Auteur(s) : CHÉDID Youssef
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340797
ISBN 13 : 9782705340797
Publication : Coédition Editions de l'Université Antonine
Pages : 392
Format (mm) : 160x240
Le chant de langue syriaque est une partie essentielle de la tradition de l’Église maronite qui la lie à ses racines syriaques et qui maintient son ancrage dans le milieu sémitique du début du christianisme. Ce chant se tient au cœur de ses prières, centre de sa vie liturgique et expression de son identité. Le répertoire étudié est l’ensemble des hymnes liturgiques de langue syriaque chantées à l’office monastique selon la tradition de l’Ordre Antonin Maronite. La version interprétée par le principal détenteur de cette tradition au xxe siècle, le père Maroun Mrad (1913-2008), devenue une référence, a été pérennisée par le père Ivar Schmutz-Schwaller dans son enregistrement de 1972. Ce livre commence par la contextualisation historique, littéraire et liturgique de ce répertoire. Il se poursuit par la transcription et l’analyse musicales, selon la méthodologie du diagramme d’analyse mélodique, des 170 hymnes enregistrés. Cette recherche débouche sur une approche typologique mélodique multifactorielle de ces mélodies selon des critères immanents. La polarité modale est au centre de cette typologie : c’est le rapport entre les deux degrés cruciaux que sont la finale et la teneur modales pour chaque hymne, aux côtés du genre (ou type de structuration intervallique) des échelles modales.
Le père Youssef Chédid, moine antonin maronite, a reçu une double formation théologico-liturgique et musicologique. Après des études de philosophie et de théologie à l’Université Saint Thomas d’Aquin (Rome), il a poursuivi une spécialisation en Sciences Ecclésiales Orientales à l’Institut Pontifical Oriental de Rome – section Liturgie. Cela lui a permis d’étudier l’influence réciproque des chants hébraïques et des chants hellénophones sur l’hymnodie syriaque au cours de l’Antiquité et du haut Moyen Âge. Pour ce qui est de son parcours musicologique, et faisant suite à ses études de musicologie à l’Université Antonine au Liban, il a entrepris des études doctorales à l’Université Paris-Sorbonne, couronnées par la soutenance, en 2015, d’une thèse sur les hymnes syriaques de l’Église maronite.
Préambule du Père Général Abbé Maroun Abou Jaoudé
Avant-propos du Père Recteur Michel Jalakh
Préface de François Picard
Postface de Nidaa Abou Mrad
Auteur(s) : MOHAFEZ Arash
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340742
ISBN 13 : 9782705340742
Pages : 408
Format (mm) : 160x240
Divers documents attestent que la formation et l’évolution historique des écoles musicales classiques persane, arabe et turque sont inséparables des influences directes ou indirectes des traditions voisines. Le présent ouvrage tente, pour la première fois et de façon exhaustive, d’étudier quelques aspects fondamentaux des liens entre la musique classique persane et la musique classique turco-ottomane.
Des liens historiques des musiciens persans avec le milieu culturel ottoman, et leur influence sur la musique classique de cet empire, sont esquissés ; Le répertoire des 'Ajamlar constitue un pont entre la musique safavide et la musique ottomane, mais il présente également des affinités structurelles avec le répertoire de l’ère qâjâr. Le point d’orgue se focalise sur l'aspect en commun le plus fondamental des deux écoles persane et turque : le concept de mode. Des théories ici présentées analysent les affinités et divergences d’un maqâm turc actuel, Ushshak, dont la substance est comparable dans la tradition persane actuelle au Shur. Une approche plus anthropologique et contemporaine présente une tentative concrète de revivification du répertoire des ‘Ajamlar dans les milieux des musiciens iraniens et vise à étudier les réactions de ces derniers face à ce répertoire tiré des sources ottomanes et encore inconnu en Iran.
L’objectif de cet ouvrage est, tout d'abord, de restituer une meilleure connaissance des concepts et phénomènes historiques mais aussi actuels de la musique persane, éclairés par la musique turco-ottomane. Cette recherche se veut également une contribution anthropologique d’une intercompréhension des cultures musicales turque et persane.
Arash Mohafez est un musicien et ethnomusicologue iranien. Il joue du santur dès l’âge de neuf ans puis perfectionne son style auprès de plusieurs maîtres à Téhéran. Docteur en ethnomusicologie à l’université Paris X Nanterre depuis 2016, ses recherches académiques traitent des liens historiques et techniques des écoles musicales classiques persane et turco-ottomane. Il publie à ce sujet un livre en persan ainsi qu’une vingtaine d’articles. Il est membre du comité éditorial de Mahoor Music Quarterly depuis 2011.
Son album musical intitulé ‘Ajamlar – reconstitution de compositions attribuées aux compositeurs persans des xvie et xviie siècle dans les sources ottomanes – l’a fait connaître dans les milieux artistiques iraniens. Concertiste, il est également le directeur artistique de l'Ensemble néoclassique de Téhéran, ensemble fondé pour revivifier des compositions oubliées mais aussi pour créer des œuvres néoclassiques inspirées de l’héritage revisité de la tradition musicale persane.
