Auteur(s) : VAHABI Nader
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339548
ISBN 13 : 9782705339548
Pages : 200
Format (mm) : 160x240
Que s’est-il vraiment passé au moment décisif de la révolution constitutionnelle de 1909 lorsque Mossadegh a quitté l’Iran pour reprendre ses études à Paris ? Alors qu’une résistance se crée contre le roi Mohammad Ali Shah à partir de juin 1908, pourquoi ne se mêle-t-il pas à la politique et quitte-t-il le pays ? Ce livre, dans une approche sociohistorique, tente de répondre à ces questions. En allant à Paris puis à Genève, Mossadegh a essayé d’objectiver les capitaux associés au titre de Mirzâ et de les transposer dans le domaine universitaire. Le titre académique de Docteur est un brevet de compétence en Droit qui confère à Mossadegh une forme de rayonnement politique et social. Celle-ci serait le message implicite de ce livre : une mobilité du savoir orientée vers une culture humaniste. Nader VAHABI, sociologue attaché au CADIS de l’EHESS à Paris et aux Dynamiques Rurales de l’Université de Toulouse II, titulaire d’une HDR, est spécialiste de la diaspora iranienne. Après avoir abordé dans plusieurs livres les questions de l’exil, de la migration, des récits de vie et de la socialisation, il questionne l’histoire de l’Iran contemporain. Cet ouvrage développe les problématiques abordées dans ses cours à l’INALCO - Institut national des langues et civilisations orientales.
Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : Collectif, KUNEC Patrik, THIEBAUT Rafaël, TRNOVEC Silvester
Parution : 2025
ISBN 10 : 2705340384
ISBN 13 : 9782705340384
Format (mm) : 160x240
Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.
Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.
Au xviiie siècle, Madagascar, comme tout le continent africain, n’échappe pas au commerce des esclaves, de bétail et de riz. Située sur la route des Indes, la Grande Isle alimente surtout les plantations des îles Bourbon (La Réunion) et de France (Maurice) où se trouvait un gouverneur français. Le comte Maurice Benyowsky, noble hongrois d’origine slovaque, après une vie périlleuse en Europe et en Asie, réussit par le récit de ses aventures et son aplomb à convaincre le roi de France et Versailles de lui confier une importante expédition pour établir une colonie durable à Madagascar. Impressionnées par sa force et sa revendication d’appartenir à une ancienne dynastie, de nombreuses tribus l’élisent « roi des rois ». Il fait le rêve fou de créer un royaume mais cette mission est un échec. De retour en France, mû par son rêve de royauté, il propose une seconde expédition. Éconduit par Versailles, son projet convainc des entrepreneurs américains. Devenu gênant, il est tué dans une escarmouche avec des soldats français. Personnage hors du commun, ses mémoires lui assurent une immense notoriété posthume en Europe et inspirent musiciens et écrivains jusqu’à nos jours. On trouvera édités ici les principaux documents (1774-1786) relatifs à cette aventure chimérique.
Patrik Kunec est historien au Département d'Histoire de l’Université Matej Bel à Banská Bystrica (Slovaquie) ; Rafaël Thiébaut est chercheur postdoctoral au Musée du quai Branly à Paris et Silvester Trnovec est chercheur à l’Institut des études orientales de l’Académie slovaque des sciences, à Bratislava. Il co-dirige pour l’Europe le projet international Fontes Historiae Africanae.
Auteur(s) : LOUBATIÈRES Jean
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339746
ISBN 13 : 9782705339746
Tome : 2
Pages : 230
Format (mm) : 160x240
La linguistique s’est construite contre les grammaires, mais peut difficilement s’en passer. mais ce n’est pas la difficulté qui doit nous empêcher de poursuivre notre tâche : celle de dire les langues, et de les dire en langues. Ce travail — assez exactement théologique — ressemble fort à la recherche de trésors cachés, tellement enfouis, mais tout en surface ! Et il concerne toutes les langues.
Faut-il le redire ? Il n’y a pas de belles langues et des langues… moins belles, de langues riches et de langues pauvres, de langues rationnelles et d’autres irrationnelles. La bénédiction de Babel a été parfaitement équitable, et toutes les langues disent autant, mais pas les mêmes… choses !
