Les Occidents des mondes arabes et musulmans

Afrique du Nord - XIXe-XXIe siècles

Auteur(s) : Collectif, DEL FIOL Maxime, MITATRE Claire Cécile
Parution : 2018


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ISBN 10 : 2705339999
ISBN 13 : 9782705339999
Pages : 240
Format (mm) : 160x240

Maxime Del Fiol et Claire Cécile Mitatre (dir),

Ni les mondes arabes et musulmans ni les mondes occidentaux ne constituent des totalités intemporelles et immuables, des blocs monolithiques et irréductibles. Ces deux espaces historiques aux délimitations fluctuantes entretiennent en outre, depuis des siècles, d’innombrables relations, si bien que leur histoire se présente comme une série continue d’échanges multiples et réciproques au sein d’un continuum-monde de plus en plus globalisé.

Dans cette trame commune, l’expédition d’Égypte et la rencontre des mondes arabes et musulmans avec la "modernité" européenne au début du XIXe siècle ouvrirent une nouvelle séquence. Les influences européennes dans les domaines économiques, politiques, techniques, culturels et scientifiques s’imposèrent progressivement et furent très souvent discutées. Cet ouvrage pluridisciplinaire, réunissant des chercheurs maghrébins et européens et croisant études littéraires, sciences humaines et sciences sociales, porte sur les différentes manières dont les acteurs des mondes musulmans d’Afrique du nord ont perçu, expliqué, construit, voire "créé" l’"Occident" depuis ce moment décisif. Les contributions des différents auteurs permettent de comprendre à quel point ces discours et perceptions ne sont pas univoques, les "occidentalismes" des mondes arabes et musulmans variant selon les contextes historiques, géographiques et sociopolitiques, mais aussi selon le genre des acteurs, leurs conceptions idéologiques, leurs parcours de vie individuels et l’importance de leurs interactions avec les mondes occidentaux.

En décrivant la diversité des modes de perception et d’explication des mondes occidentaux depuis les mondes arabes et musulmans, au travers de l’analyse de textes et de données produites par des enquêtes de terrain au long cours, cet ouvrage collectif est aussi une critique de la sombre vision huntingtonienne du "Choc des civilisations".

Les coordinateurs :

Maxime Del Fiol, ancien élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay Saint-Cloud, agrégé de lettres modernes et docteur ès lettres, est maître de conférences en littératures française, francophone et comparée à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, où il est responsable du master d’Études culturelles. Il est également membre du laboratoire RIRRA 21 (EA 4209), dont il dirige le programme « La mondialisation des littératures ». Ses travaux portent sur la poésie française contemporaine, les littératures francophones postcoloniales, la mondialisation des littératures et l’Islam arabe. Il a notamment dirigé plusieurs volumes collectifs et il a publié deux ouvrages personnels : Salah Stétié. Figures et infigurable (Paris, Alain Baudry et Compagnie, 2009) et Lorand Gaspar. Approches de l’immanence (Paris, Hermann, 2013).

Claire Cécile Mitatre, anthropologue, est maître de conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 ainsi qu’à l’École Poly­technique Paris-Saclay et membre du CERCE (EA 4584-E1). Elle mène depuis 2003 des recherches sur les Sahraouis de l’Ouest Saharien, fondées sur un travail de terrain au long cours. Ses travaux mettent à jour des réseaux de correspondances entre des faits so­ciaux de tailles très différentes, partant de micro-relations (relations de parenté, allaitement, corps, production d’images), jusqu’à des faits de grande envergure (relations inter-tribales, traites esclavagistes, nationalisme, politique internationale, patrimo­nialisation culturelle). Elle a notamment publié l’ouvrage El Melhfa. Drapés féminins de l’ouest saharien (Malika éditions, Casablanca, 2011 /2014 pour la traduction en anglais et arabe).

Sommaire :

  • Introductions de Claire Cécile Mitatre et de Maxime Del Fiol
  • Claire Cécile MITATRE : "Est-on toujours le « barbare » des autres ?"
  • Maxime DEL FIOL : "Occidentalismes et occidentalisation de l’Islam. Réflexions critiques pour une nouvelle nahda cosmopolite"
  • Dominique CASAJUS : "Pour les Touaregs, les Occidentaux ne sont-ils que des païens ?"
  • Sonia ZLITNI FITOURI : "L’Occident à l’épreuve de l’imaginaire maghrébin dans la littérature maghrébine de langue française"
  • Daniel LANÇON : "L’islam des Orientaux réformistes au début du XXe siècle : débats plurilingues en vue d’une Renaissance"
  • Touriya FILI-TULLON : "L’utopie contrariée de Muhammad al-Hajwî"
  • Thomas BRISSON : "L’Occident /Orient comme enjeux épistémiques : Crise du tiers-mondisme, connexions transnationales et déterminations politiques des critiques arabes (Abdel-Malek, Alatas, Patterjee)"
  • Ridha BOULAABI : "L’homoérotisme oriental au risque de l’Occident"
  • Richard JACQUEMOND : "La traduction en arabe du roman mondial (1991-2015). Jalons pour une enquête"
  • Josephine VAN DEN BENT, Robbert WOLTERING, Lidwien VAN DE WIJNGAERT : "Representations of the West in Post-Mubarak Egypt"