Collection : Manuels
Auteur(s) : PARDEE Dennis
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337539
ISBN 13 : 9782705337537
Tome : 1
Pages : 180
Format (mm) : 160x240
À l’occasion du soixante quinzième anniversaire de la Mission archéologique de Ras Shamra-Ougarit, le Manuel d’ougaritique entend faire le point de notre connaissance de la langue d’Ougarit. Celle-ci a été tirée de l’oubli grâce aux tablettes mises au jour pendant les fouilles archéologiques entreprises depuis 1929 sur le tell de Ras Shamra, proche de la ville de Lattaquié sur la côte syrienne. Depuis trente ans, de nombreux textes ont été découverts et le présent ouvrage est le premier qui tienne compte de l’ensemble de la documentation épigraphique connue jusqu’à présent.
Le premier volume comporte une brève introduction historique qui est suivie d’un précis de grammaire et d’un choix de textes reproduits en fac-similés. Le second volume présente ces mêmes textes en transcription, vocalisation et traduction, le tout suivi d’un glossaire. De nouvelles photos et des fac-similés sont disponibles sur un CD qui est joint au Manuel d’ougaritique.
Pierre Bordreuil : Directeur de Recherche émérite au CNRS. Membre de la mission archéologique de Ras Shamra - Ougarit depuis 1971. Responsable des publications épigraphiques de la Mission de Ras Shamra. Chargé de la publication des textes en cunéiformes alphabétiques en collaboration avec Dennis Pardee (les textes de 1973 et de 1986-1992 sont publiés, la publication des textes de 1994-2002 est en cours). Chargé de cours d’ougaritique à l’École des Langues et Civilisations de l’Orient Ancien (ELCOA) à l’Institut Catholique de Paris de 1992 à 2004.
Dennis Pardee : Professeur de langues et littératures nord-ouest sémitiques au Department of Near Eastern Languages and Civilizations et à l’Oriental Institute de l’University of Chicago. Membre de la Mission de Ras Shamra - Ougarit depuis 1980. Auteur de nouvelles éditions de textes en cunéiformes alphabétiques : les textes hippiatriques, les textes para-mythologiques et les textes rituels. En collaboration avec Pierre Bordreuil, chargé de la publication des textes ougaritiques découverts à Ras Shamra et à Ras Ibn Hani depuis 1973.
Collection : Manuels
Auteur(s) : PARDEE Dennis
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337547
ISBN 13 : 9782705337544
Tome : 2 + CD-rom
Pages : 208
Format (mm) : 160x240
À l’occasion du soixante quinzième anniversaire de la Mission archéologique de Ras Shamra-Ougarit, le Manuel d’ougaritique entend faire le point de notre connaissance de la langue d’Ougarit. Celle-ci a été tirée de l’oubli grâce aux tablettes mises au jour pendant les fouilles archéologiques entreprises depuis 1929 sur le tell de Ras Shamra, proche de la ville de Lattaquié sur la côte syrienne. Depuis trente ans, de nombreux textes ont été découverts et le présent ouvrage est le premier qui tienne compte de l’ensemble de la documentation épigraphique connue jusqu’à présent.
Le premier volume comporte une brève introduction historique qui est suivie d’un précis de grammaire et d’un choix de textes reproduits en fac-similés. Le second volume présente ces mêmes textes en transcription, vocalisation et traduction, le tout suivi d’un glossaire. De nouvelles photos et des fac-similés sont disponibles sur un CD qui est joint au Manuel d’ougaritique.
Pierre Bordreuil : Directeur de Recherche émérite au CNRS. Membre de la mission archéologique de Ras Shamra - Ougarit depuis 1971. Responsable des publications épigraphiques de la Mission de Ras Shamra. Chargé de la publication des textes en cunéiformes alphabétiques en collaboration avec Dennis Pardee (les textes de 1973 et de 1986-1992 sont publiés, la publication des textes de 1994-2002 est en cours). Chargé de cours d’ougaritique à l’École des Langues et Civilisations de l’Orient Ancien (ELCOA) à l’Institut Catholique de Paris de 1992 à 2004.
Dennis Pardee : Professeur de langues et littératures nord-ouest sémitiques au Department of Near Eastern Languages and Civilizations et à l’Oriental Institute de l’University of Chicago. Membre de la Mission de Ras Shamra - Ougarit depuis 1980. Auteur de nouvelles éditions de textes en cunéiformes alphabétiques : les textes hippiatriques, les textes para-mythologiques et les textes rituels. En collaboration avec Pierre Bordreuil, chargé de la publication des textes ougaritiques découverts à Ras Shamra et à Ras Ibn Hani depuis 1973.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : BERTI Vittorio, DEBIÉ M.
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341152
ISBN 13 : 9782705341152
Pages : 494
Format (mm) : 160x240
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques,
celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-
chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Le thème du droit dans les contextes de présence syriaque, tant sur le plan ethnique que du point de vue de la diffusion des Églises, est essentiel pour comprendre comment les communautés étaient organisées à un certain moment de l’histoire, quels modèles comportementaux et sociétaux étaient ou non admissibles et quelle a été l’évolution dans l’espace et dans le temps des textes et des pratiques.
