Collection : Figures Musicales du Liban
Auteur(s) : SALEH KAYALI Zeina
Parution : 2024
ISBN 10 : 2705341206
ISBN 13 : 9782705341206
Pages : 228
Format (mm) : 160x240
Figures musicales du Liban est une collection dont le but est de faire connaître le patrimoine musical libanais des 20e et 21e siècles. Toute personne ayant contribué par son travail ou sa passion à apporter une pierre à l’édifice encore fragile des musiques savantes libanaises peut y trouver sa place. Aux couleurs de l’âme libanaise, tantôt d’Orient ou d’Occident, pont entre les cultures, le patrimoine musical libanais trouve ici un écrin qui lui donne, auprès des Libanais ainsi que des mélomanes en général, la visibilité qu’il mérite.
Enfin un ouvrage consacré aux femmes dans la musique au Liban ! Qu’elles soient compositrices, interprètes ou militantes musicales, comme Myrna Boustani à qui le dernier chapitre est consacré, les femmes jouent un rôle essentiel dans la vie musicale libanaise et portent haut les couleurs de leur pays aux quatre coins du monde, bien qu’elles soient encore sous-représentées dans les programmations. Il était tout de même temps de leur consacrer un opus au sein de la collection Figures musicales du Liban. Un volume pour toutes les femmes ? Oui, mais ce n’est qu’un début. Bientôt d’autres ouvrages suivront et raconteront les parcours de ces battantes, qui ont souvent dû lutter contre une société archaïque et patriarcale afin de pouvoir s’affirmer.
Zeina Saleh Kayali s’attache depuis près de vingt ans à valoriser la musique savante libanaise, les compositeurs ainsi que les interprètes du pays du cèdre. Elle est la fondatrice et la directrice de la collection Figures musicales du Liban, la cofondatrice du Centre du Patrimoine musical libanais, ainsi que du festival Les Musicales du Liban et de la résidence musicale Beit Tabaris consacrée à la jeunesse musicienne libanaise. Elle est également conférencière et chroniqueuse musicale pour l’Orient-le Jour et l’Agenda culturel.
Auteur(s) : KERYELL Jacques
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338276
ISBN 13 : 9782705338275
Pages : 236
Format (mm) : 160x240
Dans une première partie biographique on découvre Mary Kahîl, cette femme arabe chrétienne, issue d’une famille fortunée qui fut mise en contact dès sa jeunesse, non seulement avec l’aristocratie égyptienne mais aussi avec les milieux cultivés et religieux de son pays et de l’étranger. Cela ne l’empêche pas, bien au contraire, de rester proche des milieux pauvres et défavorisés. Correspondante privilégiée de Louis Massignon, elle s’est consacrée tout entière à son pays et à son peuple. Elle a mis son intelligence, sa foi, son enthousiasme et son dynamisme au service des plus pauvres et des femmes égyptiennes, ses sœurs musulmanes et chrétiennes. Sa vie est un lumineux témoignage.
Dans une seconde partie l’auteur a voulu présenter le moteur spirituel de cette vie hors du commun : la Badaliya, « expatriement spirituel », « amour de compassion ». Déjà présent dans la croyance juive de la théorie des justes comme en mystique musulmane chez les Abdâl, nous retrouvons cette spiritualité dans le Juste souffrant d’Isaï qui sera développé chez Saint Paul. Dans l’impuissance à trouver une solution à tous nos problèmes, notre époque ne serait-elle pas celle de la Compassion ? et de l’Hospitalité ? Là où nous trouvons le sacré au centre du Mystère de nos destins !?
Jacques Keryell étudie l’arabe littéraire au CREA à Bikfaya, Liban. Diplômé du Centre International d’études Philosophiques et Théologiques de Toulouse, il complète sa formation par quatre ans d’islamologie avec Louis Gardet. Il prolonge de trois années ses études à l’Institut Français de Damas sur la céramique arabo-persanne. Membre de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts d’Angers, il a séjourné vingt ans au Maghreb et au Machreq.
Auteur(s) : EL-YAFI Abdallah
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338855
Pages : 175
Format (mm) : 160x240
L’islam est une évolution des mœurs et des mentalités et Mahomet est un réformateur des coutumes de la période préislamique. L’amélioration du sort de la femme, les réformes pour son émancipation et l’acquisition des droits dictées par le souci de respect et de dignité à son égard sont un axe majeur de la nouvelle religion. Écrit au début du siècle dernier, en 1925, cet ouvrage par une analyse audacieuse et bien argumentée, avance que l’islam a mis la femme et l’homme sur un même pied d’égalité dans les deux domaines civil et religieux. S’il fait preuve d’objectivité en reconnaissant que la femme souffre de certaines règles juridiques qui lui sont défavorables, l’auteur met en cause, avec courage, les doctrines rétrogrades de certains jurisconsultes musulmans. Des siècles durant, certains d’entre eux ont dénaturé, modifié, transformé, atrophié le hadīth selon leur propre interprétation. Ceci en particulier dans les domaines du voile, de la claustration, de la polygamie et de la répudiation. Pour Abdallah el-Yafi, la législation mahométane a consacré l’égalité des deux sexes dans le domaine de l’intelligence et de la raison. Devant l’inégalité des droits entre homme et femme, en termes de succession et de témoignage, il sait nous convaincre, par la subtilité de son raisonnement, de la justesse des préceptes de l’islam.
Premier musulman libanais, docteur en droit de la Sorbonne, Abdallah El Yafi (1901-1986) a été sensible aux libertés et à la démocratie françaises. C’était un nationaliste arabe œuvrant pour l’indépendance de son pays. Pressenti par le président de la République Émile Eddé pour son instruction et sa culture, ce dernier le charge
de former le gouvernement en 1938. Il occupera ce poste par onze fois. Dès 1943, il combat le confessionnalisme politique appliqué au Liban dans la distribution des portefeuilles. Dans sa lutte pour les droits de la femme, il a fait partie d’un groupe d’intellectuels et de juristes qui ont octroyé à la femme, en 1953, le droit de voter et d’être éligible au Parlement.