Auteur(s) : Collectif, de FOUCHÉCOUR Clotilde, BITAR Karim Émile
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339326
Pages : 552
Format (mm) : 210x280
Poids : 1500g
Illustrations : nombreuses ill. N&B
Charles de Gaulle a vécu deux ans au Liban, avec sa famille, de 1929 à 1931. Il est alors affecté à l’État-Major des Troupes du Levant dans une République libanaise encore sous mandat. La seconde guerre mondiale le voit revenir à deux reprises au Liban en 1941 et 1942 ; il y affirme les positions de la France Libre. Enfin, de 1958 à 1969, devenu chef d’État, il entretient une relation d’amitié avec les Présidents libanais Fouad Chéhab puis Charles Hélou. Cet ouvrage collectif croise les points de vue d’historiens, de témoins, d’hommes politiques et d’écrivains libanais et français. Il est enrichi de documents dont certains sont inédits.
L’ensemble éclaire l’unité profonde de la vision que Charles de Gaulle avait de la relation franco-libanaise dès 1931 : celle d’une alliance volontaire et étroite, scellée par un traité, entre deux nations souveraines. L’Histoire en a décidé autrement, mais ce ne fut pas la fin d’une amitié que de Gaulle, plus qu’aucun autre homme politique occidental, sut incarner. En suivant la ligne tracée par le Général de Gaulle, ce sont des pistes pour l’avenir qui se dessinent.
Auteur(s) : Collectif, DIAB-DURANTON Salam
Parution : 2015
ISBN 10 : 2705339432
ISBN 13 : 9782705339432
Pages : 184
Format (mm) : 160x240
Cet ouvrage porte sur la problématique de la formation lexicale en arabe à la lumière de la lexicographie classique et de l’approche philologique de la Renaissance arabe (an-Nahḍa). Il examine plus particulièrement le lien entre le phénomène de substitution et le processus de créativité lexicale.
Mettant à profit la théorie des matrices et des étymons, la méthode appliquée recourt à une démarche historique et comparative, s’appuie sur le recensement et l’étude des principaux livres consacrés à la substitution, le suivi de l’évolution des approches de ce phénomène lexical chez les grammairiens arabes et relève aussi leurs points de rencontre ou de divergence.
Les chercheurs, les enseignants-chercheurs et les étudiants arabisants trouveront dans ce travail une source pour mieux comprendre la création lexicale en arabe, plus particulièrement le phénomène de la substitution lexicale à travers ses trois étapes-clés : la compilation des données linguistiques, puis leur rationalisation durant la période médiévale, enfin leur restructuration à l’époque de la Nahḍa.
Salam Diab-Duranton est maître de conférences à l’Université Paris VIII où elle enseigne la linguistique et la poétique arabes. Membre de l’UMR 7023 Structures formelles du langage, elle étudie la lexicologie de l’arabe standard et dialectal, plus particulièrement les interfaces phonétique et sémantique, la métrique arabe contemporaine et la littérature populaire du Mashreq.
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705338978
ISBN 13 : 9782705338978
Pages : 66
Format (mm) : 210x280
Poids : 200g
Illustrations : photos N&B
Plaquette réalisée à l'occasion de la journée De Gaulle et le Liban qui s'est tenue au Sénat le 24 janvier 2014.
Auteur(s) : Collectif, BOULAÂBI Ridha
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338671
Pages : 241
Format (mm) : 160x240
Poids : 390g
Publié en 1978, L’Orientalisme d’Edward Said relit et interroge toute une tradition orientaliste très ancienne, mise au service de l’hégémonie et de l’impérialisme européen. Le succès de cet ouvrage dans le monde anglo-saxon et ailleurs ouvre la voie à de nouvelles recherches culturelles et contribue largement à l’émergence des études postcoloniales. La mise en question de l’orientalisme révèle au grand jour l’ampleur de la crise qui secoue cette discipline – crise déjà pointée du doigt par Jacques Berque, en 1961, Anouar Abdel-Malek, en 1963, ou encore Maxime Rodinson en 1974. Ainsi, la prise de conscience de la nécessité de collaborer à égalité avec les Orientaux gagne de plus en plus de terrain.
