Les Justes et gens de bien du génocide des Arméniens

Auteur(s) : DEMIRDJIAN Ago, SALEH Nabil
Parution : 2021


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ISBN 10 : 2705340728
ISBN 13 : 9782705340728
Pages : 440
Format (mm) : 160x240

Parmi les Justes et gens de bien qui prirent des risques majeurs pour sauver les Arméniens pendant le génocide de 1915, il y eut aussi bien des Occidentaux chrétiens ou juifs, que des Orientaux musulmans de diverses confessions.


Malgré l’absence d’ordre de son ministère de tutelle le vice-amiral Louis Dartige du Fournet osa prendre les mesures nécessaires pour recueillir les Arméniens qui, retranchés dans la « Montagne de Moïse », avaient résisté pendant plus de quarante jours à une armée turque.
Sauvetage des combattants arméniens du Musa Dagh. Témoignage du Pasteur Andreassian (2 sept. 1915) :


C’était le Guichen, vaisseau français. Pendant qu’on abaissait une chaloupe, plusieurs de nos jeunes s’étaient élancés vers la mer, et bientôt ils nageaient dans la direction du beau navire qui semblait nous venir de Dieu. Avec des cœurs qui battaient fort, nous descendîmes sur la plage et le capitaine nous invita à lui envoyer une délégation pour rendre compte de notre situation. Il lança un télégramme sans fil à l’amiral et, peu après, le vaisseau Jeanne d’Arc apparaissait à l’horizon, suivi par d’autres navires de guerre français. L’amiral nous dit des paroles d’encouragement et ordonna que chaque membre de notre communauté fût accueilli à bord des vaisseaux.


Raymond H. Kévorkian, Yves Ternon, Mémorial du génocide des Arméniens, p. 447-448.


La région montagneuse du Dersim, à l’est de l’Anatolie, était peuplée de Kurdes, en grande partie de confession alévie – marquée par le mysticisme et le respect de la personne humaine – qui ne participèrent pas au génocide des Arméniens, mais au contraire protégèrent ceux-ci, mettant en péril leur propre sécurité, voire leur vie. La politique de turquification mise en œuvre par Mustafa Kemal entraîna une révolte massive des Kurdes du Dersim (1936-1938), qui se termina par une répression qui fit des milliers de morts.


Sauvetage d’Arméniens par des Kurdes du Dersim (un chef de village rassure une déportée sur le sort de sa sœur) :


-Vallahi, billahi [Jurer Dieu], elle est en sécurité et son honneur autant. J’ai emmené en même temps que les Simonian une centaine de familles dans le seul but de les sauver. Lorsque j’ai vu ta sœur, ta belle-sœur, Mme Azniv, des dames si bien élevées, si raffinées, je les ai prises en pitié. Je savais qu’elles étaient condamnées à périr dans des conditions horribles. Dès lors, j’ai formé le projet de les sauver, mais je n’arrivais pas à les convaincre de la pureté de mes intentions. Elles refusaient obstinément de me suivre. Elles ne cessaient de crier : « Nous mourrons s’il le faut ; mais nous n’irons pas avec vous ». Alors, je leur ai envoyé mes Kurdes armés et une charrette pour les emmener de force. Maintenant elles ne savent comment me témoigner leur reconnaissance. Elles voient en moi leur sauveur.


Raymond H. Kévorkian, Yves Ternon, Mémorial du génocide des Arméniens, p. 450.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Arméniens, génocide, gens de bien, Justes





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Voyage en Perse du Nord

Présentation et annotations Jean CALMAR

Collection : Société d'histoire de l'Orient
Parution : 2011


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ISBN 10 : 270533842X
ISBN 13 : 9782705338428
Traduction : Jacqueline CALMARD-COMPAS
Tome : 2
Pages : 334
Format (mm) : 160x240
Poids : 580g

Ce Voyage en Perse du Nord fait suite au Voyage au Daghestan et en Transcaucasie et constitue le second tome des Voyages en Orient de I.N. Bérézine. Il fait partie de la double mission d’études de trois ans (1842-1845) confiée à Bérézine et à son collègue W. F. Dittel par l’Université des Langues orientales de Kazan dont ils venaient d’être diplômés. Bérézine ne voyagea pas avec Dittel (mort en 1848).

