Auteur(s) : Collectif, LESSAN PEZECHKI Homa (dir.), GARDETTE Philippe (dir.)
Parution : 2023
ISBN 10 : 2705341091
ISBN 13 : 9782705341091
Pages : 536
Format (mm) : 160x240
Contributeurs : Paschalis Androudis, Alireza Askari-Chaverdi, Cyril Aslanov, Camille Aubert, Benoît Fliche, Sami Benkherfallah, Stéphane Cermakian, Kamel Chachoua, Jean-Claude Cheynet, Marie-Hélène Congourdeau, Mattéo Coq, Gérard Dédéyan, Morteza Djamali, Nicolas Faucherre, Denis Gril, Frédéric Hitzel, Élisabeth Malamut, Yoan Parrot, Homa Lessan Pezechki, Vladislava Spasova Ilieva, Alexandre Toumarkine, Nicolas Vatin, Philippe Gardette.
Pendant plus de quarante ans, Michel Balivet (1944-2020) a réalisé une œuvre abondante. Son étude de la zone persano-byzantino-ottomane au Moyen-Âge, passage traditionnel entre continent oriental et continent occidental, s’appuyait sur un nécessaire comparatisme. Cela évitait le piège de la fameuse « guerre des civilisations » en insistant sur les interinfluences politiques, économiques, culturelles, religieuses et mystiques qui aboutissaient à une véritable culture anatolienne hybride marquée par le syncrétisme.
Fort d’une érudition précoce et d’une connaissance du grec et du turc, Michel Balivet était à la fois un homme de terrain, un chercheur et un professeur hors pair s’appuyant sur des sources premières incitant à leur traduction. Son œuvre et son approche, profondément humanistes, ne faisaient que souligner les ponts interculturels et intercivilisationnels trop peu mis en exergue par la recherche.
Cet ouvrage réunit les contributions de chercheurs de disciplines différentes qui voudraient, à son instar, penser l’Histoire autrement qu’un choc des civilisations ; celle de la conscience de l’Autre, bien plus proche que différente.
Auteur(s) : CRÉPIN Denis
Parution : 2022
ISBN 10 : 2705340889
ISBN 13 : 9782705340889
Pages : 254
Format (mm) : 160x240
Si l’alchimie ne saurait être une science permettant, grâce à quelques recettes, de fabriquer de l’or, c’est véritablement un art sacré. L’adepte qui s’y livre vit une relation de type mystique avec la matière. Il y perçoit la trace du Créateur à travers la mise en évidence d’une présence immatérielle, germe de l’unité, caché dans le chaos. Pour l’alchimiste, l’Œuvre est à la fois travail intérieur, chemin spirituel tortueux vers l’unité et travail extérieur, symbolisé par l’activité en laboratoire qui peut prendre toute forme. La base du processus alchimique où lumière et ténèbres sont complémentaires, est l’union des contraires. La matière est considérée comme un substrat passif qui renferme une puissance agissante, l’âme, miroir du divin, qui sollicite la participation de l’alchimiste au dessein du Créateur.
Cet ouvrage se base sur les écrits des anciens alchimistes, de la Perse et de l’Égypte antique au Moyen-Âge musulman et chrétien. Le processus du Grand Œuvre y est décrit, ainsi que les principes mis en avant dans les écrits : les astres, les quatre éléments, les substances matérielles et les symboles. Une grande place est donnée à l’âme considérée comme une force vitale endormie dans la matière et grâce à ce subtil intermédiaire, l’union des opposés que sont l’esprit et la matière est rendue possible. La totalité, symbiose de l’esprit, de l’âme et du corps, donne alors accès à la Pierre philosophale.
Denis Crépin, docteur vétérinaire, homéopathe, licencié en théologie et médiéviste, est passionné par la recherche historique des cheminements spirituels qui permettent d’ouvrir une brèche pour une meilleure connaissance du mystère de l’être humain. Il a publié aux éditions Geuthner deux ouvrages sur le catharisme : le premier sur son origine Aux sources du catharisme, Genèse et développement d’un mouvement hétérodoxe, en 2014, l’autre sur la réaction de l’Église et sur l’Inquisition Les Frères Prêcheurs et le catharisme albigeois, en 2017.
