Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341169
ISBN 13 : 9782705341169
Pages : 648
Format (mm) : 160x240
Édité par
Iwona Gajda et Françoise Briquel Chatonnet
avec la collaboration de Denise Aigle
Ce volume dédié à Christian Robin réunit divers articles
concernant l’Arabie ancienne, son histoire, ses langues et
écritures et ses religions. Les contributions rédigées par
des historiens, philologues, épigraphistes et archéologues
présentent l’Arabie préislamique à travers les témoignages et
vestiges laissés par ses habitants mais aussi sous des regards
extérieurs.
Table des matières
Introduction
Abréviations
Carte de la péninsule Arabique
Galerie de photos
Bibliographie de Christian Julien Robin
Les Arabes sous le regard des autres
Nouvelles inscriptions de la péninsule Arabique et d’alentour
Du tesson à l’architecture
Des religions traditionnelles à l’islam
Collection : Miscellanées
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705340568
ISBN 13 : 9782705340568
Pages : 192
Format (mm) : 160x240
Illustrations : nombreuses illust. couleurs
La langue arabe apparaît en pleine lumière après la fondation de l’Empire
musulman dont elle est la langue officielle. Si on remonte dans le temps,
elle est illustrée, au vie siècle de l’ère chrétienne, par une poignée de textes
courts en langue et en écriture arabes, qui ont été trouvés dans trois zones, le
Bilād al-Shām, l’extrême nord-ouest de la péninsule Arabique et la région de
Najrān. Pour les périodes plus anciennes, la thèse dominante est que la langue
arabe ne serait attestée que dans deux zones, le nord-ouest de la péninsule
Arabique et le Bilād al-Shām, dans des textes écrits soit en alphabet arabique
(ṣafāʾitique et ḥismāʾique) soit en alphabet araméen.
Cette dernière affirmation paraît incongrue, d’autant plus que, durant les
siècles précédant l’Islam, la carte tribale paraît relativement stable. Il semble
plus logique de supposer que de nombreuses populations en Arabie parlaient
un arabe qu’on ne sait pas reconnaître. Les inscriptions de Najrān en écriture
sudarabique et en langue sabaʾique en offrent une première illustration.
Dans le corpus du sabaʾique, quelques dizaines de textes s’écartent plus
ou moins de la norme. Ils présentent des déviances dans la phonétique, la
morphologie et le lexique, qui peuvent être interprétées comme des emprunts
à la langue arabe. Le nombre de ces déviances est relativement faible dans
tous les textes sauf un où il excède celui des caractères propres au sabaʾique.
Tous ces textes, qui proviennent d’une même zone, celle de l’oasis de Najrān,
au nord de Sabaʾ, datent d’une période relativement haute, entre 350 avant
l’ère chrétienne et 150 après l’ère chrétienne.
Dans l’analyse des inscriptions antiques, la démarche traditionnelle
consiste à isoler des ensembles de textes présentant une parenté linguistique
manifeste ; chacun de ces ensembles définit une langue. Pour Najrān, cette
démarche aboutit à l’identification de deux « langues » : un dialecte du
sabaʾique en contact avec l’arabe et une langue apparentée à l’arabe.
Cette démarche paraît inappropriée parce que la plupart des commanditaires
des textes rédigés dans ces deux « langues » appartiennent au même
groupe tribal. La variabilité linguistique des inscriptions de Najrān s’explique
plutôt par l’introduction dans la langue écrite de caractères empruntés à la
langue parlée en proportion variable. Ces caractères sont peu nombreux
dans les textes les plus formels comme les règlements ou les offrandes ; en
revanche, ils abondent dans les inscriptions funéraires dont les stipulations
et les interdictions doivent être impérativement comprises.
La langue des inscriptions de Najrān serait donc du sabaʾique écrit par une
population parlant une variété ancienne de la langue arabe que l’on peut
appeler « vieil-arabe de Najrān ».
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : BERTI Vittorio, DEBIÉ M.
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341152
ISBN 13 : 9782705341152
Pages : 494
Format (mm) : 160x240
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques,
celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-
chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).
Le thème du droit dans les contextes de présence syriaque, tant sur le plan ethnique que du point de vue de la diffusion des Églises, est essentiel pour comprendre comment les communautés étaient organisées à un certain moment de l’histoire, quels modèles comportementaux et sociétaux étaient ou non admissibles et quelle a été l’évolution dans l’espace et dans le temps des textes et des pratiques.
