Auteur(s) : NEHME Joseph, NEHME Adonis
Parution : 2018
ISBN 10 : 2705339821
ISBN 13 : 9782705339821
Pages : 292
Format (mm) : 160x240
Ces contes reflètent plusieurs aspects de la vie populaire libanaise d’antan, bien avant le déferlement de la modernité dans la vie quotidienne. Ils divertissaient petits et grands.
Un père et un fils, Joseph puis Adonis Nehmé – deux hommes de poigne – ravivent ces paroles de femmes – ici celles de Loulou, Saada et Rosa – qui tissent et transmettent souvenirs, imaginaire et identité libanaises.
Le commandant de gendarmerie Joseph Nehmé est né en 1910 à Deir el-Qamar où il fit ses études avant de rentrer au séminaire de l’ordre mariamite du couvent Notre-Dame de Loueizé. Il renonça à la vie ecclésiastique et intégra la gendarmerie où il atteignit le rang de commandant. Il se consacra à l’écriture d’une histoire de cette dernière puis à celle de l'émir Fakhreddine Maan enfin à celles du Liban à l'époque des émirs. Il s’intéressa au folklore libanais puisé dans les récits de village. Du recueil de ces histoires naquirent Les Contes de ma grand-mère et autres contes du Liban.
Le général Adonis Nehmé est né en 1943 à Baabda au Liban. Il intègre l’école militaire de l’armée et poursuit sa spécialisation militaire en France, en Grande-Bretagne puis aux États-Unis. Il occupe successivement les postes d’attaché militaire à Paris et Washington, directeur des affaires géographiques, commandant de la brigade médicale, conseiller d’Émile Lahoud alors commandant en chef de l’armée puis président de la République. Il rédigea ses Mémoires, en écho à la période de troubles au Liban, de 1975 à 1990, puis se consacra à ce recueil de contes.
Auteur(s) : AMBROSIO Alberto Fabio
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339654
ISBN 13 : 9782705339654
Pages : 158
Format (mm) : 160x240
Modeste dans ses dimensions, l’ouvrage, non sans ambition, ouvre une voie nouvelle pour le comparatisme. Il met en regard l’épître du Ier siècle attribuée à saint Paul, que celui-ci adresse aux chrétiens de la ville de Colosses, dans la vallée du Lycus, non loin de Pamukkale, inscrite au patrimoine de l’Unesco, et des textes produits là, des siècles plus tard, par l’islam spirituel. La démarche est hardie, et le défi de cet essai, qui se méfie des creuses envolées prétendument théologiques, est d’énoncer, à partir de la comparaison, des constantes dans les croyances anatoliennes.
Trois passages clés de la lettre paulinienne aident à mettre en lumière de façon surprenante une filiation entre les traditions les plus typiques de la région et le soufisme anatolien diffusé dans la même zone géographique un millénaire plus tard. Le fil directeur de ce travail, qui s’insurge contre un comparatiste simpliste, mène à une « confrontation » entre l’anthropologie et la théologie. Autant il est risqué de parler, pour l’instant, d’influences ou d’interactions directes, autant on pourra trouver ici les bases d’une méthodologie jetant un pont entre deux mondes que tout sépare : « comparer l’incomparable » s’associe ici au désir de « réduire l’irréductible ».
Auteur(s) : GALLEY Micheline
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339760
ISBN 13 : 9782705339760
Pages : 112
Format (mm) : 210x210
Illustrations : oui
« La Méditerranée, disait Fernand Braudel, c’est un mouvement continu de biens culturels les plus divers, de langages, de techniques, d’idées, de sentiments, d’art de vivre. »
D’une rive à l’autre, les contes véhiculés par la tradition orale témoignent de ces contacts et échanges qui, de tous temps, n’ont cessé de s’exercer. Les contes présentés ici ont été recueillis à Alger de 1962 à 1966. à la manière du conte, ils traitent, entre autres thèmes, du mariage : choix du conjoint, conséquences de l’exogamie, refus de l’inceste, relations au sein de la famille. Mais l’apport crucial de ce petit corpus est aussi – fait rare dans les contes maghrébins – la présence de récits qui s’apparentent étroitement à la mythologie grecque. C’est ainsi, par exemple, que « Le sultan qui ne voulait pas d’enfant » se comporte exactement comme Cronos et que, à l’image d’Atalante, Hadjira succombera à la curiosité qu’éveille en elle la vue des pommes.
