Auteur(s) : Collectif, RABAULT-FEUERHAHN Pascale, PETIT Jérôme
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340216
ISBN 13 : 9782705340216
Publication : co-édition BnF
Pages : 458
Format (mm) : 160x240
Illustrations : 20
À l’orée du XIXe siècle, à Paris, la Bibliothèque nationale est riche d’une importante collection de manuscrits indiens qui suscite la curiosité croissante des savants. Dès 1815, le Collège de France accueille la première chaire de sanskrit fondée en Europe. Son titulaire, Antoine-Léonard (de) Chézy, l’occupera pendant dix-sept ans, jusqu’à sa mort en 1832. Dans sa leçon inaugurale, il évoque avec emphase son rôle de pionnier des études sanskrites : Plus porté par goût à ce genre d’études, ou doué peut-être de plus de patience, j’entrepris de soulever le voile qui déroboit à nos regards ce sanctuaire mystérieux…
Ce volume revient sur cette époque charnière des études indiennes en Europe, pour mettre en lumière les différents facteurs qui permirent ce soudain élargissement du périmètre intellectuel et institutionnel des études orientales, jusqu’alors centrées sur les langues utiles à la connaissance de la Bible, à la diplomatie et au commerce dans le Levant. Tout héroïque qu’elle ait été, l’œuvre de Chézy bénéficie des jalons posés aux siècles précédents par divers missionnaires et savants. Elle se situe à un carrefour qui met en jeu des circulations permanentes entre différents espaces, indien, français, mais aussi plus largement européen.
Auteur(s) : MANSION Joseph
Parution : 1931
ISBN 10 : 2705308520
ISBN 13 : 9782705308520
Pages : 198
Format (mm) : 150x220
Poids : 350g
Auteur(s) : Collectif, BORD Lucien-Jean, DEBIAIS Vincent, PALAZZO Eric
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340155
ISBN 13 : 9782705340155
Pages : 356
Format (mm) : 160x240
Issu d’un colloque tenu au printemps 2016 à Ligugé, dans le cadre de la plus ancienne abbaye d’Occident, ce volume réunit les contributions de chercheurs universitaires venus de divers pays et continents, invités à vivre et à travailler ensemble pendant trois journées sur un thème jusque-là peu abordé : celui du voilement et du dévoilement du divin dans l’art et dans liturgie entre Antiquité et Moyen Âge.
Dépassant largement la seule interrogation historique, la problématique proposée utilise de nombreuses approches qui, au fil des pages et des contributions, se révèlent complémentaires. Depuis le voile du Temple de Jérusalem – à la fois limite et lieu de révélation – jusqu’à l’utilisation du « rideau » par les artistes de l’époque classique, la matérialité du voile ne cesse de se rencontrer et de dialoguer avec sa symbolique ; que ce soit dans la littérature patristique, dans la liturgie, dans la vie et la mise des moniales, dans l’architecture et l’ornementation des édifices religieux ou encore dans le « dévoilement » cosmique d’une vision du divin.
Le voilement du « dieu » (ou du lieu de sa rencontre), attesté depuis la plus haute antiquité orientale, n’a cessé de se manifester tout au long de l’histoire des religions, particulièrement du monothéisme. Mais il ne va pas sans l’idée, l’espoir et même la réalisation d’un dévoilement qui veut révéler un invisible pourtant impossible à faire paraître matériellement. Sous ses diverses formes, cultuelles, littéraires, artistiques, ce « voilement/dévoilement complémentaire » traverse l’histoire humaine.