Comment faire place dans ce domaine de recherche
« à l’Autre étranger » comme le souhaitait déjà Edward Said ? Faut-il habiter l’Orient pour être « oriental » ? Quel regard porte-t-on sur l’orientalisme européen quand on se situe à l’intérieur de l’Orient ? Inversement, comment appréhender les phénomènes de déplacement, de migration, d’exil ou de « déterritorialisation » des Orientaux en Occident ? Ces derniers dépendent-ils des institutions occidentales dans lesquelles ils évoluent et par lesquelles ils diffusent leurs critiques ? Telles sont, entre autres,
les interrogations auxquelles cet ouvrage collectif tente d’apporter quelques réponses. Ces contributions révèlent l’ampleur des collaborations entre intellectuels d’Orient et chercheurs d’Occident, au-delà de la complexité de l’histoire coloniale.
“ Cet ouvrage collectif vient remettre les pendules à l'heure et nous rappeler quelque vérités essentielles sur différentes formes d'orientalisme et leurs fonctions. ” Georges Corm
Cet ouvrage dirigé par Ridha Boulaâbi, maître de conférences en littératures francophones à l’université Stendhal-Grenoble 3, recueille les contributions d’Abdelkader Amri, Stéphane Baquez, Ridha Boulaâbi, Christiane Chaulet-Achour, Daniel Lançon, Sarga Moussa, Pascale Roux et Andrew Stafford.
Auteur(s) : Collectif, KERYELL Jacques (dir.)
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338848
Publication : Co-édition Le Cerf
Pages : 298
Format (mm) : 160x240
Poids : 465g
À l’heure des fondamentalismes religieux, et du retour du communautarisme, il est grand temps de faire le point sur ce que nous sommes et sur notre relation aux autres à quelque culture ou religion qu’ils appartiennent. C’est pourquoi Jacques Keryell, après une vie déjà bien longue, a cru bon de nous faire part de son expérience personnelle, et de réunir autour de lui un certain nombre de penseurs contemporains particulièrement engagés, pour nous donner des pistes de réflexion. Personne et Altérité, sont bien sûr au cœur du problème dans lequel l’Hospitalité au sens fort du terme a une place capitale, disons même irremplaçable. Favoriser et cultiver le dialogue avec le monde de la culture est donc une priorité aujourd’hui si nous voulons grandir ensemble dans la paix et l’enrichissement mutuel. Les interventions de plusieurs penseurs musulmans, libanais, tunisiens berbères et marocains et de plusieurs chrétiens sont une preuve de nos volontés mutuelles d’écoute et de dialogue. Des témoignages vécus, riches d’expérience sont aussi là, pour nous remettre dans la réalité concrète. Tous ces textes essayent, à partir de circonstances différentes, de repenser nos attitudes religieuses ou simplement humaines dans un contexte de modernité mondialisée. Au terme de ces réflexions, l’expérience de Louis Massignon, ce grand orientaliste et ce grand chrétien du XXe siècle sera là, à l’occasion, pour nous accompagner dans nos démarches mutuelles en vue de l’élaboration de sociétés fraternelles pour l’épanouissement de chacune de nos personnes.
Ont participé à cet ouvrage : Dominique Avon (France). Mohammed Al Sammak (Liban). Laurent Basanese, s. j. (Italie).Martine Devriendt, Petite sœur du Sacré Coeur (France). Hmida Ennaifer (Tunisie). Yves Floucat (France). Pierre Humblot, pradosien (France). Mohammed-Sghir Janjar (Maroc). Jacques Keryell (France). Patrick Laude (France). Michel X (…). Zied Mani ( Tunisie). Claudio Monge, o.p. (Italie). Mgr Henri Teissier (Algérie). Mgr Veglio Antonio Maria (Italie). Yasmina Picquart (France). Salem Zénia (Algérie).
Auteur(s) : Collectif, LAMBERT Jean (dir.), MOKRANI Samir (dir.)