Autre domaine en Méditerranée où, d’est en ouest, les influences ont toujours été fécondes : l’art du verre. La récitation des contes s’est souvent appuyée en Tunisie sur de petites peintures sur verre dont on trouvera ici quelques exemples. Elles s’inspirent de récits à caractère épique (portraits équestres de héros, combats singuliers), de croyances (le mauvais œil) ; elle peuvent être de véritables narrations en images (par ex. l’Arche de Noé en couverture). Elles reflètent la diversité d’un art populaire d’une grande richesse.
Auteur(s) : CRÉPIN Denis
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339784
ISBN 13 : 9782705339784
Pages : 230
Format (mm) : 158x240
L’Inquisition, ce tribunal ecclésiastique spécial introduit par Innocent III en 1199 pour lutter contre les hérésies, fut généralisée en 1233, par la volonté du pape Grégoire IX, afin de lutter contre les Albigeois que la croisade n’avait pas éliminés et la procédure en fut confiée aux frères Prêcheurs, c’est-à-dire aux Dominicains.
Inquisition : le mot a gardé un caractère sulfureux lié au zèle excessif des inquisiteurs. Le comportement de ces frères Prêcheurs pose question quand on sait que le fondateur de leur ordre, Dominique de Guzmán, s’était donné pour but de ramener au sein de l’Église catholique ces chrétiens égarés, non par la force, mais par une prédication et un mode de vie basés sur l’amour et la pauvreté, à l’exemple de ces Bons Hommes qu’il voulait convertir.
Cet ouvrage veut répondre à ce questionnement en s’intéressant d’abord à la création de l’Ordre des frères Prêcheurs, puis en étudiant le développement de l’Inquisition en Languedoc, en lien avec les évènements politiques, depuis sa création jusqu’à la disparition des derniers cathares. Il s’intéresse également à la vie clandestine des Bons Hommes au cours de cette période, en mettant l’accent sur l’évêché cathare d’Albi et sur la répression exercée dans l’Albigeois à la fin du XIIIe siècle.
Les hasards de l’histoire nous ont laissé des documents concernant les dépositions devant le tribunal, d’un Fils majeur de l’Église cathare d’Albi, Sicard de Figueiras, ainsi qu’un poème relatant son interrogatoire. Ces documents permettent à Denis Crépin de présenter plus concrètement la vie d’un Parfait et de s’intéresser à la doctrine cathare.
Denis Crépin, docteur vétérinaire et licencié en théologie, s’intéresse depuis de longues années au catharisme et a publié récemment un ouvrage sur son origine (Aux sources du catharisme, Genèse et développement d’un mouvement hétérodoxe, Paris, Geuthner 2014), dans lequel il démontrait le fondement endogène de ce mouvement hétérodoxe et que ce qui fut considéré comme une hérésie était à la racine une dissidence pour un christianisme épuré, et non un néo-manichéisme.
Auteur(s) : REVEL Nicole
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339753
ISBN 13 : 9782705339753
Traduction : Ouvrage trilingue Palawan-Français-Anglais
Tome : Inlus 5 DVD compatibles MAC / PC
Pages : 320
Format (mm) : 170x200
FR :
Chasseurs à la sarbacane, cultivant riz, maïs et tubercules dans le champ de montagne, dans l’Asie des Moussons, les Pala’wan vivent selon les principes d’une société égalitaire. Ils habitent au sud de l’île de Palawan dans l’Archipel des Philippines. Un droit coutumier très précis régule la vie quotidienne des membres de chaque hameau. Animistes, très attentifs à la petite musique des choses, à la poésie, aux épopées liées à l’expérience chamanique, ils valorisent diverses modalités de la parole afin d’endiguer toute forme de violence. À l’instar du passé, dans le contexte politique, socio-économique et religieux actuel, cette société pacifique est très vulnérable et menacée. Cet ouvrage multimédia et trilingue présente les « genres du discours » ; nous donne à voir et à entendre les arts de la performance et de la mémoire d’une petite société de forêt du Monde austronésien. Témoignant de la vie, de la pensée et des arts de leurs aînés, il est adressé aux jeunes générations.