Héritières des cultures juridiques du Proche-Orient ancien et liées à celles des empires dans lesquels elles se développèrent, la réflexion et la pratique juridiques syriaques, porteuses de leur propre mode autochtone de régulation des relations mercantiles et patrimoniales, ont été fortement enrichies par l’influence des traditions juridiques d’Israël, par la présence en Syrie occidentale de la culture et des institutions juridiques romano-byzantines, par la confrontation en monde iranien avec celle des Perses sassanides, et enfin par le nouveau monde éthique et juridique apparu avec l’avènement de l’Islam à partir du viie siècle dans tout le Proche et Moyen-Orient.
L’expansion des communautés et des Églises de tradition syriaque s’est accompagnée d’une caravane de lois et de traditions jurisprudentielles recueillies, préservées, transmises et constamment intégrées par les lettrés syriaques dans un paysage ethnique et culturel asiatique encore plus vaste. Celui-ci a contribué à façonner un certain « relativisme » vis à vis des systèmes juridiques et des coutumes avec lesquelles les chrétiens syriaques ont appris à composer. De là sont nées une créativité et une liberté dans l’élaboration de solutions pour les différents cas de vie, sous le regard des évêques et des dirigeants communautaires.
Droit des Églises, le droit en syriaque est envisagé dans ce volume dans le contexte des droits impériaux dans lesquels il s’est développé et par rapport auxquels il s’est défini. Droit civil et droit ecclésiastique doivent être ainsi appréhendés en interaction et en situation multilingue, le droit des Églises syriaques entrant en dialogue avec celui des autres communautés religieuses et des États.
Ce volume rassemble une série de contributions visant à présenter les sources du droit en monde syriaque afin de les rendre accessibles aux non-spécialistes. Il a pour but également de faire un point sur les études historiques concernant les contextes dans lesquels textes et corpus sont apparus et l’impact qu’ils ont eu. Il s’intéresse aussi aux pratiques du droit et aux conditions d’exercice de la justice, ouvrant ainsi des fenêtres vers des études d’histoire sociale, d’histoire culturelle et d’études de genre en permettant un accès à des catégories sociales peu représentées dans d’autres types de textes, comme les femmes, les enfants, les esclaves.
Les anciens systèmes notariaux présents dans les contextes araméophones, la manière dont les sources canoniques se rapportent aux juifs et au judaïsme, l’impact de la production canonique alexandrine et des textes synodaux antiochiens dans le contexte syriaque, la réflexion théologique sur le droit séculier, la tradition canonique syro-occidentale, de Sévère d’Antioche aux synodes du ixe siècle, jusqu’à la relation entre le droit canonique et le droit islamique sont autant de sujets étudiés.
Auteur(s) : Collectif, BONATO Lucie, DONDIN-PAYRE Monique
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339005
ISBN 13 : 9782705339005
Pages : 600
Format (mm) : 210x280
Illustrations : nombreuses illustrations
Entre décembre 1861 et janvier 1863, Edmond Duthoit, jeune architecte amiénois de 24 ans, recommandé par Viollet-le-Duc, participa à une mission d’exploration en Orient sous l’autorité de Melchior de Vogüé. Il fit escale à La Valette, Alexandrie, parcourut le Liban, Chypre, la Palestine, la Syrie du Nord, visita Athènes, Messine et Palerme. En 1865, il repartit pour l’Empire ottoman chargé de mission par Napoléon III : Constantinople, Chypre à nouveau, Assos en Troade, sont ses étapes principales. Quelques années plus tard, en 1872, il fut envoyé, toujours sur recommandation de Viollet-le-Duc, en Algérie, à Tlemcen notamment, pour dessiner les monuments arabes. Jusqu’à sa mort en 1889, chaque année, il retourna en Afrique du Nord pour assurer l’enregistrement, la restauration, la préservation des monuments.
La correspondance qu’il adressa à sa famille, sa mère puis sa femme, pendant ces périples est presque intégralement conservée, de même qu’un nombre considérable de dessins qui illustrent étroitement les descriptions de paysages, les aventures des déplacements en bateau, en train, à pied, en diligence, à cheval, les récits des fêtes, la peinture des vêtements, des gestes quotidiens, tout ce qu’il voit, ce qu’il ressent, ce qui l’enthousiasme.