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338749
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Poids : 290g
Le luth monoxyle qanbûs ou tarab a joué un rôle central dans la musique du Yémen jusqu’au milieu du XXe siècle. Actuellement en voie de disparition, il présente plusieurs énigmes sur le plan historique, organologique et anthropologique. Selon des hypothèses historiques plausibles basées sur l’iconographie et la philologie, sa genèse remonterait à une forme de luth monoxyle (fabriqué dans une seule pièce de bois). apparue pour la première fois en Asie centrale avant le début de l’ère chrétienne. Cette forme se serait ensuite diffusée dans le monde arabe à travers la Perse sassanide, puis jusqu’au Yémen entre le XIIIe et le XVIe siècle, et de là, dans l’océan Indien, dans le monde malais et le monde swahili, avec l’émigration yéménite. C’est à Sanaa que l’instrument est le mieux documenté, grâce aux témoignages d’histoire orale. Le livre porte une attention particulière à sa description morphologique, ainsi qu’à son analyse organologique et de lutherie comparée. En effet, cet instrument n’est pas seulement monoxyle, mais il est aussi mono-cave (le manche et la caisse ne formant qu’une seule cavité). Enfin, imprégné de la culture des lettrés et des artisans de Sanaa, ce luth fait l’objet de représentations anthropomorphiques qui suscitent de nombreuses questions anthropologiques et d’histoire des mentalités. Mais c’est certainement grâce à sa petite taille et à sa caisse monoxyle que cet instrument a résisté au puritanisme et a traversé les océans.
Contributeurs : Pierre d’Hérouville, Nizār Ghānim, Werner Graebner, Larry F. Hilarian, Muḥammad al-Jumā‘ī, Jean Lambert, Samir Mokrani, Christian Rault.
Auteur(s) : Collectif, REYNIER Christine (dir.), THERENTY Marie-ève (dir.)
Parution : 2013
ISBN 10 : 2705338893
ISBN 13 : 9782705338893
Publication : Co-édition MSH-M
Pages : 328
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Illustrations : Qqs illustrations N&B
Depuis longtemps source de fascination et d’inspiration des artistes, la Méditerranée est aussi et avant tout un espace inventé, une idée en mutation constante qui a été façonnée au cours de l’histoire par différents acteurs et passeurs, historiens, géographes, hommes politiques, voyageurs ou écrivains. Attirante ou répugnante, lumineuse ou mystérieuse, paysage de carte postale ou terre de mémoire, elle demeure insaisissable et protéiforme.
Si la Méditerranée a suscité de nombreuses études, il est rare que le lien entre cette notion complexe, sa représentation et le support utilisé pour la médiatiser soit exploré. Cet ouvrage s’intéresse aux vecteurs de cette médiation et se penche sur l’empreinte que la Méditerranée a laissée à la fois sur les genres littéraires (les récits de voyage, les romans, la poésie, les journaux intimes et les essais) et les médias qui l’ont représentée (livres, revues, journaux, brochures, radio…). Réfléchir dans cette perspective à la façon dont des écrivains, des journalistes, des penseurs et même des humoristes venant de pays variés mais notamment de France et d’Angleterre ont contribué à façonner l’idée de Méditerranée entre le XIXe et le XXIe siècle, révèle comment cette idée a contribué en retour à réinventer les genres littéraires et les médias qui la portent.
Auteur(s) : Collectif, SAMINADAYAR-PERRIN Corinne (dir.), OLESEN Niels Henrik, BACQUE-GRAMMONT Jean-Louis, KALUS Ludvik, GUYOT Alain, ROULIN Jean-Marie, MOUSSA Sarga, GALBY-MARINETTI Edouard, POUZOULET Christine, KLENE Emilie, LAURENT Franck, PILLET Elisabeth
Parution : 2012
ISBN 10 : 270533856X
ISBN 13 : 9782705338565
Publication : coédition MSH-M
Pages : 264
Format (mm) : 160x240
Poids : 430g
La Méditerrannée telle que nous la percevons aujourd'hui - paysages, histoire, "identités" - est une invention du XIXè siècle. La littérature de cette période (fictions, essais, récits de voyage) élabore, croise et confronte discours et représentations "méditerranéens" : on y découvre une constellation d'images et d'idées en permanente évolution, où les mêmes lieux communs peuvent se trouver recyclés dans des visées très diverses. Une constante s'impose cependant : à partir de la conquête de l'Algérie, le fait colonial cristallise la charge impérialiste restée jusque là sinon virtuelle, du moins désactivée dans les figurations de l'Orient comme berceau de la civilisation judéo-chrétienne.
Auteur(s) : Collectif, CHEVALIER Marie-Anna (dir.)