À partir d’une longue expérience vécue auprès des Pala’wan et en collaboration avec eux, Nicole Revel a centré cet ouvrage sur la culture des Hautes-Terres, notamment le versant oriental de la cordillère centrale de la grande île. Les Sciences sociales et une initiative pionnière dans les Humanités numériques ont permis de sauvegarder, de mieux comprendre et de transmettre un patrimoine immatériel d’une grande authenticité, mais avant tout, une présence au monde exemplaire.
ENG:
Hunting with the blowpipe and cultivating rice, corn and tubers in upland fields of Monsoon Asia, the Pala’wan inhabit the southern part of Palawan Island in the Philippine Archipelago and live according to the principles of an egalitarian society. Very precise Customary Law regulates the daily life of the people in each hamlet. Animists, they are attentive to the tiny music of things, oral poetry, and epics linked to shamanic experience. They observe various speech manners and value them in order to avoid all forms of violence. As formerly, faced with the political, socio-economic and religious pressures of today’s world, this peaceful society is vulnerable and threatened. This multimedia and trilingual work on the various “speech genres” allows us to see and take part in the perfomances and the art of memory of a small forest society of the Austronesian world. It is a testimony of the life, thought and artistic expressions of the elders, and it is dedicated to the younger generations.
Based on long experience lived close to the Pala’wan and in collaboration with them, Nicole Revel has focused her work on the Highlands culture, particularly on the eastern slopes of the central cordillera. Social Science and a pioneering initiative in Digital Humanities have made it possible to safeguard, to better understand and transmit an intangible heritage of great authenticity, but above all, an exemplary presence in the world.
Auteur(s) : LÉGERET-MANOCHHAYA Katia
Parution : 2017
ISBN 10 : 2705339166
ISBN 13 : 9782705339166
Pages : 350
Format (mm) : 160x240
Illustrations : DVD " La Danse de Shiva " de Lionel Tardif
Les 108 karana constituent l’alphabet le plus ancien en Inde des mouvements communs à la danse, au théâtre et à la sculpture. Leur transmission orale est très rare et cet ouvrage en propose trois dans le style bharata-nam. Celle de l’actrice-danseuse Swarnamukhi (Chennai) a lieu au cœur des temples du Tamil Nadu et de leur statuaire ; Celle du metteur en scène et chorégraphe K. Muralidhar Rao (Mysore) se nourrit des textes sanscrits, de la poésie et de l’observation de la vie quotidienne ; Celle de l’auteur de cet ouvrage, formé à cet art par ces deux maîtres. Les interprétations créatives, rythmiques et poétiques des karana sont innombrables, ils sont reliés à d’autres pratiques, telles le yoga et les arts martiaux et ils inspirent des artistes contemporains.
Collection : Les manuscrits sauvés des sables
Auteur(s) : BOHAS Georges, SAGUER Abderrahim, SINNO Ahyaf
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339524
ISBN 13 : 9782705339524
Pages : 330
Format (mm) : 160x240
L’exploration des ressources littéraires des manuscrits de Tombouctou nous amène à découvrir ce que l’on n’attendait pas : des textes qui relèvent à la fois du roman historique et de la littérature populaire, à la gloire de l’imam Ali et de son fils al-Husayn. Il s’agit de cinq récits. Le premier vante la science de l’imam. La science est l’un des traits marquants de l’imam que lui reconnaissent aussi les sunnites, se fondant sur parole du prophète : « Je suis la cité de la science, Ali en est la porte ». Les deux suivants se situent dans le contexte des expéditions du Prophète contre l’oasis de Khaybar. Le quatrième croise le récit du sauvetage des épouses du Prophète avec l’histoire d’un orphelin (al-Miqdad) et de ses amours pour la belle Mayyasa que son père lui refuse obstinément. Le cinquième est consacré au martyre de Husayn, fils de Ali. Il s’agit de l’interprétation chiite de l’événement. Elle en rejette la responsabilité sur le calife Yazid et ses agents, tout en blâmant les chiites de Koufa pour avoir abandonné Husayn après l’avoir invité à se mettre à leur tête. Pour cette tradition, la mort de Husayn, comme toute sa vie du reste, est marquée par des prodiges : prémonitions, interventions angéliques, châtiment des meurtriers et, pour terminer, l’itinéraire de la tête d’al-Husayn, dont le transmetteur a dit : « Nous avons cherché la tête d’al-Husayn, mais nous ne l’avons pas trouvée, et nous n’avons pu savoir si elle avait été enlevée au ciel ou enfouie dans la terre. »
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339487
ISBN 13 : 9782705339487
Pages : 150
Format (mm) : 160x240
La représentation du judaïsme et des Juifs dans l’art chrétien du Moyen Âge évolua à l’aune de la suprématie de l’Église catholique et de la construction monarchique en Europe occidentale.