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Mots-clés : Histoire-Littérature, Afrique du Nord, Occidents





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L’Algérie des sociétés savantes

Leur contribution et leur héritage (1830-1962)

Auteur(s) : BERTRAND-CADI Jean-Yves
Parution : 2022


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ISBN 10 : 2705340971
ISBN 13 : 9782705340971
Pages : 720
Format (mm) : 160x240

Fondées en Algérie pendant la présence française, ces sociétés savantes sont encore dans l’ombre. Au terme d’une guerre violente et fratricide, l’histoire se porta sur les aberrations de la politique coloniale de la France. Les progrès réalisés au cours du siècle précédant l’indépendance restent en grande partie ignorés. En parallèle du patrimoine matériel français, l’Algérie reçut un legs intellectuel considérable. Devenue département français au lendemain de la conquête, la Régence d’Alger et ses territoires du sud étaient peu connus. Civils et militaires entreprirent alors d’en étudier la géographie, l'histoire, d’en améliorer l’état sanitaire et d’en structurer l’agriculture. Des sociétés savantes furent ainsi fondées dès 1845. Identiques à celles de la métropole, leur action s’étendait cependant sur de plus grands espaces. Dans l’urgence de mettre fin à l’état de misère du pays, elles avaient pour tâches d’administrer, éduquer, soigner, fonder une économie moderne.


Cet ouvrage décrit l’histoire de ces sociétés, l’aventure de ces savants de tous bords, civils, militaires ou religieux, épris de leur science et de la beauté de l’Algérie. Leurs travaux conduisirent à des découvertes importantes dans tous les domaines, y compris celui des arts.

 

Jean-Yves Bertrand Cadi, docteur en droit, magistrat, a vécu une vingtaine d’années en Algérie. Chargé d’enseignement à l’École nationale de la magistrature, il a effectué plusieurs missions de formation dans le monde arabe. Il est l’auteur de deux ouvrages concernant des personnalités musulmanes.


Mots-clés : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit, société, Algérie, science, découvertes, Régence d'Alger, Savantes




D’Orient en Occident, la voix / voie des proverbes

Autour du manuscrit Supplément turc 1200 d’Antoine Galland

Auteur(s) : DIAB-DURANTON Salam, DURANTON Henri
Parution : 2022


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ISBN 10 : 2705340940
ISBN 13 : 9782705340940
Format (mm) : 160x240

Il n’est guère besoin de vanter l’apport d’Antoine Galland à la tradition des échanges entre Orient et Occident avant la Révolution. Sa traduction des Mille et une Nuits – roman qu’il était le premier à faire connaître au public européen – n’a cessé d’être rééditée du début du xviiie siècle à nos jours. Sur cette réputation universelle et ses nombreux travaux, il fut tacitement admis qu’il était un modèle d’orientaliste et à ce titre maîtrisait parfaitement arabe, turc et persan.


Nous avons voulu le vérifier à partir d’un curieux manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France, et à ce jour jamais exploité. Enregistré sous le titre Supplément turc 1200, il constitue la première étape d’une anthologie de proverbes arabes, turcs et quelques-uns en persan, qui n’a jamais vu le jour.


La double originalité de ce manuscrit, et qui en fait la valeur unique pour les spécialistes, c’est qu’il propose à chaque fois un proverbe arabe, turc ou persan, et la traduction de Galland au-dessous. De la sorte, il permet de tester les aptitudes linguistiques réelles du traducteur des fameuses Mille et une Nuits, ce que de nombreux travaux antérieurs n’avaient pas réussi à faire et également de suivre, sur le vif, un traducteur au travail.
Chemin faisant, l’enquête s’est élargie. La tentative de Galland a été replacée dans une tradition qui remonte à l’époque humaniste. Par ailleurs, elle permet de mieux comprendre le désir novateur de cet érudit d’instaurer un dialogue entre deux univers culturels se rejetant souvent l’un l’autre parce qu’ils ne se connaissaient pas ou très mal.

Salam Diab-Duranton est professeure des universités en Linguistique arabe à l’université Grenoble Alpes. Ses recherches portent principalement sur la lexicographie et la lexicologie de l’arabe standard et dialectal. Ses domaines d’investigation scientifique s’étendent également à la littérature populaire du Mashreq, notamment l’étude des proverbes. Elle a publié aux Éditions Geuthner Proverbes et locutions figées : description et catégorisation et Substitution et créativité lexicales en arabe : compilation, théorisation, restructuration.

