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L’abbaye Saint-Pé-de-Générès, l’histoire d’une présence au monde

XIe-XXIe siècle

Auteur(s) : Collectif, HUREL Daniel-Odon (dir.)
Parution : 2025



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ISBN 10 : 2705341367
ISBN 13 : 9782705341367
Format (mm) : 160x240

Monastère bénédictin, petit séminaire, institution d’enseignement puis projet maronite, voici les grandes lignes de l’histoire de l’abbaye Saint-Pé-de-Bigorre ou de Générès évoquées dans ce volume, fruit de la rencontre tenue à Saint-Pé à l’occasion du millénaire de l’abbaye en juillet 2022. À l’échelle de ce millénaire, il faut distinguer, bien entendu, des temporalités différentes : un peu moins de 800 ans pour la présence monastique et bénédictine, un peu moins d’un siècle pour le petit séminaire, une centaine d’années pour les institutions d’enseignement au xxe siècle et enfin moins d’une dizaine d’années de présence maronite porteuse d’avenir. 

 

Chaque étape de cette histoire rend compte d’un contexte spécifique : celui du monachisme médiéval puis moderne d’inspiration bénédictine avec ses transformations, ses crises et ses relectures périodiques de la Règle, la plus importante étant celle de Saint-Maur au xviie siècle ; celui de la reconstruction du catholicisme dans la France du xixe siècle ; celui de ce long xxe siècle dont les bouleversements politiques, sociaux et religieux n’ont pas été sans conséquence sur l’institution d’enseignement de Saint-Pé, tant sur le plan de la sociologie religieuse, des méthodes et de l’histoire de l’enseignement et de l’éducation que des conséquences du concile Vatican ii ; enfin celui de l’église maronite en France.  

 

Point commun à cette temporalité à dimension variable : un cadre de vie et des hommes, individus et communautés, lieux de prière, lieu de transmission d’un savoir religieux, spirituel, liturgique, théologique, un territoire, une mémoire construite et parfois sans doute idéalisée. 

 

Première synthèse d’ensemble sur l’abbaye et le site de Saint-Pé, cet ouvrage constitue une sorte de point d’étape ou de prélude à une histoire en profondeur de chacune de ces histoires particulières. 



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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Abbaye, Monastère, bénédictin, maronite, histoire, séminaire, religion




La Méditerranée au temps de Saint Louis

Auteur(s) : Collectif, LE GOFF Jacques (dir.)
Parution : 2024



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ISBN 10 : 2705341299
ISBN 13 : 9782705341299
Pages : 220
Format (mm) : 160x280

Aigues-Mortes est une cité magique, envoûtante, prenante à tel point qu’on est toujours à se demander quelles raisons mystérieuses ont pu déterminer les conseillers et les ingénieurs du roi Louis ix à choisir ce lieu aride et désert, entouré de marais malsains et dépourvu d’eau potable, pour y bâtir une ville qui, dans l’esprit de ses créateurs, devait devenir le centre commercial et maritime du royaume de la Méditerranée.

René JEANNOT

Durant son année de captivité en Égypte, en 1250, Saint Louis a eu plusieurs entretiens avec les émirs qui le retenaient prisonnier. Dans ces conversations, il a eu des surprises. Lui qui était venu dans l’idée dominante en Chrétienté que les musulmans n’avaient pas de religion, mais étaient des païens ensorcelés par le sorcier Mahomet, il s’aperçut que les émirs étaient, quoique dans l’erreur, des hommes profondément religieux, parfois plus que les meilleurs chrétiens.

Jacques LE GOFF

Ce moment historique de la fin du xiiie siècle, qui coïncide avec l’accession au trône de Jacques II en 1291, se traduit par une rénovation de la manière de percevoir le monde méditerranéen depuis Barcelone. L’argent arrive sans aucun obstacle à la ville, qui se montre à chaque fois plus réceptive aux valeurs mercantiles. D’autre part les partisans de la conquête militaire n’avaient bénéficié qu’épisodiquement d’un meilleur support auparavant. Le point commun à ces faits est la consolidation de l’État monarchique. Sous Jacques II, Barcelone s’oriente vers le modèle économique qui s’était formé en Sicile, sous le règne de Frédéric II, et qui était en fait bien antérieur.

