Auteur(s) : TABAR Hassan
Parution : 2013
ISBN 10 : 2705338683
ISBN 13 : 9782705338688
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Illustrations : Nombreuses illustrations et partitions
La cithare à cordes frappées est datée, en Orient comme en Occident du XVe siècle. Cet instrument ne figure pas sur les miniatures persanes anciennes avant l’époque Qâjâr (1786-1925), si bien que son apparition dans la musique savante pourrait être considérée comme tardive. Il est donc bien difficile d’affirmer quoi que ce soit sur la date et le pays d’origine de l’instrument.
Tandis que le luth târ était l’instrument prédominant, le nombre de joueurs de santur était très restreint jusqu’à la fin du XIXe siècle, et nous ignorons le contenu de leurs répertoires. Le plus ancien joueur de santur connu est Mohammad Hasan Khân (milieu du XIXe siècle). Avant 1940, il n’y avait pas de luthiers spécialisés ; les instruments étaient mis en œuvre par des fabricants de luths târ et setâr. Si Habib Somâ’i (1905-1946) fut le dernier d’une longue tradition, Farâmarz Pâyvar (1932-2009) est sans conteste le premier d’une nouvelle génération. La génération actuelle, les natifs des années ’80, préfère quant à elle la composition à l’occidentale à la pratique du répertoire radif.
L’étude organologique, comprenant la description de l’instrument et de sa facture, est complétée par une histoire de son enseignement L’étude musicologique s’appuie sur la transcription d’enregistrements historiques. Peut-on parler d’école de santur en Iran ? Ce questionnement précis trouve, dans le présent ouvrage, des réponses issues de pratiques et discours observés en Iran :
Hassan Tabar est né à Qazvin en Iran. Il est joueur de santur, soliste, concertiste et conférencier. Docteur en musique et musicologie (Ethnomusicologie) de l'Université Paris-Sorbonne, il a enregistrécinq albums de santur. Auteur d’un précédent ouvrage, il est membre de la Société Française d´Ethnomusicologie (S.F.E.).
Une interview de Said Sabet n'a pu être jointe au DVD inséré dans le livre pour des raisons techniques. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le lien suivant : Interview Said Sabet.
Reportage de la chaine Voice of America Persian à l'occasion de la sortie de l'ouvrage : http://ir.voanews.com/media/video/1762324.html?z=1866&zp=1 à 8'00".
Collection : Les Geuthner
Auteur(s) : ERLANGER (d') Rodolphe
Parution : 1959
ISBN 10 : 2705336842
ISBN 13 : 9782705336844
Tome : vol. 1 à 6
Format (mm) : 160x240
Les 6 volumes dans leur réédition de 2001 :
Collection : Société d'histoire de l'Orient
Parution : 2011
ISBN 10 : 270533842X
ISBN 13 : 9782705338428
Traduction : Jacqueline CALMARD-COMPAS
Tome : 2
Pages : 334
Format (mm) : 160x240
Poids : 580g
Ce Voyage en Perse du Nord fait suite au Voyage au Daghestan et en Transcaucasie et constitue le second tome des Voyages en Orient de I.N. Bérézine. Il fait partie de la double mission d’études de trois ans (1842-1845) confiée à Bérézine et à son collègue W. F. Dittel par l’Université des Langues orientales de Kazan dont ils venaient d’être diplômés. Bérézine ne voyagea pas avec Dittel (mort en 1848).
Cette seconde relation foisonne de notations sur la vie culturelle, tant rurale qu'urbaine, et sur de nombreux personnages, des plus officiels aux plus modestes. Les observations concernent notamment les anciennes capitales sous les Safavides : Tabriz et son importante activité économique et culturelle ; Qazvin. Mais les cinq chapitres sur Téhéran constituent la partie la plus importante de ce voyage. Bérézine nous fournit le premier plan de la ville, la première information sur l'introduction en Perse de la photographie (daguerréotypie). Son analyse porte notamment sur le souverain régnant, Mohammad Shâh, son vizir Hâdji Mirzâ Âqâsi (pro-russe), sa cour, l'administration, l'armée, etc.
Bérézine attribue à l'Islam, et particulièrement au shiisme, un rôle négatif dans l'éducation et le développement du pays. Cependant, vivement intéressé par la culture populaire, il décrit longuement les deuils religieux shiites et les ta'ziyehs, commémorations théâtralisées du drame de Karbalâ, et les rituels y afférant.
Jean Calmard, directeur de recherche honoraire au C.N.R.S, chargé de conférences à l'École Pratique des Hautes Études, Section sciences historiques et philologiques (1975-2001).
