Auteur(s) : BOUYRAT Yann
Parution : 2013
ISBN 10 : 270533873X
ISBN 13 : 9782705338732
Pages : 676
Format (mm) : 160x240
Poids : 1070g
Illustrations : cartes couleurs, 8 pl. couleurs
La France et la communauté maronite du Liban entretiennent aujourd’hui encore des relations étroites. Les raisons de cette proximité ne manquent pas : à l’identité de religion s’ajoute l’ancienneté de leurs rapports, que l’on peut faire remonter au moins au Grand Siècle. Doit-on pour autant en conclure qu’elle était inévitable et qu’elle ne doit sa vigueur qu’à la patine du temps ? Non.
Cet ouvrage vise à montrer que, loin d’être une « évidence historique », cette relation privilégiée s’est au contraire construite lors d’une période précise, en l’occurrence les années 1830-1860. Au cours de ces trois décennies, les rapports entre les Maronites et la France ont subi un véritable changement de nature tant au niveau politique que culturel. Entre les deux anciens « partenaires » s’est alors nouée plus qu’une alliance, une réelle « amitié historique », amitié illustrée par l’adoption massive, par les premiers, de la « civilisation française », et, du côté de la seconde, par une réelle sollicitude à l’égard de ces nouveaux « Français du Levant ».
Ce rapprochement n’est pas le fruit du hasard. Il est intimement lié aux bouleversements politiques plus larges, à la même époque, du monde ottoman : en générant une instabilité chronique dans la montagne libanaise, en exacerbant les rivalités européennes, – particulièrement entre la France et l’Angleterre, dans les régions du Levant – l’évolution chaotique de l’Empire des sultans a puissamment poussé la France et les Maronites à consolider leurs liens. Loin d’être fortuite, leur amitié apparaît ainsi comme une conséquence, parmi d’autres, de la fameuse « Question d’Orient ». Une conséquence durable cependant…
Yann Bouyrat est agrégé d’histoire, docteur en histoire contemporaine et diplômé en sciences politiques. Membre du CEMMC (Centre d’Études des Mondes moderne et contemporain), il travaille depuis plusieurs années sur les relations politiques et culturelles entre la France et les régions du Levant (en particulier le Liban) à l’époque ottomane.
Auteur(s) : Collectif, de FOUCHÉCOUR Clotilde, BITAR Karim Émile
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339326
Pages : 552
Format (mm) : 210x280
Poids : 1500g
Illustrations : nombreuses ill. N&B
Charles de Gaulle a vécu deux ans au Liban, avec sa famille, de 1929 à 1931. Il est alors affecté à l’État-Major des Troupes du Levant dans une République libanaise encore sous mandat. La seconde guerre mondiale le voit revenir à deux reprises au Liban en 1941 et 1942 ; il y affirme les positions de la France Libre. Enfin, de 1958 à 1969, devenu chef d’État, il entretient une relation d’amitié avec les Présidents libanais Fouad Chéhab puis Charles Hélou. Cet ouvrage collectif croise les points de vue d’historiens, de témoins, d’hommes politiques et d’écrivains libanais et français. Il est enrichi de documents dont certains sont inédits.
L’ensemble éclaire l’unité profonde de la vision que Charles de Gaulle avait de la relation franco-libanaise dès 1931 : celle d’une alliance volontaire et étroite, scellée par un traité, entre deux nations souveraines. L’Histoire en a décidé autrement, mais ce ne fut pas la fin d’une amitié que de Gaulle, plus qu’aucun autre homme politique occidental, sut incarner. En suivant la ligne tracée par le Général de Gaulle, ce sont des pistes pour l’avenir qui se dessinent.