Auteur(s) : TEDGHI Joseph (dir.)
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341305
ISBN 13 : 9782705341305
Pages : 354
Format (mm) : 160x240
De l’exode de Judée (-587) à l’exil forcé de 1956, l’Égypte, terre de mille civilisations, fut pour les juifs un refuge salutaire en dépit de quelques périodes sombres, voire un pays de cocagne à la fin du xixe siècle et dans la première moitié du xxe siècle. Au lendemain de la création de l’État d’Israël en 1948 et de la nationalisation du canal de Suez en 1956, les juifs d’Égypte, massivement expulsés ou contraints de quitter leur terre natale, prennent la route de l’exil, se dispersant aux quatre coins du monde.
Pour commémorer le cinquantième anniversaire de cet exode, un colloque a été organisé à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris, rassemblant des intervenants de divers horizons. Le présent ouvrage réunit leurs interventions articulées autour de cinq thèmes essentiels : l’histoire de la présence juive sur les rives du Nil, les mutations socio-culturelles aux xixe et xxe siècles, la communauté caraïte, l’expression artistique et littéraire ainsi que l’intégration au lendemain de l’exil dans les différents pays d’accueil.
Cet ouvrage nous invite à découvrir un héritage souvent méconnu, un parcours humain et historique qui éclaire les ombres d’un monde en mutation.
Auteur(s) : HAMMAD Manar
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341510
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Illustrations : nombreuses
Auteur(s) : BAZZI Rachid
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341497
Traduction : Traduit et annoté par Rachid Bazzi
Pages : 256
Format (mm) : 160x240
Auteur(s) : MOUSSALI Bernard
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341244
ISBN 13 : 9782705341244
Pages : 441
Format (mm) : 160x240
Le Congrès de musique arabe, en 1932, qui avait rassemblé au Caire de nombreux musicologues d’Orient et d’Occident, ainsi que des musiciens du monde arabe, vit se confronter plusieurs visions de la future musique arabe moderne : d’une part, des conservateurs qui pensaient en termes de fidélité à la tradition de l’improvisation et du ṭarab (l’émotion musicale indissociable de la performance vivante), et d’autre part, des réformistes qui souhaitaient utiliser les outils de la musique occidentale, notamment pour s’adapter à la radio, au cinéma et à l’écoute de masse. À cette occasion, de nombreux enregistrements furent effectués sur disques 78 tours : musiques d’Égypte, classique, populaire et religieuse ; musiques arabes, principalement : Irak, Algérie, Tunisie et Maroc. Après leur publication par la Bibliothèque nationale de France en 2015, basée sur la documentation de l’historien franco-libanais Bernard Moussali, 1953-1996, ces enregistrements importants n’ont pourtant pas livré tous leurs secrets.
Bernard Moussali, qui préparait dans sa thèse de doctorat une analyse des débats du Congrès, avait mis cet événement crucial en perspective avec la période ottomane tardive, la Renaissance arabe, Nahda, et les débats entre musiciens et musicologues du Proche-Orient, ainsi qu’avec le mécénat des khédives d’Égypte depuis le XIXe siècle. Il remettait aussi ces débats dans le contexte de l’émergence des premiers enregistrements commerciaux des musiques arabes de l’Orient et du Maghreb, ainsi que des évolutions en cours depuis le début du XXe siècle. Les débats entre tradition et modernité, qui soulèvent la grande question de l’identité culturelle arabe, sont toujours pleinement d’actualité. Après la disparition de B. Moussali, Jean Lambert a édité ce texte inachevé, en lui fournissant les nécessaires compléments apportés par la recherche depuis les vingt-cinq dernières années. Il en résulte une proposition d’interprétation des significations historiques et anthropologiques de ce Congrès : comment concilier le sentiment de parenté et d’unité de civilisation, spontanément perçu par les Arabes, avec la grande diversité de leurs traditions musicales ? Comment concevoir une future musique arabe de manière universelle, à la fois inventive et inclusive de ses riches sources et ressources culturelles ? Des questions que beaucoup se posent encore...