Jose Enrique RUIZ-DOMÈNEC

Jihad et croisade ont pour particularité d’être deux violences sacrées, inspirées et justifiées par la foi, et ont façonné profondément les mentalités respectives de l’Islam et de l’Occident. Chrétienté et Islamité s’étaient affrontées dès le départ dans un duel sans merci. À la fin du XVIe siècle, la balance commença à pencher sérieusement en faveur de la Chrétienté.

Mohamed TALBI

Nous avons la chance d’avoir à ce propos le témoignage du roi lui-même, dans sa lettre d’août 1250, que corroborent les souvenirs du sire de Joinville sur les propos tenus au cours du conseil qui suivit l’arrivée des nouvelles d’Égypte (§437). « Nous étions venus au secours de la Terre sainte », écrivait le roi pour justifier sa décision de différer son retour en France jusqu’à ce qu’il eût remédié à l’état de la Syrie franque. Et Joinville lui fait dire : « Si je m’en vais, cette terre est perdue. J’ai donc considéré qu’à aucun prix je ne laisserai le royaume de Jérusalem se perdre, lui que je suis venu protéger et conquérir.

Jean RICHARD

Le moment est venu de conclure, en disant que la Méditerranée à l’époque de Saint Louis, ce n’est peut-être plus le nombril du monde. Ce qu’il me paraît intéressant de voir, c’est que, jusque-là, les différentes nations – enfin nations est un terme impropre, disons les différents ensembles civilisés – vivaient autour de la Méditerranée comme des grenouilles autour d’une mare, mais, à partir de l’époque de Saint Louis, le monde se dilate, il va depuis le Maroc jusqu’à Pékin, depuis Londres jusqu’à la mer Rouge et la Perse : il y a donc une sorte de déplacement de ce centre du monde qu’il me paraît important de souligner.

Michel BALARD

 



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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : méditerranée, Saint Louis, Aigues-Mortes, égypte, Chrétienté, Islam




Expérience et Pensée Saint-Simon, saint-simoniennes, saint-simonisme

Naître à des liens menacés de silence

Auteur(s) : VEAUVY Christiane
Parution : 2022



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ISBN 10 : 2705341022
ISBN 13 : 9782705341022
Pages : 580
Format (mm) : 158x240


Chez Saint-Simon, la substitution d’une réorganisation sociale et d’un autre rapport à la nature à l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’administration des choses au gouvernement des hommes, entre autres, ont pris corps théoriquement en partant de l’expérience plutôt que de « raisonnements a priori » (Le Producteur, oct. 1825 - oct. 1826). De la lecture de ses Œuvres éditées pour la première fois en 2012 en Œuvres complètes émergent des liens entre action et pensée, corps et esprit. Le saint-simonisme (1825-1835) apparaît, au lendemain de la Révolution de Juillet, comme un « espace-temps » élargi aux prolétaires et aux femmes attirés par cette « nouvelle et puissante doctrine », prêts à s’impliquer dans la pratique de ces liens et les discussions dramatiques entre les deux « Pères », Bazard et Enfantin (sur la « question de la femme », les rapports internes et externes – silence sur les émeutes des canuts lyonnais). Saint-Simon et le saint-simonisme ont été /sont des « passe-frontières » entre les sexes, les cultures, les états (réciprocité des échanges avec la Toscane pré-unitaire et l’Allemagne des intellectuels post-hégeliens).


