Résultats affichés : (41-60)/212



Réponses aux questions posées par Ibn Butlān dans le banquet des médecins

Texte arabe et traduction - Préface A. MIQUEL

Collection : Textes arabes chrétiens
Auteur(s) : ATHRADĪ (Ibn) Alī, DAGHER Joseph, TROUPEAU Gérard
Parution : 2011



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338446
ISBN 13 : 9782705338442
Traduction : J. DAGHER G. TROUPEAU
Pages : 82
Format (mm) : 130x200
Poids : 150g

Au cours de son récit du Banquet des médecins, Ibn Butlān (m.1066) est amené à poser à un jeune médecin qu’il suspecte d’être un charlatan, des questions sur les différentes branches de la médecine, afin d’éprouver 
ses connaissances. Totalement ignorant le pseudo-médecin est incapable de répondre aux questions d’Ibn Butlān mais de son côté, celui-ci ne fournit pas les réponses que le lecteur aimerait connaître. Un siècle plus tard, pour palier cette lacune, un médecin de Bagdad appartenant à une importante famille de savants nestoriens, ʽAlī ibn Athradī (m. ca 1160), composa un petit ouvrage intitulé Explication des questions d’Ibn Butlān dans le Banquet des médecins, où il propose ses propres réponses à une quarantaine de questions.

Étant donné son originalité et son intérêt pour l’histoire de la médecine arabe, J. Dagher et G. Troupeau ont choisi d’éditer et de traduire cet utile complément au fameux Banquet des médecins d’Ibn Butlān.

J. Dagher, docteur en linguistique arabe est maître de conférences à l'Institut National des Langues Orientales où il enseigne l'arabe oriental. Il est l'auteur de plusieurs articles sur la linguistique arabe et la littérature proverbiale libanaise. G. Troupeau (?), agrégé d'arabe, professeur des Universités a enseigné l'arabe littéral à l'Institut National des Langues Orientales et la philologie arabe à l'école Pratique des Hautes études. Il est l'auteur de nombreuses publications sur la littérature arabe chrétienne, la linguistique et la médecine arabes.


Discipline : Littérature-Histoire des textes
Mots-clés : littérature, arabe, christianisme, médecine




Sur les pas des Araméens chrétiens

Mélanges offerts à Alain Desreumaux

Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : BRIQUEL CHATONNET F. (dir.), DEBIÉ M. (dir.)
Parution : 2010



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338373
ISBN 13 : 9782705338374
Pages : 448
Format (mm) : 160x240
Poids : 780g
Illustrations : 34 photos couleurs

 

Ce volume, qui inaugure une nouvelle collection publiée par la Société d’études syriaques, est un florilège d’articles offerts par des amis, collègues et étudiants à Alain Desreumaux à l’occasion de son départ à la retraite, pour le remercier de sa contribution, de son enthousiasme et de son engagement dans la défense et l’illustration des cultures syriaque et christo-palestinienne.

Les différentes contributions qui composent le volume sont regroupées selon six axes :

Constellations apocryphes

  • Jean-Claude Haelewyck – L’apport des Instituta de Junillus Africanus à la question du canon scripturaire de la tradition syriaque (Ancien Testament)
  • David Taylor – The Patriarch and the Pseudepigrapha : Extra-biblical traditions in the writings of Kyriakos of Tagrit (793-817)
  • Muriel Debié – Les apocryphes et l’histoire
  • Baby Varghese – The Acts of Judas Thomas and Early Syriac Liturgy
  • Elena Mescherskaja – « L’Adoration des mages » dans l’apocryphe syriaque Histoire de la Vierge Marie
  • Charles Naffah – L'apocalypse de la Vierge dans la tradition syro-occidentale médiévale
  • Claire Fauchon – L’apôtre au banquet : L’hospitalité dans les apocryphes apostoliques syriaques
  • Jacques-Noël Pérès – Édesse éthiopienne
  • Dominique Couson – L'image d'Edesse sur les murs des monastères de l'ex-Yougoslavie

 

Ce que disent les manuscrits

  • Sebastian Brock – Les signatures en chiffres arithmétiques dans les manuscrits syriaques de la British Library
  • Pier Giorgio Borbone – L’itinéraire du « Codex de Rabbula » selon ses notes marginales
  • André Binggeli – Un ancien calendrier melkite de Jérusalem (Sinai syr. M52N)
  • Paul Géhin – Un feuillet oublié de Martyrius/Sahdona à Milan (Ambr. A 296 inf., f. 87 = Chabot 51)
  • Gregory Kessel – Sinai syr. 24 as an Important Witness to the Reception History of Some Syriac Ascetic Texts
  • Bernard Outtier – Une exhortation d’Ephrem le Syrien à des moines en géorgien ? (CPG 2152 -2945 - 4135.4 - 4145.16)
  • Laurent Capron – Le fragment araméen christo-palestinien de la Vie d’Abraham de Qidun de la Taylor-Schechter Collection (ms. T.S. 12746) : nouvelles lectures
  • Robert Hawley – Three fragments of Antyllus

 

... les pierres et les objets

  • Jean-Pierre Sodini & Jean-Luc Biscop – L’accès Nord au domaine de Syméon le stylite : le village de Shih (Shih ed Deir-Shader, Bardakhan)
  • Françoise Briquel Chatonnet – L’inscription de Bamuqqa et la question du bilinguisme gréco-syriaque dans le massif calcaire de Syrie du Nord
  • Joseph Moukarzel, Jean-Baptiste Yon, Youssef Dergham – Le site de Hras
  • Narmin ali amin – Notre Dame des Semences à Fishabur et ses inscriptions syriaques
  • Amir Harrak – Un médaillon chrétien en bronze de Mossoul
  • Marie-Hélène Rutschowscaya – Ce que racontent les murs d’un ermitage copte…

 