Collection : Manuels
Auteur(s) : LECOQ Pierre
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340698
ISBN 13 : 9782705340698
Pages : 146
Format (mm) : 160x240
La dynastie arsacide (vers 247 av. J.-C. – 224 ap. J.-C.), de langue parthe, et la dynastie sassanide (224-651), de langue perse (moyen perse) sont sans doute moins connues que la dynastie achéménide. Cela tient au fait que presque tous les documents écrits ont été détruits lors des invasions. Cette époque était pourtant d’un niveau culturel particulièrement brillant. Divers centres d’études furent créés, de véritables universités, qui sont à l’origine des écoles d’époque musulmane. On sait que l’Iran fut un lieu de transmission des cultures voisines, comme l’Inde (Mille et Une Nuit, fables, etc.). De nombreux textes grecs relatifs à la philosophie et aux sciences (astronomie, géométrie, physique, etc.) furent traduits en moyen perse, avant de l’être à nouveau en arabe.
Il reste toutefois un certain nombre de manuscrits, rescapés du naufrage et rédigés tardivement (vers le ixe siècle). On peut également citer un roman d’époque musulmane, le Vîs et Râmine de Gorgâni. Rédigé en persan, il reprend un thème d’époque arsacide, où la littérature était de type chevaleresque. C’est aussi une œuvre qui met en valeur le rôle indépendant de la femme, qui contraste avec l’époque où elle a été rédigée.
On possède encore un certain nombre de bas-reliefs splendides, notamment à Naqš-e Rostam, non loin de Persépolis. C’est dans ce même site que l’on a découvert les inscriptions de Châpour II et du grand mage Kirdir (ou Kartēr ?), d’une importance exceptionnelle par les détails politiques et religieux qu’elles nous donnent. D’autres inscriptions, moins longues donnent des renseignements précieux, qui comblent en partie les lacunes de nos informations.
Cet ouvrage s’ouvre avec une présentation générale des langues iraniennes et se poursuit par une introduction à l’histoire et à la culture des Parthes et des Perses. Après un exposé sur l’écriture, issue du système graphique araméen, puis sur la grammaire des deux langues, on trouvera les reproductions de plusieurs inscriptions, avec translittération et traduction. Le volume se termine par un glossaire.
Pierre Lecoq est directeur honoraire de l’École Pratique des Hautes Études (IV e section), où il a occupé la chaire de Philologie et Linguistique iraniennes. Il a également enseigné à Paris III (Sorbonne-Nouvelle), à l’Inalco (Langues Orientales) et l’épigraphie iranienne à l’École du Louvre. Son intérêt pour l’Iran ancien l’a amené à publier Les inscriptions de la Perse achéménide (1997), Les Livres de l’Avesta (2016) et une traduction de Ferdowsi, Le Livre des Rois (2019). Il s’est également intéressé aux dialectes modernes : Recherches sur les dialectes kermaniens (2002).
Collection : Manuels
Auteur(s) : LECOQ Pierre
Parution : 2020
ISBN 10 : 2705340704
ISBN 13 : 9782705340704
Pages : 204
Format (mm) : 160x240
Depuis l’Antiquité on connaissait l’existence d’inscriptions réalisées par les plus prestigieux souverains achéménides : Cyrus, Darius, Xerxès, Artaxerxès, etc. Pendant tout le Moyen Âge, les voyageurs européens n’ont cessé de confirmer leur présence sur les ruines grandioses des monuments perses, mais il a fallu attendre le génie du britannique Rawlinson, au début du xxe siècle, pour percer le mystère de l’écriture cunéiforme et, par la même occasion, pour identifier la langue des souverains achéménides : le vieux perse. On s’est vite rendu compte que cette langue était proche de la langue de l’Avesta, une autre langue iranienne que l’on commençait à comprendre, et que ce vieux perse était l’ancêtre du persan, par l’intermédiaire du moyen perse, la langue des inscriptions sassanides et des textes mazdéens, que l’on commençait à lire.