À la promesse « d’être sincères en tout », véritable leitmotiv du saint-simonisme, les « prolétaires saint-simoniennes » ont répondu en créant un mouvement autonome où vivre leur désir de ne pas séparer cœur, corps et esprit,  « dans la foi religieuse qui nous donne la force de vaincre » (La femme libre, 1832) ; par la création de cette forme sociale-politique et l’audace de leur pensée, elles ont précédé les hommes ; leurs écrits et ceux de leurs proches (Cl. Démar, S. Voilquin) nous bouleversent encore. Des formes de créativité étonnamment populaires sont nées en Provence sur les décombres de la société d’ordre, telles les chansons provençales de V. Gelu à Marseille (1837-1855) et ses « Notes biographiques » écrites en français (rééditées en partie à la fin XXe siècle), tel Le marquis des Saffras, roman du saint-simonien J. de la Madelène (1849) réédité plusieurs fois.
Femmes et hommes se réfèrant au « vrai », chez lesquels la totalité de l’être est engagée dans le sillage de Saint-Simon, n’inventent-ils pas le politique moderne à l’encontre des codes et des chartes fustigés par Cl. Démar (1833) ? Le saint-simonisme n’a-t-il pas été la matrice de la sociologie avec la découverte du rapport à l’autre, dégagée du moralisme étouffant du XIXe siècle (S. Zweig), peut-être articulée à la naissance du féminisme ? N’a-t-il pas généré une nouvelle manière de penser que la IIIe République aurait tenté d’annihiler (imposition du positivisme comme philosophie centrale) et les prémices de la découverte freudienne ?

Christiane Veauvy, chargée de recherche honoraire au CNRS, Docteur d’État es Lettres et Sciences humaines, Docteur en Sociologie, a consacré ses recherches à la Provence, au saint-simonisme et aux saint-simoniennes, aux féminismes (confrontation France, Italie, rives sud et est de la Méditerranée). Le rapport à l’autre est privilégié dans son approche pluridisciplinaire, ainsi que l’échange dans sa diversité, sa réciprocité ou son asymétrie.


Discipline : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit
Mots-clés : Saint-Simon, saint-simonisme, sociologie




La diaspora syriaque-orthodoxe de Jérusalem

Pèlerins, réfugiés et fabrique communautaire à l’époque ottomane et mandataire 1831-1948

Parution : 2021



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ISBN 10 : 2705340735
ISBN 13 : 9782705340735
Pages : 216
Format (mm) : 160x240

Cet ouvrage a pour objet d’identifier la nature de la diaspora syriaque-orthodoxe de Jérusalem entre 1831 et 1948, par l’étude d’une compilation de registres baptismaux de la communauté, conservés dans la bibliothèque du monastère Saint-Marc de Jérusalem. Sans jamais avoir été un foyer d’implantation majeur de cette Église, le vicariat patriarcal jacobite de Jérusalem connaît toutefois une évolution significative entre l’ère des Tanzīmāt et la fin du mandat britannique : le monastère Saint-Marc, cœur de la présence communautaire, passe ainsi d’un maigre foyer de fidèles accueillant de temps à autre quelques pèlerins, à un refuge pour les rescapés du Sayfo, génocide perpétré au Tur ʿAbdin dans les années 1915. Les syriaques-orthodoxes de Jérusalem sont replacés ici dans le contexte de la Palestine ottomane puis mandataire, et ce afin de mieux cerner les mécanismes sociaux et religieux de leur intégration à cette ville.

 

Ancienne élève de l’École normale supérieure de Lyon, agrégée d’Histoire et arabisante, Antoinette Ferrand consacre ses recherches à l'histoire des sociétés arabes. Sa thèse porte sur la classe moyenne en Égypte à l'époque nassérienne.

 


Discipline : Religions-Littérature-Histoire des textes
Mots-clés : diaspora syriaque-orthodoxe, Jérusalem, registres baptismaux, monastère Saint-Marc, Pèlerins, réfugiés,




Le Coutumier de Marmoutier

(BnF Latin 12879)

Auteur(s) : BORD Lucien-Jean, GROSS Antoine-Frédéric
Parution : 2021



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ISBN 10 : 2705340711
ISBN 13 : 9782705340711
Pages : 268
Format (mm) : 160x240

La grande abbaye ligérienne de Marmoutier, fondée par saint Martin sans doute dès 372, connut son apogée au Moyen Âge puis un déclin à la fin de cette période et lors de la Renaissance, avant un renouveau dû à sa reprise par la Congrégation de Saint-Maur.


