Auteur(s) : BOHAS Georges, HELLOT-BELLIER Florence
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338055
ISBN 13 : 9782705338053
Pages : 230
Format (mm) : 160x240
Depuis un quart de siècle, les chrétiens irakiens quittent massivement leurs foyers. à l’instar des chrétiens de l’antique Église d’Orient et des chrétiens chaldéens, ils vivent aujourd’hui un nouvel exode, aux conséquences aussi dramatiques que celles de l’exil qui leur fut imposé lors des combats de la Première Guerre mondiale. Leur mémoire reste marquée par les massacres des années 1910-1930. Des montagnes du Hakkari ottoman aux berges du Khabour en Syrie, en passant par l’Iran et l’Irak, Georges Bohas et Florence Hellot-Bellier les interrogent pour mieux cerner les conditions de l’exode de 1915.
Les auteurs se sont laissé porter par la mélodie de deux longs poèmes, mémoire du chamacha (diacre) Sahda Pétros, de la tribu de Tchelnay. écrits en soureth, ces textes ne sont pas sans rappeler d’anciennes chroniques syriaques. Ils sont ici édités tels quels et traduits. Ils ont aussi recueilli le témoignage du chamacha Yosep Zaya de Tell Goran. Les documents rassemblés stigmatisent la fin de la coexistence de communautés de religions et de langues différentes – araméenne, syriaque, arménienne, kurde, turque, iranienne et arabe. Ils disent la douleur de la mort des enfants, de celle des femmes et des hommes, victimes de violences incontrôlées, ainsi que la détresse de l’exil et la nostalgie de la terre natale…
Chacun des narrateurs a tenté d’expliquer l’indicible, incriminant tour à tour les dissensions internes, une sorte de culpabilité collective, la proclamation du djihad, la tragique politique turque à l’égard des chrétiens et les vaines promesses des grandes puissances de l’époque. Chacun, à sa manière, a décrit l’engagement pour rester debout et pallier les malencontreuses décisions des dirigeants ou le lâche abandon des diplomates. Le souvenir des luttes des populations assyriennes, corroboré ou retouché à la lumière d’autres récits, mène à une meilleure compréhension de l’histoire à laquelle ces populations ont été mêlées. Assumer ce passé, « plutôt qu’avec passion, avec vérité et exactitude » comme le disait Raymond Aron, permettra peut-être de refonder l’avenir.
Georges Bohas, membre de l’Institut Universitaire de France, responsable de la section Arabe et langues sémitiques à l’école normale supérieure lettres et sciences humaines, a commencé en 1987 ses recherches sur la langue et la mémoire des Assyriens du Khabour.
Florence Hellot-Bellier est enseignante en histoire et membre de l’Unité mixte de recherche « Mondes iranien et indien ». Elle consacre ses recherches à l’histoire des relations extérieures de l’Iran et à celle des Iraniens chrétiens de l’Église d’Orient et de l’Église chaldéenne aux XIXe et XXe siècles.
Collection : Manuels
Auteur(s) : BERTOLINO Roberto
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338063
ISBN 13 : 9782705338060
Pages : 100
Format (mm) : 160x240
Poids : 220g
La ville de Hatra (Irak) nous a livré presque cinq cent textes en araméen local. L’intérêt de ces documents, au-delà des informations sur la vie de ce centre religieux consacré au dieu Shamash, réside également dans l’évolution de la langue araméenne en Mésopotamie, au début de notre ère. À part la délicate question de la chronologie employée à Hatra, l’attention est portée d’une part, sur l’importance des éléments tirés des inscriptions. D’autre part, une réflexion est menée sur la grammaire d’une langue épigraphique connue par un nombre relativement limité de textes. Le lecteur pourra également s’exercer dans le déchiffrement de cette écriture grâce à un choix d’inscriptions proposées en appendice.
Roberto Bertolino, enseignant et chercheur, est spécialiste de la Mésopotamie aux époques hellénistique, parthe et romaine. Épigraphiste et archéologue de la mission turinoise à Hatra et de celle franco-syrienne à Doura Europos, il a consacré plusieurs publications aux inscriptions et à l’histoire de ces deux sites où il a effectué des fouilles depuis 1994.
