Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : Collectif, MUTAFIAN Claude (dir.)
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338985
Pages : 398
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Illustrations : 16 pl. couleurs + ill. en N&B
La juxtaposition des noms « Méditerranée » et « Arméniens » peut paraître artificielle quand on évalue sur une carte la distance entre l’Arménie, enclavée à l’est de l’Asie Mineure, sans façade maritime, et la Méditerranée. Pourtant, les relations entre ces deux entités ont été intenses durant plusieurs siècles. En effet, pour des raisons liées aux invasions turques en Asie Mineure et à l’arrivée des croisés au Levant, il s’est créé au xiie siècle en Cilicie, dans l’angle nord-est de la Méditerranée, face à l’île de Chypre, une principauté arménienne, officiellement érigée en 1198 en un royaume d’Arménie hors du territoire de l’Arménie historique.
Ainsi muni d’une ample façade maritime, ce royaume eut d’étroits contacts tant avec les puissances commerçantes méditerranéennes, en particulier Venise et Gênes, qu’avec l’Orient latin frontalier. Il fournit au royaume latin de Jérusalem trois reines, dont les deux premières : il était dès lors logique d’organiser dans la Ville sainte un colloque international consacré aux divers aspects de cette « Méditerranée des Arméniens ». On y traita en juillet 2009 des rapports arméno-latins au Levant, des relations du royaume avec l’ensemble de l’Orient chrétien, avec le monde musulman et avec les Mongols arrivés dans la région au xiiie siècle, sans oublier les intenses échanges artistiques et commerciaux.
Après la chute de ce royaume, en 1375, une partie de la population arménienne se maintint en Cilicie, mais il y eut également un important flux migratoire dans diverses directions, en particulier vers les rivages aux mains des Génois, familiers des Arméniens, dont la Crimée que l’on peut considérer comme un prolongement de
la Cilicie arménienne.
Les Arméniens et l’Orient latin
Les Arméniens et l’Orient non latin
Les aspects économiques
Les aspects artistiques
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : Collectif, DÉDÉYAN Gérard (dir.), RIZK Karam (dir.)
Parution : 2010
ISBN 10 : 270533839X
ISBN 13 : 9782705338398
Pages : 260
Format (mm) : 155x240
Poids : 500g
L’ouvrage publié ici – Le comté de Tripoli, état multi-culturel et multiconfessionnel (1102-1289) – présente une double particularité : il est le premier à faire le point sur cet état (le seul, dans l’Orient latin, à être de langue d’oc et non de langue d’oil), marqué par la présence de seigneurs du Midi de la France, depuis le livre classique de Jean Richard, Le comté de Tripoli sous la dynastie toulousaine (1102-1187), dont l’auteur a bien voulu apporter sa précieuse contribution au présent ouvrage ; par ailleurs, quelques-uns des coauteurs enseignant au Liban (Université Saint-Esprit de Kaslik, Université libanaise) ou étant spécialistes de l’Orient médiéval, l’accent est fortement mis sur le rôle des autochtones (Maronites, Syriaques melkites et jacobites, entre autres).
Cette insistance correspond bien à la nature des relations intercommunautaires dans le comté de Tripoli, du moins jusqu’aux victoires de Saladin, sultan d’égypte et de Syrie à la fin du XIIe siècle : le comté est créé par Raymond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse et marquis de Provence, qui avait participé à la Reconquista ibérique et entretenait des esclaves musulmans sur ses terres provençales. Dans le comté, dont la confrontation avec Saladin reste discrète, les combattants pratiquent plutôt la razzia (complémentaire des échanges économiques entre Tripoli et les émirats arabes riverains de l’Oronte) que la guerre. à partir du milieu du XIIIe siècle, le comté de Tripoli, associé depuis le tournant du XIIe siècle à la principauté d’Antioche sous une même dynastie, normanno-poitevine, entre docilement dans le jeu politique d’un état presque indigène : le royaume d’Arménie cilicienne.
C’est en étant attentif à cet esprit d’ouverture intercommunautaire qu’ont travaillé les Professeurs Karam Rizk (Université Saint-Esprit de Kaslik) et Gérard Dédéyan (Université Paul Valéry - Montpellier III), coordonnateurs de l’ouvrage, spécialistes, l’un, de l’histoire du Liban, l’autre, de celle de l’Arménie.
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : AUGÉ Isabelle
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337776
ISBN 13 : 9782705337773
Pages : 420
Format (mm) : 160x240
Poids : 670g
Alexis Ier Comnène accède au pouvoir en 1081, à la suite d’un coup d’état, alors que l’Empire byzantin est en crise : attaqué sur tous les fronts, notamment par les Turcs saldjoûkides en Anatolie, il voit sa superficie diminuer de façon notable. Le nouvel empereur, son fils Jean et son petit-fils Manuel mettent alors tout en œuvre pour rétablir une certaine stabilité, sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur. Pour mener à bien la reconquête des provinces orientales perdues, les Comnènes doivent composer avec les chrétiens installés là de longue date, comme les Arméniens, ou les Latins, arrivés à la faveur de la première croisade.
Dès lors, des jeux d’alliances complexes se mettent en place ; les chrétiens des différentes confessions se montrant, suivant les périodes et les rapports de force, plus ou moins enclins à s’allier, sous la houlette byzantine, pour lutter contre les musulmans.
