Auteur(s) : LAFFITTE Roland
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340612
ISBN 13 : 9782705340612
Pages : 394
Format (mm) : 160x240
La langue française a emprunté, tout au cours de son histoire, des mots à la langue arabe, et cela en plusieurs vagues et dans plusieurs registres. Au-delà des emprunts proprement dits, le lexique scientifique porte de manière conséquente la marque de la langue arabe, arrivée notamment sous la plume des clercs médiévaux. On imagine aussi aisément l’ampleur du lexique politique, qui s’est considérablement étendu ces dernières décennies.
Mais il est un domaine particulièrement riche en arabismes, celui du français décoincé. Il regroupe la somme des mots qui circulent hors de la langue soutenue et disséquée sous la Coupole, pour ne garder que la variété de la langue qui court dans les rues ; celle des cités populaires et des cours d’école, comme celle des alcôves et des salles de garde, celle des émissions de télévision populaires et des différents corps de métiers, etc.
Le lexique des arabismes appartenant à ce registre est essentiellement abondé par trois sources : 1) le français colonial, introduit aux xixe-xxe siècles jusqu’en 1962, dans ses deux branches, le jargon des troupes coloniales, avec un terme connu comme toubib, et celui des Français d’Afrique du Nord qui a popularisé le mot souk ; 2) le français sorti, depuis les années 1960, des quartiers et des cités de relégation des populations issues des vagues d’immigration du Maghreb, et qui, essentiellement par les canaux de l’école et le rap, s’est déversé dans ce que l’on a appelé la langues des jeunes, et dont certains termes emblématiques sont même entrés, comme beur et kif, dans le français courant ; 3) des vieux mots entrés dans la langue aux différentes époques et recyclés par la langue décoincée, comme artichaut ou coton.
En annexe de ce vaste lexique, est présenté le vocabulaire de l’islamophobie contemporaine qui reprend, notamment dans la presse et sur la toile, les mots de l’Islam pour les retourner contre cette religion et nos compatriotes musulmans.
Roland Laffitte est chercheur indépendant et essayiste. Il est président de la SELEFA (Société d’études lexicographiques et étymologiques françaises et arabes), créée en 2002. C’est dans son cadre qu’a été menée cette étude, ainsi que celle qui a donné lieu au livre Le ciel des Arabes, paru chez Geuthner en 2012.
Auteur(s) : LEFKIR-LAFFITTE Naïma, LAFFITTE Roland
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340285
ISBN 13 : 9782705340285
Tome : 1
Pages : 348
Format (mm) : 160x240
Les jeunes années d’Urbain, fils d’un armateur de La Ciotat et d’une mère mulâtre née esclave, sont ballottées entre Cayenne et Marseille. Dès l’été 1831, les élans républicains nés de la Révolution de Juillet modèlent ses premières actions politiques. L’année 1832 est celle de sa conversion au Saint-Simonisme et des émotions de la Retraite de Ménilmontant. Après l’interdiction de l’association et l’arrestation de ses chefs, ce sont les missions prolétaires à Lyon et dans le Midi puis, en 1833, le départ pour l’Orient. Un voyage exotique fertile en péripéties pittoresques et en sensations nouvelles, mais aussi riche de leçons politiques qui dépassent l’effritement du rêve religieux et l’échec des projets du canal de Suez et du barrage du Nil. À l’opposé des politiques de conquête et de colonisation de l’époque, c’est une période inédite de coopération volontaire en Orient. La conversion d’Urbain à l’Islam est un élément original dans la Famille saint-simonienne. Cette expérience aura une importance capitale dans sa nouvelle vie et une influence réelle, mais contrariée, dans la politique française.
Auteur(s) : LEFKIR-LAFFITTE Naïma, LAFFITTE Roland
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340292
ISBN 13 : 9782705340292
Tome : 2
Pages : 504
Format (mm) : 160x240
Illustrations : 3 cartes
De retour d’Égypte en 1836, lors d’un intermède parisien, une autre vie se dessine pour Urbain. La perspective d’un nouveau départ s’ouvre : celui vers l’Algérie, en avril 1837, en pleine tempête de la conquête. Pour lui, comme pour ses deux mentors, Enfantin et d’Eichthal, l’Algérie va profondément altérer leurs premières idées de la période d’emballement spirituel pour l’Orient lors du séjour égyptien. Arraché à son rêve d’avenir poétique et théâtral, Urbain se trouve poussé vers des tâches plus prosaïques d’interprétariat et d’administration. C’est un autre homme qui nous parle, à travers ses articles de presse, brochures, rapports militaires et correspondances privées, surtout celle avec d’Eichthal, son second dans le duo des « deux proscrits : le Juif et le Noir ». L’exaltation laisse place à l’exposé d’une réalité cruelle : celle du fracas des armes et des combats politiques. Cette expérience prouvera que conquête et colonisation sont la pire manière d’associer Orient et Occident, de rassembler la Famille universelle.