Auteur(s) : ABOU MRAD Nidaa
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339586
ISBN 13 : 9782705339586
Publication : coédition: Université Antonine
Pages : 560
Format (mm) : 160x240
Les traditions musicales monodiques (ou à une voix) d’Asie occidentale et centrale, d’Afrique du Nord et d’Europe médiévale ont ceci en commun que de faire reposer la composition et l’improvisation sur des modèles mélodiques dénommés modes. En outre, cette élaboration met en œuvre des modèles rythmiques qui sont inféodés au contexte culturel, s’agissant de la métrique de la parole chantée et de celle du geste (rituel et/ou chorégraphique) musicalisé. La théorie sémiotique modale que présente ce livre propose une description formelle de cette élaboration musicale traditionnelle sous la forme d’une grammaire générative qui réécrit les textes musicaux en leur structure profonde. Celle-ci subit une suite de transformations pour aboutir à la composition ou improvisation proprement dite. De ce jeu sur les structures mélodiques modales sous-jacentes et leurs modalités sémantiques (question, réponse, suspension, prolongation) surgit une signification musicale intrinsèque. Celle-ci se complète d’une signification culturelle qui est inhérente au sceau stylistique rythmique qu’impriment dans la pâte musicale la parole et le geste musicalisés. Cette analyse sémiotique est appliquée à un échantillon de musiques ecclésiastiques et de séquences qui relèvent de la tradition musicale lettrée arabe du Mašriq.
Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : PACHA MIRAN François
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340490
ISBN 13 : 9782705340490
Pages : 335
Format (mm) : 160x240
Longtemps perçu à tort comme une marge reculée et peu créative de l’Empire byzantin, le monde syriaque n’en a pas moins incarné un rôle déterminant, au cours des derniers siècles de l’Antiquité, dans l’émergence de l’art du livre chrétien. C’est en effet entre Tigre et Euphrate que virent le jour certains des plus anciens manuscrits bibliques illustrés, parmi lesquels la « Bible de Paris », conservée à la Bibliothèque nationale de France (BnF syr. 341), occupe à plus d’un titre une place remarquable. Un siècle après son acquisition mouvementée, au plus fort des tourments qui meurtrirent les communautés syriaques de l’Empire ottoman, le présent ouvrage se propose d’offrir une synthèse des études consacrées à ce manuscrit encore trop méconnu, tout en présentant les avancées décisives des recherches les plus récentes.
Indispensables à une juste compréhension des enjeux de son décor, l’analyse des différents aspects matériels du livre, l’étude de la tradition textuelle dont il est le fruit et l’examen des diverses fonctions dont il a pu être investi offrent des éclairages nouveaux aux questions soulevées par son lieu de création, sa datation, et les techniques picturales mises en œuvre par ses auteurs.
Vingt-quatre miniatures, retraçant la geste de l’ancienne Alliance et illustrant les hauts faits des prophètes, esquissent les contours d’un programme iconographique élaboré et sans équivalent. À travers ces vestiges, le milieu d’origine du manuscrit se dévoile ainsi comme le creuset d’un art original et novateur, irrigué de références visuelles communes aux chrétientés de Méditerranée orientale et traversé de nombreux échos de la spiritualité syriaque.
Diplômé de l’École du Louvre, titulaire d’un master de l’École pratique des hautes études dont est issu ce volume, François Pacha Miran consacre sa thèse de doctorat à l’illustration des lectionnaires syriaques à l’époque médiévale (xi e-xiii e siècle).
Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : Collectif, MUTAFIAN Claude (dir.)
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338985
Pages : 398
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Illustrations : 16 pl. couleurs + ill. en N&B
La juxtaposition des noms « Méditerranée » et « Arméniens » peut paraître artificielle quand on évalue sur une carte la distance entre l’Arménie, enclavée à l’est de l’Asie Mineure, sans façade maritime, et la Méditerranée. Pourtant, les relations entre ces deux entités ont été intenses durant plusieurs siècles. En effet, pour des raisons liées aux invasions turques en Asie Mineure et à l’arrivée des croisés au Levant, il s’est créé au xiie siècle en Cilicie, dans l’angle nord-est de la Méditerranée, face à l’île de Chypre, une principauté arménienne, officiellement érigée en 1198 en un royaume d’Arménie hors du territoire de l’Arménie historique.
Ainsi muni d’une ample façade maritime, ce royaume eut d’étroits contacts tant avec les puissances commerçantes méditerranéennes, en particulier Venise et Gênes, qu’avec l’Orient latin frontalier. Il fournit au royaume latin de Jérusalem trois reines, dont les deux premières : il était dès lors logique d’organiser dans la Ville sainte un colloque international consacré aux divers aspects de cette « Méditerranée des Arméniens ». On y traita en juillet 2009 des rapports arméno-latins au Levant, des relations du royaume avec l’ensemble de l’Orient chrétien, avec le monde musulman et avec les Mongols arrivés dans la région au xiiie siècle, sans oublier les intenses échanges artistiques et commerciaux.
Après la chute de ce royaume, en 1375, une partie de la population arménienne se maintint en Cilicie, mais il y eut également un important flux migratoire dans diverses directions, en particulier vers les rivages aux mains des Génois, familiers des Arméniens, dont la Crimée que l’on peut considérer comme un prolongement de
la Cilicie arménienne.
Les Arméniens et l’Orient latin
Les Arméniens et l’Orient non latin
Les aspects économiques
Les aspects artistiques
Collection : Revue des Traditions Musicales - RTM
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2013
Tome : 2
Format (mm) : 160x240