Parution : 2012
ISBN 10 : 2705338632
ISBN 13 : 9782705338633
Pages : 278
Format (mm) : 160x240
Poids : 450g
Ce livre intitulé La Fin de l'ordre du Temple est le premier ouvrage en langue française à envisager cette question sous forme d'ouvrage collectif et pluridisciplinaire. Il regroupe les contributions d'universitaires français et américain spécialistes des ordres religieux-militaires autour de plusieurs grands axes retraçant à la fois l'histoire de l'ordre du Temple dans ses dernières années, en particulier depuis la chute d'Acre en 1291 - qui provoqua, en Occident, une remise en cause de la légitimité de son existence - et celle du procès qui lui fut intenté d'abord en France puis dans toute la chrétienté après la promulgation de la bulle pontificale Pastoralis praeeminentiae.
Plusieurs nouvelles approches, historiques, juridiques, littéraires et prosopographiques, sont envisagées ici, s'enrichissant les unes les autres et permettant de contribuer à une meilleure connaissance de cette période de la vie du Temple et de ses membres. Le déroulement du procès en France est analysé sous divers angles, celui de l'élaboration d'un nouveau type de propagande royale sous Philippe Le Bel, mais aussi celui de la réaction de certains templiers face aux attaques contre leur ordre, ou encore à travers l'apport que peuvent représenter leurs dépositions dans les procès-verbaux pour l'histoire du Temple.
Plusieurs études de ce recueil élargissent cette investigation à certaines régions d'Europe méridionale (royaumes de Castille et de Majorque ) et de Méditerranée orientale ( royaumes de Jérusalem, de Chypre, d'Arménie et comté de Tripoli ) où les templiers possédaient d'importants châteaux et de vastes commanderies, constituant parfois des marches frontalières d'une importance primordiale pour les Etats qu'ils défendaient et dont les souverains durent eux aussi appliquer, de manière assez variable, l'injonction pontificale qui leur imposait d'arrêter tous les membres de l'ordre et d'inventorier leurs biens.
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338438
ISBN 13 : 9782705338435
Pages : 286
Format (mm) : 160x240
Figure incontournable de l’orientalisme européen des XIXe-XXe siècles, Ignác Goldziher (1850-1921) est, avec Christiaan Snouck Hurgronje, l’un des principaux fondateurs de l’islamologie moderne.
Une formation hors norme le fait passer des études talmudiques et secondaires en Hongrie aux études orientales (à Budapest, Berlin, Leipzig, Leyde, Vienne) puis à un long voyage en Orient (1873-74). Il est l’un des premiers Européens à assister aux cours de l’Université coranique d’Al-Azhar. Ses recherches, consacrées à l’histoire des religions - en particulier de l’Islam -, étudient leur inscription dans une histoire culturelle plus large.
Venus d’horizons disciplinaires différents, les auteurs de ce volume étudient son œuvre en la replaçant dans divers contextes et en interrogeant la réception qu’elle connaît jusqu’à aujourd’hui. Goldziher est l’une des figures d’un orientalisme d’Europe centrale et orientale, récemment caractérisé comme « orientalisme de la frontière » (Andre Gingrich), et qui reste à découvrir ou à redécouvrir. Sa relation avec Carl Heinrich Becker ou sa « non-rencontre » avec Max Weber invitent à s’interroger sur les relations entre philologie, études orientales, histoire culturelle et sciences sociales naissantes. Son idéal d’universalité, son exigence de rigueur scientifique ainsi que son empathie avec le monde arabe et musulman lient sa conception et sa pratique des études orientales à une critique de l’européocentrisme.
Auteur(s) : Collectif
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338225
ISBN 13 : 9782705338220
Tome : 1 vol. + 1 cd
Pages : 130
Format (mm) : 160x240
Poids : 270g
Auteur(s) : Collectif, MEOUCHY N. (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337857
ISBN 13 : 9782705337858
Tome : 2
Pages : 486
Format (mm) : 160x240
What is about this region which turns virtue into vice ? C’est en quelque sorte la question posée par Patrick Seale à laquelle tente de répondre cette publication en prenant acte du fait que le couple État moderne/société est, en Orient arabe plus qu’ailleurs, au centre de toutes les problématiques contemporaines.
