Auteur(s) : TERNON Yves
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705338020
ISBN 13 : 9782705338022
Pages : 402
Format (mm) : 160x240
Situé à la jonction du plateau du Kurdistan et de la plaine de Mésopotamie, le sandjak de Mardin était, au début du XXe siècle, un foyer de chrétienté orientale de langue arménienne et syriaque.
En 1915, comme dans tout le vilayet de Diarbékir, les Arméniens furent assassinés et le processus criminel s’étendit aux autres communautés chrétiennes. Une documentation exceptionnelle - provenant en particulier du Vatican à l’occasion de la béatification de l’archevêque de Mardin, Monseigneur Maloyan - permet de connaître, avec un niveau de précision jusqu’alors jamais atteint, les circonstances de la destruction d’une communauté arménienne lors du génocide de 1915 et de faire le lien entre une histoire locale et des tragédies individuelles, d’après les récits de témoins et de survivants.
Ce livre franchit un nouveau palier dans la connaissance du génocide des Arméniens de l’Empire ottoman au cours de la Première Guerre mondiale. Il devrait mettre un terme à la controverse universitaire sur le caractère planifié des massacres et sur la validité des preuves fournies pour affirmer la réalité de ce génocide.
Yves Ternon est docteur en histoire (Paris-IV Sorbonne) et habilité à diriger des recherches en histoire (Montpellier III- Paul Valéry). Ses travaux portent sur les génocides du XXe siècle, et plus particulièrement sur le génocide des Arméniens. Sur ce sujet, ses ouvrages les plus récents sont : Les Arméniens. Histoire d’un génocide, 1996 ; Du négationnisme. Mémoire et tabou, 1999 ; Empire ottoman. Le déclin, la chute, l’effacement, 2005.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BINGGELI André (dir.)
Parution : 2012
ISBN 13 : 9782705338718
Pages : 306
Format (mm) : 160x240
Poids : 540g
Illustrations : 16pl. couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche Orient et de l’Inde…).
Lorsqu’on pense aux saints syriaques, ce sont d’abord les noms célèbres de Syméon Stylite, Éphrem le Syrien, Jacques l’Intercis ou Fébronie de Nisibe et les récits exemplaires de leurs hauts-faits qui viennent à l’esprit. Mais derrière ces saints syriaques qui ont acquis une notoriété internationale, les noms se comptent par centaines, et le champ couvert est si vaste qu’il n’a rien à envier au domaine grec ou latin. Comme dans les autres sociétés chrétiennes du pourtour méditerranéen, le culte des saints est dès l’origine constitutif de la culture syriaque. Trop longtemps négligée et victime des préjugés concernant un genre considéré comme mineur et partial, la littérature hagiographique, loin de se limiter au domaine strictement religieux, se révèle au contraire une source de premier plan pour qui souhaite appréhender l’histoire sociale et culturelle des chrétientés d’Orient dans la durée, mais aussi leurs rapports aux pouvoirs en place qui se sont succédé en Orient depuis Rome jusqu’aux Ottomans. Qu’elle concerne les martyrs chrétiens de l’Empire perse ou ceux de l’islam, cette littérature apparaît en effet comme un des lieux privilégiés de la construction et de l’affirmation identitaire des communautés syriaques.
Cet ouvrage collectif donne à voir la variété et la richesse de cette production hagiographique encore connue des seuls spécialistes. Les approches transversales, à la fois typologiques, régionales, et thématiques ont été privilégiées. Mais ce panorama de la littérature hagiographique syriaque, s’il se concentre sur la période médiévale, propose aussi une ouverture sur des disciplines sœurs avec laquelle l’hagiographie interagit, en particulier la liturgie, l’historiographie et l’histoire de l’art.
L’hagiographie syriaque n’est pas un domaine clos sur lui-même et les histoires des saints du monde syriaque se sont transmis à d’autres communautés chrétiennes depuis le Proche-Orient (Égypte, Arménie, Géorgie), jusqu’à Byzance et l’Occident latin, tout comme inversement le propre syriaque s’est enrichi de multiples emprunts. Ce volume de synthèse s’adresse donc aussi bien aux syriacisants qu’à ceux qui s’intéressent plus largement à l’hagiographie, mais aussi aux transferts religieux et culturels autour du bassin méditerranéen.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, DESREUMAUX Alain (dir.)
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338543
ISBN 13 : 9782705338541
Pages : 256
Format (mm) : 160x240
Poids : 410g
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Les mystiques syriaques Profondément liées aux pratiques ascétiques et recherches spirituelles monastiques, les œuvres mystiques syriaques ne se confondent cependant pas avec elles. Elles construisent des visions théologiques qui participent nécessairement aux débats dans les institutions ecclésiales que ce soit chez les syriaques occidentaux ou les syriaques orientaux. Redevables de l'héritage philosophique grec, des auteurs syro-occidentaux ont élaboré des pensées mystiques et l'œuvre du Pseudo-Denys a été déterminante dans la mystique sacramentaire de la théologie miaphysite. C'est côté oriental que la tradition mystique a été la plus riche et a fleuri, en Mésopotamie mais aussi sur les bords du golfe Arabo-Persique dans le Bet Qatraye, où l’on se souvient d’écrivains fameux comme Isaac de Ninive, Dadisho du Qatar, Martyrios Sahdona, Jean de Dalyatha ; mais qui connaît Shubhalmaran, Hananisho de Bet Qoqa ou Beh Isho de Kamul ?