Héritières des cultures juridiques du Proche-Orient ancien et liées à celles des empires dans lesquels elles se développèrent, la réflexion et la pratique juridiques syriaques, porteuses de leur propre mode autochtone de régulation des relations mercantiles et patrimoniales, ont été fortement enrichies par l’influence des traditions juridiques d’Israël, par la présence en Syrie occidentale de la culture et des institutions juridiques romano-byzantines, par la confrontation en monde iranien avec celle des Perses sassanides, et enfin par le nouveau monde éthique et juridique apparu avec l’avènement de l’Islam à partir du viie siècle dans tout le Proche et Moyen-Orient.
L’expansion des communautés et des Églises de tradition syriaque s’est accompagnée d’une caravane de lois et de traditions jurisprudentielles recueillies, préservées, transmises et constamment intégrées par les lettrés syriaques dans un paysage ethnique et culturel asiatique encore plus vaste. Celui-ci a contribué à façonner un certain « relativisme » vis à vis des systèmes juridiques et des coutumes avec lesquelles les chrétiens syriaques ont appris à composer. De là sont nées une créativité et une liberté dans l’élaboration de solutions pour les différents cas de vie, sous le regard des évêques et des dirigeants communautaires.
Droit des Églises, le droit en syriaque est envisagé dans ce volume dans le contexte des droits impériaux dans lesquels il s’est développé et par rapport auxquels il s’est défini. Droit civil et droit ecclésiastique doivent être ainsi appréhendés en interaction et en situation multilingue, le droit des Églises syriaques entrant en dialogue avec celui des autres communautés religieuses et des États.
Ce volume rassemble une série de contributions visant à présenter les sources du droit en monde syriaque afin de les rendre accessibles aux non-spécialistes. Il a pour but également de faire un point sur les études historiques concernant les contextes dans lesquels textes et corpus sont apparus et l’impact qu’ils ont eu. Il s’intéresse aussi aux pratiques du droit et aux conditions d’exercice de la justice, ouvrant ainsi des fenêtres vers des études d’histoire sociale, d’histoire culturelle et d’études de genre en permettant un accès à des catégories sociales peu représentées dans d’autres types de textes, comme les femmes, les enfants, les esclaves.
Les anciens systèmes notariaux présents dans les contextes araméophones, la manière dont les sources canoniques se rapportent aux juifs et au judaïsme, l’impact de la production canonique alexandrine et des textes synodaux antiochiens dans le contexte syriaque, la réflexion théologique sur le droit séculier, la tradition canonique syro-occidentale, de Sévère d’Antioche aux synodes du ixe siècle, jusqu’à la relation entre le droit canonique et le droit islamique sont autant de sujets étudiés.
Auteur(s) : JOLIVET-LEVY Catherine
Parution : 2015
ISBN 10 : 2705339302
ISBN 13 : 9782705339302
Tome : 2
Pages : 382
Format (mm) : 210x280
La Cappadoce, au centre de la Turquie, attire chaque année des visiteurs plus nombreux, fascinés par l’étrangeté des paysages modelés au l des siècles par l’érosion. Mais, outre ses beautés naturelles, la région recèle un patrimoine archéologique hors du commun, dont le caractère rupestre a assuré la conservation. Entre 1925 et 1942, le père jésuite Guillaume de Jerphanion a publié la première étude systématique sur les églises et leur décor, sous le titre Une nouvelle province de l’art byzantin. Les églises rupestres de Cappadoce. Depuis longtemps épuisé, cet ouvrage constitue toujours une référence pour les spécialistes. Les auteures de ce livre ont souhaité le rendre à nouveau accessible et en actualiser les données. Elles ont mis leurs pas dans ceux de Jerphanion, e ectuant pendant plus de vingt ans de très nombreuses missions sur le terrain pour contrôler ses descriptions et leur apporter corrections et compléments, quand cela s’avérait nécessaire. La copie numérique sur une clé USB d’Une nouvelle province de l’art byzantin permet la consultation en parallèle du texte de référence. Elles ont aussi considérablement enrichi son inventaire, en y ajoutant quelque 250 nouveaux monuments. Le volume de planches réunit une illustration abondante et largement inédite. Cet ouvrage est donc une invitation à découvrir ou redécouvrir les vestiges archéologiques d’une région insolite et encore mal connue.
Catherine Jolivet-Lévy, Directrice d’études émérite à l’École Pratique des Hautes Études, a enseigné l’archéologie et l’histoire de l’art byzantin à l’Université Paris 1 de 1974 à 2006, puis à l’École Pratique des Hautes Études (Section des Sciences Religieuses) jusqu’en 2014. Elle a e ectué de multiples voyages d’étude en Cappadoce et est l’auteure de plusieurs ouvrages et de très nombreux articles sur les monuments byzantins de la région. Docteur en archéologie, Nicole Lemaigre Demesnil est l’auteure d’un ouvrage sur l’architecture rupestre et le décor sculpté en Cappadoce.