Depuis le XIXe siècle, le système politique régional fonctionne avec l’appel à l’ingérence de puissances étrangères à travers des acteurs locaux. Comment ces acteurs extérieurs s’articulent-ils sur les configurations internes à chaque pays de l’Orient arabe ? D’autres questions concernent le patrimoine qui a prospéré, par exemple, sur une récupération politique de l’archéologie et du savoir colonial. Aujourd’hui les stratégies patrimoniales des élites et des États éclairent à la fois les usages politiques de ce patrimoine et les enjeux financiers sur le marché foncier de sa mise en valeur touristique et culturelle. La libéralisation des économies, à partir des années 1970, suivie des « ajustements structurels » des années 1980-1990, aboutissent dans tous les cas à l’aggravation d’inégalités sociales déjà criantes tandis que les classes moyennes se paupérisent. Les problèmes prévisibles de demain, comme la gestion des ressources en eau, sont marginalisés. Tensions politiques, crises socio-économiques, conséquences ouvertes des guerres et conflits successifs depuis 1948, créent le terreau de mobilisations qui puisent dans l’organisation sociale traditionnelle comme dans les mémoires et représentations collectives, la vitalité d’une revendication moderne et contestataire. Cela a pour conséquence une extraordinaire capacité d’adaptation aux contextes autoritaires.
Cet ouvrage s’attelle à toutes ces questions ; les sociétés de l’Orient arabe ne sont ni « bloquées » ni radicales, elles gèrent dans la pénurie la fracture et le ressentiment qui les séparent des régimes qui accaparent leurs États. Si les « leçons de l’histoire » ont un sens, il semble bien que les solutions aux crises, aux inégalités et aux radicalisations contestataires, dépendent tout autant des acteurs locaux de chaque pays que des actions des grandes puissances étrangères.
Auteur(s) : Collectif, CHARTOUNI Charles (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337873
ISBN 13 : 9782705337872
Pages : 380
Format (mm) : 160x240
« Le Père Hayek a été un homme aux entreprises multiples sans pour autant faire un avec aucune des tâches qu’il s’est fixées tout au long d’un ministère jalonné de défis aussi nombreux que contrastés. Il n’a eu cesse de rompre les amarres qu’il s’est données dans sa vie de pasteur, de prédicateur, d’universitaire, de poète et d’homme aux engagements publics... Il s’est adonné à ces tâches avec toute la ferveur qu’on lui connaît, ainsi qu’avec ce sens de l’urgence et de l’impatience qui ont marqué cette silhouette projetée toujours en avant, comme pour dire la gêne de celui qui se sent toujours en décalage par rapport aux tâches qu’il s’est définies.
Poseur de jalons, défricheur de sentiers neufs et oubliés, inspirateur aux intuitions variées, ami et accompagnateur aux fidélités multiples, Michel Hayek n’a jamais cessé d’être ce solitaire au croisement de tous les chemins qu’il finira par quitter, sans aucun regret ».
Ont contribué à ce volume : Charles Chartouni, Jean Clam, Basile Aggoula, Tanios Abou Mansour, Salim Daccahe, Paul Féghali, Clémence Hélou, Elie Khalifé, Georges Labaki, Bénédicte Landron, Youssef Mouawad, Paul Rouhana, George Sabra, Youhanna Sader, Gérard Troupeau, Père Maurice Borrmans, Diane Apostolos-Cappadona, Jean Clam, Jad Hatem, Manfred Kropp, As’ad E. Khairallah, André Miquel, Youssef Azzi.
Auteur(s) : Collectif, DELMAIRE Danielle (dir.), GOBILLOT Geneviève (dir.)
Parution : 2007
ISBN 10 : 2705337946
ISBN 13 : 9782705337940
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Les innombrables éditions de la Bible, des juifs et des chrétiens, et ses non moins innombrables traductions sont autant de preuves de l’intérêt soutenu que les hommes continuent à porter à ces textes. Le Coran n’est pas moins répandu, de nos jours, dans presque toutes les langues du globe, en dépit des réels problèmes que soulèvent ces diverses traductions.