Cette seconde relation foisonne de notations sur la vie culturelle, tant rurale qu'urbaine, et sur de nombreux personnages, des plus officiels aux plus modestes. Les observations concernent notamment les anciennes capitales sous les Safavides : Tabriz et son importante activité économique et culturelle ; Qazvin. Mais les cinq chapitres sur Téhéran constituent la partie la plus importante de ce voyage. Bérézine nous fournit le premier plan de la ville, la première information sur l'introduction en Perse de la photographie (daguerréotypie). Son analyse porte notamment sur le souverain régnant, Mohammad Shâh, son vizir Hâdji Mirzâ Âqâsi (pro-russe), sa cour, l'administration, l'armée, etc.

Bérézine attribue à l'Islam, et particulièrement au shiisme, un rôle négatif dans l'éducation et le développement du pays. Cependant, vivement intéressé par la culture populaire, il décrit longuement les deuils religieux shiites et les ta'ziyehs, commémorations théâtralisées du drame de Karbalâ, et les rituels y afférant.

Jean Calmard, directeur de recherche honoraire au C.N.R.S, chargé de conférences à l'École Pratique des Hautes Études, Section sciences historiques et philologiques (1975-2001).


Mots-clés : Histoire-Géographie, Iran, Perse, Voyage




Démonstration de la parenté des langues indo-européennes et sémitiques

Collection : Curiosités
Auteur(s) : HONNORAT M.
Parution : 1933


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ISBN 10 : 2705308474
ISBN 13 : 9782705308476
Pages : 400
Format (mm) : 225x280
Poids : 1040g


Mots-clés : Linguistique-Dialectologie, comparée, grammaire comparative




Voyage au Daghestan et en Transcaucasie

Collection : Société d'histoire de l'Orient
Auteur(s) : BEREZINE Ilya Nikolaevitch, CALMARD-COMPAS Jacqueline
Parution : 2006


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ISBN 10 : 2705337784
ISBN 13 : 9782705337780
Tome : 1
Pages : 394
Format (mm) : 160x240
Poids : 660g

Ce Voyage au Daghestan et en Transcaucasie constitue le premier tome du “Voyage en Orient” de I.N. Bérézine, qu’il a rédigé à son retour à Kazan en 1845, d’après les notes collectées dans son journal de voyage. Il était parti, à 23 ans, en juillet 1842, sur une mission de fin d’études de l’Université des Langues orientales, alors située à Kazan avant d’être transférée à Saint-Pétersbourg. Le programme strict de ce voyage d’étude prévoyait les étapes, les séjours et les observations, très nombreuses, que devait faire l’auteur au long d’un périple de trois ans. Il devait traverser le Caucase et la Perse puis se rendre en Iraq, en Palestine, en Égypte puis en Turquie. Ses observations devaient porter sur la linguistique, la géographie, l’histoire, l’économie, l’ethnographie des régions traversées. L’ouvrage ici présenté concerne les premiers mois de ce voyage, d’Astrakhan à la frontière persane. Bérézine nous donne un récit très original pour l’époque, tableau très vivant, et très savant aussi, des régions traversées. 

En dépit de ses réflexions scientifiques qui démontrent sa très vaste culture, son style reste vif, enjoué souvent même, et ses références discrètes aux littérateurs politiques exilés au Caucase affirment ses goûts littéraires. Il traverse des régions alors ravagées par la guerre de conquête que mènent les Russes contre les “Montagnards” conduits par le “prophète-guerrier” Chamil. Par chance, il passe en 1842, à un moment où règne un calme précaire. Missionné officiel de l’État russe, il ne peut que prendre parti pour les armées tsaristes dont il tente de justifier l’action par l’idéal européen de pacification et d’éducation des populations. Ce voyage, dans des régions alors rarement visitées du fait de la guerre, est une mine de données précises et très variées collectées par un esprit d’une rare curiosité. La multiplicité des facettes présentées par cet ouvrage, et le nombre impressionnant de références, dont des citations en arabe ou en persan, ont sans doute été la raison pour laquelle aucune traduction complète n’en a jamais été faite.

