Auteur(s) : COSTANTINI Laurent
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340995
ISBN 13 : 9782705340995
Pages : 134
Format (mm) : 210x280
Les souks de Syrie, lieux d’art et de vie, suscitent l’émerveillement des voyageurs depuis des siècles. Labyrinthes hors du temps, celui qui s’y aventure, est assuré d’un voyage dans l’histoire de tout l’Orient, des Mamelouks aux Ottomans, chaque pierre y est empreinte de l’âme des civilisations passées dont les savoirs et le raffinement sont parvenus jusqu’à nous inchangés.
« C’est là où les choses adviennent, où les nouvelles arrivent, où la vérité est établie tous les jours par d’innombrables discussions ».
Puisse la douceur qui régnait sous leurs voûtes y reprendre bientôt son cours paisible.
Laurent Costantini, photographe et voyageur d’Orient a étudié les Lettres modernes et l’Histoire de l’art. Au cours de plusieurs séjours en Syrie, dont il a parcouru les souks, à Damas et Alep, il y a rencontré leurs marchands dans la splendeur et le faste chatoyant des galeries souterraines.
Ses photographies ont été exposées à Paris, à l’Institut du monde arabe et à Beyrouth. Il est l’auteur d’un portrait poétique de la capitale libanaise, Beyrouth Beyrouth.
Auteur(s) : BERTRAND-CADI Jean-Yves
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340971
ISBN 13 : 9782705340971
Pages : 720
Format (mm) : 160x240
Fondées en Algérie pendant la présence française, ces sociétés savantes sont encore dans l’ombre. Au terme d’une guerre violente et fratricide, l’histoire se porta sur les aberrations de la politique coloniale de la France. Les progrès réalisés au cours du siècle précédant l’indépendance restent en grande partie ignorés. En parallèle du patrimoine matériel français, l’Algérie reçut un legs intellectuel considérable. Devenue département français au lendemain de la conquête, la Régence d’Alger et ses territoires du sud étaient peu connus. Civils et militaires entreprirent alors d’en étudier la géographie, l'histoire, d’en améliorer l’état sanitaire et d’en structurer l’agriculture. Des sociétés savantes furent ainsi fondées dès 1845. Identiques à celles de la métropole, leur action s’étendait cependant sur de plus grands espaces. Dans l’urgence de mettre fin à l’état de misère du pays, elles avaient pour tâches d’administrer, éduquer, soigner, fonder une économie moderne.
Cet ouvrage décrit l’histoire de ces sociétés, l’aventure de ces savants de tous bords, civils, militaires ou religieux, épris de leur science et de la beauté de l’Algérie. Leurs travaux conduisirent à des découvertes importantes dans tous les domaines, y compris celui des arts.
Jean-Yves Bertrand Cadi, docteur en droit, magistrat, a vécu une vingtaine d’années en Algérie. Chargé d’enseignement à l’École nationale de la magistrature, il a effectué plusieurs missions de formation dans le monde arabe. Il est l’auteur de deux ouvrages concernant des personnalités musulmanes.
Auteur(s) : GOLDZIHER Ignāc
Parution : 1920
ISBN 10 : 2705337660
ISBN 13 : 9782705337667
Pages : 348
Format (mm) : 150x220
Auteur(s) : DIAB-DURANTON Salam, DURANTON Henri
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340940
ISBN 13 : 9782705340940
Format (mm) : 160x240
Il n’est guère besoin de vanter l’apport d’Antoine Galland à la tradition des échanges entre Orient et Occident avant la Révolution. Sa traduction des Mille et une Nuits – roman qu’il était le premier à faire connaître au public européen – n’a cessé d’être rééditée du début du xviiie siècle à nos jours. Sur cette réputation universelle et ses nombreux travaux, il fut tacitement admis qu’il était un modèle d’orientaliste et à ce titre maîtrisait parfaitement arabe, turc et persan.
Nous avons voulu le vérifier à partir d’un curieux manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France, et à ce jour jamais exploité. Enregistré sous le titre Supplément turc 1200, il constitue la première étape d’une anthologie de proverbes arabes, turcs et quelques-uns en persan, qui n’a jamais vu le jour.
La double originalité de ce manuscrit, et qui en fait la valeur unique pour les spécialistes, c’est qu’il propose à chaque fois un proverbe arabe, turc ou persan, et la traduction de Galland au-dessous. De la sorte, il permet de tester les aptitudes linguistiques réelles du traducteur des fameuses Mille et une Nuits, ce que de nombreux travaux antérieurs n’avaient pas réussi à faire et également de suivre, sur le vif, un traducteur au travail.