Henri Duranton est maître de conférences retraité de l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne. Sa participation à l’édition d’Antoine Galland est dans la suite logique de sa publication, en trois volumes, des voyages de Paul Lucas qui fut le contemporain de Galland, et qu’il a dû croiser sur les routes de l’Empire ottoman qu’ils ont tous deux sillonnées.

Nicolas Vatin est historien de l’Empire ottoman, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EPHE, PSL.


Mots-clés : Linguistique-Dialectologie, orientalisme, Orient, Antoine Galland, Mille et une Nuits, Occident, proverbe, Supplément turc 1200




Les dissidences de l’Islam

Kitâb al-milal

Parution : 2021


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ISBN 10 : 2705302139
ISBN 13 : 9782705302139
Pages : 350
Format (mm) : 160x240

Né à Shahristân dans le Tadjikistan, où il meurt en 1158 à l’âge de 90 ans, Shahrastânî illustre l’esprit libre dans ce qu’il a de plus fort, de plus pur. Philosophe, rompu aux textes classiques grecs, persans et arabes, doublé d’un historien des religions précurseur, il étudia le phénomène religieux de manière scientifique. Ce qui lui permit d’en dévoiler le pendant dogmatiste et, partant, hérésiologiste qui conduisent inévitablement au fanatisme, à l’intolérance, à la violence. Auteur de plusieurs ouvrages réfutant les systèmes préétablis, il critiqua d’abord la théologie islamique, dans un langage franchement philosophique mais fondé dans la Révélation qui, pour lui, est une source de savoir supra-humain qui renseigne la Raison. Son commentaire du Coran suffit à démontrer qu’il ne se soumettait à aucune école de pensée mais prenait ce qu’il lui paraissait bon et bien là où il le trouvait. Partant de considérations sur la compilation, -rédaction ?- du Coran, il en donne un copieux commentaire des deux premières sourates. Cependant, le présent ouvrage : Kitāb al-Milal wa al-Nihal, textuellement le Livre des Croyances et des Sectes, présenté et traduit ici par J.-C. Vadet suffit à montrer que, du moins pour Shahrastânî, aucune dogmatique ne saurait contenir une religion, et encore moins l’Islam.

Né au Caire en 1931, Jean-Claude Vadet a traduit de nombreuses œuvres arabes, dont Le traité d'amour mystique de Daylami, La défense philosophique de la Sunna de Amîri, il est aussi l’auteur d’ouvrage de référence comme l’excellent Les idées morales dans l'Islam, ou bien encore L'Esprit courtois en Orient. Jean-Claude Vadet décède en 2019 à Rambouillet.


Mots-clés : islam, Religions, théologie, Philosophe, Shahrastânî




Conversions des tribus juives au christianisme puis à l’islam

péninsule Arabique VIe- XIVe siècles

Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2020


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ISBN 10 : 2705340483
ISBN 13 : 9782705340483
Pages : 182
Format (mm) : 140x200

23 avril 2020 : Lectures croisées en ligne CéSor


Dès la fin du Ve siècle, les deux grandes religions abrahamiques implantées dans la péninsule Arabique s’affrontèrent autour de deux points focaux : la concurrence missionnaire et l’exercice politique. Défait militairement en 525, le judaïsme amorça un repli religieux et identitaire au profit des nouveaux pouvoirs, tout d’abord chrétien puis musulman.


Si les mécanismes de la christianisation du Ve siècle diffèrent des processus d’adhésion à l’islam à l’époque de l’hégire, il est cependant possible d’identifier les articulations de ces deux mouvements, d’en saisir les conséquences qui se traduisent tant par un repli communautaire que par l’abandon de l’espace public. Les conversions au christianisme furent douloureuses, imposées et révocables ; celles à l’islam étaient choisies, proposées et exclusives, hormis certaines périodes précises pendant lesquelles le pouvoir imposa, dans un laps de temps plus ou moins long, la conversion à cette religion.

 

Historien, Jean-François Faü exerce actuellement la fonction de Directeur du département Culture à l’Université internationale Senghor à Alexandrie. Il est également membre du CéSor-EHESS, laboratoire du Centre d’études en sciences sociales du religieux, où ses recherches portent sur l’histoire religieuse et sociale de la péninsule Arabique et de la Corne de l’Afrique.


Mots-clés : religion, Judaïsme, histoire, politique, Religions-Littérature-Histoire des textes, chrétien, musulman, Péninsule Arabique, religions abrahamiques




L'Islam Hanbalisant

Collection : Revue des Etudes Islamiques
Auteur(s) : MAKDISI G.
Parution : 1983


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ISBN 10 : 270530052X
ISBN 13 : 9782705300524
Pages : 79
Format (mm) : 175x230
Poids : 150g


Mots-clés : Religions-Mythologies, droit, orientalisme, soufisme, orthodoxie musulmane, école, Hanbal