Mais lire les textes fondateurs des religions signifie-t-il seulement comprendre et commenter, ou bien aller jusqu’à discuter, critiquer même… ? Il faut reconnaître que, dans le monde juif, le texte biblique a été constamment médité et aussi débattu. L’exégèse biblique est, en effet, aussi ancienne que les textes eux-mêmes. Mais quelle était sa nature exacte et comment ses limites se sont-elles constituées ? Les nouvelles méthodes de critique textuelle s’accommodent-elles de ce long passé exégétique ? Les protestants, puis les catholiques ont commencé plus timidement à commenter les textes, se frottant peu à peu, eux aussi, et non sans problèmes, aux nouvelles approches des corpus sacrés. Il y plusieurs siècles, des penseurs musulmans avaient commencé à développer une réflexion critique à l’égard de leurs textes fondateurs, mais ces mouvements, stoppés net dans leur premier élan, commencent à peine à être pris en considération dans les cercles universitaires.
Les auteurs : Mohammad Ali Amir-Moezzi, Bernard Barc, Michel Cuypers, Gilbert Dahan, Danielle Delmaire, Jean Dujardin, Michel Fromaget, Geneviève Gobillot, Etan Kohlberg, Yohanan Lambert, Yohanan Lederman, Dominique Urvoy, Marie-Thérèse Urvoy, Jean-Marcel Vincent comptent parmi les plus grands spécialistes contemporains de ces questions pour les trois religions concernées.
Auteur(s) : Collectif, MEOUCHY N. (dir.)
Parution : 2006
ISBN 10 : 2705337849
ISBN 13 : 9782705337841
Tome : 1
Pages : 304
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g
Fruit d’un questionnement collectif sur l’avenir de l’Orient arabe, cet ouvrage est aussi l’expression d’une volonté de rencontre entre des historiens et des universitaires d’Orient et d’Occident. Cette publication, au-delà de ses thématiques spécifiques - État et société, droit et individu, sources et historiographie - place d’emblée l’ouvrage dans son cadre commun. Les interférences historiques d’acteurs étrangers s’y déclinent dans des registres tels que : modernité/authenticité, religion/politique, minorités/majorité, individu/groupes sociaux.
Dès que l’on pose le cadre général « États et Sociétés » des indépendances à aujourd’hui, la question du droit devient incontournable puisqu’elle fait apparaître la concurrence entre État de droit divin et État représentatif fondé sur le contrat social. Le droit public témoigne des synthèses existant entre les différentes traditions juridiques comme de la diversité en partie héritée de la période coloniale. Les diverses contributions signalent l’ampleur des difficultés auxquelles sont confrontés les États et les sociétés de l’Orient arabe et posent les questions de fond : comment faire fonctionner un contrat social dans une société sans citoyens et un projet libéral dans une société sans individus ?
Au rempart politique et religieux contre les processus d’individuation répond une écriture arabe de l’histoire contemporaine qui se faufile dans l’histoire positiviste et la construction d’icônes ou de biographies. Presque toujours sous pression idéologique, elle se constitue pourtant en un champ autonome. Définir l’identité nationale, ajuster le discours historique et l’actualité politique, telles sont ses missions qu’elle partage d’ailleurs avec certains mass médias, la télévision en particulier.
Les auteurs dressent ici un état des lieux sans concession dans une posture à la fois engagée et distanciée. Tous témoignent in fine de la présence dans l’Orient arabe d’îlots de vitalité intellectuelle que les cadres les plus répressifs sont impuissants à réduire.
Auteur(s) : Collectif, SHEHADEH H. (dir.), TAWA H. (dir.)
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337709
ISBN 13 : 9782705337704
Pages : 292
Format (mm) : 160x240
La Société d’Études Samaritaines (SES) a été fondée à Paris en 1985, afin de stimuler, en France et dans le monde, la recherche sur l’histoire des samaritains, leur religion et leurs langues. Rendus célèbres par les évangiles, les samaritains sont des israélites qui sacralisent le pentateuque, mais récusent le reste de la Bible et les écrits rabbiniques. Leur héritage renouvelle notre compréhension des monothéismes. Les textes réunis ici les présentent sous divers angles : histoire, exégèse, philologie (hébreu, araméen, arabe), littérature samaritaine et œuvres les concernant. Cet ouvrage est consacré à la mémoire de Ferdinand Dexinger, distingué sémitisant qui dirigea l’Institut für Judaistik de l’Université de Vienne. Homme de dialogue et de conviction, il s’investit sans réserve dans l’étude des samaritains et dans la vie de la SES.
