Auteur(s) : BODI Daniel
Parution : 2002
ISBN 10 : 2705337180
ISBN 13 : 9782705337186
Pages : 320
Format (mm) : 160x240
Cet ouvrage offre une analyse historique et comparative du livre biblique de Néhémie avec commentaire théologique et philosophique. L'auteur replace les événements des Mémoires de Néhémie dans le contexte du pourtour méditerranéen du Ve siècle avant notre ère. Moins d‘un siècle avant Néhémie, un autre haut fonctionnaire avait eu une carrière politique comparable : l'Égyptien Oudjahorresne. gouverneur de la cour perse en Égypte qui a laissé un témoignage écrit de sa mission.
L’auteur compare le travail de reconstruction de la citadelle de Jérusalem effectué par Néhémie et la reconstruction d'Athènes sous Thémistocle au Ve siècle avant notre ère. Il relève des parallèles avec la réforme sociale et politique de l‘homme d‘état athénien Solon. Néhémie savait reconnaitre le "moment favorable" et ce trait de son activité a été compara au concept de kairos auquel les anciens attribuaient une valeur religieuse et philosophique. Au cours de la réalisation de son œuvre. Néhémie manifeste une intelligence pratique et sait ruser avec l'adversité. Dans ce contexte, un recoupement est relevé entre le terme hébreu hokmah "sagesse" et la mètis des Grecs ou l' "intelligence rusée". Il s'agit d'un certain type d'intelligence engagée dans la pratique, affrontée à des obstacles qu'il faut dominer en rusant pour obtenir le succès dans les domaines les plus divers de l'action.
Dix ans avant l'arrivée de Néhémie à Jérusalem, la valeur stratégique et militaire d'une place forte a été démontrée par la citadelle de Memphis qui a fourni le refuge aux troupes perses en déroute. La citadelle de Jérusalem ne pouvait avoir qu‘un rôle défensif et en l'occurrence servir de refuge à une armée perse en défaite.
Jérusalem avait une existence légale et une structure sociale telle une "communauté autour du Temple". Cette unité économique était rependue était répandue à travers le Proche-Orient ancien entre le VIe et le IVe siècle avant notre ère où la population s'organisait autour du temple comme organe administratif.
L'ouvrage intéressera des passionnés d'histoire et tous ceux désirant se plonger aux sources orientales de notre civilisation occidentales.
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : AUGÉ Isabelle
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337776
ISBN 13 : 9782705337773
Pages : 420
Format (mm) : 160x240
Poids : 670g
Alexis Ier Comnène accède au pouvoir en 1081, à la suite d’un coup d’état, alors que l’Empire byzantin est en crise : attaqué sur tous les fronts, notamment par les Turcs saldjoûkides en Anatolie, il voit sa superficie diminuer de façon notable. Le nouvel empereur, son fils Jean et son petit-fils Manuel mettent alors tout en œuvre pour rétablir une certaine stabilité, sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur. Pour mener à bien la reconquête des provinces orientales perdues, les Comnènes doivent composer avec les chrétiens installés là de longue date, comme les Arméniens, ou les Latins, arrivés à la faveur de la première croisade.
Dès lors, des jeux d’alliances complexes se mettent en place ; les chrétiens des différentes confessions se montrant, suivant les périodes et les rapports de force, plus ou moins enclins à s’allier, sous la houlette byzantine, pour lutter contre les musulmans.
Isabelle Augé est actuellement maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Paul Valéry-Montpellier III. Elle a soutenu, en 2000, un doctorat ès lettres, dont le présent ouvrage est une version remaniée. Ses recherches actuelles portent sur les relations arméno-byzantines, en particulier sur le plan religieux.
Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : DIAGAYÉTÉ Mohamed
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340346
ISBN 13 : 9782705340346
Publication : co-édition Académie des sciences d'o
Traduction : oui
Pages : 154
Format (mm) : 160x240
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.
Mohamed Diagayété présente ici l’édition arabe, la traduction et le commentaire d’une longue épître écrite fin 1853 - début 1854 par Ahmad al-Bakkāy al-Kuntī lors du séjour à Tombouctou du voyageur Heinrich Barth. L’auteur, un des grands lettrés musulmans de son temps, y explique à l’émir du Māsina pourquoi l’islam commande de faire bon accueil à ce chrétien. L’intérêt de ce texte est multiple : lu en contrepoint avec le récit de voyage de Barth, il constitue un témoignage inestimable sur le dialogue entre deux érudits venus de deux mondes différents. Il permet de suivre l’argumentation par laquelle l’auteur justifie sa décision de protéger son hôte. Les documents publiés en annexe montrent que le soufi qu’était Ahmad al-Bakkāy cherchait également, par l’intermédiaire de Barth, le contact avec l’Angleterre pour faire contrepoids à l’avancée des Français au Sahara.