Jusqu’aux massacres qui ont accompagné la Ière Croisade (1096-1099) les artistes de l’époque carolingienne, puis romane, n’ont pas stigmatisé le judaïsme ou caricaturé les représentations des Juifs.
Par contre, à partir de l’époque gothique, l’iconographie chrétienne apparait comme le miroir fidèle de la dérive antisémite qui gagne l’Église, le pouvoir royal et la société toute entière. Elle est renforcée encore par les mesures discriminatoires du IVe concile de Latran.
Cette nouvelle forme d’expression artistique aboutit à la maturation de la pensée antijudaïque, générant par là même l’antisémitisme. Dès lors, allégories, caricatures et représentations contribuèrent ensemble à l’expression d’un rejet que le sens commun a eu tendance à oublier n’en gardant que la valeur artistique.
Collection : Orients sémitiques
Auteur(s) : BASSIL Raymond
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339210
ISBN 13 : 9782705339210
Pages : 378
Format (mm) : 160x240
Cet ouvrage porte sur un essai de lecture théologique d’un recueil de chants maronite, le Beth-Gazo (Add. 14.703 ; xiie-xiiie siècles), dédié aux martyrs. Ce recueil renferme, au cœur de ses pages et au milieu de ses strophes, un concept théologique intéressant sur les témoins fidèles du Christ. Loin d’être considéré comme un exposé classique ou même scolastique sur la question, le recueil cherche, par le biais de la poésie sacrée et des hymnes, à dire l’idée du martyre et à présenter les témoins de la foi, et surtout à les célébrer en gardant vivante leur mémoire.
La tradition syro-maronite, comme les autres traditions de l’ensemble de l’Église, a produit des écrits pour exposer sa foi ou pour approfondir tel ou tel aspect de sa réflexion théologique. Mais, la majorité du trésor théologique de l’Église maronite est plutôt d’ordre liturgique. Ce sont les livres de prières qui font le poids dans cette tradition antiochienne d’expression syriaque, beaucoup plus que d’autres disciplines théologiques ou profanes.
Le manuscrit du Beth-Gazo s’inscrit dans cette fidélité à l’école des Pères syriaques. Il se veut dans le prolongement de l’esprit de cet enseignement qui médite et présente la Parole de Dieu, là où le chant sacré, les hymnes métriques et la liturgie disent la foi de la communauté.
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2016
ISBN 10 : 2705339623
ISBN 13 : 9782705339623
Pages : 348
Format (mm) : 160x240
Comment les chrétiens et les juifs firent-ils usage du waqf, cette institution juridique relative aux fondations pieuses du monde musulman,
d’autant que des restrictions législatives entouraient certains bénéficiaires de leurs fondations ? Revenons à cet égard à la définition même de cette institution emblématique du monde musulman et qui fut également adoptée par les chrétiens et les juifs vivant en terre d’islam dès le Moyen Âge.
Si les waqfs ou ḥabūs désignent communément ces fondations charitables et familiales, le terme waqf signifie plus précisément l’acte juridique par lequel un individu constitue une fondation pieuse, à partir d’une propriété bâtie ou agricole, pour soutenir des établissements charitables – religieux ou publics –, et/ou pour garantir la sécurité à des membres de sa famille. Or les chrétiens et les juifs avaient le droit d’établir des waqfs familiaux ainsi que des waqfs charitables au profit des pauvres de leur communauté mais pas d’en établir au profit de leurs lieux de culte et de leur clergé. Cette restriction n’empêchera cependant pas la fondation de nombreux waqfs au profit des lieux de culte et du clergé. C’est ce que nous révèlent notamment les diverses contributions de cet ouvrage qui réunit les actes du premier colloque international portant sur les waqfs des chrétiens et des juifs. Des contributions qui s’interrogent de même sur l’assimilation progressive de l’institution par ces communautés, une question d’autant importante que d’anciennes traditions et institutions juives et chrétiennes, relatives aux fondations pieuses, continuèrent à être adoptées parallèlement au waqf. Couvrant tout le pourtour méditerranéen, ces contributions s’étendent du Moyen Âge à l’époque contemporaine, mettant ainsi à jour la genèse, la consolidation, puis le devenir de cette institution chez les dhimmīs.
