Auteur(s) : JUMEL Chantal
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338596
Pages : 136
Format (mm) : 210x210
Poids : 340g
Illustrations : Nb illustrations couleur
Juste avant le lever du soleil, sur les chemins de terre d’un village tamoul ou sur les trottoirs d’une cité soigneusement balayés, des mains anonymes créent du bout des doigts des peintures éphémères appelées kôlam. Cette gestuelle renouvelée quotidiennement est l’œuvre des femmes de toutes communautés et croyances confondues. Elles puisent leur inspiration dans la mémoire ancestrale et dans l’observation du quotidien qu’elles réinterprètent dans une savante stylisation du geste pictural. Les images poudrées tiennent à la fois de la calligraphie, des diagrammes géométriques et de l’ouvrage finement brodé.
Le patrimoine de tradition orale est et demeure fragile, et je forme le vœu que ces pages contribuent à enrichir les savoir-faire, les techniques et les patrimoines graphiques de l’humanité.
Une invitation qui s’offre comme une expérience sensuelle, culturelle, esthétique et philosophique du Tamil-Nadu et de l’Inde.
Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études, Sorbonne, Chantal Jumel consacre ses recherches aux arts traditionnels du Kérala et aux traditions picturales de l’Inde. Auteure et réalisatrice d’un film (« Kalam Eluttu Pattu », « Peindre et chanter le kalam ») produit avec le CNRS, elle donne des conférences-démonstrations et anime des ateliers.
Auteur(s) : JUMEL Chantal
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338330
ISBN 13 : 9782705338336
Tome : avec DVD
Pages : 316
Format (mm) : 155x240
Poids : 590g
En Inde du Sud, écrire ou dessiner sur le sol avec de la farine de riz ou des couleurs végétales et minérales s’appelle kōlam au Tamil-Nadu et kaḷam au Kérala. Ces deux régions déclinent la peinture éphémère selon deux modes distincts : une activité féminine quotidienne et domestique au pays tamoul et une activité occasionnelle, exécutée pour des rites précis et affaire de spécialistes masculins, au Kérala.
Ce livre se veut une contribution au patrimoine graphique de l’Inde où la retenue linéaire croise l’opulence du trait et des matériaux. Un paysage visuel des plus originaux qui illustre simultanément les préceptes des traités d’esthétique, les mythes fondateurs hindous, les croyances locales ou les codes du monde contemporain. Loin de n’être que des images vouées à la seule contemplation, les kōlam et les kaḷam sont les pivots des cérémonies autour desquelles s’articulent une ou plusieurs composantes que sont la prière, la musique, le chant, la danse, le mimodrame et la possession sans oublier la médecine.
Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études - Sorbonne, Chantal Jumel consacre ses recherches aux arts traditionnels du Kérala et aux traditions picturales de l’Inde. Auteure et réalisatrice, elle donne des conférences-démonstrations et anime des ateliers.
Parution : 1938
ISBN 10 : 2705310169
ISBN 13 : 9782705310165
Pages : 64
Format (mm) : 185x235
Poids : 450g
Illustrations : 96 pl.
Auteur(s) : JOUVEAU-DUBREUIL
Parution : 1937
Traduction : Du francais par A.C. MARTIN
Pages : 137
Format (mm) : 170x250
Poids : 450g
Illustrations : 78 planches + 40 figures noir et blanc
Collection : Buddhica
Auteur(s) : LALOU Marcelle
Parution : 1930
ISBN 10 : 2705314172
ISBN 13 : 9782705314170
Pages : 135
Format (mm) : 170x255
Poids : 350g
Illustrations : 7 planches
Auteur(s) : CHANTEAU Julien
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339807
ISBN 13 : 9782705339807
Pages : 246
Format (mm) : 160x240
Deus ex machina…
C’est au moyen d’un dispositif mécanique caché que surgissaient les dieux dans le théâtre grec. Une astuce dramatique qu’Aristophane raillait pour sa facilité, mais que les sciences des religions auraient tout intérêt à examiner de près. Pour le chercheur, l’analyse de la naissance des divinités dans le champ religieux consiste en effet à repérer, dans les sources achéologiques, l’entrée en scène d’une invention simple et révolutionnaire : le temple, véritable « machine à fabriquer du sacré » dont la structure, curieuse coïncidence, apparaît au Moyen-Orient au moment crucial du passage de la Préhistoire à l’Histoire.
Aussi est-il généralement admis que c’est la naissance des sociétés complexes qui a constitué le transformateur sacral donnant naissance aux premières religions polythéistes de l’Antiquité, dont les foisonnants panthéons sont le plus souvent conçus comme le reflet idéologique d’une organisation sociale de plus en plus diversifiée et hiérarchisée. Mais ne serait-on pas fondé à réexaminer ce schéma issu de l’anthropologie évolutionniste des religions pour lui adjoindre une autre thèse suivant laquelle le temple, par la manière inédite d’organiser le dialogue avec la surnature qu’il opère, serait tout autant un transformateur politique, avec pour horizon la naissance de l’état ?
S’appuyant sur l’étude des vestiges des plus anciens monuments religieux du Moyen-Orient et combinant des approches disciplinaires aussi variées que l’archéologie, l’anthropologie, la sémiologie et la médiologie, le présent ouvrage constitue une enquête sur les modalités concrètes d’apparition de ce monument-message singulier qu’est le temple et sur l’émergence des premières sacralités divines.