En privilégiant des analyses thématiques et l’étude de motifs mystiques essentiels, l’ouvrage vise à attirer l’attention sur des œuvres et des auteurs qui, dans la formation et l’évolution des cultures syriaques, ont joué un rôle tout au long de l’histoire du Proche-Orient chrétien et musulman et qui se révèlent précieux pour l’historien.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, CASSINGENA-TRÉVEDY F. (dir.), JURASZ I. (dir.)
Parution : 2006
ISBN 10 : 2705337830
ISBN 13 : 9782705337834
Pages : 300
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
Illustrations : 8 pl. couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
C’est en servant de véhicule à des genres proprement liturgiques, telles que l’hymne (madroso) et l’homélie métrique (mimro), que le dialecte de l’Osrhoène s’est rapidement distingué pour connaître la fortune littéraire que l’on sait. La « syriacité », comme culture, est née pour ainsi dire à l’ombre de la liturgie et a toujours trouvé en elle, jusque dans les situations précaires qui sont aujourd’hui les siennes, un signe identitaire de premier ordre autant qu’un facteur de cohésion. Qu’il s’agisse du vaste ensemble monumental du massif Calcaire, de la foisonnante production d’anaphores syro-occidentales, de l’hymnographie d’Éphrem ou des bréviaires, nous retrouvons partout la marque d’une même vitalité créatrice. Reste qu’à raison de la conservation d’archaïsmes remarquables, mais aussi de la multiplication des structures rituelles qu’ont entraînée les grandes ruptures théologiques consécutives à Chalcédoine, l’attraction byzantine et les divers rattachements à Rome, ce monde singulièrement pluriel se présente à notre regard occidental, souvent sommaire et mal averti, sous un aspect quelque peu touffu et insaisissable.
Aussi un ouvrage tel que celui-ci trouvait-il toute son opportunité. Tenant compte, non seulement de la complexité propre au domaine syriaque, mais de la richesse inhérente au fait liturgique en lui-même, il propose une approche plurivoque des faits, en procédant depuis les grandes dimensions que tout système liturgique met en forme – à savoir l’espace et le temps – vers les ensembles rituels majeurs, les documents qui les consignent et tel ou tel élément typique.
Utile à quiconque désire tout simplement se faire des idées plus claires et plus distinctes en la matière, ce volume se recommandera certainement aussi, par sa méthode, auprès des liturgistes proprement dits, étant bien entendu que si parfois les pierres se taisent, il n’est de liturgie que des vivants.
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BRIQUEL CHATONNET F. (dir.)
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338862
Pages : 578
Format (mm) : 160x240
Poids : 1050g
Illustrations : nombreuses illustrations N et B et couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Ce volume est consacré aux églises, à la fois monuments et lieux de prière et d’identité des communautés de langue syriaque. On peut certes s’interroger sur la pertinence du concept puisqu’il repose sur une définition linguistique. La question qui se pose est celle-ci : la notion d’« église syriaque » est-elle pertinente ? Y a-t-il un modèle commun aux communautés de langue syriaque, répandu dans son schéma de base dans toutes les zones concernées, et distinct de celui des églises des communautés grecques, arméniennes ou coptes par exemple ? Une deuxième question en découle : à l’intérieur de cet ensemble, la nécessaire diversité est-elle surtout géographique ou liée au rattachement à telle ou telle Église ? Dans une même région, les églises appartenant à des communautés différentes suivent-elles le même modèle ?
L’archéologie des églises orientales n’en est qu’au début de son histoire. Des études monographiques, des fouilles, des synthèses partielles sont nécessaires pour espérer offrir une vue complète. Le but de cet ouvrage est d’abord de montrer l’intérêt de cette question, de faire connaître un patrimoine aujourd’hui menacé, d’attirer l’attention sur la nécessité de le protéger, de le décrire, de l’enregistrer, à un moment où la négligence, la malveillance, les guerres mais aussi des restaurations aussi enthousiastes qu’intempestives le mettent en danger.
Vue panoramique des régions où se développèrent des communautés de langue syriaque et approche régionale mettant en exergue les spécificités liées à la géographie et à l’appartenance confessionnelle ont été associées pour dresser un premier inventaire de ce patrimoine architectural.
Parler d’églises c’est bien sûr parler d’architecture, mais aussi de liturgie et d’appropriation de l’espace par la pratique. Comment a-t-on parlé des églises dans les textes anciens ? Comment la liturgie a-t-elle conditionné le plan architectural ? Comment s’est-elle déployée dans la pierre ? Comment l’église se fait-elle Église ? Les églises ne sont pas seulement des bâtiments, elles sont le lieu de vie d’une communauté religieuse, le lieu où elle affirme son identité, où elle se met en scène. Les églises marquent le paysage, mais sont aussi le lieu de réalisation de la vie ensemble et la mise en forme visuelle d’une foi.
Collection : Bibliothèque Archéologique et Historique
Auteur(s) : MONDESERT Claude
Parution : 1967
ISBN 10 : 2705313958
ISBN 13 : 9782705313951
Tome : IGLS 6
Pages : 302
Format (mm) : 225x280
Poids : 1170g
Illustrations : 58 pl. 3 cartes