Auteur(s) : LA MARLE Hubert
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340605
ISBN 13 : 9782705340605
Pages : 236
Format (mm) : 160x240
Cet essai vise à réparer le départ prématuré d’un grand archéologue, Jean Deshayes, disparu en 1979. Il joignait de manière rare une compétence relative à la Crète minoenne, qu’il avait acquise sur le terrain à Mallia, et celle qu’il a approfondie ensuite sur les sites de l’Iran, particulièrement à Tureng Tepe.
Le cadre de l’ouvrage ne se limite pas à ce que nous enseigne l’archéologie. C’est aussi dans l’esprit des peuples qu’il faut puiser, dans ce corpus extraordinairement foisonnant des mythes persans et des légendes crétoises, dans certains rites venus du fond des âges, et même dans certaines musiques traditionnelles.
Bien sûr, comparaison n’est pas raison. D’autres influences, d’autres sources d’inspiration ont contribué au miracle minoen : la Grèce continentale, les Cyclades, Chypre, l’Anatolie, le Proche-Orient, l’Égypte ont également porté leur lot de contribution culturelle sous différentes facettes. Mais souvent, quand on étudie ces dernières influences, on est frappé par leur caractère somme toute assez récent et limité, si l’on excepte peut-être le rôle des Cyclades.
Le cadre géographique de l’Iran ancien ne se limite pas ici aux frontières actuelles. Il inclut aussi les régions et pays dont la langue relève ou a relevé du groupe iranien, notamment le Kurdistan. Certains regards sur le monde indien seront aussi utiles vu la parenté étroite entre l’Iran ancien et l’Inde védique.
Enfin, on ne saurait se limiter strictement à l’Âge du Bronze : certaines légendes, certains mythes se transmettent, se transforment durant une longue période et leur origine est bien difficile à situer précisément à défaut d’écrit.
Plus que des réponses, ce sont des pistes, des jalons qu’il nous faut redécouvrir entre le monde iranien et l’Europe.
Hubert La Marle, chercheur en épigraphie et linguistique, s’est attaché à l’inventaire et à la lecture des signes syllabiques du linéaire A de Crète minoenne. Ayant publié ses travaux en quatre volumes, complétés par un abrégé et par une édition en anglais, il pose la question d’un lien direct entre la langue minoenne et les langues indo-iraniennes anciennes. Il renouvelle cette approche par une étude des parentés techniques et culturelles entre l’île de Minos et l’Iran ancien.
Auteur(s) : HAMMAD Manar
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341510
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Illustrations : nombreuses
Auteur(s) : TEDGHI Joseph (dir.)
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341305
ISBN 13 : 9782705341305
Pages : 354
Format (mm) : 160x240
De l’exode de Judée (-587) à l’exil forcé de 1956, l’Égypte, terre de mille civilisations, fut pour les juifs un refuge salutaire en dépit de quelques périodes sombres, voire un pays de cocagne à la fin du xixe siècle et dans la première moitié du xxe siècle. Au lendemain de la création de l’État d’Israël en 1948 et de la nationalisation du canal de Suez en 1956, les juifs d’Égypte, massivement expulsés ou contraints de quitter leur terre natale, prennent la route de l’exil, se dispersant aux quatre coins du monde.
Pour commémorer le cinquantième anniversaire de cet exode, un colloque a été organisé à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris, rassemblant des intervenants de divers horizons. Le présent ouvrage réunit leurs interventions articulées autour de cinq thèmes essentiels : l’histoire de la présence juive sur les rives du Nil, les mutations socio-culturelles aux xixe et xxe siècles, la communauté caraïte, l’expression artistique et littéraire ainsi que l’intégration au lendemain de l’exil dans les différents pays d’accueil.
Cet ouvrage nous invite à découvrir un héritage souvent méconnu, un parcours humain et historique qui éclaire les ombres d’un monde en mutation.