L’ouvrage s’ouvre par une introduction à la culture des anciens Iraniens : histoire, religion, société, calendrier et surtout un développement sur les institutions politiques, puisque le contenu des inscriptions reflète un changement important dans ce domaine. On peut comparer les événements qui y sont exposés, à la fin de la république romaine et à la fondation d’un empire par Auguste.
Ce volume comprend ensuite une initiation à la grammaire du vieux perse, un exposé sur l’écriture cunéiforme, un système graphique pratiquement alphabétique, qui n’a rien à voir avec le cunéiforme mésopotamien et dont l’origine reste une énigme. On trouvera les reproductions des inscriptions, une translittération et un glossaire presque comlet.
On peut considérer que ce manuel est une suite des Inscriptions de la Perse achéménide (1997) du même auteur, où l’on trouvera une traduction qui tient compte des versions élamites, babyloniennes et araméennes.
Pierre Lecoq est directeur honoraire de l’École Pratique des Hautes Études (IV e section), où il a occupé la chaire de Philologie et Linguistique iraniennes. Il a également enseigné à Paris III (Sorbonne-Nouvelle), à l’Inalco (Langues Orientales) et l’épigraphie iranienne à l’École du Louvre. Son intérêt pour l’Iran ancien l’a amené à publier Les inscriptions de la Perse achéménide (1997), Les Livres de l’Avesta (2016) et une traduction de Ferdowsi, Le Livre des Rois (2019). Il s’est également intéressé aux dialectes modernes : Recherches sur les dialectes kermaniens (2002).
Auteur(s) : CAIOZZO Anna
Parution : 2018
ISBN 10 : 2705339791
ISBN 13 : 9782705339791
Tome : Préface de Francis
Pages : 380
Format (mm) : 158x240
Illustrations : 32 planches couleurs
Le Livre des rois de Perse ou Shāh Nāma est l’une des œuvres poétiques et épiques majeures du monde iranien. Composé au début du XIe siècle par Firdawsī, le poème met en scène les mythes fondateurs de la Perse ainsi que la geste des rois depuis les temps archaïques jusqu’à la chute des Sassanides. Illustré à partir du XIVe siècle, c’est véritablement à compter du XVe siècle, sous les Timourides puis sous les Turkmènes, que le Livre des rois est largement commandité par les souverains et qu’il donne naissance à un vaste corpus enluminé.
Cet intérêt des princes de la maison de Tīmūr pour le Livre des rois ne va pas de soi. Pourquoi les souverains turco-mongols s’intéressent-ils à cette épopée persane, au point d’y projeter leur imaginaire et leurs ambitions personnelles ? Quelles dimensions du récit sont mises en avant dans les programmes iconographiques destinés aux souverains turco-mongols ?
Pour répondre à ces questions, Anna Caiozzo se livre à une étude minutieuse des corpus enluminés de cette époque. Dans leur grande diversité, outre la geste des héros, ils valorisent tous la fonction souveraine, insistant notamment sur la dimension charismatique de la royauté, et sur les éléments qui permettent au roi de bien gouverner. Autant d’aspects qui, outre le formidable instrument d’acculturation que ce texte représentait, ont incité les Turco-mongols à l’adopter et le promouvoir comme une œuvre littéraire majeure de leur époque, un statut qu’elle n’a, à travers les siècles, jamais véritablement perdu.
Anna Caiozzo est professeur d’histoire du Moyen Âge à l’Université Bordeaux Montaigne où elle enseigne l’histoire des mondes musulmans médiévaux. Spécialiste des images, elle explore l’herméneutique des manuscrits à peintures et l’histoire des imaginaires orientaux.
Auteur(s) : KHATCHADOURIAN Haroutioun, BASMADJIAN Michel
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338879
Pages : 444
Format (mm) : 230x280
Poids : 2000g
Illustrations : Très nombreuses illustrations couleurs
Héritiers d'une tradition séculaire, empreintes manifestes de l'identité arménienne, les խաչքար (khatchkars, pierres à croix) sont le reflet de la foi d'un peuple et du culte de la croix dans la spiritualité arménienne. Cet ouvrage présente la première étude approfondie d’un ensemble de khatchkars situés hors de la terre d’Arménie. Pas moins de 669 pierres à croix d’Ispahan et de Terre sainte s’y trouvent répertoriées, photographiées, décrites et analysées avec une grande précision terminologique.
