Auteur(s) : Collectif, DAGHER Carole H., PRINCE Myra
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339272
Pages : 282
Format (mm) : 158x240
Poids : 500g
Illustrations : N&B
Le Centenaire de la Grande Guerre est l’occasion, pour le Liban, de faire un retour sur un chapitre douloureux mais fondateur de son histoire moderne. Ce pays a gardé, gravé dans sa mémoire et dans sa chair, le traumatisme de la Grande Famine qui a décimé près du tiers de la population du Mont-Liban (1915-18). Toute la région était alors sous domination ottomane. Des nationalistes libanais et syriens ont subi la répression militaire, nombre d’entre eux ont été condamnés à mort et exécutés.
L’État du Grand-Liban, proclamé le 1er septembre 1920 à la Résidence des Pins par le général Gouraud, est né des convulsions de la Grande Guerre ; les souffrances endurées sont restées largement ignorées. Cent ans plus tard, les États du Moyen-Orient issus du démembrement de l’Empire ottoman sur la base des accords Sykes-Picot (1916) sont en proie à des déchirements qui menacent leurs structures sociales, géographiques et constitutionnelles. La région est-elle entrée dans l’ère post Sykes-Picot ?
Cet ouvrage collectif répond au besoin d’un travail de mémoire jamais mené à ce jour et à la nécessité d’une prospective politique basée sur une analyse historique étayée.
Auteur(s) : Collectif, de FOUCHÉCOUR Clotilde, BITAR Karim Émile
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339326
Pages : 552
Format (mm) : 210x280
Poids : 1500g
Illustrations : nombreuses ill. N&B
Charles de Gaulle a vécu deux ans au Liban, avec sa famille, de 1929 à 1931. Il est alors affecté à l’État-Major des Troupes du Levant dans une République libanaise encore sous mandat. La seconde guerre mondiale le voit revenir à deux reprises au Liban en 1941 et 1942 ; il y affirme les positions de la France Libre. Enfin, de 1958 à 1969, devenu chef d’État, il entretient une relation d’amitié avec les Présidents libanais Fouad Chéhab puis Charles Hélou. Cet ouvrage collectif croise les points de vue d’historiens, de témoins, d’hommes politiques et d’écrivains libanais et français. Il est enrichi de documents dont certains sont inédits.
L’ensemble éclaire l’unité profonde de la vision que Charles de Gaulle avait de la relation franco-libanaise dès 1931 : celle d’une alliance volontaire et étroite, scellée par un traité, entre deux nations souveraines. L’Histoire en a décidé autrement, mais ce ne fut pas la fin d’une amitié que de Gaulle, plus qu’aucun autre homme politique occidental, sut incarner. En suivant la ligne tracée par le Général de Gaulle, ce sont des pistes pour l’avenir qui se dessinent.
Auteur(s) : BOUYRAT Yann
Parution : 2013
ISBN 10 : 270533873X
ISBN 13 : 9782705338732
Pages : 676
Format (mm) : 160x240
Poids : 1070g
Illustrations : cartes couleurs, 8 pl. couleurs
La France et la communauté maronite du Liban entretiennent aujourd’hui encore des relations étroites. Les raisons de cette proximité ne manquent pas : à l’identité de religion s’ajoute l’ancienneté de leurs rapports, que l’on peut faire remonter au moins au Grand Siècle. Doit-on pour autant en conclure qu’elle était inévitable et qu’elle ne doit sa vigueur qu’à la patine du temps ? Non.
Cet ouvrage vise à montrer que, loin d’être une « évidence historique », cette relation privilégiée s’est au contraire construite lors d’une période précise, en l’occurrence les années 1830-1860. Au cours de ces trois décennies, les rapports entre les Maronites et la France ont subi un véritable changement de nature tant au niveau politique que culturel. Entre les deux anciens « partenaires » s’est alors nouée plus qu’une alliance, une réelle « amitié historique », amitié illustrée par l’adoption massive, par les premiers, de la « civilisation française », et, du côté de la seconde, par une réelle sollicitude à l’égard de ces nouveaux « Français du Levant ».
Ce rapprochement n’est pas le fruit du hasard. Il est intimement lié aux bouleversements politiques plus larges, à la même époque, du monde ottoman : en générant une instabilité chronique dans la montagne libanaise, en exacerbant les rivalités européennes, – particulièrement entre la France et l’Angleterre, dans les régions du Levant – l’évolution chaotique de l’Empire des sultans a puissamment poussé la France et les Maronites à consolider leurs liens. Loin d’être fortuite, leur amitié apparaît ainsi comme une conséquence, parmi d’autres, de la fameuse « Question d’Orient ». Une conséquence durable cependant…
Yann Bouyrat est agrégé d’histoire, docteur en histoire contemporaine et diplômé en sciences politiques. Membre du CEMMC (Centre d’Études des Mondes moderne et contemporain), il travaille depuis plusieurs années sur les relations politiques et culturelles entre la France et les régions du Levant (en particulier le Liban) à l’époque ottomane.