Auteur(s) : BOHAS Georges, HELLOT-BELLIER Florence
Parution : 2008
ISBN 10 : 2705338055
ISBN 13 : 9782705338053
Pages : 230
Format (mm) : 160x240
Depuis un quart de siècle, les chrétiens irakiens quittent massivement leurs foyers. à l’instar des chrétiens de l’antique Église d’Orient et des chrétiens chaldéens, ils vivent aujourd’hui un nouvel exode, aux conséquences aussi dramatiques que celles de l’exil qui leur fut imposé lors des combats de la Première Guerre mondiale. Leur mémoire reste marquée par les massacres des années 1910-1930. Des montagnes du Hakkari ottoman aux berges du Khabour en Syrie, en passant par l’Iran et l’Irak, Georges Bohas et Florence Hellot-Bellier les interrogent pour mieux cerner les conditions de l’exode de 1915.
Les auteurs se sont laissé porter par la mélodie de deux longs poèmes, mémoire du chamacha (diacre) Sahda Pétros, de la tribu de Tchelnay. écrits en soureth, ces textes ne sont pas sans rappeler d’anciennes chroniques syriaques. Ils sont ici édités tels quels et traduits. Ils ont aussi recueilli le témoignage du chamacha Yosep Zaya de Tell Goran. Les documents rassemblés stigmatisent la fin de la coexistence de communautés de religions et de langues différentes – araméenne, syriaque, arménienne, kurde, turque, iranienne et arabe. Ils disent la douleur de la mort des enfants, de celle des femmes et des hommes, victimes de violences incontrôlées, ainsi que la détresse de l’exil et la nostalgie de la terre natale…
Chacun des narrateurs a tenté d’expliquer l’indicible, incriminant tour à tour les dissensions internes, une sorte de culpabilité collective, la proclamation du djihad, la tragique politique turque à l’égard des chrétiens et les vaines promesses des grandes puissances de l’époque. Chacun, à sa manière, a décrit l’engagement pour rester debout et pallier les malencontreuses décisions des dirigeants ou le lâche abandon des diplomates. Le souvenir des luttes des populations assyriennes, corroboré ou retouché à la lumière d’autres récits, mène à une meilleure compréhension de l’histoire à laquelle ces populations ont été mêlées. Assumer ce passé, « plutôt qu’avec passion, avec vérité et exactitude » comme le disait Raymond Aron, permettra peut-être de refonder l’avenir.
Georges Bohas, membre de l’Institut Universitaire de France, responsable de la section Arabe et langues sémitiques à l’école normale supérieure lettres et sciences humaines, a commencé en 1987 ses recherches sur la langue et la mémoire des Assyriens du Khabour.
Florence Hellot-Bellier est enseignante en histoire et membre de l’Unité mixte de recherche « Mondes iranien et indien ». Elle consacre ses recherches à l’histoire des relations extérieures de l’Iran et à celle des Iraniens chrétiens de l’Église d’Orient et de l’Église chaldéenne aux XIXe et XXe siècles.
Auteur(s) : DURING Jean
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338284
ISBN 13 : 9782705338282
Pages : 348
Format (mm) : 155x240
Durant des siècles, la musique s’est située dans la culture iranienne au même niveau que la poésie, la miniature, les arts décoratifs qui, à l’instar de la langue elle-même, rayonnaient du Bosphore à l’Inde et à l’Asie centrale. À l’époque moderne qui s’annonce il y a plus de deux siècles, elle semble se reterritorialiser sur son espace ancestral pour y puiser une nouvelle inspiration, avant d’émerger à nouveau sur la scène impériale en présentant des formes à la fois nouvelles et immémoriales. C'est au milieu du XIXe siècle que se cristallise la musique « classique » persane qui a encore cours de nos jours. Mais avec l’accélération de l’histoire, la tradition régénérée a produit une prolifération de formes, de genres et de styles.
Face à cette diversité, le terme même de tradition musicale, ainsi que ses qualificatifs de persane, classique ou lettrée, ne peuvent plus s’appliquer sans précaution. Si tout a l’air de changer, il faut saisir dans quels cadres, à quelle échelle et sous quels facteurs dominants cela se produit, et pour évaluer la portée du phénomène, il faut identifier des invariants aussi bien que des régimes et des vitesses de changement. Pour tenir ce cap, l’auteur prend en compte la diversité et les contrastes du paysage musical de l’Iran dans son ensemble, en privilégiant toutefois la composante ancienne et lettrée, avec un souci constant de pertinence que reflètent la sélection et l’interprétation d’une abondance de données soigneusement documentées.
Jean During est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages et d’une quarantaine de CD sur les musiques de l’Asie intérieure, leur forme et leur contexte culturel, en particulier dans leurs rapports avec la société, la pensée et la mystique musulmane. Au cours de longues années en Iran, il a étudié la pratique de la musique persane avec les plus grands maîtres. Parallèlement à ses activités de recherche au CNRS, il a donné de nombreux concerts lui-même et s’est attaché à faire découvrir les meilleurs artistes d’Asie intérieure.
Collection : Guimet
Auteur(s) : TORHOUT (de) Princesse Nirgidma
Parution : 1937
ISBN 10 : 2705310215
ISBN 13 : 9782705310219
Traduction : Transcription Mme HUMBERT-SAUVAGEOT
Pages : 77
Format (mm) : 225x285
Poids : 250g