Auteur(s) : SANHOURI Abd ar-Razzaq as
Parution : 2016
ISBN 10 : 1092883138
ISBN 13 : 9791092883138
Publication : Coédition: Alqalam
Pages : 480
Format (mm) : 155x236
La notion de gouvernement en Islam s’est imposée dès la période médinoise et plus gravement à la disparition du Prophète lorsque se posa la nécessité de la gestion de l’Etat, ceci au VIIe siècle début du Moyen Âge. Les premiers dirigeants prirent le titre de Calife, textuellement « qui vient après », et le terme Califat désigna la fonction. Au fil des siècles le Califat perdit son sens originel et disparut en 1924 après la première guerre mondiale et avec la chute de l’Empire ottoman.
Aujourd’hui, revenir sur cette notion est important afin de comprendre quelle est la conception du gouvernememt en Islam. En quoi consiste le Califat ? Quelles sont les attributions et le rôle du Calife ? Quels sont ses pouvoirs tant sur le plan religieux que politique ? Quels rapports entretient-il avec la Nation ?
Cet ouvrage de ‘Abd ar-Razzâq as-Sanhoûrî (1895-1971), grande figure de la jurisprudence du XXème siècle, éclaire sur ces questions. Il présente l’institution du Califat au sens doctrinal et historique du terme. Tout d’abord il analyse la position du Califat dans le droit musulman, son mode d’investiture, son fonctionnement et sa fin. Puis il étudie l’évolution du Califat, depuis ses origines jusqu’à sa disparition. Ensuite, il passe en revue les divers pays musulmans dans leur état social et politique. Enfin, il tire de l’enseignement du passé et de l’étude de l’état du monde musulman, des conclusions pour l’avenir. L’auteur souhaitait reconstruire une unité entre les peuples musulmans et, plus largement, que ceux-ci participent à une véritable collaboration à l’échelle du monde dans l’intérêt de l’humanité.
Ce livre témoigne d’une étonnante actualité pour repenser les rapports entre la Loi, le pouvoir et le religieux en Islam et pour analyser les enjeux politiques actuels des pays musulmans, du Moyen-Orient en particulier.
Auteur(s) : SANHOURI Abd ar-Razzaq as
Parution : 2016
ISBN 10 : 1092883138
ISBN 13 : 9791092883138
Publication : alqalam
Pages : 480
Format (mm) : 155x236
La notion de gouvernement en Islam s’est imposée dès la période médinoise et plus gravement à la disparition du Prophète lorsque se posa la nécessité de la gestion de l’Etat, ceci au VIIe siècle début du Moyen Âge. Les premiers dirigeants prirent le titre de Calife, textuellement « qui vient après », et le terme Califat désigna la fonction. Au fil des siècles le Califat perdit son sens originel et disparut en 1924 après la première guerre mondiale et avec la chute de l’Empire ottoman.
Aujourd’hui, revenir sur cette notion est important afin de comprendre quelle est la conception du gouvernememt en Islam. En quoi consiste le Califat ? Quelles sont les attributions et le rôle du Calife ? Quels sont ses pouvoirs tant sur le plan religieux que politique ? Quels rapports entretient-il avec la Nation ?
Cet ouvrage de ‘Abd ar-Razzâq as-Sanhoûrî (1895-1971), grande figure de la jurisprudence du XXème siècle, éclaire sur ces questions. Il présente l’institution du Califat au sens doctrinal et historique du terme. Tout d’abord il analyse la position du Califat dans le droit musulman, son mode d’investiture, son fonctionnement et sa fin. Puis il étudie l’évolution du Califat, depuis ses origines jusqu’à sa disparition. Ensuite, il passe en revue les divers pays musulmans dans leur état social et politique. Enfin, il tire de l’enseignement du passé et de l’étude de l’état du monde musulman, des conclusions pour l’avenir. L’auteur souhaitait reconstruire une unité entre les peuples musulmans et, plus largement, que ceux-ci participent à une véritable collaboration à l’échelle du monde dans l’intérêt de l’humanité.
Ce livre témoigne d’une étonnante actualité pour repenser les rapports entre la Loi, le pouvoir et le religieux en Islam et pour analyser les enjeux politiques actuels des pays musulmans, du Moyen-Orient en particulier.