Le coutumier médiéval de cette abbaye était connu par un unique manuscrit daté du xiiie siècle, malheureusement détruit par un incendie lors des combats de 1940. Cependant une copie, bien qu’incomplète, en avait été réalisée aux tournant des xviie-xviiie siècles par le grand érudit Mauriste Dom Martène. Ce document, conservé à la Bibliothèque nationale de France (Latin 12879, f° 86r° – 118v°), n’avait jamais fait l’objet d’une publication, malgré son très grand intérêt tant pour l’histoire de Marmoutier que pour la liturgie bénédictine médiévale.


Le présent volume propose une édition critique avec traduction du manuscrit de Dom Martène, accompagné d’une large étude introductive et de plusieurs index thématiques.

 

Lucien-Jean Bord et Antoine-Frédéric Gross, tous deux moines bénédictins de l’Abbaye de Ligugé et déjà auteurs de la publication du coutumier de l’abbaye vendéenne de Maillezais, ont effectué cette recherche dans le cadre du programme franco-allemand Cœnotur (ANR/DFG, Coenobia Turonenses : les communautés martiniennes de Tours, leurs pratiques et leurs réseaux de l’Antiquité tardive au xiiie siècle) placé sous la responsabilité des Universités de Tours et de Hambourg.


Discipline : Religions
Mots-clés : Marmoutier, Congrégation de Saint-Maur, coutumier, abbaye, manuscrit, Dom Martène




L’Orient d’Ismaÿl Urbain d’Égypte en Algérie I

Auteur(s) : LEFKIR-LAFFITTE Naïma, LAFFITTE Roland
Parution : 2019



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ISBN 10 : 2705340285
ISBN 13 : 9782705340285
Tome : 1
Pages : 348
Format (mm) : 160x240

Les jeunes années d’Urbain, fils d’un armateur de La Ciotat et d’une mère mulâtre née esclave, sont ballottées entre Cayenne et Marseille. Dès l’été 1831, les élans républicains nés de la Révolution de Juillet modèlent ses premières actions politiques. L’année 1832 est celle de sa conversion au Saint-Simonisme et des émotions de la Retraite de Ménilmontant. Après l’interdiction de l’association et l’arrestation de ses chefs, ce sont les missions prolétaires à Lyon et dans le Midi puis, en 1833, le départ pour l’Orient. Un voyage exotique fertile en péripéties pittoresques et en sensations nouvelles, mais aussi riche de leçons politiques qui dépassent l’effritement du rêve religieux et l’échec des projets du canal de Suez et du barrage du Nil. À l’opposé des politiques de conquête et de colonisation de l’époque, c’est une période inédite de coopération volontaire en Orient. La conversion d’Urbain à l’Islam est un élément original dans la Famille saint-simonienne. Cette expérience aura une importance capitale dans sa nouvelle vie et une influence réelle, mais contrariée, dans la politique française.


Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Ismaÿl Urbain, Saint-Simonisme, religion, politique, jeunes années d'Urbain




Essai de modélisation sémiotique modale des hymnes syriaques de l’office maronite

Préface et prologue de Nidaa Abou Mrad

Auteur(s) : MAATOUK Toufic
Parution : 2016



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ISBN 10 : 2705339647
ISBN 13 : 9782705339647
Publication : coédition: Université Antonine
Pages : 288
Format (mm) : 160x240