Chemin faisant, l’enquête s’est élargie. La tentative de Galland a été replacée dans une tradition qui remonte à l’époque humaniste. Par ailleurs, elle permet de mieux comprendre le désir novateur de cet érudit d’instaurer un dialogue entre deux univers culturels se rejetant souvent l’un l’autre parce qu’ils ne se connaissaient pas ou très mal.
Salam Diab-Duranton est professeure des universités en Linguistique arabe à l’université Grenoble Alpes. Ses recherches portent principalement sur la lexicographie et la lexicologie de l’arabe standard et dialectal. Ses domaines d’investigation scientifique s’étendent également à la littérature populaire du Mashreq, notamment l’étude des proverbes. Elle a publié aux Éditions Geuthner Proverbes et locutions figées : description et catégorisation et Substitution et créativité lexicales en arabe : compilation, théorisation, restructuration.
Henri Duranton est maître de conférences retraité de l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne. Sa participation à l’édition d’Antoine Galland est dans la suite logique de sa publication, en trois volumes, des voyages de Paul Lucas qui fut le contemporain de Galland, et qu’il a dû croiser sur les routes de l’Empire ottoman qu’ils ont tous deux sillonnées.
Nicolas Vatin est historien de l’Empire ottoman, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EPHE, PSL.
Auteur(s) : LÉGERET Katia
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340988
ISBN 13 : 9782705340988
Format (mm) : 160x240
The 108 karaṇa make up the oldest Indian alphabet of movements to dance, theatre, sculpture and music codified in the Nāṭyaśāstra. Their oral transmission is extremely rare, and the author of the present publication nourished her theoretical research with the instruction in Bharata-nam that she received firstly in Paris from Amala Devi, in Chennai from Swarnamukhi, State Dancer of Tamil Nadu, and subsequently, over a period of thirty years, from Natyacharya K. Muralidhar Rao, in Mysore (Karnataka). Interpretations of karaṇa poses and steps from the Nāṭyaśāstra are countless and creative, and they inspire contemporary artists.
In 2022 the author made a film on the teaching of Natyacharya K. Muralidhar Rao, which is freely accessible to readers of this book: Bharatanatyam Dance Theatre: DANCING OF THE HEART, with support from Labex Arts-H2H/EUR ArTec (Paris 8 and UPL University).
Katia Légeret is a researcher and Professor of Philosophy and Performing Arts Aesthetics at University Paris 8, where she leads the research team Scènes du monde [world stages]. Director and choreographer, she is a bharata-nāṭyam artist under the name Manochhaya, and a specialist in traditional and contemporary Indian forms of dance theatre. She is the author, in particular, of Danse Contemporaine Indienne et Théâtre Indien: Un Nouvel Art? (PUV, 2010) and Dance Theatre of India, Crossing New Aesthetics and Cultures (Niyogi Books, 2018), and has edited collective works including Rodin and the Dance of Shiva (Niyogi Books, 2016), Créons au Musée (Geuthner, 2019) and French-Indian dancer Nyota-Inyoka (1896-1971) The Genius and the Dance (Geuthner, 2022). The latter relates to an international research project (Labex Arts-H2H and EUR ArTeC) involving partnerships in Paris with RMN-Grand Palais, the Musée National des Arts Asiatiques-Guimet and the Bibliothèque nationale de France.
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340483
ISBN 13 : 9782705340483
Pages : 182
Format (mm) : 140x200
23 avril 2020 : Lectures croisées en ligne CéSor
Dès la fin du Ve siècle, les deux grandes religions abrahamiques implantées dans la péninsule Arabique s’affrontèrent autour de deux points focaux : la concurrence missionnaire et l’exercice politique. Défait militairement en 525, le judaïsme amorça un repli religieux et identitaire au profit des nouveaux pouvoirs, tout d’abord chrétien puis musulman.
Si les mécanismes de la christianisation du Ve siècle diffèrent des processus d’adhésion à l’islam à l’époque de l’hégire, il est cependant possible d’identifier les articulations de ces deux mouvements, d’en saisir les conséquences qui se traduisent tant par un repli communautaire que par l’abandon de l’espace public. Les conversions au christianisme furent douloureuses, imposées et révocables ; celles à l’islam étaient choisies, proposées et exclusives, hormis certaines périodes précises pendant lesquelles le pouvoir imposa, dans un laps de temps plus ou moins long, la conversion à cette religion.
Historien, Jean-François Faü exerce actuellement la fonction de Directeur du département Culture à l’Université internationale Senghor à Alexandrie. Il est également membre du CéSor-EHESS, laboratoire du Centre d’études en sciences sociales du religieux, où ses recherches portent sur l’histoire religieuse et sociale de la péninsule Arabique et de la Corne de l’Afrique.