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705338978
ISBN 13 : 9782705338978
Pages : 66
Format (mm) : 210x280
Poids : 200g
Illustrations : photos N&B
Plaquette réalisée à l'occasion de la journée De Gaulle et le Liban qui s'est tenue au Sénat le 24 janvier 2014.
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339043
Pages : 90
Format (mm) : 130x200
Poids : 120g
L’histoire de la présence diplomatique française à Alexandrie et à Massaoua retrace l’aventure des consuls installés dans ces ports mythiques de la Méditerranée et de la Corne de l’Afrique. Cette histoire commença en 1182, lorsqu’un marchand de Montpellier, installé à Alexandrie, fut nommé fondé de pouvoir du comptoir commercial de sa ville, et prit le nom de consolat de mar. Puis, l’évolution de la fonction consulaire dans l’Empire ottoman et son emprise géographique dans les marges du royaume d'Abyssinie constituèrent autant d'accroches de l'étude de l'influence française dans cette partie du monde.
Jean-François Faü, historien et diplomate, est actuellement directeur du département « Culture et patrimoine » de l’Université internationale Senghor à Alexandrie et chercheur associé au Centre Français des Études Éthiopiennes d’Addis Abeba. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages concernant les minorités en Orient, aux débuts du monde musulman.
Auteur(s) : CRÉPIN Denis
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339104
Pages : 512
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Cet ouvrage sur le catharisme s’attache à une recherche de l’origine du célèbre mouvement hétérodoxe en privilégiant l’analyse de ses croyances et de ses pratiques liturgiques, ainsi qu’à la détermination, au-delà des amalgames dont les Cathares furent victimes, du terreau de sa genèse.
L’ouvrage entend ainsi mettre en lumière l’évolution de ce que l’auteur considère comme une dissidence au sein de l’Église catholique. En effet, à travers l’étude des sources des xie-xiiie siècles — essentiellement écrites de la main de détracteurs —, l’analyse de documents qui furent connus plus tardivement — comme la Noticia publiée par Guillaume Besse au xviie siècle —, l’exploration des possibles origines remontant à l’Antiquité tardive, mais aussi l’exploitation des rares sources écrites par les dissidents eux-mêmes, Denis Crépin conclut à une origine essentiellement endogène du catharisme.
Toutefois, à la différence d’autres mouvements hétérodoxes médiévaux qui prônaient eux aussi une réforme de l’Église, visant un retour au christianisme des origines et plus d’ascèse, l’apparition du dualisme et son développement dans l’Église cathare dénotent, mais seulement dans un deuxième temps, l’influence d’hérésies d’origine orientale.
« L’ouvrage est une initiation remarquable à l’hérésie médiévale. Il se caractérise par la clarté avec laquelle sont exposés des problèmes théologiques et anthropologiques complexes. » (Martin Aurell)
Denis Crépin, docteur vétérinaire et homéopathe, licencié en théologie orthodoxe a longtemps exercé à Albi, où il a également rempli, dix années durant, des fonctions électives municipales. Son intérêt pour l’histoire et sa bonne connaissance du pays tarnais l’ont porté à se pencher sur le Moyen Âge languedocien et, évidemment, sur les causes et les effets de la guerre albigeoise.
Auteur(s) : Collectif, BOULAÂBI Ridha
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338671
Pages : 241
Format (mm) : 160x240
Poids : 390g
Publié en 1978, L’Orientalisme d’Edward Said relit et interroge toute une tradition orientaliste très ancienne, mise au service de l’hégémonie et de l’impérialisme européen. Le succès de cet ouvrage dans le monde anglo-saxon et ailleurs ouvre la voie à de nouvelles recherches culturelles et contribue largement à l’émergence des études postcoloniales. La mise en question de l’orientalisme révèle au grand jour l’ampleur de la crise qui secoue cette discipline – crise déjà pointée du doigt par Jacques Berque, en 1961, Anouar Abdel-Malek, en 1963, ou encore Maxime Rodinson en 1974. Ainsi, la prise de conscience de la nécessité de collaborer à égalité avec les Orientaux gagne de plus en plus de terrain.
