Collection : Les manuscrits sauvés des sables
Auteur(s) : Collectif, BOHAS Georges, LELOUMA Alfa Mamadou, SAGUER Abderrahim, SALVAING Bernard, SINNO Ahyaf
Parution : 2018
ISBN 10 : 2705339845
ISBN 13 : 9782705339845
Publication : ISSN 241-4382
Pages : 220
Format (mm) : 160x240
Textes de Tierno Sadou Dalen, Modi Tahirou Lelouma, Almami Ibrahima Sori Dara et Alfa Gassimou Labe.
Ce volume présente pour la première fois des textes arabes rédigés au Fouta-Djalon, en Guinée, au milieu du xixe siècle. Les manuscrits sont édités en arabe, traduits, et remis dans leur contexte grâce à un important commentaire historique. Sont présentés successivement :
- Deux écrits du grand lettré en arabe Tierno Sadou Dalen (Abū Sa‘īd Sa‘du b. Ibrāhīm b. ‘Abd-Allāh, 1788-1854) portant sur les liens entre pouvoir et religion et rédigés en 1851 ; son poème Conseil aux pasteurs (Nuṣḥ al-ru‘āt) est un « Miroir des princes » rédigé dans la tradition d’ouvrages comme al-Tibr al-masbūk fī naṣīḥat al-mulūk (L'or purifié dans le conseil des rois) d’al-Ġazālī.
- Son texte Pour réconcilier les deux partis se disputant le pouvoir à la tête de l’État (Taḏkira li-iṣlāḥ ḏāt al-bayn min al-fi’atayn al-‘aẓīmatayn) a été rédigé pour mettre fin aux luttes fratricides pour le pouvoir que se livraient deux grandes familles descendant des fondateurs de la Confédération.
- Un poème intitulé « la bataille de Kinši », rédigé en 1860 par le grand lettré et chef, Modi Tahirou (Abū Marwān Ṭāhir) de Lélouma à la suite de la défaite d’une sédition politico-religieuse, la révolte d’Ilyasa.
- Deux lettres rédigées en 1873, adressées par le dirigeant de la Confédération du Fouta-Djalon, l’imām Ibrāhīm Sori Dara, et par le chef de la province de Labé, Alfā al-Gāsimu, aux notabilités du pays. Il s’agissait de les convaincre de lutter contre un mouvement de sédition politico-religieuse, la révolte des Hubbu, déclenchée en 1851 dans une province de la confédération.
Ces textes éclairent d’un jour nouveau les liens entre les lettrés en islam et les détenteurs du pouvoir politique, dans un État islamique fondé en 1727. Ils ont l’immense avantage d’offrir une vision des débats religieux, politiques et sociaux du moment, émanant directement des protagonistes, et sont de nature à renouveler une historiographie fondée jusqu’à présent sur des documents beaucoup plus récents.
Collection : Les manuscrits sauvés des sables
Auteur(s) : BOHAS Georges, SAGUER Abderrahim, SINNO Ahyaf
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339524
ISBN 13 : 9782705339524
Pages : 330
Format (mm) : 160x240
L’exploration des ressources littéraires des manuscrits de Tombouctou nous amène à découvrir ce que l’on n’attendait pas : des textes qui relèvent à la fois du roman historique et de la littérature populaire, à la gloire de l’imam Ali et de son fils al-Husayn. Il s’agit de cinq récits. Le premier vante la science de l’imam. La science est l’un des traits marquants de l’imam que lui reconnaissent aussi les sunnites, se fondant sur parole du prophète : « Je suis la cité de la science, Ali en est la porte ». Les deux suivants se situent dans le contexte des expéditions du Prophète contre l’oasis de Khaybar. Le quatrième croise le récit du sauvetage des épouses du Prophète avec l’histoire d’un orphelin (al-Miqdad) et de ses amours pour la belle Mayyasa que son père lui refuse obstinément. Le cinquième est consacré au martyre de Husayn, fils de Ali. Il s’agit de l’interprétation chiite de l’événement. Elle en rejette la responsabilité sur le calife Yazid et ses agents, tout en blâmant les chiites de Koufa pour avoir abandonné Husayn après l’avoir invité à se mettre à leur tête. Pour cette tradition, la mort de Husayn, comme toute sa vie du reste, est marquée par des prodiges : prémonitions, interventions angéliques, châtiment des meurtriers et, pour terminer, l’itinéraire de la tête d’al-Husayn, dont le transmetteur a dit : « Nous avons cherché la tête d’al-Husayn, mais nous ne l’avons pas trouvée, et nous n’avons pu savoir si elle avait été enlevée au ciel ou enfouie dans la terre. »