Le corpus traditionnel d’hymnes syriaques monodiques modales de l’office divin constitue le noyau générateur de la liturgie de l’Église maronite. Ces hymnes s’inscrivent dans la continuité du syncrétisme qu’a réalisé Saint Ephrem de Nisibe au IVe siècle entre la poésie prédicative chrétienne et des mélodies populaires de caractère dansant rural et communiel. Ce métissage esthétique a marqué de son sceau la facture musicale des chants syriaques et notamment leur morphologie rythmique. Celle-ci se marie de diverses façons à des mélodies-types de nombre restreint que l’on retrouve en sous-jacence des strophes de tête (rīš qōlōs) des hymnes maronites. C’est à l’étude de la composition musicale de ces rīš qōlōs dans une perspective grammaticale musicale générative que s’attelle ce livre. Il part du matériau musical de référence que le Père antonin Maroun Mrad, maître de cette tradition, a enregistré vers 1967. Cet essai applique à ce corpus la procédure d’analyse et de modélisation sémiotique modale que Nidaa Abou Mrad a établie pour les monodies traditionnelles du Levant, à partir de la théorie arabe de l’arborescence grammaticale modale, de l’analyse schenkérienne, de la théorie des vecteurs harmoniques (Nicolas Meeùs) et de la grammaire chomskyenne.



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Discipline : Musicologie
Mots-clés : hymnes syriaques, hymnes maronites, Saint Ephrem de Nisibe, Père antonin Maroun Mrad, Musicologie




Le Voyage au Sinaï

Anthologie de textes de 1700 à 1914

Auteur(s) : LANÇON Daniel, LANCON Cécile
Parution : 2015



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ISBN 13 : 9782705339036
Pages : 304
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g

Terre d’Orients multiples (hébraïque, chrétien par les ermites et les moines de Sainte-Catherine, arabe musulman, ottoman, colonial européen, égyptien moderne,...), terre des Bédouins mais aussi cœur culturel de l’Occident-Orient des civilisations du Livre, le Sinaï, espace tendu entre Afrique et Asie via l’isthme de Suez et la mer Rouge, tout autant séparation que passage, est un monde sauvage et hostile aux voyageurs jusqu’au début du XXe siècle.

Du Caire ou de Jérusalem au Mont Sinaï, de Jérusalem au Caire (ou l’inverse) par le Sinaï-Nord et l’isthme de Suez et, plus rarement, de Suez à l’Arabie en longeant les côtes de la Mer Rouge, voyageuses et voyageurs effectuent un pèlerinage chrétien (s’interrogeant sur la localisation du Mont Moïse, le parcours de l’Exode, le schisme orthodoxe) ; font partie de missions scientifiques (archéologiques, historiques, géologiques, géographiques) ; découvrent les nombreuses écritures pariétales et des manuscrits anciens ; traversent les déserts, escaladent de rudes montagnes. Ces récits apportent en outre des témoignages très intéressants sur les populations rencontrées (nomades et sédentaires arabes, moines), les réalités de leur vie quotidienne, leurs pratiques sociales et culturelles comme leurs croyances.

Dispersés dans de nombreux ouvrages sur l’Orient, le Levant, la Terre-Sainte, l’Arabie Pétrée, ces récits en langue française du Voyage au Sinaï sont rassemblés ici pour la première fois. 

Daniel Lançon est professeur de littératures française et francophones à l’Université Stendhal-Grenoble 3, ses domaines d’étude sont la poésie française moderne et contemporaine, la littérature des voyages, les francophonies proche-orientales. 

 



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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Égypte, Exode, récit, voyageur, Orient, Suez, Mer rouge, Sainte Catherine




Art des Khatchkars

Les pierres à croix arméniennes d'Ispahan et de Jérusalem

Auteur(s) : KHATCHADOURIAN Haroutioun, BASMADJIAN Michel
Parution : 2014



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ISBN 13 : 9782705338879
Pages : 444
Format (mm) : 230x280
Poids : 2000g
Illustrations : Très nombreuses illustrations couleurs

Héritiers d'une tradition séculaire, empreintes manifestes de l'identité arménienne, les խաչքար (khatchkars, pierres à croix) sont le reflet de la foi d'un peuple et du culte de la croix dans la spiritualité arménienne. Cet ouvrage présente la première étude approfondie d’un ensemble de khatchkars situés hors de la terre d’Arménie. Pas moins de 669 pierres à croix d’Ispahan et de Terre sainte s’y trouvent répertoriées, photographiées, décrites et analysées avec une grande précision terminologique.