Littérature et pratiques

  • François Cassingena – Requiem pour Anazit. Éphrem de Nisibe Carmina Nisibena X, traduction et notes
  • Christelle & Florence Jullien – Du Ḥnana ou la bénédiction contestée
  • Jacob Thekeparampil – Morning and Evening (Ramšo and Ṣapro) as ‘Deacons and Schoolmasters’ in the West Syriac Liturgical Tradition

 

Chrétiens et manichéens

  • Paul-Hubert Poirier – Pour une étude des citations bibliques contenues dans le Contra Manichaeos de Titus de Bostra
  • Stanley Jones – Some Things Mani Learned from Jains
  • Mère Philothée du Sinaï – Du monde syriaque au monde asiatique

 

Hier et aujourd’hui

  • Florence Hellot Bellier – Souffle de réformes sur trois Églises en Perse dans la seconde moitié du XIXe siècle
  • Harald Suermann – Arabische Christen in Israel und palästinensische Christen

 



Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : apocryphes, calendrier, codex, martyrs, architecture, fragments, inscriptions, bible, christianisme, réforme, Perse, Iran




Théories de l'échelle et pratiques mélodiques chez les Arabes

préface de François Picard

Auteur(s) : BEYHOM Amine
Parution : 2010



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338403
ISBN 13 : 9782705338404
Tome : 1
Pages : 700
Format (mm) : 155x240
Poids : 1220g

La musicologie de la musique arabe est aujourd’hui majeure et riche de ses multiples aspects : acoustique, organologie, histoire des instruments, des pratiques, des systèmes, des œuvres, analyse, systématique, ethnomusicologie des traditions, anthropologie religieuse, sociologie. Elle s’est cristallisée, avec l’œuvre du baron Rodolphe d’Erlanger, le Bourbaki de la musique arabe, autour des préoccupations et des savoirs de son temps, se focalisant sur le rapport de l’échelle générale des sons avec les genres mélodiques.

Aujourd’hui, le fondement d’une musique modale ne peut être saisi qu’à travers une intrication entre structure (échelles et éléments scalaires) et mémoire (reconnaissance des motifs, formules, tournures, intonations), que cette musique soit prise à l’échelle de la modalité de l’Islam, de l’ensemble arabo-arméno-chaldéo-turco-persan, du monde « arabo-musulman », de la musique syro-égyptienne ou du mâlouf de Constantine.

Formalisée à partir d’une théorie alternative de la modalité arabe, la dimension de la recherche d’Amine Beyhom, dont le lecteur tient le premier volume entre les mains, est non seulement systématique et historique mais spirituelle, souligne François Picard. La pratique de la recherche des textes, des manuscrits, des copies, des éditions, de la lecture, de la traduction, de la comparaison des variantes et interprétations a fait entrer l’ancien ingénieur polyglotte et cosmopolite dans la dimension de l’herméneutique.  Toujours rigoureux, souvent enflammé, Amine Beyhom nous propose, entre théorie et pratique, une remise à plat, une actualisation des connaissances, une relecture des ouvrages fondamentaux – mais aussi ceux découverts depuis – ce qui va permettre de saisir, dans un premier temps, le système du maqām en tant que structure.

Ce tome, qui peut être également lu comme un exposé chronologique et systématique, inscrit plusieurs interrogations qui forment intrigue :  Ne peut-on connaître la zalzalité dès avant Fārābī ? Y a-t-il nécessité que le `ūd ait eu des frettes ? Peut-on diviser l’octave en un nombre d’intervalles qui ne soit ni sept, ni douze, ni vingt-quatre ? Et dix-sept a-t-il fait, ferait-il l’affaire ? L’auteur nous invite, dans cet ouvrage, à un dialogue passionné en forme de munāẓara : une lecture inédite de l’histoire de l’échelle musicale autour de la Méditerranée.

Ingénieur de recherche, Amine Beyhom est producteur indépendant et enseignant en musicologie à Beyrouth. Musicien et compositeur, il entreprend depuis les années 1980 des recherches sur les musiques arabes et autres musiques du monde. Auteur, en 2003, d’une thèse sur la Systématique modale – théorie alternative sur l’agencement des intervalles musicaux et la formation de l'échelle – il a depuis publié plusieurs articles de fond sur les répercussions de l’application de cette théorie pour la compréhension des structures musicales. Il est chercheur associé au centre de recherches Patrimoines et Langages Musicaux à l’université Paris-Sorbonne.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Musicologie
Mots-clés : maqam




Les Juifs du Hadramaout et du Golfe Persique

Vè - XVè siècles

Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2010



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338489
ISBN 13 : 9782705338480
Pages : 108
Format (mm) : 210x280
Poids : 200g

 

La problématique, celle de l'analyse de l'évolution des communautés juives du Hadramaout et du Golfe persique, rejoint la question de leur situation comme pôle ou comme marge, au sein du judaïsme oriental, puis celle, inévitable, de leur décadence. La question des définitions des schèmes communautaires demeure étroitement liée aux sources étudiées qui, d'une part, montrent la perméabilité des relations internes au judaïsme et, d'autre part, réaffirme l'équilibre garanti par les règles de la dhimma.

Historien et diplomate, Jean-François Faü est spécialiste de l'histoire des communautés marginales du judaïsme oriental. Il s'est également intéressé à l'histoire de la représentation des Juifs dans l'art chrétien occidental.




Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : judaïsme, moyen-âge, arabie




Les ordres religieux-militaires en Arménie cilicienne

Préface de Jean Richard

Collection : Orient chrétien médiéval
Auteur(s) : CHEVALIER Marie-Anna
Parution : 2009

Les ordres religieux-militaires en Arménie cilicienne Zoom sur: Les ordres religieux-militaires en Arménie cilicienne

Ce livre n'est pas disponible


En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338195
ISBN 13 : 9782705338190
Pages : 886
Format (mm) : 155x240
Poids : 1300g

Les trois principaux ordres religieux-militaires (hospitaliers, templiers et teutoniques) s’implantèrent en Arménie cilicienne aux XIIe-XIIIe siècles et continuèrent à entretenir des relations avec les souverains de ce royaume jusqu’à la chute de celui-ci, en 1375.

