, chargée de recherche honoraire au CNRS, Docteur d’État es Lettres et Sciences humaines, Docteur en Sociologie, a consacré ses recherches à la Provence, au saint-simonisme et aux saint-simoniennes, aux féminismes (confrontation France, Italie, rives sud et est de la Méditerranée). Le rapport à l’autre est privilégié dans son approche pluridisciplinaire, ainsi que l’échange dans sa diversité, sa réciprocité ou son asymétrie.