Outre l’étude d’un corpus particulier et au-delà de la dimension patrimoniale, cet ouvrage propose la définition d’une typologie et d’un vocabulaire qui permettront de classifier et de caractériser d’autres ensembles de khatchkars à l’aide d’une terminologie unifiée et précise. Des planches schématiques illustrent la diversité des structures formelles et plusieurs répertoires présentent la richesse des ornements qui sont rigoureusement reproduits. La totalité des inscriptions est retranscrite et commentée, permettant ainsi de lever peu à peu le voile sur les secrets de ces témoins silencieux de l’histoire arménienne.

« Le principal intérêt des chercheurs était de préparer non seulement un dossier complet sur ces khatchkars de petites dimensions, mais aussi de fournir un outil fiable pour d’autres études, y compris celles concernant l’évolution du style et des compositions formelles. » (Dickran Kouymjian)

Cette contribution majeure consacrée aux pierres à croix arméniennes est le fruit d’une complicité entre deux chercheurs qui ont mis leur passion au service de ce patrimoine millénaire.

Haroutioun Khatchadourian est ingénieur Supelec de formation, spécialiste des systèmes d’information. Dès 1984, parallèlement à son activité professionnelle, il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO. Il effectue plusieurs missions en Arménie, en Turquie et en Iran dans le but de mener un travail archéologique spécifique sur les khatchkars.

Michel Basmadjian est directeur d’un établissement médico-social de protection de l’enfance. Intéressé très tôt par l’architecture médiévale arménienne, il s’engage dans l’étude des monuments et s’implique dans la diffusion de ce patrimoine particulièrement menacé en Turquie. Il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO et lors de ses nombreux voyages d’étude en Arménie, en Turquie et au Moyen Orient, il réunit une documentation riche et inédite sur les khatchkars.



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Discipline : Arts
Mots-clés : Croix, Christianisme, Arménie, stèle, Iran, Perse, Palestine, Terre sainte, Jolfa, Jowla, typologie




Edward Robinson (1794-1863) et l'émergence de l'archéologie biblique

Préface de Vincent LEMIRE

Auteur(s) : SOLER Renaud
Parution : 2014



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ISBN 13 : 9782705338947
Pages : 306
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g

Les historiens de l’archéologie biblique sont unanimes pour désigner un homme, Edward Robinson, comme leur illustre prédé-cesseur, et le fondateur de la discipline. Ce pasteur américain, orientaliste et grand voyageur, naquit en 1794 et mourut en 1863. Auteur de nombreux ouvrages, porté au pinacle par les sociétés savantes d’Amérique et du Vieux Continent, il connut la gloire de son vivant. Il fut ensuite progressivement oublié, à partir du début du XXe siècle, lorsque l’archéologie franchit un nouveau seuil épistémologique, pour devenir une simple figure pionnière, un glorieux ancêtre d’une période héroïque. Étudier la constitution de l’histoire de l’archéologie biblique, la formation d’une mémoire collective partagée par les archéologues, permet ainsi de voir surgir peu à peu la figure mythique d’Edward Robinson.

 

Il est néanmoins nécessaire de reconsidérer la vie du savant américain, en passant outre les simplifications du travail de la mémoire : reprendre ses ouvrages, relire les travaux de ses contemporains et prédécesseurs permet de saisir pour lui-même le moment constitutif de l’archéologie biblique, dans les années 1830, sans le juger à l’aune de critères de scientificité beaucoup plus tardivement élaborés, et sans commettre ce péché irrémissible de l’anachronisme. On voit alors se dessiner une archéologie biblique qui se développa en étroite connexion avec les sciences de son temps, sciences naturelles d’une part, sciences humaines et religieuses d’autre part.