Cette traduction, qui tente de respecter le style et l’orthographe de l’époque, a été l’œuvre d’une très longue haleine. Le second tome de ce voyage traite de la Perse du Nord et s’arrête sur une longue description de Téhéran, de l’administration persane et de la cour du Chah. Pris, dès son retour, par ses responsabilités universitaires à Kazan puis Saint-Pétersbourg, Bérézine ne pourra plus poursuivre la publication de son voyage sous forme d’ouvrage. Il le fera dans de très nombreux articles parus dans des revues russes.

Jacqueline Calmard-Compas est ingénieur au C.N.R.S., spécialisée dans la publication d’ouvrages portant sur l’histoire de l’Iran et du Caucase. Elle est titulaire de diplômes de persan et de russe.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Voyage, caucase




Petite encyclopédie du génocide arménien

Medz Yeghern

Auteur(s) : DONIKIAN Denis
Parution : 2021


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ISBN 10 : 2705340902
ISBN 13 : 9782705340902
Pages : 662
Format (mm) : 210x280

L’impossibilité d’épuiser un sujet d’histoire aussi imposant que le génocide des Arméniens devait-elle pour autant interdire d’aborder les thématiques essentielles sur lesquelles se sont penchés historiens, penseurs, artistes, juristes et autres qui s’intéressent forcément au fait qu’un peuple puisse se donner pour objectif d’en supprimer un autre ? Le titre seul de Petite encyclopédie du génocide arménien suffit à  exprimer l’humilité mais aussi l’ambition qui auront présidé à la synthèse d’une abomination qui dépasse l’entendement. La conception d’une telle entreprise est née du constat que l’acharnement à effacer, par la dénégation, la disparition des Arméniens par un génocide risquait de provoquer une accélération de l’oubli sur un contentieux majeur de l’histoire du xxe siècle : une impunité doublée d’amnésie et de mensonge aura par la suite encouragé d’autres crimes de masse.


L’onde de choc déclenchée par le génocide des Arméniens aura ouvert en cent ans un large spectre d’études et de réflexions dans tous les domaines du savoir. Le temps était venu d’en faire le bilan pour dégager l’ampleur d’une catastrophe qui aura affecté autant les esprits que les institutions et les relations internationales. Mais pour transmettre les données et les leçons d’un phénomène aussi monstrueux encore fallait-il en rendre la complexité abordable. Cette petite encyclopédie se décline sous forme de fiches thématiques, dont la fiabilité s’appuie sur un recours constant à des spécialistes de la question génocidaire et principalement de la question arménienne. Il reste que l’objectif d’un projet aussi sensible ne saurait avoir plus secrète ambition que de contribuer à combattre les obscurantismes qui conduisent immanquablement l’humanité aux dérèglements extrêmes.

 

Né à Vienne, en France, de parents rescapés des exactions antiarméniennes de 1915-1916 en Turquie ottomane, Denis Donikian a étudié la littérature française et la philosophie à Lyon avant d’effectuer une année universitaire en Arménie et d’enseigner en Ukraine et au  Viêt Nam. Engagé dès les années 60 au sein du Centre d'études arméniennes en vue d’une remémoration du génocide subi par les Arméniens, il devait, par la suite, militer en faveur d’un dialogue arméno-turc. Parmi ses ouvrages les plus connus, on peut noter Un Nôtre Pays, Vidures, Marcher en Arménie. D’autres livres (poésie, théâtre, essai, aphorisme) ont été publiés en édition bilingue en Arménie. Derniers ouvrages parus : Les Chevaux Paradjanov, Des cons et de la connerie, L’esprit du corps féminin.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Arméniens, encyclopédie, génocide, mémoire




Essai sur les gammes japonaises

Collection : Guimet
Auteur(s) : PERI
Parution : 1934


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ISBN 10 : 2705309918
ISBN 13 : 9782705309916
Pages : 75
Format (mm) : 225x285
Poids : 300g
Illustrations : 3pl


Mots-clés : musicologie