Chaque ordre mena sa propre politique dans l’État arménien, s’impliquant à la fois au niveau local et international. Les frères participèrent activement à la défense du pays tant sur le plan militaire que diplomatique. Leurs commanderies, essentiellement rurales, incluaient des forteresses à des emplacements stratégiques. La structure interne de leurs bailliages d’Arménie fut relativement semblable à celle des autres bailliages orientaux. Les commandeurs se substituèrent aux seigneurs dans certaines zones et furent régulièrement présents à la cour royale, mais leur rôle auprès des dirigeants arméniens ne peut être assimilable à celui de vassaux. Les valeurs spirituelles et guerrières des frères convainquirent plusieurs rois et princes arméniens d’entrer dans la confraternité de leurs ordres et ce, malgré la désapprobation du haut clergé arménien. En dehors de ce pays, les ordres religieux-militaires entretinrent également des relations protéiformes avec les Arméniens dans les États latins du Levant.

« Autant que la connaissance des ordres eux-mêmes, c’est celle du royaume arménien toute entière qui profite de cette enquête dont on ne saurait dire toute la richesse et toute la pertinence, dans un domaine qui associe la documentation arménienne à la documentation latine et qui restait à explorer » - Jean Richard.

Marie-Anna Chevalier, chercheur associé au « Centre de Recherche et d’Étude sur les pays de la Méditerranée au Moyen Âge », (Université Paul Valéry - Montpellier III), est docteur en Histoire médiévale. Spécialiste des ordres religieux-militaires et de l’Orient chrétien, elle est l’auteur de nombreux articles, dont un recueil concernant l’implantation des ordres en Arménie a été publié en langue arménienne par l’Université d’État d’Erevan.


Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Croisades, moyen-âge, arménie, teutoniques, hospitaliers




Les proverbes de ma mère

Proverbes du Liban (en arabe et en transcription) & leurs équivalents dans les langues du monde

Auteur(s) : SAMADI NAAMAN Hana
Parution : 2009



En savoir plus...

ISBN 10 : 270533825X
ISBN 13 : 9782705338251
Pages : 668
Format (mm) : 155x240
Poids : 1180g


(3ème édition revue et augmentée d'une introduction)


À travers sa longue histoire, le pays du Cèdre a connu des guerres successives qui ont dispersé des générations de jeunes à travers le monde. Les Libanais emportent dans leurs bagages leurs habitudes sociales et familiales, leurs convictions politiques et leurs croyances religieuses, leurs traditions culinaires et leurs expressions métaphoriques. Dans leur quête d’une nouvelle vie et d’une insertion réussie, leurs descendants finissent par oublier tout cet héritage au profit du pays d’accueil où ils ont choisi de vivre et y laissent en premier leur langue maternelle pour adopter celle du pays d’accueil.

La traduction des proverbes libanais et l’évocation de leur histoire permettent de pallier cette lacune chez les Libanais de la diaspora. Témoins d’une culture plusieurs fois séculaire et gardiens de la sagesse des ancêtres, les proverbes représentent la mémoire collective du peuple et le repère culturel de chacun de ses membres. Ils ne doivent pas être jetés aux oubliettes. Cet ouvrage se propose de transmettre ce savoir à la nouvelle génération qui, espérons-le, saura prendre conscience de la richesse de son patrimoine ancestral et l’apprécier à sa juste valeur. La culture humaine, qui est acquisition, accumulation et transmission du savoir collectif et mère de la sagesse populaire, permet à chacun de devenir le dépositaire de ce trésor précieux et son fidèle transmetteur.

Née à Beyrouth, Hana Samadi Naaman entreprend des études de droit à l’université Saint-Joseph et s’inscrit au Barreau de Beyrouth. En 1976, elle s’installe à Paris où elle obtient, à la Sorbonne, un DESS en droit international de l’énergie. Journaliste à l’hebdomadaire al-Nahar al-arabi wa al-dawli, elle est traductrice juridique et économique et enseigne l’arabe classique et le parler libanais.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Linguistique-Dialectologie
Mots-clés : Liban, sagesse populaire




Kalantars: Les seigneurs arméniens dans la Perse safavide

Auteur(s) : TOKATLIAN Armen
Parution : 2009



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338268
ISBN 13 : 9782705338268
Pages : 128
Format (mm) : 165x240
Illustrations : nombreuses ill. couleur

 

Cet ouvrage rapporte en détail l'épopée des Arméniens d'Ispahan, tout en illustrant les mécanismes subtils du fonctionnement de la cour safavide, à une époque où de grands changements sont perceptibles. L'auteur nous propose une nouvelle grille de lecture sur l'histoire commune, au XVIIe siècle, des Persans et des Arméniens, transformant ainsi ce livre en un véritable instrument de découverte.




Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : arts, miniatures, arménie, perse, gilan, iran, joulfa, gholam, qizilbash, miniature, céramique




Les tombeaux royaux de Judée dans l'Antiquité

De David à Hérode Agrippa II - avec une préface d'André Laronde

Auteur(s) : CAILLOU Jean Sylvain
Parution : 2008



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705337962
ISBN 13 : 9782705337964
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Illustrations : 20 pl. couler=urs

Les tombeaux royaux ont toujours excité l’imagination et, depuis un siècle et demi, ils sont au cœur de controverses où la science n’est pas exempte d’arrière-pensées. En Judée, la mort et les monuments funéraires de la quasi-totalité des souverains – David, Salomon, les rois de Juda, les Asmonéens et les Hérodiens – sont bien connus grâce aux textes hébraïques, grecs et latins. Ces textes ont été utilisés pendant des siècles pour localiser les tombeaux royaux disparus ou pour essayer d’établir l’origine princière des grands monuments funéraires anonymes.