 

L’archéologie biblique fut d’emblée pensée, reconnue et pratiquée comme discipline scientifique, qui n’était pas encore ce que nous appellerions, aujourd’hui, de ce nom. Mal dégagée des questionnements religieux et apologétiques, prisonnière encore d’un certain regard sur l’Orient, elle tient pour un moment insigne de l’histoire des sciences et des savoirs. La Palestine telle que nous nous la représentons fut, en grande partie, produite par Edward Robinson et les archéologues qui lui succédèrent dans la redécouverte de la Terre sainte.

 

Renaud Soler poursuit des études d’histoire à l’université de Paris-Sorbonne. Spécialisé dans l’étude du monde arabe à l’époque contemporaine, il s’intéresse à l’orientalisme du XIXe siècle, et au développement de la connaissance scientifique de l’Orient.



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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : historiographie, épistémologie, archéologie, Bible, Palestine, orientalisme, Terre sainte




Études syriaques 9

L'hagiographie syriaque

Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BINGGELI André (dir.)
Parution : 2012



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ISBN 13 : 9782705338718
Pages : 306
Format (mm) : 160x240
Poids : 540g
Illustrations : 16pl. couleurs

 

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche Orient et de l’Inde…).

Lorsqu’on pense aux saints syriaques, ce sont d’abord les noms célèbres de Syméon Stylite, Éphrem le Syrien, Jacques l’Intercis ou Fébronie de Nisibe et les récits exemplaires de leurs hauts-faits qui viennent à l’esprit. Mais derrière ces saints syriaques qui ont acquis une notoriété internationale, les noms se comptent par centaines, et le champ couvert est si vaste qu’il n’a rien à envier au domaine grec ou latin. Comme dans les autres sociétés chrétiennes du pourtour méditerranéen, le culte des saints est dès l’origine constitutif de la culture syriaque. Trop longtemps négligée et victime des préjugés concernant un genre considéré comme mineur et partial, la littérature hagiographique, loin de se limiter au domaine strictement religieux, se révèle au contraire une source de premier plan pour qui souhaite appréhender l’histoire sociale et culturelle des chrétientés d’Orient dans la durée, mais aussi leurs rapports aux pouvoirs en place qui se sont succédé en Orient depuis Rome jusqu’aux Ottomans. Qu’elle concerne les martyrs chrétiens de l’Empire perse ou ceux de l’islam, cette littérature apparaît en effet comme un des lieux privilégiés de la construction et de l’affirmation identitaire des communautés syriaques.

Cet ouvrage collectif donne à voir la variété et la richesse de cette production hagiographique encore connue des seuls spécialistes. Les approches transversales, à la fois typologiques, régionales, et thématiques ont été privilégiées. Mais ce panorama de la littérature hagiographique syriaque, s’il se concentre sur la période médiévale, propose aussi une ouverture sur des disciplines sœurs avec laquelle l’hagiographie interagit, en particulier la liturgie, l’historiographie et l’histoire de l’art.

L’hagiographie syriaque n’est pas un domaine clos sur lui-même et les histoires des saints du monde syriaque se sont transmis à d’autres communautés chrétiennes depuis le Proche-Orient (Égypte, Arménie, Géorgie), jusqu’à Byzance et l’Occident latin, tout comme inversement le propre syriaque s’est enrichi de multiples emprunts. Ce volume de synthèse s’adresse donc aussi bien aux syriacisants qu’à ceux qui s’intéressent plus largement à l’hagiographie, mais aussi aux transferts religieux et culturels autour du bassin méditerranéen.



Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : christianisme, saints, martyrs, Perse, femme, Sicile, Byzance, Méditerranée, art




Études syriaques 8

Les mystiques syriaques

Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, DESREUMAUX Alain (dir.)
Parution : 2011



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ISBN 10 : 2705338543
ISBN 13 : 9782705338541
Pages : 256
Format (mm) : 160x240
Poids : 410g

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).

