Auteur(s) : HANAFI Hassan
Parution : 1981
ISBN 10 : 2705316795
ISBN 13 : 9782705316792
Pages : 634
Format (mm) : 160x240
Poids : 820g
Auteur(s) : HASSAN Iyas
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340322
ISBN 13 : 9782705340322
Pages : 500
Format (mm) : 160x240
Lire le Coran à la manière d’une œuvre littéraire et esthétique ! Voici le projet audacieux et à maints égards novateur du livre d’Iyas Hassan. À partir d’un récit compact et allusif, Mūsā avec le serviteur de Dieu (Cor. 18,60-82), l’auteur propose une analyse méticuleuse et passionnante des techniques de narration à l’œuvre dans le Coran puis dans la tradition exégétique arabe telles qu’elles se manifestent dans le commentaire de Muqātil Ibn Sulaymān (m. 676). Cette double lecture permet de décrire une transition esthétique qui mène à la naissance, vers le milieu du viii e siècle, d’un nouveau récit littéraire. Elle met en exergue le rôle des narrations religieuses dans la genèse de la prose littéraire arabe et s’oppose totalement aux affirmations de spécialistes invitant à penser que ce processus a été inauguré à partir des écrits d’illustres prosateurs et secrétaires de chancellerie abbassides.
Dans son célèbre ouvrage The Art of Biblical Narrative (1981), Robert Alter soulignait les progrès de l’enquête philologique sur la Bible tout en rappelant la nécessaire contribution de l’investigation littéraire dans la quête fascinante du sens. La recherche sur le Coran connaît aujourd’hui une situation similaire et Iyas Hassan participe au renouvellement de ces approches. Bien qu’elle soit ancrée dans les études littéraires, sa contribution dépasse le lecteur uniquement soucieux de littérature pour intéresser à la fois l’historien et le théologien. Cela laisse présager que Le religieux, le narratif et le littéraire sera aux études coraniques ce que fut l’ouvrage de Robert Alter pour les études bibliques.
Iyas Hassan est agrégé d’arabe et Maître de Conférences à l’Université Lumière – Lyon 2. Spécialiste de littérature arabe classique, il a coordonné à l’Institut français du Proche-Orient (Beyrouth, 2014-2017) le programme GenèR « Genèse et évolution du récit littéraire arabe. Nouvelles perspectives » et a publié notamment La littérature aux marges du ʾadab. Regards croisés sur la prose arabe classique ainsi que Moïse l’Africain. Migration de récits et brassage de mythologies en Afrique Subsaharienne. Depuis 2013, il coédite la recension damascène du Roman de Baybars dont 17 volumes sont déjà parus. Il est responsable du programme ANR LiPoL « Littératures Populaires du Levant. Archiver, analyser et conter le Roman de Baybars au xxi e siècle » (2020-2024).
Auteur(s) : BOHAS Georges, ALLOUSH Mustafa
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340957
ISBN 13 : 9782705340957
Pages : 382
Format (mm) : 160x240
Pourquoi une traduction du Mufaṣṣal d’al-Zamaḫšarī ? Parce que ce livre « connut une vogue considérable dans l’Orient musulman jusqu’à la fin du xiiie siècle » et il exerça une influence « très importante en Orient arabe et dans le monde iranophone, notamment à travers les commentaires d’Ibn Yaʿīš et d’Ibn al-Ḥājib ainsi que la Kāfiya de ce dernier. L’ouvrage peut être considéré comme la source principale des grands traités classiques. » En outre, al-Zamaḫšarī ne fut pas seulement un grammairien, mais il est également l’auteur d’un véritable thésaurus de la langue arabe intitulé ’Asās al-Balāġa, « La fondation de la rhétorique », et surtout, en tant que théologien, il a composé l’un des plus célèbres commentaires du Coran : al-Kaššāf ʿan ḥaqā’iq al-Tanzīl, « Le livre qui dévoile les vérités de la Révélation ». Enfin, dans le domaine de la littérature il a également brillé par ses Maqāmāt « Sessions ».
Pourquoi une traduction commentée ? Le livre vise à une présentation d’ensemble de la grammaire sous la forme d’un compendium ; du reste, il désigne lui-même son ouvrage comme une introduction. Même pour le public arabe averti une explicitation détaillée est nécessaire : celle d’Ibn Yaʿīš s’étend sur dix volumes dans l’édition du Caire. À plus forte raison le commentaire est indispensable pour le public francophone auquel on s’adresse ici. Le commentaire est intégré à la traduction − en italique et en plus petits caractères pour éviter toute confusion − un peu à la manière des commentateurs arabes médiévaux.
Georges Bohas, du laboratoire ICAR (UMR 5191 CNRS • ENS de Lyon), professeur émérite à l’ENS de Lyon, est membre de l’académie de langue arabe de Damas. Il a publié de nombreux livres et articles sur l’œuvre des grammairiens arabes. Il s’est aussi tourné plus récemment vers les aspects formels du texte coranique, à propos desquels il a publié, en 2021, Les stratégies métriques dans le Coran.