Comment faire place dans ce domaine de recherche
« à l’Autre étranger » comme le souhaitait déjà Edward Said ? Faut-il habiter l’Orient pour être « oriental » ? Quel regard porte-t-on sur l’orientalisme européen quand on se situe à l’intérieur de l’Orient ? Inversement, comment appréhender les phénomènes de déplacement, de migration, d’exil ou de « déterritorialisation » des Orientaux en Occident ? Ces derniers dépendent-ils des institutions occidentales dans lesquelles ils évoluent et par lesquelles ils diffusent leurs critiques ? Telles sont, entre autres,
les interrogations auxquelles cet ouvrage collectif tente d’apporter quelques réponses. Ces contributions révèlent l’ampleur des collaborations entre intellectuels d’Orient et chercheurs d’Occident, au-delà de la complexité de l’histoire coloniale.
“ Cet ouvrage collectif vient remettre les pendules à l'heure et nous rappeler quelque vérités essentielles sur différentes formes d'orientalisme et leurs fonctions. ” Georges Corm
Cet ouvrage dirigé par Ridha Boulaâbi, maître de conférences en littératures francophones à l’université Stendhal-Grenoble 3, recueille les contributions d’Abdelkader Amri, Stéphane Baquez, Ridha Boulaâbi, Christiane Chaulet-Achour, Daniel Lançon, Sarga Moussa, Pascale Roux et Andrew Stafford.
Auteur(s) : BOUYRAT Yann
Parution : 2013
ISBN 10 : 270533873X
ISBN 13 : 9782705338732
Pages : 676
Format (mm) : 160x240
Poids : 1070g
Illustrations : cartes couleurs, 8 pl. couleurs
La France et la communauté maronite du Liban entretiennent aujourd’hui encore des relations étroites. Les raisons de cette proximité ne manquent pas : à l’identité de religion s’ajoute l’ancienneté de leurs rapports, que l’on peut faire remonter au moins au Grand Siècle. Doit-on pour autant en conclure qu’elle était inévitable et qu’elle ne doit sa vigueur qu’à la patine du temps ? Non.
Cet ouvrage vise à montrer que, loin d’être une « évidence historique », cette relation privilégiée s’est au contraire construite lors d’une période précise, en l’occurrence les années 1830-1860. Au cours de ces trois décennies, les rapports entre les Maronites et la France ont subi un véritable changement de nature tant au niveau politique que culturel. Entre les deux anciens « partenaires » s’est alors nouée plus qu’une alliance, une réelle « amitié historique », amitié illustrée par l’adoption massive, par les premiers, de la « civilisation française », et, du côté de la seconde, par une réelle sollicitude à l’égard de ces nouveaux « Français du Levant ».
Ce rapprochement n’est pas le fruit du hasard. Il est intimement lié aux bouleversements politiques plus larges, à la même époque, du monde ottoman : en générant une instabilité chronique dans la montagne libanaise, en exacerbant les rivalités européennes, – particulièrement entre la France et l’Angleterre, dans les régions du Levant – l’évolution chaotique de l’Empire des sultans a puissamment poussé la France et les Maronites à consolider leurs liens. Loin d’être fortuite, leur amitié apparaît ainsi comme une conséquence, parmi d’autres, de la fameuse « Question d’Orient ». Une conséquence durable cependant…
Yann Bouyrat est agrégé d’histoire, docteur en histoire contemporaine et diplômé en sciences politiques. Membre du CEMMC (Centre d’Études des Mondes moderne et contemporain), il travaille depuis plusieurs années sur les relations politiques et culturelles entre la France et les régions du Levant (en particulier le Liban) à l’époque ottomane.
Auteur(s) : DUCHÂTEAU Marie-Emmanuelle
Parution : 2013
ISBN 10 : 2705338640
ISBN 13 : 9782705338640
Pages : 710
Format (mm) : 160x240
Cet ouvrage porte sur l’étude de l’évolution de la personnalité et de l’identité des divinités d’Europos-Doura, depuis sa création vers 300 av. n. è., à sa chute, en 256 de n. è., à la lumière du renouvellement des données archéologiques actuelles. Pour cela, nous disposons pour cela d’une petite centaine d’inscriptions grecques et sémitiques, de sculptures et de peintures d’époque romaine majoritairement. Notre démarche est comparatiste et philologique, ce qui permet de réévaluer les différentes origines des divinités et leur personnalité propre à Europos-Doura. Elle était la seule cité de cette époque – mis à part Hatra – à avoir accueilli trois civilisations différentes : grecque, partho-mésopotamienne et romaine. L’enjeu de ce travail est de connaître les raisons pour lesquelles une divinité indigène a été rapprochée d’une divinité grecque, l’identité d’un dieu n’étant jamais fixée. Europos-Doura apporte des renseignements uniques sur des divinités telles que Atargatis, Azzanathkona ou Aphlad, encore peu connues à l’heure actuelle. L’interaction culturelle entre des habitants d’origine différente au sein même de la cité influe également sur les choix d’une interprétation entre une divinité et une autre. Un dieu grec est-il honoré pour ses aspects grecs ou pour ceux du dieu avec qui il est assimilé ? Quel est l’impact réel d’une interpretatio graeca ou romana sur les cultes indigènes ? Notre objectif vise à analyser tous les facteurs susceptibles d’être à l’origine d’un changement dans l’identité de telle ou telle divinité et à savoir si un facteur type provoque un changement type. Cela nous permet de discerner, aux différentes époques de la cité, les tendances cultuelles propres à Europos-Doura, – originalité, conformisme ou les deux ? – et leur relation avec les tendances religieuses directrices de ces époques.
