Kalantars: Les seigneurs arméniens dans la Perse safavide

Auteur(s) : TOKATLIAN Armen
Parution : 2009


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ISBN 10 : 2705338268
ISBN 13 : 9782705338268
Pages : 128
Format (mm) : 165x240
Illustrations : nombreuses ill. couleur

 

Cet ouvrage rapporte en détail l'épopée des Arméniens d'Ispahan, tout en illustrant les mécanismes subtils du fonctionnement de la cour safavide, à une époque où de grands changements sont perceptibles. L'auteur nous propose une nouvelle grille de lecture sur l'histoire commune, au XVIIe siècle, des Persans et des Arméniens, transformant ainsi ce livre en un véritable instrument de découverte.



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Mots-clés : Histoire-Géographie, arts, Iran, Perse, arménie, céramique, miniature, gholam, gilan, joulfa, miniatures, qizilbash





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L'Église arménienne entre Grecs et Latins

fin du XIe - milieu du Xve s - avec une préface de Jean Pierre MAHÉ

Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : Collectif, AUGÉ Isabelle (dir.)
Parution : 2009


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ISBN 10 : 2705338187
ISBN 13 : 9782705338183
Pages : 286
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g

En partie chassés de la Grande Arménie vers les rives de la Méditerranée orientale, à la suite de la conquête turque, les Arméniens, qu’ils se soient politiquement restructurés (principautés, puis royaume d’Arménie cilicienne, seigneuries arméniennes de l’Euphratèse) ou rassemblés en communautés (urbaines ou rurales), se trouvent, à partir de la fin du XIe siècle, en contact direct avec les peuples chrétiens du Proche-Orient : Grecs de Byzance, Syriaques de diverses confessions et, derniers venus, Francs de la Croisade. Dès lors, des contacts continuels ont lieu entre les chefs de l’Église arménienne et les Latins, alors que les discussions, déjà nombreuses dans le passé, continuent avec les Grecs, mais aussi les représentants d’autres Églises orientales (jacobite, géorgienne) ; dans ce contexte, la chrétienté arménienne cherche à maintenir son identité tout en s’adaptant aux conditions du temps, c’est-à-dire d’abord à un passage de l’hégémonie byzantine à celle de l’Occident latin, puis à la montée des puissances musulmanes (Turcs saldjoûkides, Ayyoûbides, enfin Mamelouks).

Quelques points forts ressortent : l’esprit d’ouverture exceptionnel des catholicos-patriarches de la lignée des Pahlawouni, l’importance des contacts culturels (nombreuses traductions de textes, du latin, du grec, voire du syriaque vers l’arménien, et inversement), les influences réciproques, par exemple dans le cas de l’art de la miniature.

Le Congrès international « L’Église arménienne entre Grecs et Latins (fin XIe-milieu XVe siècle) » (Montpellier-12 et 13 juin 2007) a réuni une vingtaine de participants, dont quatre venus de la République d’Arménie. Les textes présentés ici abordent l’ensemble des questions évoquées plus haut, en favorisant l’approche comparatiste. Ils enrichissent ainsi l’histoire des relations interecclésiales dans l’aire proche-orientale 
et caucasienne.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Moyen-Âge




Byzantins, arméniens et Francs au temps de la croisade

Politique religieuse et reconquête en Orient sous la dynastie des Comnènes 1081-1185

Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : AUGÉ Isabelle
Parution : 2007


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ISBN 10 : 2705337776
ISBN 13 : 9782705337773
Pages : 420
Format (mm) : 160x240
Poids : 670g

Alexis Ier Comnène accède au pouvoir en 1081, à la suite d’un coup d’état, alors que l’Empire byzantin est en crise : attaqué sur tous les fronts, notamment par les Turcs saldjoûkides en Anatolie, il voit sa superficie diminuer de façon notable. Le nouvel empereur, son fils Jean et son petit-fils Manuel mettent alors tout en œuvre pour rétablir une certaine stabilité, sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur. Pour mener à bien la reconquête des provinces orientales perdues, les Comnènes doivent composer avec les chrétiens installés là de longue date, comme les Arméniens, ou les Latins, arrivés à la faveur de la première croisade.