Isabelle Augé est actuellement maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université Paul Valéry-Montpellier III. Elle a soutenu, en 2000, un doctorat ès lettres, dont le présent ouvrage est une version remaniée. Ses recherches actuelles portent sur les relations arméno-byzantines, en particulier sur le plan religieux.
Auteur(s) : DÉDÉYAN Gérard (dir.), AUGÉ Isabelle (dir.), SCHOULER Bernard (dir.)
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339401
ISBN 13 : 9782705339401
Pages : 224
Format (mm) : 160x240
Comme l’a écrit Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, René Grousset (1885-1952) apparaît comme « l’historien de tout l’Orient ».
Né à Aubais, dans le Gard, ayant obtenu son baccalauréat et sa licence à la Faculté des Lettres de Montpellier, décoré de la Légion d’honneur pendant la Première Guerre mondiale, il est conservateur en chef des musées Cernuschi (1933) et Guimet (1944), effectue des missions en Orient et enseigne à l’école des Langues orientales. Il est élu en 1946 à l’Académie française.
Mais, « ma biographie, c’est ma bibliographie », aime-t-il à répéter. De fait, entre 1914 et 1952, il écrit, le plus souvent seul, dans une approche d’historien et d’historien de l’Art, plus d’une vingtaine d’ouvrages, certains en plusieurs volumes, qui couvrent tout le continent asiatique et débordent sur l’Arménie et la Grèce. Consultant les meilleurs spécialistes des diverses disciplines qu’il brasse, il livre des synthèses lumineuses, souvent non remplacées à ce jour (Histoire de l’Extrкme-Orient,Sur les traces du Bouddha, Histoire des Croisades, L’Empire des steppes), rédigées avec une écriture inspirée. Son œuvre, qui a, en quelque sorte, rouvert la route de la soie et celle de la sagesse orientale à l’élite intellectuelle formée dans les années cinquante, est, depuis quelques années, progressivement rééditée. Elle est, plus que jamais, d’actualité, car c’est celle d’un authentique« Européen », conscient des valeurs qui ont façonné le vieux continent, mais également fasciné par la civilisation plusieurs fois millénaire de l’Asie, dont il sait discerner l’humanisme spécifique et, couronnement de celui-ci, une spiritualité à laquelle il est profondément sensible.
En une période où, plus que jamais, la paix mondiale semble menacée, le message de René Grousset – à savoir que ce qui unit les hommes, « de la Grèce à la Chine » (c’est le titre d’un de ses ouvrages), l’emporte et doit l’emporter sur ce qui les divise – est d’une singulière actualité.
Une vingtaine d’auteurs, universitaires admirateurs de Grousset français et étrangers, ont participé à cet ouvrage – le seul complet à ce jour sur l’illustre orientaliste languedocien – leurs contributions étant enrichies de photos des sites « groussetiens » et de documents écrits.
S’étant intéressées à Grousset dès le début de sa carrière, les éditions Geuthner se sont fait un point d’honneur de publier cet ouvrage, dirigé par trois professeurs de l’Université Paul-Valéry de Montpellier : Gérard Dédéyan, Isabelle Augé, Bernard Schouler.
Collection : Documents Relatifs à l'Histoire des Croisades
Auteur(s) : SMBAT
Parution : 1980
ISBN 10 : 2705312080
ISBN 13 : 9782705312084
Traduction : G. DEDEYAN (trad. de l'arménien)
Pages : 139
Format (mm) : 165x250
Poids : 240g
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : Collectif, AUGÉ Isabelle (dir.)
Parution : 2009
ISBN 10 : 2705338187
ISBN 13 : 9782705338183
Pages : 286
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
En partie chassés de la Grande Arménie vers les rives de la Méditerranée orientale, à la suite de la conquête turque, les Arméniens, qu’ils se soient politiquement restructurés (principautés, puis royaume d’Arménie cilicienne, seigneuries arméniennes de l’Euphratèse) ou rassemblés en communautés (urbaines ou rurales), se trouvent, à partir de la fin du XIe siècle, en contact direct avec les peuples chrétiens du Proche-Orient : Grecs de Byzance, Syriaques de diverses confessions et, derniers venus, Francs de la Croisade. Dès lors, des contacts continuels ont lieu entre les chefs de l’Église arménienne et les Latins, alors que les discussions, déjà nombreuses dans le passé, continuent avec les Grecs, mais aussi les représentants d’autres Églises orientales (jacobite, géorgienne) ; dans ce contexte, la chrétienté arménienne cherche à maintenir son identité tout en s’adaptant aux conditions du temps, c’est-à-dire d’abord à un passage de l’hégémonie byzantine à celle de l’Occident latin, puis à la montée des puissances musulmanes (Turcs saldjoûkides, Ayyoûbides, enfin Mamelouks).
Quelques points forts ressortent : l’esprit d’ouverture exceptionnel des catholicos-patriarches de la lignée des Pahlawouni, l’importance des contacts culturels (nombreuses traductions de textes, du latin, du grec, voire du syriaque vers l’arménien, et inversement), les influences réciproques, par exemple dans le cas de l’art de la miniature.
Le Congrès international « L’Église arménienne entre Grecs et Latins (fin XIe-milieu XVe siècle) » (Montpellier-12 et 13 juin 2007) a réuni une vingtaine de participants, dont quatre venus de la République d’Arménie. Les textes présentés ici abordent l’ensemble des questions évoquées plus haut, en favorisant l’approche comparatiste. Ils enrichissent ainsi l’histoire des relations interecclésiales dans l’aire proche-orientale et caucasienne.