Depuis une trentaine d’années, les chercheurs remettent toutefois en cause la valeur historique de certaines sources antiques, notamment bibliques, et quelques-uns vont même jusqu’à discuter l’importance, voire l’existence, des premiers rois. Dans ce contexte, la mise en perspective de l’archéologie et des textes funéraires permet de mesurer avec pertinence l’exactitude historique de la Bible et des auteurs classiques. L’étude systématique de la mort et des tombeaux des rois juifs apporte aussi un éclairage nouveau et déterminant sur la conception de la royauté en Judée et sur ses implications religieuses dans l’Antiquité.

« Ce livre traite d’un grand et beau sujet, plus célèbre que connu. Il nous permet d’accéder aujourd’hui à la première partie d’une enquête approfondie et systématique qui met en action toutes les ressources de l’historien et de l’archéologue » (André Laronde).

Archéologue et historien, docteur de l’université de la Sorbonne (Paris IV) et ancien pensionnaire de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem, Jean-Sylvain Caillou étudie et fouille, depuis 1996, des nécropoles antiques de la Méditerranée orientale.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : bible, archéologie, palestine, architecture




Les Assyriens du Hakkari au Khabour

Auteur(s) : BOHAS Georges, HELLOT-BELLIER Florence
Parution : 2008



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338055
ISBN 13 : 9782705338053
Pages : 230
Format (mm) : 160x240

Depuis un quart de siècle, les chrétiens irakiens quittent massivement leurs foyers. à l’instar des chrétiens de l’antique Église d’Orient et des chrétiens chaldéens, ils vivent aujourd’hui un nouvel exode, aux conséquences aussi dramatiques que celles de l’exil qui leur fut imposé lors des combats de la Première Guerre mondiale. Leur mémoire reste marquée par les massacres des années 1910-1930. Des montagnes du Hakkari ottoman aux berges du Khabour en Syrie, en passant par l’Iran et l’Irak, Georges Bohas et Florence Hellot-Bellier les interrogent pour mieux cerner les conditions de l’exode de 1915.

Les auteurs se sont laissé porter par la mélodie de deux longs poèmes, mémoire du chamacha (diacre) Sahda Pétros, de la tribu de Tchelnay. écrits en soureth, ces textes ne sont pas sans rappeler d’anciennes chroniques syriaques. Ils sont ici édités tels quels et traduits. Ils ont aussi recueilli le témoignage du chamacha Yosep Zaya de Tell Goran. Les documents rassemblés stigmatisent la fin de la coexistence de communautés de religions et de langues différentes – araméenne, syriaque, arménienne, kurde, turque, iranienne et arabe. Ils disent la douleur de la mort des enfants, de celle des femmes et des hommes, victimes de violences incontrôlées, ainsi que la détresse de l’exil et la nostalgie de la terre natale…

Chacun des narrateurs a tenté d’expliquer l’indicible, incriminant tour à tour les dissensions internes, une sorte de culpabilité collective, la proclamation du djihad, la tragique politique turque à l’égard des chrétiens et les vaines promesses des grandes puissances de l’époque. Chacun, à sa manière, a décrit l’engagement pour rester debout et pallier les malencontreuses décisions des dirigeants ou le lâche abandon des diplomates. Le souvenir des luttes des populations assyriennes, corroboré ou retouché à la lumière d’autres récits, mène à une meilleure compréhension de l’histoire à laquelle ces populations ont été mêlées. Assumer ce passé, « plutôt qu’avec passion, avec vérité et exactitude » comme le disait Raymond Aron, permettra peut-être de refonder l’avenir.

Georges Bohas, membre de l’Institut Universitaire de France, responsable de la section Arabe et langues sémitiques à l’école normale supérieure lettres et sciences humaines, a commencé en 1987 ses recherches sur la langue et la mémoire des Assyriens du Khabour.

Florence Hellot-Bellier est enseignante en histoire et membre de l’Unité mixte de recherche « Mondes iranien et indien ». Elle consacre ses recherches à l’histoire des relations extérieures de l’Iran et à celle 
des Iraniens chrétiens de l’Église d’Orient et de l’Église chaldéenne aux XIXe et XXe siècles.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : témoignage




Les Juifs de la Péninsule arabique

Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2008



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338071
ISBN 13 : 9782705338077
Pages : 216
Format (mm) : 160x240
Poids : 350g

Les communautés juives de la Péninsule arabique s’égrenèrent tout au long de la djezirah, du port d’Aqaba à celui d’Aden où elles cohabitèrent avec des tribus chrétiennes et païennes dans les oasis des zones désertiques du Hejaz et dans les montagnes, entrecoupées de vallées fertiles, des royaumes de Sheba et de Himyar.

Cette population juive varia en fonction des vicissitudes de l’histoire de cette région, continuant d’augmenter grâce à une immigration venant de Babylone, puis de Palestine et à un processus de conversion des rois himyarites et des familles princières locales. Ces conversions furent moins le fait d'une religiosité que d'un opportunisme politique face à l’hégémonie de l’Abyssinie chrétienne voisine. La conquête musulmane représenta une véritable révolution de société pour l’ancienne classe juive dirigeante qui se trouva soumise au statut de dhimmi.

Quoiqu’isolée, la communauté juive yéménite perdura grâce aux contacts qu’elle entretenait avec les centres du Caire et de Bagdad. Ces Juifs de Teyman, du « Sud profond », réussirent à imposer un style de vie particulier. Leurs témoignages nous éclairent sur le profil social et économique de ces communautés teymani-s ; le tableau dressé par les chroniqueurs musulmans permet de mieux appréhender l’interphase politico-économique mise en place par la royauté himyarite puis par le pouvoir zaydite.

