Auteur(s) : Collectif, DELPAL B. (dir.), HOURS B. (dir.), PRUDHOMME C. (dir.)
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337733
ISBN 13 : 9782705337735
Pages : 424
Format (mm) : 160x240
Poids : 610g
Cet ouvrage est le le fruit d'un colloque organisé en juin 2002 à Lyon, temps fort du partenariat qui associe les chercheurs et les étudiants de l’équipe Religions, Sociétés et acculturation du Laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes, (CNRS UMR 5190, Universités Lyon 2 et Lyon 3), et de l’Institut des études Islamo-Chrétiennes (I.E.I.C.), de l’Université Saint-Joseph, à Beyrouth.
Il s’agit de renouveler l'approche historique des relations qui se sont établies entre le Levant et la France. Sans écarter les apports de l’historiographie ancienne, même quand elle vise à fonder la politique mandataire, trois thèmes de réflexion ou d’investigation sont proposés. Le premier concerne l’espace désigné plus ou moins clairement par le mot « Levant », dans des acceptions, des échelles, des limites qui varient selon les époques, les acteurs, les enjeux. Le deuxième thème rassemble une série de recherches sur les politiques, les projets, la mise en place d’institutions susceptibles de ménager des zones d’influence ou de constituer des clientèles. Il a été suggéré, ici, d’accorder une attention particulière aux minorités et aux systèmes des protections, dans un contexte de confrontations et de compétitions. Enfin, le troisième thème met en valeur les échanges, les circulations, aussi bien des hommes que des idées et des objets. Il pose comme hypothèse que le Levant pourrait se concevoir comme un espace et un temps des sociabilités, des compromis, des transactions et divers accommodements.
Autant de pratiques qui rendent suspectes à l’historien les conceptions européocentriques ou colonialistes. Elles ont souvent minimisé l’échange au profit d'une sorte d'impérialisme culturel, diffusé par un Etat-nation censé se mettre au service de la civilisation.
Auteur(s) : SANAGUSTIN Floréal
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338322
ISBN 13 : 9782705338329
Pages : 288
Format (mm) : 155x240
Ibn Buṭlān fut un médecin jouissant d’une certaine renommée dans un siècle, le XIe, où la science arabe prit toute son ampleur. On lui doit notamment un court traité, Le banquet des médecins, dans lequel il fustigeait la corporation des médecins. Dans l’épître qui a servi de base à notre présente étude, il s’intéressa à la médecine appliquée aux esclaves. Son objectif était de mettre en garde l’acheteur potentiel contre les abus et les fraudes des marchands.
Ce texte, original par sa nature, nous a permis de replacer l’esclavage dans son contexte social et culturel et de préciser sa fonction relativement à l’art médical.
Floréal Sanagustin est titulaire de l’agrégation d’arabe et d’un doctorat d’État ès lettres arabes. Il est professeur de langue et civilisation arabes à l’Université Lumière-Lyon 2 et chercheur à l’École Normale Supérieure de Lyon. On lui doit plusieurs ouvrages sur l’histoire des sciences arabes et les rapports entre philosophie et médecine.