Auteur(s) : JUMEL Chantal
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705341343
ISBN 13 : 9782705341343
Pages : 160
Format (mm) : 210x280
Les peintures éphémères qui ornent les sols et les murs de l’Inde se déploient telles des tapisseries vivantes, capturant l’essence des rituels religieux, des fêtes saisonnières, des mythes fondateurs et des récits mythologiques. Chaque création offre une perspective unique du patrimoine graphique et culturel de l’Inde, exprimé à travers une grande diversité de formes et de couleurs. Du Kérala au Tamil Nadu, en passant par les villages du Rajasthan, du Bengale, de l’Odisha et du Jharkhand, les régions dévoilent des styles distincts, où les artistes, souvent anonymes, perpétuent des gestes ancestraux en créant des motifs qui célèbrent la vie, les divinités et la nature, tout en honorant le rythme du temps et des saisons.
Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études, Sorbonne, Chantal Jumel est chercheuse indépendante, voyageuse, photographe, artiste et auteure, spécialisée dans les arts visuels et rituels de l’Inde. Lauréate du CNL (Centre National du Livre) 2013, et de la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) 2010. Auteure de deux ouvrages : « Voyage dans l’imaginaire Indien, Kolam, dessins éphémères des femmes tamoules » et de « Kolam et Kalam, peintures rituelles éphémères de l’Inde du Sud » aux Éditions Geuthner. Réalisatrice d’un film « Kalam Eluttu Pattu » ou « Peindre et chanter le kalam » produit avec le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique).
Collection : Patrimoine Oriental commun
Auteur(s) : HAYOUN Maurice-Ruben
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705339975
ISBN 13 : 9782705339975
Publication : co-édition RECONSTRUIRE ENSEMBLE, Be
Pages : 382
Format (mm) : 140x200
La pratique religieuse juive
Le temple ayant été détruit en l’an 70, la piété du sanctuaire fut désertée pour une mutation imposée par l’histoire. Elle
laissa une trace profonde dans le judaïsme exilique naissant. La Tora écrite et la Tora orale sont deux éléments
étroitement liés l’un à l’autre : une partie historique et narrative de laquelle procède une lecture théologique de
l’histoire, et une autre juridico-légale, tissée de commandements, de préceptes, de prescriptions, d’interdits et de
statuts. La foi ne lui suffit pas ; il lui faut aussi la Loi.
La pratique religieuse quotidienne qui recommande de prier trois fois par jour représente un fondement rituel inséparable
du judaïsme rabbinique. Elle impose des interdits matrimoniaux mais aussi alimentaires, sans oublier une scrupuleuse
observance des lois réglant la journée du sabbat…
Mais Israël a dû procéder à des révisions dans sa pratique religieuse quotidienne : plus de services des Lévites, plus
de sacrifices quotidiens, plus de possibilités d’obtenir comme auparavant la rémission des péchés. La persistance
dans un état d’impureté était une situation intolérable aux yeux de l’ancienne théologie.
Alors, comme toute réalité historique, ce judaïsme, privé de son temple et de la centralité du culte, est tombé dans le
creuset de l’évolution et à dû se refaçonner, conformément aux nécessités du temps présent.
Maurice-Ruben HAYOUN est professeur des universités, spécialiste de la philosophie médiévale juive et arabe
(Maïmonide, ses précurseurs et ses épigones, Averroès, al-Farabi, ibn Baja et ibn Tufayl) et du renouveau de la
philosophie juive en Allemagne de Moïse Mendelssohn (1729-1786) à Emmanuel Levinas (ob. 1995) en passant par
Martin Buber, Gershom Scholem, Franz Rosenzweig et Léo Baeck.
Ses principales publications sont : Les Lumières de Cordoue à Berlin, 2 volumes 1996, Agora. Léo Baeck, conscience du
judaïsme moderne, Armand Colin, 2013. Martin Buber, Agora, 2014. Franz Rosenzweig, Agora, 2015. Emmanuel Levinas, philosophe-herméneute,Agora, 2017.