Collection : Bibliothèque Archéologique et Historique
Auteur(s) : INGHOLT , STARCKY
Parution : 1955
ISBN 10 : 2705313923
ISBN 13 : 9782705313920
Pages : 213
Format (mm) : 225x280
Poids : 830g
Illustrations : 49 pl.
Collection : Bibliothèque Archéologique et Historique
Auteur(s) : DUMESNIL DU BUISSON R.
Parution : 1928
ISBN 10 : 2705314520
ISBN 13 : 9782705314521
Pages : 58
Format (mm) : 230x280
Poids : 810g
Illustrations : 51 pl.
Collection : LACITO
Auteur(s) : Collectif, MONINO Y. (dir.)
Parution : 1988
ISBN 10 : 2705303537
ISBN 13 : 9782705303532
Pages : 146
Format (mm) : 160x240
Poids : 250g
Illustrations : 6 cartes
Collection : Bibliothèque Archéologique et Historique
Auteur(s) : SALIBY
Parution : 1985
ISBN 10 : 270530259X
ISBN 13 : 9782705302597
Pages : 63
Format (mm) : 225x280
Poids : 500g
Illustrations : 64 pl.
44 fig.
Collection : Bibliothèque d'Études Islamiques
Parution : 1986
ISBN 10 : 2705301380
ISBN 13 : 9782705301385
Pages : 128
Format (mm) : 160x240
Poids : 270g
Illustrations : carte
Collection : Miscellanées
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705340568
ISBN 13 : 9782705340568
Pages : 192
Format (mm) : 160x240
Illustrations : nombreuses illust. couleurs
La langue arabe apparaît en pleine lumière après la fondation de l’Empire
musulman dont elle est la langue officielle. Si on remonte dans le temps,
elle est illustrée, au vie siècle de l’ère chrétienne, par une poignée de textes
courts en langue et en écriture arabes, qui ont été trouvés dans trois zones, le
Bilād al-Shām, l’extrême nord-ouest de la péninsule Arabique et la région de
Najrān. Pour les périodes plus anciennes, la thèse dominante est que la langue
arabe ne serait attestée que dans deux zones, le nord-ouest de la péninsule
Arabique et le Bilād al-Shām, dans des textes écrits soit en alphabet arabique
(ṣafāʾitique et ḥismāʾique) soit en alphabet araméen.
Cette dernière affirmation paraît incongrue, d’autant plus que, durant les
siècles précédant l’Islam, la carte tribale paraît relativement stable. Il semble
plus logique de supposer que de nombreuses populations en Arabie parlaient
un arabe qu’on ne sait pas reconnaître. Les inscriptions de Najrān en écriture
sudarabique et en langue sabaʾique en offrent une première illustration.
Dans le corpus du sabaʾique, quelques dizaines de textes s’écartent plus
ou moins de la norme. Ils présentent des déviances dans la phonétique, la
morphologie et le lexique, qui peuvent être interprétées comme des emprunts
à la langue arabe. Le nombre de ces déviances est relativement faible dans
tous les textes sauf un où il excède celui des caractères propres au sabaʾique.
Tous ces textes, qui proviennent d’une même zone, celle de l’oasis de Najrān,
au nord de Sabaʾ, datent d’une période relativement haute, entre 350 avant
l’ère chrétienne et 150 après l’ère chrétienne.
Dans l’analyse des inscriptions antiques, la démarche traditionnelle
consiste à isoler des ensembles de textes présentant une parenté linguistique
manifeste ; chacun de ces ensembles définit une langue. Pour Najrān, cette
démarche aboutit à l’identification de deux « langues » : un dialecte du
sabaʾique en contact avec l’arabe et une langue apparentée à l’arabe.
Cette démarche paraît inappropriée parce que la plupart des commanditaires
des textes rédigés dans ces deux « langues » appartiennent au même
groupe tribal. La variabilité linguistique des inscriptions de Najrān s’explique
plutôt par l’introduction dans la langue écrite de caractères empruntés à la
langue parlée en proportion variable. Ces caractères sont peu nombreux
dans les textes les plus formels comme les règlements ou les offrandes ; en
revanche, ils abondent dans les inscriptions funéraires dont les stipulations
et les interdictions doivent être impérativement comprises.
La langue des inscriptions de Najrān serait donc du sabaʾique écrit par une
population parlant une variété ancienne de la langue arabe que l’on peut
appeler « vieil-arabe de Najrān ».