Outre l’étude d’un corpus particulier et au-delà de la dimension patrimoniale, cet ouvrage propose la définition d’une typologie et d’un vocabulaire qui permettront de classifier et de caractériser d’autres ensembles de khatchkars à l’aide d’une terminologie unifiée et précise. Des planches schématiques illustrent la diversité des structures formelles et plusieurs répertoires présentent la richesse des ornements qui sont rigoureusement reproduits. La totalité des inscriptions est retranscrite et commentée, permettant ainsi de lever peu à peu le voile sur les secrets de ces témoins silencieux de l’histoire arménienne.
« Le principal intérêt des chercheurs était de préparer non seulement un dossier complet sur ces khatchkars de petites dimensions, mais aussi de fournir un outil fiable pour d’autres études, y compris celles concernant l’évolution du style et des compositions formelles. » (Dickran Kouymjian)
Cette contribution majeure consacrée aux pierres à croix arméniennes est le fruit d’une complicité entre deux chercheurs qui ont mis leur passion au service de ce patrimoine millénaire.
Haroutioun Khatchadourian est ingénieur Supelec de formation, spécialiste des systèmes d’information. Dès 1984, parallèlement à son activité professionnelle, il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO. Il effectue plusieurs missions en Arménie, en Turquie et en Iran dans le but de mener un travail archéologique spécifique sur les khatchkars.
Michel Basmadjian est directeur d’un établissement médico-social de protection de l’enfance. Intéressé très tôt par l’architecture médiévale arménienne, il s’engage dans l’étude des monuments et s’implique dans la diffusion de ce patrimoine particulièrement menacé en Turquie. Il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO et lors de ses nombreux voyages d’étude en Arménie, en Turquie et au Moyen Orient, il réunit une documentation riche et inédite sur les khatchkars.
Auteur(s) : TABAR Hassan
Parution : 2013
ISBN 10 : 2705338683
ISBN 13 : 9782705338688
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Illustrations : Nombreuses illustrations et partitions
La cithare à cordes frappées est datée, en Orient comme en Occident du XVe siècle. Cet instrument ne figure pas sur les miniatures persanes anciennes avant l’époque Qâjâr (1786-1925), si bien que son apparition dans la musique savante pourrait être considérée comme tardive. Il est donc bien difficile d’affirmer quoi que ce soit sur la date et le pays d’origine de l’instrument.
Tandis que le luth târ était l’instrument prédominant, le nombre de joueurs de santur était très restreint jusqu’à la fin du XIXe siècle, et nous ignorons le contenu de leurs répertoires. Le plus ancien joueur de santur connu est Mohammad Hasan Khân (milieu du XIXe siècle). Avant 1940, il n’y avait pas de luthiers spécialisés ; les instruments étaient mis en œuvre par des fabricants de luths târ et setâr. Si Habib Somâ’i (1905-1946) fut le dernier d’une longue tradition, Farâmarz Pâyvar (1932-2009) est sans conteste le premier d’une nouvelle génération. La génération actuelle, les natifs des années ’80, préfère quant à elle la composition à l’occidentale à la pratique du répertoire radif.
L’étude organologique, comprenant la description de l’instrument et de sa facture, est complétée par une histoire de son enseignement L’étude musicologique s’appuie sur la transcription d’enregistrements historiques. Peut-on parler d’école de santur en Iran ? Ce questionnement précis trouve, dans le présent ouvrage, des réponses issues de pratiques et discours observés en Iran :
Hassan Tabar est né à Qazvin en Iran. Il est joueur de santur, soliste, concertiste et conférencier. Docteur en musique et musicologie (Ethnomusicologie) de l'Université Paris-Sorbonne, il a enregistrécinq albums de santur. Auteur d’un précédent ouvrage, il est membre de la Société Française d´Ethnomusicologie (S.F.E.).
Une interview de Said Sabet n'a pu être jointe au DVD inséré dans le livre pour des raisons techniques. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le lien suivant : Interview Said Sabet.
Reportage de la chaine Voice of America Persian à l'occasion de la sortie de l'ouvrage : http://ir.voanews.com/media/video/1762324.html?z=1866&zp=1 à 8'00".