Historien et diplomate, Jean-François Faü est spécialiste de l'histoire des communautés marginales du judaïsme oriental, des caraïtes et des Samaritains. Il s’est également intéressé à l'histoire de la représentation des Juifs dans l'art chrétien occidental.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : judaïsme, moyen-âge




Les monastères maronites doubles du Liban

Entre Rome et l'Empire ottoman (XVIIè-XIXè siècles) - avec une préface d'Henry Laurens

Auteur(s) : MOHASSEB SALIBA Sabine
Parution : 2008

Les monastères maronites doubles du Liban Zoom sur: Les monastères maronites doubles du Liban

Ce livre n'est pas disponible


En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338128
ISBN 13 : 9782705338121
Publication : Coédition avec les PUSEK
Pages : 530
Format (mm) : 170x240
Poids : 960g

Dans les régions centrales de la montagne libanaise, plus particulièrement dans le Kesrouan, nombre de monastères, généralement édifiés au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, aujourd’hui souvent abandonnés, ont abrité à la fois des moines et des moniales. Ces monastères doubles (ou mixtes) étaient familiaux pour la plupart : fondés par des particuliers, ils ont été par la suite longtemps gérés par des membres issus de la famille du fondateur.

Cet ouvrage porte sur ce trait caractéristique du monachisme maronite, sur l’histoire institutionnelle, socio-économique, culturelle et politique de ces monastères. Accompagnant le grand mouvement migratoire des maronites du nord vers le centre et le sud du Mont Liban, ces derniers se sont développés à l’heure où l’Église maronite connaissait un processus de réforme catholique tridentine, qui, justement, préconisait la suppression de leur caractère double. L’auteur s’intéresse plus particulièrement au parcours de l’un de ces monastères, celui de Mar Challita Mouqbès, dont l’histoire est emblématique de celle de la communauté et de l’Église maronites à cette époque.

Cet ouvrage de référence constitue un tour de force : à partir de plusieurs fonds d'archives, il apporte un éclairage nouveau à l’histoire de la communauté maronite, soulignant le rôle fondamental de ces monastères dans la longue genèse du Liban moderne.

Docteur en Histoire (Université de Provence, Aix-Marseille I), Sabine Mohasseb Saliba est chercheure associée au CNRS (Laboratoire d’Études sur les Monothéismes, UMR 8584) et chargée de conférences à l’École Pratique des Hautes Études. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire des chrétiens d’Orient aux époques moderne et contemporaine.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire-Géographie





Les Sciences modernes en Égypte

Transfert et appropriation 1805-1902 - préface de Roshdi Rached

Auteur(s) : CROZET Pascal
Parution : 2008



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705338187
ISBN 13 : 9782705338183
Pages : 520
Format (mm) : 160x240
Poids : 850g

L’irruption des savoirs scientifiques européens en Égypte, à partir du règne de Muḥammad 'Alī, a largement contribué à transformer le paysage économique, socio-politique et culturel des pays arabes au XIXe siècle. Les divers projets de modernisation qui en ont résulté ont du reste été abondamment commentés par les historiens de cette époque.

Cet ouvrage tente précisément d’analyser les modes d’acclimatation, d’assimilation ou d’appropriation des nouveaux savoirs et savoir-faire, en portant l’analyse sur trois corpus principaux : les institutions, les contenus scientifiques et la reconstruction d’une langue scientifique en arabe. Fruit d’une volonté politique délibérée, la prise en charge de leur destin scientifique par les Égyptiens eux-mêmes constitue l’une des principales caractéristiques de cette période. Dans ce contexte, le patrimoine scientifique de même que les activités scientifiques et techniques traditionnelles, jouent tout au long du XIXe siècle un rôle primordial dans la légitimation de nouveaux savoirs. L’occupation britannique contribuera toutefois à briser ce processus d’appropriation et l’on assistera, à la charnière des deux siècles, à une sorte de ré-occidentalisation des sciences modernes.

Pascal Crozet est chargé de recherches au CNRS (Centre d’Histoire des Sciences et des Philosophies Arabes et Médiévales). Ses travaux touchent à la fois l’histoire des mathématiques arabes entre le ixe et le xiie siècles et l’histoire des sciences en Égypte au XIXe siècle. Ce livre est fondé sur les recherches qu’il a entreprises au cours d’un séjour de cinq années au Caire, d’abord au CEDEJ puis grâce à la bourse Michel Seurat dont il a été le lauréat en 1993.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire des sciences et des techniques





Les traditions de Jubilié à Qumrân

Préface d'André Lemaire

Collection : Orients sémitiques
Auteur(s) : HAMIDOVIĆ David
Parution : 2007



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705337792
ISBN 13 : 9782705337797
Pages : 458
Format (mm) : 160x240
Poids : 700g

Le jubilé comme unité chronologique et comme loi est bien connu dans les études bibliques. Les milieux juifs rabbiniques ne discuteront que l’application effective ou non de la loi jubilaire de Lévitique 25. Dans les manuscrits découverts près de la ruine de Qumrân, nombre de documents attestent un usage inédit du jubilé. La popularité de l’unité chronologique et de la loi jubilaire doit se comprendre comme le souhait d’un retour à l’état premier de la terre. Les « exilés » à Qumrân voulaient renouveler l’Alliance, retourner à l’instant idéalisé de la Création et aussi rentrer dans une terre promise exempte des souillures et des impiétés de leur temps, au tournant de notre ère. Un autre écrit en éthiopien, le Livre des Jubilés, est connu à Qumrân par des copies plus anciennes conservées en hébreu, langue originelle de l’œuvre. D’autres manuscrits qualifiés de « Pseudo-Jubilés » utilisent le Livre des Jubilés comme source principale mais sans en être des copies. Pour la première fois, nous regroupons cinq manuscrits selon cette définition et avançons l’hypothèse d’un commentaire, peut-être un pesher thématique du Livre des Jubilés préservé en cinq copies différentes (4Q217, 4Q225-4Q228) d’un même ouvrage en hébreu.

L’examen paléographique de ces cinq manuscrits, plus un document provenant de la forteresse de Massada, a été l’occasion de mettre au point une nouvelle méthode de dessin des fragments. Les passages les mieux préservés décrivent la scène du sacrifice d’Isaac, scène d’importance dans la construction doctrinale des trois religions monothéistes et des éléments biographiques du personnage d’Hénoch. La mise en perspective de l’évolution de cette tradition sur l’aqédah, le sacrifice d’Isaac, depuis les écrits vétéro-testamentaires jusqu’aux littératures targumiques et rabbiniques, permet de mieux comprendre la version qumrânienne et aussi la postérité littéraire de cette version dans les milieux juifs en pleine mutation et dans le milieux chrétiens primitifs. « Malgré leurs limites, les documents actuellement connus, méthodiquement étudiés, permettent déjà de saisir l’importance du jubilé à Qumrân ».