Ces lettres dépourvues de tout artifice, pleines de vivacité et souvent d’humour, débordantes de vie et d’énergie, constituent un témoignage d’autant plus exceptionnel que leur sont associés les dessins qu’Edmond Duthoit lui-même réalisa sur le terrain. Plus que des relevés techniques, ce sont des scènes de rues, des croquis d’animaux, ses compagnons de voyages et de travail, les peuples aux modes d’existence immuables, les monuments délaissés et les villes enfouies.
Auteur(s) : Collectif, MEOUCHY N. (dir.)
Parution : 2006
ISBN 10 : 2705337849
ISBN 13 : 9782705337841
Tome : 1
Pages : 304
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
Fruit d’un questionnement collectif sur l’avenir de l’Orient arabe, cet ouvrage est aussi l’expression d’une volonté de rencontre entre des historiens et des universitaires d’Orient et d’Occident. Cette publication, au-delà de ses thématiques spécifiques - État et société, droit et individu, sources et historiographie - place d’emblée l’ouvrage dans son cadre commun. Les interférences historiques d’acteurs étrangers s’y déclinent dans des registres tels que : modernité/authenticité, religion/politique, minorités/majorité, individu/groupes sociaux.
Dès que l’on pose le cadre général « États et Sociétés » des indépendances à aujourd’hui, la question du droit devient incontournable puisqu’elle fait apparaître la concurrence entre État de droit divin et État représentatif fondé sur le contrat social. Le droit public témoigne des synthèses existant entre les différentes traditions juridiques comme de la diversité en partie héritée de la période coloniale. Les diverses contributions signalent l’ampleur des difficultés auxquelles sont confrontés les États et les sociétés de l’Orient arabe et posent les questions de fond : comment faire fonctionner un contrat social dans une société sans citoyens et un projet libéral dans une société sans individus ?
Au rempart politique et religieux contre les processus d’individuation répond une écriture arabe de l’histoire contemporaine qui se faufile dans l’histoire positiviste et la construction d’icônes ou de biographies. Presque toujours sous pression idéologique, elle se constitue pourtant en un champ autonome. Définir l’identité nationale, ajuster le discours historique et l’actualité politique, telles sont ses missions qu’elle partage d’ailleurs avec certains mass médias, la télévision en particulier.
Les auteurs dressent ici un état des lieux sans concession dans une posture à la fois engagée et distanciée. Tous témoignent in fine de la présence dans l’Orient arabe d’îlots de vitalité intellectuelle que les cadres les plus répressifs sont impuissants à réduire.
Auteur(s) : LÉGERET Katia
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340988
ISBN 13 : 9782705340988
Format (mm) : 160x240
The 108 karaṇa make up the oldest Indian alphabet of movements to dance, theatre, sculpture and music codified in the Nāṭyaśāstra. Their oral transmission is extremely rare, and the author of the present publication nourished her theoretical research with the instruction in Bharata-nam that she received firstly in Paris from Amala Devi, in Chennai from Swarnamukhi, State Dancer of Tamil Nadu, and subsequently, over a period of thirty years, from Natyacharya K. Muralidhar Rao, in Mysore (Karnataka). Interpretations of karaṇa poses and steps from the Nāṭyaśāstra are countless and creative, and they inspire contemporary artists.
In 2022 the author made a film on the teaching of Natyacharya K. Muralidhar Rao, which is freely accessible to readers of this book: Bharatanatyam Dance Theatre: DANCING OF THE HEART, with support from Labex Arts-H2H/EUR ArTec (Paris 8 and UPL University).
Katia Légeret is a researcher and Professor of Philosophy and Performing Arts Aesthetics at University Paris 8, where she leads the research team Scènes du monde [world stages]. Director and choreographer, she is a bharata-nāṭyam artist under the name Manochhaya, and a specialist in traditional and contemporary Indian forms of dance theatre. She is the author, in particular, of Danse Contemporaine Indienne et Théâtre Indien: Un Nouvel Art? (PUV, 2010) and Dance Theatre of India, Crossing New Aesthetics and Cultures (Niyogi Books, 2018), and has edited collective works including Rodin and the Dance of Shiva (Niyogi Books, 2016), Créons au Musée (Geuthner, 2019) and French-Indian dancer Nyota-Inyoka (1896-1971) The Genius and the Dance (Geuthner, 2022). The latter relates to an international research project (Labex Arts-H2H and EUR ArTeC) involving partnerships in Paris with RMN-Grand Palais, the Musée National des Arts Asiatiques-Guimet and the Bibliothèque nationale de France.