Collection : Études syriaques
Auteur(s) : Collectif, BINGGELI André (dir.)
Parution : 2012
ISBN 13 : 9782705338718
Pages : 306
Format (mm) : 160x240
Poids : 540g
Illustrations : 16pl. couleurs
Cette série est destinée à regrouper des études thématiques faisant le point sur différents aspects de l’histoire ou de la culture syriaques, celles des communautés chrétiennes dont la langue de culture est le syriaque (maronites, syriaques catholiques et orthodoxes, assyro-chaldéens, communautés du Proche Orient et de l’Inde…).
Lorsqu’on pense aux saints syriaques, ce sont d’abord les noms célèbres de Syméon Stylite, Éphrem le Syrien, Jacques l’Intercis ou Fébronie de Nisibe et les récits exemplaires de leurs hauts-faits qui viennent à l’esprit. Mais derrière ces saints syriaques qui ont acquis une notoriété internationale, les noms se comptent par centaines, et le champ couvert est si vaste qu’il n’a rien à envier au domaine grec ou latin. Comme dans les autres sociétés chrétiennes du pourtour méditerranéen, le culte des saints est dès l’origine constitutif de la culture syriaque. Trop longtemps négligée et victime des préjugés concernant un genre considéré comme mineur et partial, la littérature hagiographique, loin de se limiter au domaine strictement religieux, se révèle au contraire une source de premier plan pour qui souhaite appréhender l’histoire sociale et culturelle des chrétientés d’Orient dans la durée, mais aussi leurs rapports aux pouvoirs en place qui se sont succédé en Orient depuis Rome jusqu’aux Ottomans. Qu’elle concerne les martyrs chrétiens de l’Empire perse ou ceux de l’islam, cette littérature apparaît en effet comme un des lieux privilégiés de la construction et de l’affirmation identitaire des communautés syriaques.
Cet ouvrage collectif donne à voir la variété et la richesse de cette production hagiographique encore connue des seuls spécialistes. Les approches transversales, à la fois typologiques, régionales, et thématiques ont été privilégiées. Mais ce panorama de la littérature hagiographique syriaque, s’il se concentre sur la période médiévale, propose aussi une ouverture sur des disciplines sœurs avec laquelle l’hagiographie interagit, en particulier la liturgie, l’historiographie et l’histoire de l’art.
L’hagiographie syriaque n’est pas un domaine clos sur lui-même et les histoires des saints du monde syriaque se sont transmis à d’autres communautés chrétiennes depuis le Proche-Orient (Égypte, Arménie, Géorgie), jusqu’à Byzance et l’Occident latin, tout comme inversement le propre syriaque s’est enrichi de multiples emprunts. Ce volume de synthèse s’adresse donc aussi bien aux syriacisants qu’à ceux qui s’intéressent plus largement à l’hagiographie, mais aussi aux transferts religieux et culturels autour du bassin méditerranéen.
Collection : Société d'histoire de l'Orient
Parution : 2011
ISBN 10 : 270533842X
ISBN 13 : 9782705338428
Traduction : Jacqueline CALMARD-COMPAS
Tome : 2
Pages : 334
Format (mm) : 160x240
Poids : 580g
Ce Voyage en Perse du Nord fait suite au Voyage au Daghestan et en Transcaucasie et constitue le second tome des Voyages en Orient de I.N. Bérézine. Il fait partie de la double mission d’études de trois ans (1842-1845) confiée à Bérézine et à son collègue W. F. Dittel par l’Université des Langues orientales de Kazan dont ils venaient d’être diplômés. Bérézine ne voyagea pas avec Dittel (mort en 1848).
Cette seconde relation foisonne de notations sur la vie culturelle, tant rurale qu'urbaine, et sur de nombreux personnages, des plus officiels aux plus modestes. Les observations concernent notamment les anciennes capitales sous les Safavides : Tabriz et son importante activité économique et culturelle ; Qazvin. Mais les cinq chapitres sur Téhéran constituent la partie la plus importante de ce voyage. Bérézine nous fournit le premier plan de la ville, la première information sur l'introduction en Perse de la photographie (daguerréotypie). Son analyse porte notamment sur le souverain régnant, Mohammad Shâh, son vizir Hâdji Mirzâ Âqâsi (pro-russe), sa cour, l'administration, l'armée, etc.