Auteur(s) : SAMADI NAAMAN Hana
Parution : 2009
ISBN 10 : 270533825X
ISBN 13 : 9782705338251
Pages : 668
Format (mm) : 155x240
Poids : 1180g
(3ème édition revue et augmentée d'une introduction)
À travers sa longue histoire, le pays du Cèdre a connu des guerres successives qui ont dispersé des générations de jeunes à travers le monde. Les Libanais emportent dans leurs bagages leurs habitudes sociales et familiales, leurs convictions politiques et leurs croyances religieuses, leurs traditions culinaires et leurs expressions métaphoriques. Dans leur quête d’une nouvelle vie et d’une insertion réussie, leurs descendants finissent par oublier tout cet héritage au profit du pays d’accueil où ils ont choisi de vivre et y laissent en premier leur langue maternelle pour adopter celle du pays d’accueil.
La traduction des proverbes libanais et l’évocation de leur histoire permettent de pallier cette lacune chez les Libanais de la diaspora. Témoins d’une culture plusieurs fois séculaire et gardiens de la sagesse des ancêtres, les proverbes représentent la mémoire collective du peuple et le repère culturel de chacun de ses membres. Ils ne doivent pas être jetés aux oubliettes. Cet ouvrage se propose de transmettre ce savoir à la nouvelle génération qui, espérons-le, saura prendre conscience de la richesse de son patrimoine ancestral et l’apprécier à sa juste valeur. La culture humaine, qui est acquisition, accumulation et transmission du savoir collectif et mère de la sagesse populaire, permet à chacun de devenir le dépositaire de ce trésor précieux et son fidèle transmetteur.
Née à Beyrouth, Hana Samadi Naaman entreprend des études de droit à l’université Saint-Joseph et s’inscrit au Barreau de Beyrouth. En 1976, elle s’installe à Paris où elle obtient, à la Sorbonne, un DESS en droit international de l’énergie. Journaliste à l’hebdomadaire al-Nahar al-arabi wa al-dawli, elle est traductrice juridique et économique et enseigne l’arabe classique et le parler libanais.
Auteur(s) : BOHAS Georges, ROQUET Gérard
Parution : 2018
ISBN 10 : 2705340070
ISBN 13 : 9782705340070
Pages : 200
Format (mm) : 160x240
Peut-on parler de lecture laïque du Coran ou, selon la terminologie d’Adonis, de lecture « areligieuse » ? Cela nous semble possible en nous situant dans la perspective définie par Th. Römer : « Il s’agit d’appliquer à la Bible (ici au Coran) les mêmes méthodes de lecture et de décryptage que pour les récits d’Homère. Je n’ai jamais considéré que la Bible devait être traitée comme un texte à part ». C’est une démarche analogue, et combien fructueuse, qui a été suivie par Finkelstein et Silberman dans La Bible dévoilée.
La première partie du livre est consacrée à des études littéraires. En mobilisant des données empruntées à des sources coptes, hébraïques, syriaques et grecques, elle permet de reformuler et de résoudre plusieurs problèmes d’interprétation, de traduction et de datation.
La seconde partie entreprend d’abord de démontrer que, formellement, le Coran entretient un lien profond avec la poésie préislamique, exactement comme la poésie libre moderne avec la poésie classique. Notre étude établit ainsi une continuité structurelle entre la poésie ancienne et le Coran, qui se voit de ce fait restauré dans un continuum. Ensuite, en mettant en évidence la présence du style formulaire dans le Coran, elle établit un autre lien entre celui-ci et la poésie préislamique dont de nombreuses études ont mis en lumière, depuis longtemps, le caractère formulaire.
Auteur(s) : Collectif, ISSA Mireille
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339739
ISBN 13 : 9782705339739
Pages : 216
Format (mm) : 160x240
C’est, vraisemblablement, la première fois qu’on se penche sur la question du latin des maronites. L’ensemble des contributions présentes s’est attaqué à une littérature orientale dont l’originalité est, en l’espace de quelques siècles de « romanisation » que valut une formation humaniste plus ou moins rigoureuse, d’avoir été écrite en latin : latin tantôt classique, tantôt innovateur en fonction des besoins des auteurs disciples du Collège Maronite fondé à Rome en 1584, avec l’aval de Grégoire XIII. Or, si au rang de ces derniers on observe le plus souvent une vocation d’historien, il n’est pas malaisé de saisir la possibilité pour certains noms ayant atteint la notoriété d’être, probablement sans l’avoir voulu, vecteurs d’une matière anthropologique fort intéressante ou auteurs de créations linguistiques. Quant aux contributeurs du présent volume, ils se sont retrouvés dans les diverses orientations de l’histoire religieuse, de la biographie des élèves de l’illustre Collège, des témoignages littéraires, des liens qu’ont tissés les maronites avec l’Église catholique, du mode de vie des maronites du Liban des siècles passés, de l’intrigante littérature susceptible d’étancher la soif de l’Occident de l’époque pour une altérité laissée dans l’oubli depuis les croisades, de l’érudition de certains savants, voire de l’actualité d’un Liban moderne révélée par une exploration géo-historique.