Et Saussure me revient toujours « en bouche » :
« … Sans cesse l’ineptie absolue de la terminologie courante, la nécessité de la réformer et de montrer pour cela quelle espèce d’objet est la langue en général, vient gâter mon plaisir historique, quoique je n’aie pas de plus cher vœu que de n’avoir pas à m’occuper de la langue en général… »
Collection : Les manuscrits sauvés des sables
Auteur(s) : BOHAS Georges, SAGUER Abderrahim, SINNO Ahyaf
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339524
ISBN 13 : 9782705339524
Pages : 330
Format (mm) : 160x240
L’exploration des ressources littéraires des manuscrits de Tombouctou nous amène à découvrir ce que l’on n’attendait pas : des textes qui relèvent à la fois du roman historique et de la littérature populaire, à la gloire de l’imam Ali et de son fils al-Husayn. Il s’agit de cinq récits. Le premier vante la science de l’imam. La science est l’un des traits marquants de l’imam que lui reconnaissent aussi les sunnites, se fondant sur parole du prophète : « Je suis la cité de la science, Ali en est la porte ». Les deux suivants se situent dans le contexte des expéditions du Prophète contre l’oasis de Khaybar. Le quatrième croise le récit du sauvetage des épouses du Prophète avec l’histoire d’un orphelin (al-Miqdad) et de ses amours pour la belle Mayyasa que son père lui refuse obstinément. Le cinquième est consacré au martyre de Husayn, fils de Ali. Il s’agit de l’interprétation chiite de l’événement. Elle en rejette la responsabilité sur le calife Yazid et ses agents, tout en blâmant les chiites de Koufa pour avoir abandonné Husayn après l’avoir invité à se mettre à leur tête. Pour cette tradition, la mort de Husayn, comme toute sa vie du reste, est marquée par des prodiges : prémonitions, interventions angéliques, châtiment des meurtriers et, pour terminer, l’itinéraire de la tête d’al-Husayn, dont le transmetteur a dit : « Nous avons cherché la tête d’al-Husayn, mais nous ne l’avons pas trouvée, et nous n’avons pu savoir si elle avait été enlevée au ciel ou enfouie dans la terre. »
Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : PACHA MIRAN François
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340490
ISBN 13 : 9782705340490
Pages : 335
Format (mm) : 160x240
Longtemps perçu à tort comme une marge reculée et peu créative de l’Empire byzantin, le monde syriaque n’en a pas moins incarné un rôle déterminant, au cours des derniers siècles de l’Antiquité, dans l’émergence de l’art du livre chrétien. C’est en effet entre Tigre et Euphrate que virent le jour certains des plus anciens manuscrits bibliques illustrés, parmi lesquels la « Bible de Paris », conservée à la Bibliothèque nationale de France (BnF syr. 341), occupe à plus d’un titre une place remarquable. Un siècle après son acquisition mouvementée, au plus fort des tourments qui meurtrirent les communautés syriaques de l’Empire ottoman, le présent ouvrage se propose d’offrir une synthèse des études consacrées à ce manuscrit encore trop méconnu, tout en présentant les avancées décisives des recherches les plus récentes.
Indispensables à une juste compréhension des enjeux de son décor, l’analyse des différents aspects matériels du livre, l’étude de la tradition textuelle dont il est le fruit et l’examen des diverses fonctions dont il a pu être investi offrent des éclairages nouveaux aux questions soulevées par son lieu de création, sa datation, et les techniques picturales mises en œuvre par ses auteurs.
Vingt-quatre miniatures, retraçant la geste de l’ancienne Alliance et illustrant les hauts faits des prophètes, esquissent les contours d’un programme iconographique élaboré et sans équivalent. À travers ces vestiges, le milieu d’origine du manuscrit se dévoile ainsi comme le creuset d’un art original et novateur, irrigué de références visuelles communes aux chrétientés de Méditerranée orientale et traversé de nombreux échos de la spiritualité syriaque.
Diplômé de l’École du Louvre, titulaire d’un master de l’École pratique des hautes études dont est issu ce volume, François Pacha Miran consacre sa thèse de doctorat à l’illustration des lectionnaires syriaques à l’époque médiévale (xi e-xiii e siècle).
Collection : Manuels
Auteur(s) : VILLEY Émilie
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341176
ISBN 13 : 9782705341176
Pages : 274
Format (mm) : 160x240
L’étude du syriaque classique (langue sémitique dérivée de l’araméen d’Édesse) a connu ces dernières années un regain d’intérêt. Il manquait un outil pédagogique adapté au public universitaire francophone. Le présent manuel est le fruit d’un enseignement universitaire dispensé entre 2015 et 2024 et d’une concertation avec des chercheurs et enseignant-chercheurs français spécialistes du syriaque classique (notamment G. Bohas et M. Farina) pour valoriser une approche grammaticale et phonétique renouvelée de cette langue. Adressée aux débutants et faux débutants, la méthode vise à initier à la lecture et à la graphie des trois grandes écritures syriaques classiques. De nombreux exercices, douze leçons de grammaire accompagnées d’enregistrements audio et, en fin de manuel, deux longs extraits de textes (l’un en serṭo relevant de la tradition syriaque occidentale, l’autre en syriaque oriental) permettent d’acquérir un bagage grammatical et lexical suffisant pour commencer à lire de manière autonome un texte syriaque.
Émilie Villey, chargée de recherche au CNRS (UMR 8167 Orient & Méditerranée), a enseigné le syriaque à Paris (ENS, ICP et Sorbonne Université-ÉLASU) et en Normandie (La Nouvelle Qenneshré).
Simon Brelaud, chercheur à l’IFPO-Erbil en Irak, a enseigné le syriaque à l’Université de Californie à Berkeley. Il est en charge du cours de syriaque pour débutants à Sorbonne Université (ÉLASU).
Jean Pflieger collabore aux séminaires syriaques de Sources Chrétiennes (UMR 5189 HiSoMA). Il accompagne des étudiants et des chercheurs dans le perfectionnement de la langue syriaque.