Auteur(s) : KHATER Antoine, DJEBBAR Ahmed
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340636
ISBN 13 : 9782705340636
Pages : 220
Format (mm) : 140x200
Les résultats de nombreuses recherches menées au cours des deux derniers siècles, concernant les sciences développées au Proche-Orient entre le -xxxiiie siècle (av. J.-C.) et le +xve siècle (ap. J.-C.), sont exposés dans cet ouvrage.
La première partie concerne la contribution fondamentale des cultures du Proche-Orient ancien à la naissance et au développement des sciences, entre le -xxxiiie siècle et le +viie siècle. La question de la transmission de ces sciences à d’autres civilisations de la Méditerranée, avant le +viiie siècle, se pose. Sur ce thème précis, les éléments fournis par les sources, sont complétés par l’étude d’hypothèses crédibles sur quelques aspects de cette transmission et semblent apporter un éclairage inédit.
La deuxième partie de l’ouvrage dresse, dans un premier temps, un bilan des connaissances portant sur les héritages anciens, à l’origine de la naissance d’une nouvelle phase scientifique et technologique au Proche-Orient, et ce à partir du +viiie siècle. Un autre, provisoire, éclaire le contenu de la tradition entre le +ixe et le +xve siècles ; période de grand développement scientifique au sein de l’empire arabo-musulman et sa civilisation, avec des prolongements significatifs hors de ses frontières, à l’Est et à l’Ouest.
Ahmed Djebbar est professeur émérite de Mathématiques et Histoire des Mathématiques à l’université de Lille. Ses recherches portent sur l’histoire des activités mathématiques de l’Occident arabo-musulman, en relation étroite avec celle de l’Orient.
Antoine Khater est professeur de Physique théorique, il a travaillé au CEA Saclay et aux universités de Paris VI Jussieu et du Mans. Ses recherches portent sur la Matière condensée et la nanophysique. Il s’intéresse également à l’Histoire des sciences en Mésopotamie.
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340735
ISBN 13 : 9782705340735
Pages : 216
Format (mm) : 160x240
Cet ouvrage a pour objet d’identifier la nature de la diaspora syriaque-orthodoxe de Jérusalem entre 1831 et 1948, par l’étude d’une compilation de registres baptismaux de la communauté, conservés dans la bibliothèque du monastère Saint-Marc de Jérusalem. Sans jamais avoir été un foyer d’implantation majeur de cette Église, le vicariat patriarcal jacobite de Jérusalem connaît toutefois une évolution significative entre l’ère des Tanzīmāt et la fin du mandat britannique : le monastère Saint-Marc, cœur de la présence communautaire, passe ainsi d’un maigre foyer de fidèles accueillant de temps à autre quelques pèlerins, à un refuge pour les rescapés du Sayfo, génocide perpétré au Tur ʿAbdin dans les années 1915. Les syriaques-orthodoxes de Jérusalem sont replacés ici dans le contexte de la Palestine ottomane puis mandataire, et ce afin de mieux cerner les mécanismes sociaux et religieux de leur intégration à cette ville.
Ancienne élève de l’École normale supérieure de Lyon, agrégée d’Histoire et arabisante, Antoinette Ferrand consacre ses recherches à l'histoire des sociétés arabes. Sa thèse porte sur la classe moyenne en Égypte à l'époque nassérienne.
Auteur(s) : Collectif, BRETON Jean-François, VILLENEUVE François
Parution : 2019
ISBN 10 : 2705340315
ISBN 13 : 9782705340315
Pages : 260
Format (mm) : 160X240
Les 22e rencontres sabéennes se sont déroulées du 20 au 23 juin 2018 à Paris. Elles avaient pour thème principal la guerre en Arabie antique. Elles ont réuni historiens, épigraphistes et archéologues travaillant dans la péninsule Arabique ; en Arabie saoudite, dans les îles de la mer Rouge et à Oman. La guerre y a été évoquée sous toutes ses formes ; son vocabulaire, ses représentations iconographiques, ses ravages, sa poliorcétique et ses moyens. Ces chercheurs, d’horizons variés, regrettant de ne plus pouvoir exercer au Yémen, ont exposé leurs travaux antérieurs, évoqué la situation de son patrimoine archéologique ou historique et souligné la tragédie humanitaire que connaît ce pays.
Ont contribué à l’ouvrage
Mounir Arbach, Jean-François Breton, François Bron, Christian Darles, Werner Daum, Serge Frantsouzoff, Michela Gaudiello, Solène Marion de Procé, Christian Robin, Loreto Romolo, Ronald Ruzicka, Mohanad al-Siyani, Paul Yule.