Auteur(s) : BAZZI Rachid
Parution : 2026
ISBN 13 : 9782705341497
Traduction : Traduit et annoté par Rachid Bazzi
Pages : 256
Format (mm) : 160x240
Auteur(s) : MIQUEL-RAVENEL Janine
Parution : 2009
ISBN 10 : 2705338152
ISBN 13 : 9782705338152
Pages : 128
Format (mm) : 160x240
Poids : 240g
Les textes offerts ici ne sont en rien une biographie, mais une évocation. Il s’agit là d’un travail par touches, qui nous fait connaître certes le traducteur des Mille et une Nuits, mais sous un jour insoupçonné : un homme humble, curieux de tout, avce celà savant et pédagogue passionné. Un homme dont l’encre, maintes fois gelée par les hivers froids, a réveillé l’Orient sous sa plume.
La forme datée, volontairement retenue, reproduit l’esprit de l’édition manuscrite initiale d’un Journal, lourd de plus de mille pages, comme un décalque nostalgique de sa plume. Toutefois les extraits conjugués - autant de « paperoles » vivantes - apparaissent à dessein dans un certain chaos des jours. Figure unique d’humaniste chrétien, Antoine Galland est le découvreur des Mille et une Nuits. Sœur d’âme dans le labeur, la sensibilité et la discrétion, Janine Miquel-Ravenel nous fait à son tour découvrir, à « contre-champ » des chatoiementset mondanités, une personne dont l’effort n’a cessé qu’avec la mort. « Il est plusieurs façons d'être un grand homme, écrit André Miquel. Celui-ci le fut par le travail et la modestie. Rien là, on en conviendra, qui porte la marque de l’exceptionnel, mais la postérité, forte de son recul et peu portée à se satisfaire des apparences, assigne à cet homme-là une trajectoire exemplaire ».
Certifiée de Lettres classiques, Janine Miquel-Ravenel est diplômée de l’école Pratique des Hautes études (IV ème section). Elle est Professeur pendant près de vingt ans, en France ; à Saint-Pourçain sur Sioule, Paris, Saint-Germain en Laye, Montpellier et à l’étranger ; Damas et Addis-Abeba. Elle occupe, par la suite, différents postes au Ministère de l’éducation Nationale.
Auteur(s) : MERAD Ali
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705310868
ISBN 13 : 9782705310868
Pages : 268
Format (mm) : 160x240
Issu de notables berbères influents depuis le 9e siècle, ‘Abdelhamîd Ibn Bâdîs, 1891-1940, incarne la figure de proue du réformisme indépendantiste islamiste algérien au 20e siècle. Il mit toutes ses forces et son génie au service de la cause populaire, ainsi qu’il la comprenait, c’est-à-dire basée sur la patrie, l’arabité et l’islamité ; les trois piliers de la personnalité algérienne, selon lui. En 1931, il est élu à la tête de l'Association des Oulémas Musulmans Algériens. Son activité journalistique dans la revue Chihâb, fondée par lui en 1925, lui servait à propager ses idées politico-religieuses, mais le fonds de son « salafisme » prend toute sa dimension dans les commentaires coraniques réunis ici. « Certes essentiels, le ritualisme et le légalisme doivent aller de paire avec une recherche de solutions concrètes aux malaises. Et seule la Révélation islamique porte en elle les réponses aux difficultés auxquelles les Algériens font, et feront, face… Pour édifier une cité algérienne adaptée à son époque, il faut d’abord édifier les Algériens sur les bases du Coran ».
Ali Merad, spécialiste de l’islam contemporain, est mort à Lyon le 23 mai 2017 à l’âge de 87 ans. Né à Laghouat en Algérie, il participait, encore étudiant à l’université d’Alger, au dialogue islamo-chrétien avec les Pères Blancs. En 1956, il est reçu premier à l’agrégation d’arabe. Professeur en 1962 à l’université de Lyon, puis directeur de l’Institut des études arabes et islamiques, il soutient, en 1967 à la Sorbonne, sa thèse sur le Réformisme musulman en Algérie de 1925 à 1940. Soucieux de la représentation des musulmans français, il recommandait une politique éducative préventive contre l’intégrisme.