Les mystiques syriaques Profondément liées aux pratiques ascétiques et recherches spirituelles monastiques, les œuvres mystiques syriaques ne se confondent cependant pas avec elles. Elles construisent des visions théologiques qui participent nécessairement aux débats dans les institutions ecclésiales que ce soit chez les syriaques occidentaux ou les syriaques orientaux. Redevables de l'héritage philosophique grec, des auteurs syro-occidentaux ont élaboré des pensées mystiques et l'œuvre du Pseudo-Denys a été déterminante dans la mystique sacramentaire de la théologie miaphysite. C'est côté oriental que la tradition mystique a été la plus riche et a fleuri, en Mésopotamie mais aussi sur les bords du golfe Arabo-Persique dans le Bet Qatraye, où l’on se souvient d’écrivains fameux comme Isaac de Ninive, Dadisho du Qatar, Martyrios Sahdona, Jean de Dalyatha ; mais qui connaît Shubhalmaran, Hananisho de Bet Qoqa ou Beh Isho de Kamul ?

En privilégiant des analyses thématiques et l’étude de motifs mystiques essentiels, l’ouvrage vise à attirer l’attention sur des œuvres et des auteurs qui, dans la formation et l’évolution des cultures syriaques, ont joué un rôle tout au long de l’histoire du Proche-Orient chrétien et musulman et qui se révèlent précieux pour l’historien.


Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : christianisme, monastère, érémétisme, Tur Abdin, ascèse, Pseudo Denys, martyrs




Études syriaques 7

Le monachisme syriaque

Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, JULIEN Florence (dir.)
Parution : 2010



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ISBN 10 : 2705338381
ISBN 13 : 9782705338381
Pages : 340
Format (mm) : 160x240
Poids : 540g

Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche-Orient et de l’Inde...).

Le monachisme syriaque L’histoire des communautés syriaques est intrinsèquement liée à celle du monachisme. Les plus grands écrivains, mais aussi les poètes, historiens, philosophes, grammairiens, médecins et scientifiques furent le plus souvent aussi des moines, des abbés, des évêques ou des patriarches syriaques. Leur contribution à l’histoire et à la culture du Proche et du Moyen-Orient sur plus d’un millénaire est considérable. L’institution monastique joua un rôle clef dans la transmission des savoirs, notamment de la culture grecque, vers la civilisation islamique puis vers l’Occident, contribuant éminemment à la construction des sociétés. C’est dire que la culture syriaque a été façonnée par le courant monastique, qui lui a donné sa marque, son caractère fondamentalement religieux. Les histoires monastiques, les biographies de moines célèbres, les canons et réglementations conventuelles qui nous ont été transmis révèlent l’insertion de courants chrétiens pluriels, et plus encore le façonnement d’une culture, au sein de milieux religieux très différents : païen, zoroastrien, musulman, ainsi que leur appropriation de l’héritage grec. En cherchant à transmettre l’histoire de leurs plus célèbres couvents, les auteurs syriaques ont finalement donné à voir l’organisation sociale de ce monachisme dans ses formes originales (stylitisme, réclusion…), et son impact sur les transformations des sociétés : son rôle primordial dans les débats théologiques et les grandes polémiques des VIe-VIIIe siècles, son incidence directe dans la création d’Églises séparées, mais aussi son influence majeure sur la structuration politique et sociale des communautés chrétiennes en monde islamique.

Ce volume s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux communautés de l’Orient chrétien de l’Antiquité tardive au Moyen-Âge, et plus généralement à l’histoire, l’anthropologie, la culture des aires proche et moyen-orientales où le monachisme s’est épanoui et constitue aujourd’hui encore un patrimoine vivant.


Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : christianisme, monastère, érémétisme, femme, Tur Abdin, ascèse