Dès lors, des jeux d’alliances complexes se mettent en place ; les chrétiens des différentes confessions se montrant, suivant les périodes et les rapports de force, plus ou moins enclins à s’allier, sous la houlette byzantine, pour lutter contre les musulmans.

Isabelle Augé est actuellement maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Paul Valéry-Montpellier III. Elle a soutenu, en 2000, un doctorat ès lettres, dont le présent ouvrage est une version remaniée. Ses recherches actuelles portent sur les relations arméno-byzantines, en particulier sur le plan religieux.


Mots-clés : Histoire-Géographie, christianisme, Moyen-Âge, Croisades




Art des Khatchkars

Les pierres à croix arméniennes d'Ispahan et de Jérusalem

Auteur(s) : KHATCHADOURIAN Haroutioun, BASMADJIAN Michel
Parution : 2014


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ISBN 13 : 9782705338879
Pages : 444
Format (mm) : 230x280
Poids : 2000g
Illustrations : Très nombreuses illustrations couleurs

Héritiers d'une tradition séculaire, empreintes manifestes de l'identité arménienne, les խաչքար (khatchkars, pierres à croix) sont le reflet de la foi d'un peuple et du culte de la croix dans la spiritualité arménienne. Cet ouvrage présente la première étude approfondie d’un ensemble de khatchkars situés hors de la terre d’Arménie. Pas moins de 669 pierres à croix d’Ispahan et de Terre sainte s’y trouvent répertoriées, photographiées, décrites et analysées avec une grande précision terminologique.

Outre l’étude d’un corpus particulier et au-delà de la dimension patrimoniale, cet ouvrage propose la définition d’une typologie et d’un vocabulaire qui permettront de classifier et de caractériser d’autres ensembles de khatchkars à l’aide d’une terminologie unifiée et précise. Des planches schématiques illustrent la diversité des structures formelles et plusieurs répertoires présentent la richesse des ornements qui sont rigoureusement reproduits. La totalité des inscriptions est retranscrite et commentée, permettant ainsi de lever peu à peu le voile sur les secrets de ces témoins silencieux de l’histoire arménienne.

« Le principal intérêt des chercheurs était de préparer non seulement un dossier complet sur ces khatchkars de petites dimensions, mais aussi de fournir un outil fiable pour d’autres études, y compris celles concernant l’évolution du style et des compositions formelles. » (Dickran Kouymjian)

Cette contribution majeure consacrée aux pierres à croix arméniennes est le fruit d’une complicité entre deux chercheurs qui ont mis leur passion au service de ce patrimoine millénaire.

Haroutioun Khatchadourian est ingénieur Supelec de formation, spécialiste des systèmes d’information. Dès 1984, parallèlement à son activité professionnelle, il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO. Il effectue plusieurs missions en Arménie, en Turquie et en Iran dans le but de mener un travail archéologique spécifique sur les khatchkars.

Michel Basmadjian est directeur d’un établissement médico-social de protection de l’enfance. Intéressé très tôt par l’architecture médiévale arménienne, il s’engage dans l’étude des monuments et s’implique dans la diffusion de ce patrimoine particulièrement menacé en Turquie. Il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO et lors de ses nombreux voyages d’étude en Arménie, en Turquie et au Moyen Orient, il réunit une documentation riche et inédite sur les khatchkars.