Bérézine attribue à l'Islam, et particulièrement au shiisme, un rôle négatif dans l'éducation et le développement du pays. Cependant, vivement intéressé par la culture populaire, il décrit longuement les deuils religieux shiites et les ta'ziyehs, commémorations théâtralisées du drame de Karbalâ, et les rituels y afférant.
Jean Calmard, directeur de recherche honoraire au C.N.R.S, chargé de conférences à l'École Pratique des Hautes Études, Section sciences historiques et philologiques (1975-2001).
Collection : KBN
Auteur(s) : HAMIDOVIĆ David (dir.)
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338608
ISBN 13 : 9782705338602
Tome : 4
Pages : 146
Format (mm) : 210x270
Poids : 400g
En se plaçant dans la filiation de la revue Kêmi (née en 1928), mais en élargissant son propos à l'ensemble de l'Orient Ancient, la revue de Kêmi à Birīt Nāri propose des contributions qui étudient les grandes civilisations de l'Orient Ancient, replacées dans un contexte spatial et temporel plus large, afin de mettre en évidence les événements précurseurs, les interactions et les différents développement qui ont pu en naître.
Sommaire du volume :
Collection : Cahiers d'études syriaques
Auteur(s) : BRIQUEL CHATONNET F. (dir.), DEBIÉ M. (dir.)
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338373
ISBN 13 : 9782705338374
Pages : 448
Format (mm) : 160x240
Poids : 780g
Illustrations : 34 photos couleurs
Ce volume, qui inaugure une nouvelle collection publiée par la Société d’études syriaques, est un florilège d’articles offerts par des amis, collègues et étudiants à Alain Desreumaux à l’occasion de son départ à la retraite, pour le remercier de sa contribution, de son enthousiasme et de son engagement dans la défense et l’illustration des cultures syriaque et christo-palestinienne.
Les différentes contributions qui composent le volume sont regroupées selon six axes :
Constellations apocryphes
Ce que disent les manuscrits
... les pierres et les objets
Littérature et pratiques
Chrétiens et manichéens
Hier et aujourd’hui
Collection : Orients sémitiques
Auteur(s) : BORD Lucien-Jean, MUGG J-P
Parution : 2009
ISBN 10 : 270533811X
ISBN 13 : 9782705338114
Pages : 142
Format (mm) : 160x240
Poids : 250g
Illustrations : nb. illustrations N&B
Auteur(s) : TOKATLIAN Armen
Parution : 2009
ISBN 10 : 2705338268
ISBN 13 : 9782705338268
Pages : 128
Format (mm) : 165x240
Illustrations : nombreuses ill. couleur
Cet ouvrage rapporte en détail l'épopée des Arméniens d'Ispahan, tout en illustrant les mécanismes subtils du fonctionnement de la cour safavide, à une époque où de grands changements sont perceptibles. L'auteur nous propose une nouvelle grille de lecture sur l'histoire commune, au XVIIe siècle, des Persans et des Arméniens, transformant ainsi ce livre en un véritable instrument de découverte.
Collection : Les livres d'art
Auteur(s) : ADAMS D., BUNKER E., KAWAMI T., MORKOT R., TAWIL D.
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337415
ISBN 13 : 9782705337414
Pages : 290
Format (mm) : 215x275
Illustrations : nombreuses photos couleur
Collection : Société d'histoire de l'Orient
Auteur(s) : ARDALAN Sheerin
Parution : 2004
ISBN 10 : 2705337474
ISBN 13 : 9782705337476
Pages : 226
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g
Depuis plus d’un siècle, les études sur les Kurdes et le Kurdistan sont l’objet de recherches et de controverses portant surtout sur leur apparition dans l'Histoire, leurs origines ethno-linguistiques, les diversités de leur culture intellectuelle et matérielle (langues, littératures, économie, religion etc). Mais c’est surtout la montée du nationalisme kurde et le “problème” des Kurdes et du Kurdistan qui, depuis des décennies, occupe le devant de la scène. L’étude de l'histoire des Kurdes et de leurs principautés, jusqu’au XIXe siècle, objet de travaux de pionniers tels que Vladimir Minorsky et Basile Nikitine, a donc été trop souvent reléguée au second plan par les chercheurs qui y trouveraient, pourtant, l’origine et l’explication de nombre de questions actuelles. C’est avec beaucoup de courage que Madame Sheerin Ardalan a entrepris et poursuivi ses recherches sur l'histoire des Kurdes, et plus particulièrement sur la famille dynastique des Ardalân, dans un contexte personnel très difficile.