Mohamed Diagayété, docteur de l’université ez-Zeitouna de Tunis en 2007, se consacre à l’étude des manuscrits anciens du Mali. Il est depuis 2018 directeur général de l’IHERI-ABT (Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques Aḥmad Bābā de Tombouctou).
Auteur(s) : VEAUVY Christiane
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705341022
ISBN 13 : 9782705341022
Pages : 580
Format (mm) : 158x240
Chez Saint-Simon, la substitution d’une réorganisation sociale et d’un autre rapport à la nature à l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’administration des choses au gouvernement des hommes, entre autres, ont pris corps théoriquement en partant de l’expérience plutôt que de « raisonnements a priori » (Le Producteur, oct. 1825 - oct. 1826). De la lecture de ses Œuvres éditées pour la première fois en 2012 en Œuvres complètes émergent des liens entre action et pensée, corps et esprit. Le saint-simonisme (1825-1835) apparaît, au lendemain de la Révolution de Juillet, comme un « espace-temps » élargi aux prolétaires et aux femmes attirés par cette « nouvelle et puissante doctrine », prêts à s’impliquer dans la pratique de ces liens et les discussions dramatiques entre les deux « Pères », Bazard et Enfantin (sur la « question de la femme », les rapports internes et externes – silence sur les émeutes des canuts lyonnais). Saint-Simon et le saint-simonisme ont été /sont des « passe-frontières » entre les sexes, les cultures, les états (réciprocité des échanges avec la Toscane pré-unitaire et l’Allemagne des intellectuels post-hégeliens).
À la promesse « d’être sincères en tout », véritable leitmotiv du saint-simonisme, les « prolétaires saint-simoniennes » ont répondu en créant un mouvement autonome où vivre leur désir de ne pas séparer cœur, corps et esprit, « dans la foi religieuse qui nous donne la force de vaincre » (La femme libre, 1832) ; par la création de cette forme sociale-politique et l’audace de leur pensée, elles ont précédé les hommes ; leurs écrits et ceux de leurs proches (Cl. Démar, S. Voilquin) nous bouleversent encore. Des formes de créativité étonnamment populaires sont nées en Provence sur les décombres de la société d’ordre, telles les chansons provençales de V. Gelu à Marseille (1837-1855) et ses « Notes biographiques » écrites en français (rééditées en partie à la fin XXe siècle), tel Le marquis des Saffras, roman du saint-simonien J. de la Madelène (1849) réédité plusieurs fois.
Femmes et hommes se réfèrant au « vrai », chez lesquels la totalité de l’être est engagée dans le sillage de Saint-Simon, n’inventent-ils pas le politique moderne à l’encontre des codes et des chartes fustigés par Cl. Démar (1833) ? Le saint-simonisme n’a-t-il pas été la matrice de la sociologie avec la découverte du rapport à l’autre, dégagée du moralisme étouffant du XIXe siècle (S. Zweig), peut-être articulée à la naissance du féminisme ? N’a-t-il pas généré une nouvelle manière de penser que la IIIe République aurait tenté d’annihiler (imposition du positivisme comme philosophie centrale) et les prémices de la découverte freudienne ?
Christiane Veauvy, chargée de recherche honoraire au CNRS, Docteur d’État es Lettres et Sciences humaines, Docteur en Sociologie, a consacré ses recherches à la Provence, au saint-simonisme et aux saint-simoniennes, aux féminismes (confrontation France, Italie, rives sud et est de la Méditerranée). Le rapport à l’autre est privilégié dans son approche pluridisciplinaire, ainsi que l’échange dans sa diversité, sa réciprocité ou son asymétrie.
Collection : Manuels
Auteur(s) : MALBRAN-LABAT Florence
Parution : 1995
ISBN 10 : 2705335838
ISBN 13 : 9782705335830
Pages : 362
Format (mm) : 210x275
Poids : 1100g
Illustrations : 3 cartes
Auteur(s) : OLIVIER Jean-Pierre
Parution : 1954
ISBN 10 : 2705318941
ISBN 13 : 9782705318949
Tome : 2 fascicules
Pages : 121
Format (mm) : 220x285
Poids : 620g