Marie-Emmanuelle Duchâteau est spécialiste d’histoire ancienne. Elle a participé aux fouilles archéologiques à Europos-Doura (Syrie) et à Amathonte (Chypre). Elle est actuellement professeur d’histoire-géographie et d'éducation civique.
Auteur(s) : Collectif, REYNIER Christine (dir.), THERENTY Marie-ève (dir.)
Parution : 2013
ISBN 10 : 2705338893
ISBN 13 : 9782705338893
Publication : Co-édition MSH-M
Pages : 328
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Illustrations : Qqs illustrations N&B
Depuis longtemps source de fascination et d’inspiration des artistes, la Méditerranée est aussi et avant tout un espace inventé, une idée en mutation constante qui a été façonnée au cours de l’histoire par différents acteurs et passeurs, historiens, géographes, hommes politiques, voyageurs ou écrivains. Attirante ou répugnante, lumineuse ou mystérieuse, paysage de carte postale ou terre de mémoire, elle demeure insaisissable et protéiforme.
Si la Méditerranée a suscité de nombreuses études, il est rare que le lien entre cette notion complexe, sa représentation et le support utilisé pour la médiatiser soit exploré. Cet ouvrage s’intéresse aux vecteurs de cette médiation et se penche sur l’empreinte que la Méditerranée a laissée à la fois sur les genres littéraires (les récits de voyage, les romans, la poésie, les journaux intimes et les essais) et les médias qui l’ont représentée (livres, revues, journaux, brochures, radio…). Réfléchir dans cette perspective à la façon dont des écrivains, des journalistes, des penseurs et même des humoristes venant de pays variés mais notamment de France et d’Angleterre ont contribué à façonner l’idée de Méditerranée entre le XIXe et le XXIe siècle, révèle comment cette idée a contribué en retour à réinventer les genres littéraires et les médias qui la portent.
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338438
ISBN 13 : 9782705338435
Pages : 286
Format (mm) : 160x240
Figure incontournable de l’orientalisme européen des XIXe-XXe siècles, Ignác Goldziher (1850-1921) est, avec Christiaan Snouck Hurgronje, l’un des principaux fondateurs de l’islamologie moderne.
Une formation hors norme le fait passer des études talmudiques et secondaires en Hongrie aux études orientales (à Budapest, Berlin, Leipzig, Leyde, Vienne) puis à un long voyage en Orient (1873-74). Il est l’un des premiers Européens à assister aux cours de l’Université coranique d’Al-Azhar. Ses recherches, consacrées à l’histoire des religions - en particulier de l’Islam -, étudient leur inscription dans une histoire culturelle plus large.
Venus d’horizons disciplinaires différents, les auteurs de ce volume étudient son œuvre en la replaçant dans divers contextes et en interrogeant la réception qu’elle connaît jusqu’à aujourd’hui. Goldziher est l’une des figures d’un orientalisme d’Europe centrale et orientale, récemment caractérisé comme « orientalisme de la frontière » (Andre Gingrich), et qui reste à découvrir ou à redécouvrir. Sa relation avec Carl Heinrich Becker ou sa « non-rencontre » avec Max Weber invitent à s’interroger sur les relations entre philologie, études orientales, histoire culturelle et sciences sociales naissantes. Son idéal d’universalité, son exigence de rigueur scientifique ainsi que son empathie avec le monde arabe et musulman lient sa conception et sa pratique des études orientales à une critique de l’européocentrisme.