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Mots-clés : arts, Iran, Perse, christianisme, arménie, Palestine, stèle, Terre sainte, typologie, Croix, Jolfa, Jowla




Arméniens et autres chrétiens d'Orient sous la domination mongole

l'Ilkhanat de Ghâzân 1295-1304

Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : LUISETTO Frédéric
Parution : 2007


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ISBN 10 : 2705337911
ISBN 13 : 9782705337919
Pages : 264
Format (mm) : 160x240
Poids : 420g

Frédéric Luisetto (1977-2000) étudiant à l’Université de Montpellier (celle-là même où étudia l’historien orientaliste René Grousset, de l’Académie française) de 1994 à 1999, s’était passionné, dès son enfance et au-delà, pour l’Empire des Mongols, peuple dont il admirait l’exceptionnelle vitalité et le génie stratégique. Lorsqu’il fut en Maîtrise d’Histoire, son professeur, Gérard Dédéyan dont les recherches concernent les chrétiens orientaux (et, plus particulièrement les Arméniens au Moyen Age), lui proposa de traiter leurs relations avec l’Empire mongol. Le jeune chercheur, pour rassembler l’ensemble de sa documentation, effectua un séjour en Arménie : il y étudia, à l’Université d’Etat d’Erevan, l’arménien et le russe. Sa recherche était ponctuée de rencontres et d’échanges, entre autres, avec Jean Richard, membre de l’Institut de France, éminent spécialiste de l’Orient chrétien et de l’Empire mongol. Il en résulta le travail présenté maintenant au public, sous le titre Arméniens et autres chrétiens orientaux sous la domination mongole - l’Ilkhanat de Ghâzân (1295-1303).

Cet ouvrage étudie, à partir d’un riche corpus de sources, le passage chez Ghâzân, premier souverain mongol de Perse converti à l’islam, de la persécution - contrastant avec la protection accordée jusque là aux chrétiens orientaux, nestoriens et Arméniens du royaume d’Arménie cilicienne - à la tolérance, en s’interrogeant sur les motivations réelles de l’Ilkhân : retour à la solidarité traditionnelle avec les chrétiens, ou opportunisme politique ?

La publication de cet ouvrage, en même temps qu’elle permet d’analyser les conséquences, pour les chrétiens orientaux, de la conversion de leur protecteur à l’islam, est un hommage à un jeune et talentueux chercheur, disparu accidentellement et qui aurait eu trente ans aujourd’hui. Son ouvrage inaugure la collection “Orient Chrétien Médiéval”.


Mots-clés : Histoire-Géographie




Le comte Maurice Benyowsky ou le rêve d’un royaume malgache

Recueil de documents (1774-1786)

Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : Collectif, KUNEC Patrik, THIEBAUT Rafaël, TRNOVEC Silvester
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705340384
ISBN 13 : 9782705340384
Format (mm) : 160x240

Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.

Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.

Au xviiie siècle, Madagascar, comme tout le continent africain, n’échappe pas au commerce des esclaves, de bétail et de riz. Située sur la route des Indes, la Grande Isle alimente surtout les plantations des îles Bourbon (La Réunion) et de France (Maurice) où se trouvait un gouverneur français. Le comte Maurice Benyowsky, noble hongrois d’origine slovaque, après une vie périlleuse en Europe et en Asie, réussit par le récit de ses aventures et son aplomb à convaincre le roi de France et Versailles de lui confier une importante expédition pour établir une colonie durable à Madagascar. Impressionnées par sa force et sa revendication d’appartenir à une ancienne dynastie, de nombreuses tribus l’élisent « roi des rois ». Il fait le rêve fou de créer un royaume mais cette mission est un échec. De retour en France, mû par son rêve de royauté, il propose une seconde expédition. Éconduit par Versailles, son projet convainc des entrepreneurs américains. Devenu gênant, il est tué dans une escarmouche avec des soldats français. Personnage hors du commun, ses mémoires lui assurent une immense notoriété posthume en Europe et inspirent musiciens et écrivains jusqu’à nos jours. On trouvera édités ici les principaux documents (1774-1786) relatifs à cette aventure chimérique.

 

Patrik Kunec est historien au Département d'Histoire de l’Université Matej Bel à Banská Bystrica (Slovaquie) ; Rafaël Thiébaut est chercheur postdoctoral au Musée du quai Branly à Paris et Silvester Trnovec est chercheur à l’Institut des études orientales de l’Académie slovaque des sciences, à Bratislava. Il co-dirige pour l’Europe le projet international Fontes Historiae Africanae.


Mots-clés : Histoire-Géographie, afrique, Manuscrit, Madagascar, Benyowsky