The Société d’Études Samaritaines (SES) was founded in Paris in 1985. It has as its aim the promotion of international cooperation in the study of Samaritan religion, history and languages. Best known from the Gospel accounts, the Samaritans are Israelites whose sacred scripture is the Pentateuch, but who do not accept the other parts of the Old Testament nor the rabbinic writings. Acquaintance with their tradition enhances our understanding of monotheistic belief systems. The texts collected here analyse Samaritanism from a variety of angles, including history, exegesis of the Bible and philology (Hebrew, Aramaic, Arabic). This book is dedicated to the memory of Ferdinand Dexinger, distinguished scholar of Samaritanism and Judaism and formerly head of the Institut für Judaistik of the University of Vienna. He was a man of dialogue and conviction who tirelessly worked for Samaritan research in the framework of the SES.
Auteur(s) : Collectif, DELPAL B. (dir.), HOURS B. (dir.), PRUDHOMME C. (dir.)
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337733
ISBN 13 : 9782705337735
Pages : 424
Format (mm) : 160x240
Poids : 610g
Cet ouvrage est le le fruit d'un colloque organisé en juin 2002 à Lyon, temps fort du partenariat qui associe les chercheurs et les étudiants de l’équipe Religions, Sociétés et acculturation du Laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes, (CNRS UMR 5190, Universités Lyon 2 et Lyon 3), et de l’Institut des études Islamo-Chrétiennes (I.E.I.C.), de l’Université Saint-Joseph, à Beyrouth.
Il s’agit de renouveler l'approche historique des relations qui se sont établies entre le Levant et la France. Sans écarter les apports de l’historiographie ancienne, même quand elle vise à fonder la politique mandataire, trois thèmes de réflexion ou d’investigation sont proposés. Le premier concerne l’espace désigné plus ou moins clairement par le mot « Levant », dans des acceptions, des échelles, des limites qui varient selon les époques, les acteurs, les enjeux. Le deuxième thème rassemble une série de recherches sur les politiques, les projets, la mise en place d’institutions susceptibles de ménager des zones d’influence ou de constituer des clientèles. Il a été suggéré, ici, d’accorder une attention particulière aux minorités et aux systèmes des protections, dans un contexte de confrontations et de compétitions. Enfin, le troisième thème met en valeur les échanges, les circulations, aussi bien des hommes que des idées et des objets. Il pose comme hypothèse que le Levant pourrait se concevoir comme un espace et un temps des sociabilités, des compromis, des transactions et divers accommodements.
Autant de pratiques qui rendent suspectes à l’historien les conceptions européocentriques ou colonialistes. Elles ont souvent minimisé l’échange au profit d'une sorte d'impérialisme culturel, diffusé par un Etat-nation censé se mettre au service de la civilisation.
Auteur(s) : Collectif, GALLEY Micheline
Parution : 2005
ISBN 10 : 2705337741
ISBN 13 : 9782705337742
Pages : 64
Format (mm) : 210x210
Poids : 190g
Illustrations : 7 fig. couleurs et 1 carte
La Geste hilalienne raconte l’histoire d’un peuple de pasteurs nomades, les Banû Hilâl ou « Fils de Hilâl », originaires des déserts de l’Arabie où les conditions de vie ont toujours été d’une extrême précarité. Au XIème siècle, ils se lancent à la conquête de l’Afrique du Nord. Tel est le substrat historique du cycle connu sous le nom de Taghrîba : longue marche vers l’ouest au cours de laquelle ces pasteurs arabes rêvent d’atteindre la Terre promise, Tunis la Verte.
Plusieurs extraits de la Geste hilalienne, œuvre maîtresse du patrimoine populaire, sont ici présentés dans leur langue originale, traduits et illustrés. Malgré d’importantes recherches qui lui sont consacrées, cette Geste demeure peu connue en Occident.
Les textes sont réunis autour de sept thèmes :
Auteur(s) : Collectif, REVEL Nicole (dir.)