Mustafa Alloush, maître de langue à l’Université Lumière-Lyon 2 et docteur en études arabes, est membre du laboratoire ICAR (UMR 5191 CNRS • ENS de Lyon). Il a publié dans les domaines de la littérature, la civilisation et la linguistique arabe, particulièrement, en 2020, La place des interjections et des onomatopées dans le lexique de l’arabe. Il s’est aussi intéressé à la sociolinguistique dans son livre Al-Taṭawwur al-dilālī fī l-luġa al-ʿarabiyya, (Le changement sémantique dans la langue arabe) (2021) et à l’arabe moyen en éditant et traduisant des manuscrits subsahariens publiés dans Écrire la guerre au Fouta-Djalon (2022).
Auteur(s) : HUSEIN (Ibn) Abu Hāmid Sakhr
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338470
ISBN 13 : 9782705338473
Pages : 600
Format (mm) : 150x240
L’œuvre est ambitieuse, elle se veut globale. Elle déconstruit la dogmatique islamique par un nécessaire retour aux Textes dans leur propre logique pour réinitialiser leur dynamique porteuse. Elle s’articule en trois parties.
Les Fondements, un retour donc aux sources scripturaires avec le souci de prendre les textes coranique et sunnique sans passer par le crible des écoles juridiques. C’est une responsabilisation de tout pratiquant, par sa mise face aux réalités de la révélation et de la vie. Suit un long commentaire de la célèbre et fondamentale tradition connue sous le nom de Hadīth Gibrīl, où l’archange Gabriel vient à la fin de la vie du Prophète récapituler vingt trois ans de révélation. Avec un éclairage sans précédent, l’auteur met à notre portée les données intemporelles de la dernière révélation. Ensuite, vient l’examen de « l’innovation », cette intervention non autorisée sur la Loi. L’auteur démontre que toutes les dérives en découlent et que la révélation s’en trouve modifiée et, par suite, non opérante. Il propose une « réforme » apte à sortir de l’influence persane, qui, selon lui, a porté tord à la dernière révélation. À ce propos un parallèle est mis en lumière entre les Byzantins et les Persans : les premiers avaient effectué une altération du message de Jésus pour en faire le « Christianisme », et les seconds n’ayant réussi qu’à moitié avec l’Islam, y ont provoqué une fracture qui donna le « chiisme ». Ce qui a causé la lente déliquescence de l’Islam populaire, social, qui est devenu une religiosité mêlant superstitions et Coran. Il faut retenir que pour l’auteur, l’Islam est la religion prônée par tous les prophètes.
La seconde partie traite du statut de la prière en Islam et dans les autres révélations pour en montrer l’aspect fondamental. L’ascension du Prophète n’avait autre but que la réception de la Prière qui s’est effectuée entre Allah et Muhammed sans intermédiaire. Nous découvrons aussi que l’essence et le but final de la prédication muhammedienne est la fondation d’une communauté d’orants. Ainsi, l’Hégire prend toute sa dimension, non seulement dans la fuite de Muhammed vers Médine, mais aussi dans la vie de tout un chacun qui, se voyant empêché d’adorer Allah, se trouve obligé de migrer vers un lieu où il peut s’adonner à la prière canonique. Cela conduit à un examen minutieux des ennemis de « l’homme de foi », ils sont décrits comme des tentateurs adeptes du diable, le tout mis en évidence par un long passage en revue de la société contemporaine. S’engage ensuite une longue disputatio contre un texte contenu dans une œuvre reconnue du 12ème siècle ; Kitāb el-Mughnī d’Ibn Qudāma el-Maqdisī. La polémique porte sur le statut de ceux qui se disent musulmans mais ne s’acquittent pas de la prière canonique. L’auteur finit par étayer un avis inédit en les déclarant selon la Loi Ahl Kitāb « Gens du Livre » c’est-à-dire ayant le même statut légal que les Juifs et les Chrétiens. C’est là un des points nodaux apportés par cette étude patiente et courageuse.
La troisième partie s’intéresse à l’aspect technique de la prière canonique, en exposant en détail la manière dont le Prophète l’a enseignée. Et l’œuvre se termine par un long chapitre sur l’aspect gnostique et métaphysique de la prière Salāt.
Auteur(s) : IBN TAYMIYYA Ahmad
Parution : 1986
ISBN 10 : 2705303456
ISBN 13 : 9782705303457
Traduction : Henri Laoust
Pages : 140
Format (mm) : 160x240
Poids : 300g
Aḥmad ibn Taymiyya (m. 728/1323), théologien hanbalite prônant une lecture rigoriste de la sunna, composa la Wasiṭiyya, l’une de ses trois grandes professions de foi, à la veille des invasions mongoles, en vertu de l’obligation morale d’ordonner le bien :
« Croire en Dieu, c’est d’abord croire à la description (waṣf) que Dieu a donnée de Lui-même dans son Livre et à celle que son envoyé Muḥammad en a faite, et cela sans déformation (taḥrīf) et sans négation (ta‛ṭīl), sans s’interroger sur le comment (takyif) des choses et sans recourir à des comparaisons (tamṯīl). » (p. 38)
Auteur(s) : GOLDZIHER Ignāc
Parution : 1920
ISBN 10 : 2705337660
ISBN 13 : 9782705337667
Pages : 348
Format (mm) : 150x220