Le travail ici présenté constitue l'aboutissement de ces recherches mises en forme pour une thèse qui, malheureusement, n’a pu être soutenue. A travers les vicissitudes des conflits entre la Perse et l’Empire ottoman, la principauté des Ardalân, bien qu’amputée de sa partie en territoire ottoman, parvint à se maintenir jusqu’en 1867. La profonde connaissance de la culture kurde de Madame Ardalan transparaît dans cet ouvrage particulièrement novateur, surtout à propos de la carrière de Khosrow II le Grand, un oublié de l’Histoire, éclipsé par son célèbre cousin Karim Khân Zand et par la montée en puissance des Qâjâr qui mettront un terme à la dynastie des princes Ardalân. L’analyse historique est parcourue de références aux aspirations sprituelles de ces princes, parfois considérés comme de saints personnages. Cette force spirituelle les soutint dans leur résistance aux appétits de puissance des Ottomans et des souverains de la Perse et leur permit de sauvegarder l’essentiel de leurs valeurs culturelles jusqu’à la fin du XIXème siècle.
Descendante en ligne directe des derniers vâli régnants, Sheerin Ardalan (1955-2002) a très tôt entrepris de recenser et rassembler documents, récits et témoignages ayant trait à l’histoire de sa famille. Le présent ouvrage résulte d’un travail de synthèse commencé en 1995 et qui a trouvé son aboutissement dans le cadre de l’Ecole Pratique des Hautes études (Paris), sous l’autorité du professeur Jean Calmard. Sheerin Ardalan était ingénieur en physique nucléaire, diplômée de l’Ecole Polytechnique de Lausanne, et détenteur d’une Maîtrise (M.S.) en Recherche Opérationnelle de l’Université de Columbia (New York).
Auteur(s) : BADI' Amir Mehdi
Parution : 1991
ISBN 10 : 2705306439
ISBN 13 : 9782705306434
Tome : 6
Pages : 992
Format (mm) : 160x225
Poids : 2800g
Illustrations : 87 ill.
1 carte
Le sixième et dernier tome de l'ouvrage Les Grecs et les Barbares, constitué 5 volumes parus en 1991, s'ouvre ainsi :
« C'est une très grande gloire que de survivre, deux mille ans après sa mort, dans la mémoire des hommes à travers la musique de Mozart, la poésie de Racine et le jugement de Montesquieu. Mithridate Eupator, un Perse, a mérité cette gloire.
Revanche ou ironie de l'histoire, c'est à peine âgé de quatorze ans qu'en faisant applaudir son Mitridate, Re di Ponto à Milan, l'un des hauts lieux de la musique de cette Italie qui avait jadis tant haï et craint Mithridate, Mozart sut imposer silence à ses détracteurs en prouvant que le génie n'était pas le monopole d'une contrée ou d'une race.
Quant à Racine, pour démontrer aux dénigreurs de Bérénice, voués au culte du Cid, qu'il savait célébrer lui aussi la grandeur de l'âme et le courage viril, il écrivit son Mithridate, qui est un chef-d'œuvre du théâtre politique. »
Auteur(s) : BADI' Amir Mehdi
Parution : 1991
ISBN 10 : 2705306447
ISBN 13 : 9782705306441
Tome : 5
Pages : 1620
Format (mm) : 160x225
Poids : 2800g
Illustrations : 87 ill.