Parution : 2005
ISBN 10 : 270533775X
ISBN 13 : 9782705337759
Tome : inclus 1 DVD
Pages : 252
Format (mm) : 200x280
Poids : 630g
Illustrations : photos et schémas
« Silungan Baltapa », une épopée chantée par les populations Sama des archipels de Sulu et Tawi-Tawi (Philippines), est présentée ici en trois langues : sinama, français et anglais. De plus, le récit de « Al Mi'râj », le Livre de l’Échelle, est présenté en français et en anglais. L’analyse interprétative de six chercheurs mettant en œuvre l’ethnographie, la poétique, l’ethnomusicologie et la théologie permet l’émergence d’une anthropologie sama où la nature, la surnature et l’Islam sont en constante interrelation. Un DVD-Video incluant l’intégrale du chant et 115 photographies accompagne ce livre multimédia.
Ouvrage trilingue Français, Anglais et texte de l'épopée en Sinama.
Auteurs : Nicole REVEL, Harry ARLO NIMMO, Alain MARTENOT, Gérard RIXHON, Talib LIM SANGOGOT, Olivier TOURNY.
« Silungan Baltapa », an epic of the Sama people from Sulu and Tawi-Tawi archipelagos (Philippines), is presented here in three langages: Sinama, French and English. In addition, the narrative of « Al Mi crâj », The Book of the Ladder, is presented in French and in English. From the approach of ethnography, poetics, ethnomusicology and theology, six scholars propose an interpretative analysis from which an anthropology of the Sama emerges. Here, the sensible, the suprasensible and Islam are intertwined. The sung performance plus 115 photographs are on a DVD-Video, making this a multi media book.
Book in three languages : French, English and text of the epic in Sinama.
Authors : Nicole REVEL, Harry ARLO NIMMO, Alain MARTENOT, Gérard RIXHON, Talib LIM SANGOGOT, Olivier TOURNY.
Auteur(s) : Collectif, KHOURY Gérard D. (dir.)
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337512
ISBN 13 : 9782705337513
Pages : 350
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Il est grand temps de découvrir Gabriel Bounoure pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire ce grand critique littéraire et poétique qui contribua d’une manière décisive à faire connaître Char, Jacob, Jouhandeau, Jouve, Michaux, Reverdy, Rimbaud, Ségalen ou Supervielle. C’est lui aussi qui sut déceler dans le jeune Schehadé un grand poète et dramaturge d’expression française et qui contribua à faire reconnaître Jabès. Ce qui aujourd’hui distingue l’approche critique de Gabriel Bounoure c’est, au delà même de la révelation des voies neuves et inouïes de la poésie contemporaine, une “méthode” qui lui est propre et qui rend sa voie inimitable.
Haut fonctionnaire de la France à l’époque des mandats, il a su fidèlement la servir mais aussi lui résister, lorsqu'il a estimé que celle-ci s'engageait dans une voie contraire à ses propres intérêts et en contradiction avec les valeurs qui en font le renom. Rallié de la première heure à l’appel du général de Gaulle, il critique la politique arabe de la France en Afrique du Nord, dans une correspondance privée en février 1952. Publiée dans une revue égyptienne par son destinataire, sans l'autorisation de Gabriel Bounoure, il est mis dans l'obligation de se renier ou de renier son pays et, refusant de se dédire, il est démis de ses fonctions. A soixante-six ans, cet homme entame une nouvelle carrière d’enseignant aux universités du Caire et de Rabat.
Pour Gabriel Bounoure, la place centrale qu’occupe le Liban – mais aussi la Syrie – tient, d’une part à la durée de son séjour dans ces pays – de 1923 à 1952 – et, d’autre part, à ses liens anciens et affectifs avec l’Orient, celui qu’il avait découvert à travers les auteurs romantiques, Gérard de Nerval tout particulièrement. Ami et confident de Louis Massignon, sensible comme lui à cet Orient mystique et essentiel, il en gardera la nostalgie en Bretagne, à Lesconil où il se retira.
Cet ouvrage, sous la direction de Gérard D. Khoury, comprend la correspondance inédite avec Georges Schehadé, qui fait revivre leur précieuse amitié, six poèmes inédits de Gabriel Bounoure, ses textes publiés dans des revues aujourd’hui introuvables, les différentes contributions du colloque Gabriel Bounoure, entre culture et politique, tenu à Aix-en-Provence en juin 2001, des témoignages et enfin un hommage rendu à Beyrouth, cinquante ans après le départ de Gabriel Bounoure du Liban.