André Lemaire Docteur de l’Université de Paris IV-Sorbonne, David Hamidovic enseigne les manuscrits de la mer Morte, le judaïsme ancien et l’histoire antique d’Israël à l’Université Catholique de l’Ouest (UCO, Angers) et à l’école Normale Supérieure, Lettres & Sciences Humaines, Institut des Langues Anciennes (ENS, Lyon). Il est également membre de l’Équipe de Recherches “La Bible et ses Lectures” à l’Institut de Recherche Fondamentale et Appliquée (UCO, Angers) et au Centre Lenain de Tillemont (UMR CNRS 8167).


Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : sacrifice, bible, judaïsme, hébreu, épigraphie, Massada, calendrier, fragment, apocryphe




Christianisme Oriental : Kérygme et Histoire

Mélanges offerts au père Michel Hayek - avec une préface de Jean-Marie Cardinal LUSTIGER

Auteur(s) : Collectif, CHARTOUNI Charles (dir.)
Parution : 2007



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705337873
ISBN 13 : 9782705337872
Pages : 380
Format (mm) : 160x240

« Le Père Hayek a été un homme aux entreprises multiples sans pour autant faire un avec aucune des tâches qu’il s’est fixées tout au long d’un ministère jalonné de défis aussi nombreux que contrastés. Il n’a eu cesse de rompre les amarres qu’il s’est données dans sa vie de pasteur, de prédicateur, d’universitaire, de poète et d’homme aux engagements publics... Il s’est adonné à ces tâches avec toute la ferveur qu’on lui connaît, ainsi qu’avec ce sens de l’urgence et de l’impatience qui ont marqué cette silhouette projetée toujours en avant, comme pour dire la gêne de celui qui se sent toujours en décalage par rapport aux tâches qu’il s’est définies.

Poseur de jalons, défricheur de sentiers neufs et oubliés, inspirateur aux intuitions variées, ami et accompagnateur aux fidélités multiples, Michel Hayek n’a jamais cessé d’être ce solitaire au croisement de tous les chemins qu’il finira par quitter, sans aucun regret ».

Ont contribué à ce volume : Charles Chartouni, Jean Clam, Basile Aggoula, Tanios Abou Mansour, Salim Daccahe, Paul Féghali, Clémence Hélou, Elie Khalifé, Georges Labaki, Bénédicte Landron, Youssef Mouawad, Paul Rouhana, George Sabra, Youhanna Sader, Gérard Troupeau, Père Maurice Borrmans, Diane Apostolos-Cappadona, Jean Clam, Jad Hatem, Manfred Kropp, As’ad E. Khairallah, André Miquel, Youssef Azzi.



Voir tous les collectifs Geuthner

Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : christianisme, érémétisme, mystique, monachisme, moine,




Parenté et régulation sociale à Madagascar et dans les Mascareignes

préface de Georges Condominas

Auteur(s) : VOGEL Claude
Parution : 2007



En savoir plus...

ISBN 10 : 270533789X
ISBN 13 : 9782705337896
Pages : 308
Format (mm) : 160x240

Enfin accessible aux étudiants des sciences humaines, une présentation d’ensemble des questions de parenté longtemps réservée aux seuls spécialistes. Parenté et alliance, systèmes unilinéaires ou indifférenciés, famille réduite et famille étendue : Ces dichotomies classiques de l’anthropologie sociale sont replacées par l’auteur dans la perspective de processus régulateurs qui modèlent les groupes locaux en même temps qu’ils redistribuent les effectifs régionaux.

Les principes de descendance ne jouent pas de la même façon à l’intérieur des sociétés unilinéaires ou indifférenciées. Lorsqu’elles sont exclusives, les solidarités de sang prennent le pas sur les associations de fait. Les solidarités bilatérales au contraire, parce qu’elles sont non-exclusives, perdent de leur force, et les groupements empiriques définis par la résidence et les solidarités conjugales prennent une place prépondérante dans le découpage des unités signifiantes de l’organisation sociale.

L’alliance prend également dans les systèmes complexes une dimension particulière. De la même façon que Lévi-Strauss soulignait le caractère inéluctablement “local” de la parenté indifférenciée, l’alliance non prescriptive ne peut pas être totalement comprise si on l’approche en termes de sang et de cycles exclusivement matrimoniaux. L’alliance est, dans ces systèmes, locale et territoriale au même titre que la parenté.

La régulation de l’espace régional et génétique est assurée par la réversibilité des processus d’élimination locale et de concentration foncière, qui permet de réintroduire des formes verticales organiques là où tend à s’instaurer synchroniquement un désordre croissant. Ce modèle qui représente une articulation bien comprise de la parenté et de l’alliance, et des deux polarisations de l’action sociale - la collectivité et la parentèle - représente globalement la clé de la compréhension des systèmes non prescriptifs.

“Voici enfin raccordés les uns aux autres sans solution de continuité les systèmes complexes aux systèmes unilinéaires glissant des uns aux autres par des formes mixtes intermédiaires. Parenté et régulation sociale m’apparaît comme l’un des ouvrages théoriques majeurs de l’anthropologie contemporaine, reposant en outre sur une ethnographie rigoureuse qui fournit leur justification aux hypothèses avancées par Claude Vogel.” Georges Condominas

Claude Vogel est instituteur, puis ethnologue et chercheur de terrain ( Madagascar, Maurice et la Réunion ). Anthopologue et sémioticien de formation, il est titulaire d’un doctorat de 3ème cycle, 1976, et d’un doctorat d’état, 1992.Assistant du département d’anthropologie à l’université Saint-Denis de la Réunion, il co-fonde l’Institut international de Multimédia à l’université Léonard de Vinci à Paris et y enseigne. Consultant international pour les systèmes experts, les sciences cognitives et l’intelligence artificielle, il est membre d’honneur de l’Association française pour l’intelligence artificielle.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit
Mots-clés : Madagascar




Les royaumes de Taifas

Apologie culturelle et déclin politique des émirats andalous du XIè siècle

Auteur(s) : GUICHARD Pierre, SORAVIA Bruna
Parution : 2007



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705337954
ISBN 13 : 9782705337957
Pages : 324
Format (mm) : 160x240
Illustrations : 8 pl. couleurs

Les “Royaumes de Taifas” du XIe siècle occupent la période qui s’étend de la crise du Califat de Cordoue à l’intégration de l’Andalus à l’empire Almoravide. Cette époque correspond à l’apogée de la culture arabo-andalouse bien d’avantage que le Califat, qui en a posé les bases mais n’en a pas vu le plein épanouissement.