1 carte
« Voici donc la cinquième partie de la fresque immense entreprise par A. M. Badi' il y a plus d'un quart de siècle pour démêler l'écheveau compliqué des relations qui s'instaurèrent entre les Grecs et la Perse achéménide, et qu'une histoire exclusivement 'européo-centriste' a voulues au seul bénéfice des 'hommes libres' dont elle prétendait exhausser l'aventure au rang de mythe fondateur. Quatre volumes lourds d'une érudition maîtrisée, totalisant quelque 1600 pages, qui nous mènent de la défaite de Xerxès à Platées en 476 av. J.-C. à la paix d'Antalkias imposée par Artaxerxès II aux cités de l'Hellade en 386. » (Pierre Aubé, L'Information historique, Paris, 1984)
Auteur(s) : BADI' Amir Mehdi
Parution : 1991
ISBN 10 : 2705306676
ISBN 13 : 9782705306670
Tome : 1-4
Pages : 1654
Format (mm) : 160x225
Poids : 3100g
Dans l'intention de présenter cet ouvrage à ses lecteurs, mon éditeur me demande d'en résumer le contenu en quelques lignes. C'est une erreur que je ne commettrai pas. Et cela pour la bonne raison que vouloir exprimer en une page ou deux ce à quoi j'ai consacré ma vie depuis trente-cinq ans, serait trahir ma pensée et tromper le lecteur.
Reste ce que j'ai voulu démontrer dans les plus de quatre mille pages que renferment les six tomes de Les Grecs et les Barbares, et cela je l'ai dit dans les pages 7 et 8 du tome II, que je transcris ici fidèlement :
« L'objet de ce livre n'est pas d'opposer la Perse antique à la Grèce classique, mais de parfaire l'œuvre entreprise dans le volume précédent pour démontrer, en s'appuyant sur les documents les plus authentiquements historiques du monde hellénique lui-même, que, contrairement aux idées reçues, ces deux mondes essentiellements différents de mœurs, de langage et d'esprit furent plus complémentaires que contraires et, malgré les heurts, malgré les oppositions, les intrigues et les conflits sanglants, beaucoup plus proches que l'on ne dit - beaucoup moins hostiles que l'on ne pense.
Qui Connaît véritablement l'histoire de la Grèce doit savoir qu'Athènes, Sparte, Thèbes furent plus souvent solidaires de Sardes et Suse qu'elles ne le furent entre elles. Il doit savoir que la fameuse haine, tant vantée et si souvent mentionnée, de la Grèce pour le Grand Roi et son Empire fut, en vérité, moins, beaucoup moins effective et réelle que la haine implacable et désastreuse qui dressa sans cesse et impitoyablement les uns contre les autres les cités grecques et les peuples de l'Hellade. Il doit surtout savoir que là où et aussi longtemps que l'intérêt, l'ambition ou la perfidie de quelques-uns ne les dressa pas contre les Perses, les Grecs d'Ionie et les habitants des îles grecques vécurent plus heureux et même plus libres et plus respectés dans leur personnes et dans leurs biens sous les maîtres que leur envoya Suse que sous les libérateurs qui leur vinrent de Sparte, d'Athènes ou d'ailleurs. » (Amir Mehdi Badi')
Appartenant à une très ancienne famille iranienne, A.M. Badi', après des études universitaires à Paris, Lausanne, Rome et Zurich, s'est fixé en Suisse, où il se consacre entièrement à ses travaux d'historien et de philosophe. Sa culture littéraire, philosophique et scientifique est immense ; il lit avec la plus parfaite maîtrise les langues anciennes et modernes dans lesquelles s'est exprimé, de l'Atlantique à l'Indus, l'essentiel de l'aventure spirituelle de l'humanité.
Collection : Mémoires de la Délégation Archéologique Iran
Auteur(s) : LE RIDDER , AUGE C., CURIEL
Parution : 1979
ISBN 10 : 2705301097
ISBN 13 : 9782705301095
Pages : 186
Format (mm) : 280x340
Poids : 1370g
Illustrations : 20pl.
Collection : Revue des Etudes Islamiques
Auteur(s) : SOURDEL-THOMINE J., WILBER D.N.
Parution : 1974
ISBN 10 : 2705300503
ISBN 13 : 9782705300500
Pages : 91
Format (mm) : 175x230
Poids : 260g
Illustrations : 28 pl.