Cependant, ces émirats sont aussi contemporains de l’inversion du rapport des forces dans la pénisule. Au début du XIe siècle encore, les armées califales menaçaient les États chrétiens du nord de leur puissance incontestée, alors que vers le milieu du même siècle commence un recul territorial de l’Andalous que la constitution des empires berbères ne fera que retarder. Cet affaiblissement s’explique à la fois par le dynamisme agressif des royaumes chrétiens et par les faiblesses politiques propres aux états Taifas.


Les auteurs de ce livre tentent pour la première fois une synthèse cohérente de cette période. Ils ont voulu dépasser la traditionnelle histoire par dynasties pour montrer que l’Andalus de cette époque ne peut-être isolé du reste du monde arabo-musulman.

Pierre Guichard ancien membre scientifique de la Casa de Velázquez de Madrid est professeur émérite de l’université Lyon-II. Ses recherches portent sur l’histoire de l’Islam occidental et les relations entre Monde Musulman et Monde Chrétien au Moyen-Âge.

Bruna Soravia est diplômée d’études islamiques de l’Istituto Universitario Orientale de Naples. Arabisante italienne, elle est docteur de l’université Paris-III et a enseigné aux États-Unis, en France et en Italie. Ses travaux ont porté principalement sur les secrétaires et la littérature secrétariale en Al-Andalus.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : Espagne, andalousie, islam, moyen-âge




Le chant des Sirènes ou les leurres de Mâyâ

Auteur(s) : PAPIN Jean
Parution : 2005

Le chant des Sirènes ou les leurres de Mâyâ Zoom sur: Le chant des Sirènes ou les leurres de Mâyâ

Ce livre n'est pas disponible


En savoir plus...

ISBN 10 : 2705337679
ISBN 13 : 9782705337674
Pages : 138
Format (mm) : 160x240

“Lorsque l’on tente d’aborder l’essentiel par la parole ou l’écrit, c’est-à-dire finalement par la pensée, le discours s’émaille le plus souvent de termes clefs, tous chargés d’un lourd atavisme culturel et religieux. Dans nos langues, ceux de la triade Dieu-âme-esprit détiennent sans aucun doute la suprématie de la pesanteur. Ils ont remporté la victoire de la longévité, la victoire de l’usure, celle du sublime et de la confusion, la victoire inévitable de tout concept triomphant qui peut se traduire et se condenser en un seul mot. … Sous prétexte de candeur ou de respect, devrions-nous aussi subir les séductions obscures et succomber au chant enjôleur des sirènes ? Ou tolérer la stratégie envoûtante de l’araignée ? ”

Chercheur solitaire, Jean Papin se consacre depuis de nombreuses années à la pratique, à l’écriture et à la traduction de textes sanskrits concernant le yoga, la philosophie et le tantrisme du Nord de l’Inde. Son vif intérêt pour la physique la plus récente lui a permis de déceler d’insoupçonnées et troublantes analogies avec la tradition spanda, dite de la “vibration”, originaire du Cachemire.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Philosophie-Philologie
Mots-clés : Inde, Yoga, tantrisme, mythologie




Les carnets d'Urbain de Valsère (1860-1862)

Collection : Les livres d'art
Auteur(s) : KHOURY Gérard D.
Parution : 2004



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705337113
ISBN 13 : 9782705337117
Publication : Co-édition Dar an-Nahar
Pages : 125
Format (mm) : 310x250
Poids : 820g
Illustrations : 27 dessins inédits en couleur sur Aquarello

Connaissez-vous Urbain de Valsère, ce voyageur qui partit à la découverte du mont Liban ? Gérard Khoury nous propose d'ouvrir ses carnets pour suivre ses pérégrinations, partager ses enthousiasmes et admirer ses talents de dessinateur. Peut-être en apprendrons-nous un peu plus sur ce voyageur méconnu, au détour d'une ruelle de village.



Discipline : Arts
Mots-clés : orientalisme, Liban, pastels, gravures, chronique, récit




Les frontières du nord de l'Iran

Auteur(s) : MOKRI Mohammad
Parution : 2004



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705337407
ISBN 13 : 9782705337407
Pages : 226
Format (mm) : 160x240

Cet ouvrage expose l’espace iranien tel qu’il apparaît dans la mythologie ancienne et tel qu’il fut géré dans l’histoire. Il s’attarde en particulier sur les efforts diplomatiques et militaires fournis par les gouvernements des premiers rois Qâdjâr pour se défendre contre la politique coloniale menée dans les provinces du nord de l’Iran.

De par l’instabilité de ses frontières, en particulier, celles du nord, le territoire iranien, tel que le dernier tracé des lignes étatiques le délimite aujourd’hui, ne coïncide plus avec l’étendue ni de la Perse ni du rayonnement de la culture persane. Les éléments d’histoire commune entre les pays qui s’échelonnent à présent du Caucase jusqu’à l’Asie Centrale et aux Indes, ne cessent de rappeler les liens historiques qui existent entre ces populations. La mythologie iranienne, qui s’est nourrie, assurément, des faits chronologiques de l’Iran ancien, est un matériau précieux pour rendre compte des limites territoriales que la mémoire collective a traditionnellement dessinées pour l’Iran.

Or, le mythe et l’histoire n’ont cessé de se refléter l’un l’autre, de sorte que l’étendue de ce pays telle que le perçoit la tradition coïncide, grosso modo, avec les frontières de l’Iran achéménide, ainsi que l’attestent l’Avesta et les inscriptions rupestres. Avec l’arrivée de l’Islam, les frontières du nord de l’Iran ont tendu à délimiter, dans un même temps, les pointes extrêmes des pays musulmans. Ainsi, à l’ouest de la mer Caspienne, dans le Dâghestân, la forteresse de Darband qui avait été réaménagée par le roi sassanide Chosroès I (531-579), fut perçue comme la porte de l’Iran et de l’Islam jusqu’aux XVIIIe-XIXe siècles. À l’est de la mer Caspienne, ce furent la vallée du Farghana et son chef-lieu, Akhsakat, qui représentèrent les frontières les plus lointaines des provinces iraniennes et musulmanes. Les invasions mongoles, puis les appétits coloniaux de l’Empire britannique et de la Russie tzariste furent cause du morcellement de l’Iran en plusieurs petits États qui poursuivent leur chemin pour se constituer comme Nations, mais pour lesquels la culture persano-musulmane demeure un élément constant de leur identité et de leur patrimoine. Les tentatives de rapprochement entre Fath-Ali-Chah, le deuxième roi de la dynastie des Qâdjâr, et Napoléon ne purent empêcher l’avancée des Tzars russes dans les provinces de l’Asie Centrale et du Caucase.

Mohammad Mokri fut directeur de recherche honoraire au CNRS, homme de lettres, historien, linguiste, ethnologue, Mohammad Mokri fut l’un des collaborateurs du Docteur Mossadeq. Il exerça plusieurs fonctions, dont celles de Directeur de l’Éducation des tribus et des nomades de l’Iran et de Directeur Général au Ministère de l’Éducation Nationale. Il participa également à la nationalisation du pétrole iranien, mais il dut s’exiler en France, à la suite du coup d’état de 1953. Lors de la révolution de 1979, il fut nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Iran en ex-URSS (Moscou) et en Mongolie (Oulan-Bator). Il géra plusieurs dossiers relatifs aux relations irano-russes, dont celui d’un partage équitable des eaux de la mer Caspienne. Mais après s’être opposé au régime monarchique iranien, il dut manifester son désaccord avec la tournure prise par la révolution et le nouveau pouvoir en place. On le nomma Conseiller International au sein du Ministère du Pétrole, tout en cherchant à le mettre en difficulté... Il revint en France en 1988. Il est l’auteur de plus d’une centaine d’études et d’ouvrages scientifiques.



Voir toutes les monographies Geuthner

Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : mythologie, politique, langue




Les Kurdes Ardalân

Entre la Perse et l’Empire ottoman

Collection : Société d'histoire de l'Orient
Auteur(s) : ARDALAN Sheerin
Parution : 2004



En savoir plus...

ISBN 10 : 2705337474
ISBN 13 : 9782705337476
Pages : 226
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g

 

>> Cliquez ici pour plus de photos en lien avec cet ouvrage. <<


Depuis plus d’un siècle, les études sur les Kurdes et le Kurdistan sont l’objet de recherches et de controverses portant surtout sur leur apparition dans l'Histoire, leurs origines ethno-linguistiques, les diversités de leur culture intellectuelle et matérielle (langues, littératures, économie, religion etc). Mais c’est surtout la montée du nationalisme kurde et le “problème” des Kurdes et du Kurdistan qui, depuis des décennies, occupe le devant de la scène. L’étude de l'histoire des Kurdes et de leurs principautés, jusqu’au XIXe siècle, objet de travaux de pionniers tels que Vladimir Minorsky et Basile Nikitine, a donc été trop souvent reléguée au second plan par les chercheurs qui y trouveraient, pourtant, l’origine et l’explication de nombre de questions actuelles. C’est avec beaucoup de courage que Madame Sheerin Ardalan a entrepris et poursuivi ses recherches sur l'histoire des Kurdes, et plus particulièrement sur la famille dynastique des Ardalân, dans un contexte personnel très difficile.

Le travail ici présenté constitue l'aboutissement de ces recherches mises en forme pour une thèse qui, malheureusement, n’a pu être soutenue. A travers les vicissitudes des conflits entre la Perse et l’Empire ottoman, la principauté des Ardalân, bien qu’amputée de sa partie en territoire ottoman, parvint à se maintenir jusqu’en 1867. La profonde connaissance de la culture kurde de Madame Ardalan transparaît dans cet ouvrage particulièrement novateur, surtout à propos de la carrière de Khosrow II le Grand, un oublié de l’Histoire, éclipsé par son célèbre cousin Karim Khân Zand et par la montée en puissance des Qâjâr qui mettront un terme à la dynastie des princes Ardalân. L’analyse historique est parcourue de références aux aspirations sprituelles de ces princes, parfois considérés comme de saints personnages. Cette force spirituelle les soutint dans leur résistance aux appétits de puissance des Ottomans et des souverains de la Perse et leur permit de sauvegarder l’essentiel de leurs valeurs culturelles jusqu’à la fin du XIXème siècle.

Descendante en ligne directe des derniers vâli régnants, Sheerin Ardalan (1955-2002) a très tôt entrepris de recenser et rassembler documents, récits et témoignages ayant trait à l’histoire de sa famille. Le présent ouvrage résulte d’un travail de synthèse commencé en 1995 et qui a trouvé son aboutissement dans le cadre de l’Ecole Pratique des Hautes études (Paris), sous l’autorité du professeur Jean Calmard. Sheerin Ardalan était ingénieur en physique nucléaire, diplômée de l’Ecole Polytechnique de Lausanne, et détenteur d’une Maîtrise (M.S.) en Recherche Opérationnelle de l’Université de Columbia (New York).


Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : kurde, ardalan, perse, iran, ottoman